Login

Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

1x2 gaming slots for free https://onlineslots.money/games/1x2-gaming/

Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


Télécharger les instructions aux auteurs


NB: Lorsque vous faites une recherche dans les archives d'EGS (ci-dessous), les résultats sont affichés par volumes (il faut donc cliquer sur chaque volume pour y accéder).

Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Céline Collin Bellier (présidente de l'Afes)
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

...

EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
Contact Donimique Arrouays
sup
Recherche : 13 articles sur 8 numéros
Articles de la revue choisie

2009 - Volume 16 - Numéro 3

Effets du mode de travail du sol sur les microorganismes à l`échelle du profil cultural | p 359-368
Auteurs :
J.F. Vian, J. Peigné, R. Chaussod et J. Roger-Estrade

2008 - Volume 15 - Numéro 3

Emissions de méthane (CH4) et d`oxydes d`azote (N2O et NOx) par les sols cultivés - Aspects généraux et effet du non travail du sol | p 171-182
Auteurs :
B. Nicolardot(1) et J.-C. Germon(2)
Adresse :
1) ENESAD UMR 1210 INRA-ENESAD-Université de Bourgogne `Biologie et Gestion des Adventices`,
26, Boulevard Docteur Petitjean, BP 87999, 21079 Dijon Cedex
2) INRA, UMR 1229 INRA-Université de Bourgogne Microbiologie du Sol et de l`Environnement,
17, rue Sully, BP 86510, 21065 Dijon Cedex
Résumé :
L`objectif de ce travail bibliographique est de faire le point sur l`effet du non travail du sol sur les émissions de méthane (CH4) et d`oxydes d`azote (N2O et NOx) à partir des sols cultivés. Après avoir mentionné les contributions respectives au réchauffement climatique planétaire des principaux gaz à effet de serre (GES) nous rappelons les mécanismes de production et de régulation des émissions de méthane et d`oxydes d`azote à partir du sol. Concernant le méthane, les sols de systèmes cultivés des pays tempérés présentent généralement des flux négatifs, correspondant à une oxydation du méthane par le sol. Il y a peu ou pas de différence d`oxydation entre système labouré et semis direct ou travail superficiel. Les données bibliographiques récentes montrent que les sols en semis direct absorbent en moyenne 0,4 kg C-CH4 ha-1 an-1 de plus que les sols labourés. En ce qui concerne N2O, les pertes gazeuses sous cette forme s`avèrent extrêmement variables, les flux annuels variant généralement de quelques kg à une dizaine de kg N ha-1 an-1, rarement davantage sauf en situations particulières. La majorité des références montrent que les émissions de N2O sont plus importantes pour des systèmes en travail du solduit ou en semis direct par rapport aux systèmes avec labour. Cette augmentation moyenne est de l`ordre du kg N ha-1 an-1, voire de quelques kg N ha-1 an-1 ; elle est la conséquence de la modification des propriétés physiques du sol, notamment au niveau de l`augmentation de sa masse volumique et de la diminution de sa porosité, qui ont une incidence directe sur les transferts de gaz et de solutés dans le sol et l`apparition de conditions anoxiques favorables à la dénitrification. Les études mettent également en évidence que cette différence d`émission entre semis direct et labour pourrait dépendre de l`antériorité de la différenciation entre labour et non-labour et s`atténuer avec l`allongement de cette durée de différenciation. Enfin, concernant les émissions de monoxyde d`azote (NO) par les sols conduits en semis direct ou en labour, quelques études rapportent des différences entre les deux modalités de travail du sol généralement faibles, avec une tendance pour des émissions plus importantes pour les systèmes conduits en labour. En prenant en compte toutes ces émissions, il apparaît que, pour certaines situations, les émissions de GES peuvent contrebalancer l`effet bénéfique du stockage de carbone supplémentaire induit par le passage au semis direct. En définitive, il est important de continuer à établir expérimentalement des bilans de GES à la fois sur le court et le long terme pour concevoir et paramétrer des outils de simulation qui seront utilisés pour estimer les émissions de GES à l`échelle de grands territoires ou pour générer des scénarios de réduction de ces émissions.

2005 - Volume 12 - Numéro 1

Mode de travail du sol, ruissellement et propriétés hydrodynamiques sur un dispositif expérimental de l`Ouest de la France | p 55-68
Auteurs :
D. Heddadj(1), C. Gascuel-Odoux(2), P. Cotinet(1) et Y. Hamon(2)
Adresse :
(1) Station expérimentale de Kerguehennec, Chambre d`agriculture du Morbihan, 56500 Bignan, France.
(2) UMR Sol Agronomie Spatialisation INRA-ENSAR, 65 Route de Saint Brieuc, CS 84215, 35042 Rennes Cedex, France.
Résumé :
Les techniques sans labour sont en plein essor, alors qu`il existe peu de références en France de leur impact sur les caractéristiques hydro-dynamiques des sols et le ruissellement. Un dispositif expérimental en rotation maïs/blé a mis en comparaison, dans le contexte de l`Ouest de la France, un travail du sol avec labour avec deux modalités en non labour depuis quatre ans, l`une en semis direct, l`autre en travail superficiel du sol. Aucune opération de décompaction du sol n`a été réalisée. Chaque modalité comporte trois sous parcelles sur lesquelles le ruissellement de surface a été suivi sur les périodes clés. Les mesures de conductivité hydraulique proche de la saturation et des tests de simulation de pluie complètent ce suivi. La sensibilité des sols au ruissellement est très variable selon les sous parcelles, mais reste globalement faible quelle que soit la modalité. En condition de pluies naturelles et à un événement près, seuls des évènements hivernaux conduisent à du ruissellement durant les quatre années de suivi. Les mesures sous simulation de pluie montrent que la sensibilité des sols au ruissellement est : plus faible en non labour qu`en labour en conditions de printemps, où le ruissellement apparaît contrôlé par les états de surface du sol ; plus forte en non labour qu`en labour en conditions hivernales, où le ruissellement apparaît contrôlé par les propriétés hydrodynamiques et les conditions hydriques du profil de sol. Ces résultats conduisent à préconiser en hiver, dans certaines conditions pédo-climatiques et agronomiques, une gestion attentive des états structuraux du sol en non labour, notamment pour l`application hivernale de pesticides, afin de préserver la qualité des eaux de surface.
Modification de la porosité du sol sous les techniques culturales de conservation en zone semi-aride Marocaine | p 69-78
Auteurs :
S. Lahlou(1), M. Ouadia(1), O. Malam Issa(2), Y. Le Bissonnais(2) et R. Mrabet(3)
Adresse :
(1) Département de Géologie UFR Géosciences et Environnement, Faculté des Sciences, Université Chouaib Doukkali, B.P.20, 24000 El Jadida, Maroc
(2) Institut National de la Recherche Agronomique (I.N.R.A) Unité des Sciences du sol, Centre de recherche d`Orléans, France
(3) Institut National de la Recherche Agronomique (I.N.R.A) Centre Aridoculture, Settat Maroc
Résumé :
La porosité du sol est une caractéristique majeure contrôlant les propriétés hydrodynamiques du sol et le développement racinaire des plantes, mais aussi un indicateur physique de la qualité du sol influencé par les différentes techniques culturales. Cette étude s`intéresse à la détermination des effets des techniques culturales sur le système poral d`un sol argileux gonflant après 10 ans d`expérimentation en zone semi-aride Marocaine (plaine de la Chaouia). L`analyse de la porosité du sol des horizons superficiels (0-5 cm) à l`aide de la porosimétrie au mercure a révélé une modification de la porosité du sol sous les systèmes de labour conventionnel et de non travail du sol.
Toutefois, l`augmentation de la teneur en matière organique en fonction du type de la rotation céréalière intensive contribue aussi à l`accroissement de la porosité structurale du sol. L`introduction de la jachère chimique en régime de non travail du sol n`a pas eu d`impact sur la porosité du sol.

2005 - Volume 12 - Numéro 2

La charrue ` Dombasle ` (1814-1821) : histoire d`une innovation en matière de travail du sol | p 187-200
Auteurs :
F. Knittel
Adresse :
INRA-SAD Mirecourt / Université de Nancy-II
Domaine du Joly
662, avenue L.-J. Buffet
88 500 Mirecourt
Résumé :
L`agronome lorrain Mathieu de Dombasle (1777-1843) est considéré comme un inventeur d`instruments aratoires perfectionnés, comme la charrue sans avant-train, et de pratiques nouvelles. En fait il n`a rien inventé au sens propre mais il a réinvesti l`héritage de l`agriculture nouvelle du XVIIIe siècle et s`est distingué par la manière dont il a diffusé ses idées et ses machines agricoles. Dans le présent article, nous nous proposons d`analyser la genèse d`une innovation de première importance en matière de travail du sol dans la première moitié du XIXe siècle : la conception de la charrue ` Dombasle ` jusqu`à la reconnaissance de Mathieu de Dombasle par ses pairs en 1820-1821. La démarche ` dombaslienne `, oscillant entre empirisme et théorie est expliquée, tandis que l`on met plus particulièrement l`accent sur les modifications des pratiques des agriculteurs qui utilisent le nouvel instrument aratoire.

2004 - Volume 11 - Numéro 1

Etude de l`effet à moyen et long terme des systèmes de culture sur la structure d`un sol limoneux-argileux du Nord du Bassin Parisien - Les enseignements de l`essai de longue durée d`Estrées-Mons (80) | p 11-20
Auteurs :
H. Boizard(1), G. Richard(2), P. Defossez(2), J. Roger Estrade(3) et J. Boiffin(2)
Adresse :
(1) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, Estrées-Mons, B.P. 136, 80203 Péronne cedex, France
(2) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, 02007 Laon Cedex, France
(3) INA P-G, UMR d`Agronomie INRA-INAPG, BP 01, 78850 Thiverval-Grignon, France.
Résumé :
L`étude de l`évolution à moyen et long terme de la structure des sols préoccupe les agriculteurs du Nord du Bassin Parisien. En effet la fréquence parfois élevée des cultures de printemps (betterave, maïs, pomme de terre) dans la succession implique souvent des conditions d`intervention au semis ou à la récolte en conditions humides avec du matériel lourd et puissant. Un essai au champ de longue durée a été mis en place en 1989 à Mons en Chaussée en Picardie pour étudier l`évolution de la structure du sol sous l`effet de systèmes de culture représentatifs de cette région et se caractérisant par des risques de compactage très contrastés. Les trois systèmes de culture comparés comportent un labour annuel. Ils se différencient par la nature de la succession (pois/blé d`hiver/colza/blé d`hiver ou betterave/blé d`hiver/maïs/blé d`hiver) et par les règles de décision concernant les dates d`intervention lors des semis et des récoltes. Le suivi de la structure de la couche labourée est basé sur une approche morphologique permettant de décrire la structure de l`horizon labouré tous les ans après implantation de chaque culture de la rotation. Cette description est complétée par une évaluation quantitative de la proportion, dans la couche labourée, d`éléments structuraux dont la porosité structurale est très faible à nulle (état interne ∆). Les résultats présentés dans cet article montrent que cet indicateur est sensible, variant fortement d`une année à l`autre et entre les trois systèmes de culture. Ils suggèrent également que les évolutions observées sont réversibles. Concernant la partie du sol située sous le fond du labour, des observations complémentaires, menées dans le cadre de cet essai, ont montré que le passage répété d`engins de récolte en conditions humides provoquait un tassement de la couche de sol sous-jacente à l`horizon labouré sur une dizaine de centimètres d`épaisseur.
SISOL : Un modèle d`évolution de l`état structural des couches de sol cultivées | p 33-46
Auteurs :
J. Roger-Estrade(1), G. Richard(2), H. Boizard(3), P. Défossez(2), H. Manichon(4) et J. Caneill(5)
Adresse :
(1) INA P-G, UMR d`Agronomie INRA-INA P-G, BP 01, F-78850 Thiverval-Grignon
(2) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, rue F. Christ, F-02007 Laon Cedex
(3) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, F-80200 Estrées-Mons
(4) CIRAD, av. Agropolis, F-34398 Montpellier cedex 05
(5) ENESAD, Département Agronomie-Environnement, 26 boulevard Docteur Petitjean, BP 87999
21079 Dijon cedex.
Résumé :
La mise au point de règles d`aide à la décision en matière de travail du sol ou l`évaluation de l`effet des systèmes de culture sur l`évolution de la composante physique de la fertilité des sols requièrent des modèles permettant d`évaluer l`effet des outils, de la circulation des engins et des agents naturels sur la structure du sol. L`objet de cet article est la présentation d`un tel modèle qui permet de simuler sur un pas de temps qui est celui de l`opération culturale, l`évolution d`un indicateur de l`effet des systèmes de culture sur la structure du sol :
la proportion de volume de sol fortement compacté (d`état interne ∆) dans la couche labourée. Ce modèle, baptisé SISOL, repose sur des hypothèses d`évolution de la proportion de zones tassées dans les couches de sol travaillées sous l`effet combiné du retournement par la charrue, du tassement par les roues des engins et de la fragmentation par les outils de reprise du labour et le climat. Son évaluation sur un essai de longue durée a montré que si les courbes d`évolution de la teneur en ∆ étaient correctement prédites (sur une période de simulation de sept ans), le modèle pouvait être amélioré en prenant mieux en compte la disparition des zones ∆ sous l`effet du climat et de la faune du sol. Même si son extension à d`autres types de sol que les limons argileux du Bassin Parisien est souhaitable, ce modèle peut, en l`état, être utilisé pour comparer l`effet sur l`évolution de la structure du sol de différents choix techniques (dates d`interventions, types d`équipement, modalités de travail du sol, successions de cultures...).
Travail du sol, structure et fonctionnement hydrique du sol en régime d`évaporation | p 59-68
Auteurs :
G. Richard(1), J.F. Sillon(1), I. Cousin(2) et A. Bruand(3)
Adresse :
(1) INRA, Unité d`Agronomie Laon-Reims-Mons, Rue F. Christ, 02007 Laon Cedex
(2) INRA, Unité de Science du Sol, Avenue de la Pomme de Pin, BP 20619, 45166 Ardon
(3) ISTO, Université d`Orléans, rue de St Amand, BP 6759, 45067 Orléans Cedex 2
Résumé :
Une des fonctions assignées au travail du sol est la modification de la structure en vue de contrôler le fonctionnement hydrique du sol.
L`étude que nous avons conduite avait pour but d`analyser l`effet de la structure sur le dessèchement d`un sol cultivé au printemps. Trois traitements se différenciant par leur niveau de compacité (fort/faible) et/ou par la date de travail du sol (automne/printemps) ont été créés dans un sol de craie (Rendoll Typic) et dans un sol de limon (Luvisol Orthic). Un suivi de la teneur en eau et du potentiel de l`eau a été réalisé, respectivement, à partir de prélèvements gravimétriques et de mesures par des tensiomètres. Le flux d`évaporation a été calculé par la méthode du plan de flux nul. Les propriétés hydrodynamiques ont été estimées par la méthode évaporative de Wind. Dans le sol de craie, le traitement compacté avait un flux d`évaporation supérieur à celui des traitements travaillés d`environ 1 mm/jour. Les premiers centimètres du traitement compacté restaient humides tandis que ceux des traitements travaillés s`asséchaient rapidement. Au contraire, en profondeur, la teneur en eau du traitement compacté était inférieure à celle des traitements travaillés. Cet effet de la compacité du sol est à mettre en relation avec les variations de conductivité hydraulique du sol non saturé en fonction de la masse volumique du sol. La conductivité hydraulique était plus élevée dans le traitement compacté, probablement à cause d`une surface de contact entre fragments terreux plus grande, donc d`une meilleure continuité de la phase liquide du sol non saturé. L`augmentation de la conductivité hydraulique du traitement compacté a permis une meilleure ré-alimentation en eau de la surface du sol depuis les couches profondes, donc un flux d`évaporation plus élevé et un dessèchement de l`ensemble de la couche labourée. Cet effet n`a pas été observé dans le sol de limon pour lequel les variations de structure du sol n`ont pas eu de conséquences marquées sur le dessèchement du sol. La conductivité hydraulique était la même, à une teneur en eau donnée, quelle que soit la masse volumique. Ceci pourrait résulter de la formation de pores structuraux reliques par compactage. Il apparaît qu`un sol trop poreux en sortie d`hiver limite le dessèchement de la couche labourée au printemps. La présence des pores reliques dans un sol pourrait permettre de caractériser les conditions de compactage qu`il a subies.
Influence de la structure du sol à différentes échelles sur les transferts d`eau - Conséquences d`une réduction du travail du sol | p 69-80
Auteurs :
I. Cousin(1), H.-J. Vogel(2) et B. Nicoullaud(1)
Adresse :
(1) INRA, Unité de Science du Sol, Avenue de la Pomme de Pin, BP 20619, 45166 Ardon, France
(2) Institut für Umweltphysik, Universität Heidelberg, Im Neuenheimer Feld 229, D-69120 Heidelberg, Allemagne
Résumé :
L`étude présentée ici a pour objectif de discuter de l`effet d`une réduction du travail du sol sur la structure et les propriétés hydrodynamiques de la couche cultivée d`un sol argilo-limoneux dans une région de grande culture. Une étude à double échelle a été entreprise : une expérience d`infiltration d`un colorant (Brilliant Blue FCF), suivie d`une prospection tridimensionnelle sur la base de coupes sériées à l`échelle de 1 m3, a permis de mettre en évidence des chemins préférentiels qui permettent un transfert rapide de l`eau et des solutés vers la profondeur. Nous avons également montré que l`ancien horizon de labour présentait, après 5 ans, une différenciation verticale marquée par une structure grumeleuse très poreuse, très connectée, et très filtrante sur les 10 premiers cm et une structure polyédrique, moins poreuse et moins connectée que la partie sus-jacente mais plus filtrante qu`un horizon de surface de même nature traité en labour conventionnel, sur les 20 cm suivants. Les propriétés hydrodynamiques mesurées au laboratoire et une analyse par tomographie aux rayons X a permis de confirmer ces résultats et de proposer des hypothèses d`évolution de la structure de l`ancien horizon labouré.
Influence de la variabilité spatiale de la structure des sols cultivés sur les transferts de l`eau et de l`ion bromure | p 81-94
Auteurs :
Y. Coquet(1), C. Desbourdes-Coutadeur(1), P. Vachier(1), J. Simunek(2) et J. Roger-Estrade(3)
Adresse :
(1) INA P-G, UMR INAPG/INRA Environnement et Grandes Cultures, B.P. 01, 78850 THIVERVAL-GRIGNON, France
(2) George E. Brown, Jr. Salinity Laboratory, USDA-ARS, 450 West Big Springs Road, Riverside, CA 92507, USA
(3) INA P-G, UMR d`Agronomie INRA/INA P-G, B.P. 01, 78850 THIVERVAL-GRIGNON, France
Résumé :
L`équation de transport de l`eau de Darcy généralisée aux écoulements non saturés reste encore aujourd`hui à la base de la plupart des modèles décrivant le transport de l`eau et des solutés dans les sols agricoles. A l`échelle intra-parcellaire, il existe une hétérogénéité de la structure du sol qui est en relation avec les interventions culturales réalisées sur la parcelle. Nous avons mené une étude afin d`évaluer quel pouvait être l`impact de cette hétérogénéité sur les transferts d`eau et de soluté. Un traçage de l`eau à l`aide de l`anion bromure a été réalisé sous pluie simulée dans une parcelle cultivée incluant un labour d`automne et une reprise par hersage avant le semis au printemps. Les résultats du traçage montrent une forte hétérogénéité du front de migration du bromure qui peut être mise en relation avec la présence de mottes tassées provenant d`anciens passages de roues fragmentés et déplacés par le labour. Ces résultats montrent la forte dispersivité du sol cultivé, en relation avec sa structure issue du mode de travail du sol. Une modélisation déterministe bidimensionnelle du transport de l`eau et des solutés dans le sol étudié à l`aide du modèle HYDRUS-2D permet de rendre compte correctement des résultats observés.

2002 - Volume 9 - Numéro 1

Influence du travail du sol et des rotations de cultures sur la qualité d`un sol argileux gonflant en milieu semi-aride marocain | p 43-54
Auteurs :
N. Saber(1)* et R. Mrabet(2)
Adresse :
(1) Faculté des Sciences, Département de Géologie, BP 20, El-Jadida, 24000 Maroc
(2) Institut National de la Recherche Agronomique, Centre Aridoculture, BP 589 Settat 26000 Maroc
Résumé :
La ressource en eau demeure le facteur limitant la production céréalière en zones semi-arides marocaines. La conservation de l`eau comme son utilisation efficiente sont les éléments clé de l`agriculture pluviale. Les expérimentations à long-terme réalisées aux stations de recherche de l`Institut National de la Recherche Agronomique, pour dégager les systèmes de production à la fois productifs et durables, ont permis de conclure que le système du semis direct améliore les rendements, surtout en saisons sèches. Ces améliorations sont encore plus appréciables dans les rotations incluant une jachère. Ces performances notables dans la productivité sont associées à la qualité du sol. Ceci appelle une connaissance qualitative et quantitative approfondie des facteurs susceptibles d`introduire cette amélioration. Ces expérimentations, uniques à l`échelle nationale, ont fait l`objet de plusieurs mesures et observations particulièrement de l`agrégation, la matière organique, la matière organique particulaire, l`azote total et le pH. Les résultats les plus significatifs indiquent une meilleure agrégation hydrostable, une séquestration du carbone, une conservation de l`azote, une baisse du pH, et une importante teneur en matière organique particulaire en surface du sol sous semis direct en comparaison avec les surfaces travaillées. La rotation triennale incluant la jachère tend à présenter des indices de qualité du sol meilleurs que la rotation biennale blé-jachère ou blé sur blé. L`accumulation de la matière organique sous le semis direct sans labour ne se traduit pas par un appauvrissement de celle-ci en profondeur. La jachère contrôlée chimiquement a donc permis une amélioration du stockage de l`eau et l`élimination du labour a favorisé une qualité meilleure du sol.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Intérêt d`une compartimentation morphologique du profil cultural pour l`étude de l`infiltration de l`eau dans les couches de sol travaillées Premiers résultats | p 19-31
Auteurs :
Y. Coquet*(1), J. Roger-Estrade(2), A. Boucher(3), C. Labat(1) et P. Vachier(1)
Adresse :
(1) Unité Mixte de Recherche ` Environnement et Grandes Cultures `, INRA-INAPG, B.P. 01, F-78850 Thiverval-Grignon
(2) Unité Mixte de Recherche ` Agronomie `, INRA-INAPG, B.P. 01, F-78850 Thiverval-Grignon
(3) Laboratoire d`hydrologie et de géochimie isotopique, Université de Paris-Sud, F-91405 Orsay Cedex
* Auteur correspondant : coquet@grignon.inra.fr
Résumé :
Si l`on cherche à comprendre l`impact environnemental des pratiques agricoles, l`étude des propriétés hydrodynamiques de la couche de sol travaillée des parcelles cultivées revêt un intérêt particulier. En effet, ce sont ces propriétés qui vont, d`une part, déterminer le partage entre infiltration et ruissellement de l`eau à la surface du sol, et d`autre part, contrôler l`infiltration et la redistribution de l`eau dans la couche travaillée et donc l`importance des échanges physico-chimiques et biologiques qui pourront s`y réaliser. Les couches de sol travaillées ont une structure hétérogène dans l`espace. Cette hétérogénéité peut être décrite comme la coexistence, au sein de ces couches, de volumes de sol aux caractéristiques porales et structurales différentes : lit de semence, parties du profil cultural situées sous les passages de roues des engins agricoles, ou, au contraire, hors passages de roues. Cet article présente une caractérisation de la conductivité hydraulique de ces différents volumes de sol à l`aide de l`infiltromètre à disques, dans une parcelle agricole du centre expérimental de Grignon (Yvelines) dont le sol est un néoluvisol argilo-limoneux.
L`analyse des cinétiques d`infiltration de l`eau à différents potentiels hydriques montre que l`hétérogénéité de la conductivité hydraulique K(h) au sein de la couche de sol travaillée n`est mise en évidence que pour des potentiels supérieurs à - 8 cm (- 0,8 kPa). Dans le cas d`étude que nous présentons, les opérations culturales, en particulier la préparation du lit de semence (fragmentation du sol sur 8/10 cm de profondeur, compaction par les roues du tracteur tirant la herse rotative), n`ont affecté que la fraction de la porosité de rayon équivalent supérieur ou égal à 0,25 mm, donc visible à l`oeil nu. Ce résultat justifie a posteriori la pertinence d`une description morphologique de la structure de la couche de sol travaillée, telle que celle proposée par Manichon (1987). D`autre part, nos observations suggèrent que le climat peut entraîner des modifications importantes de la conductivité hydraulique, notamment par le développement de fissures liées à la dessiccation dans les volumes de sol compactés. Enfin, ces observations montrent également que la conductivité hydraulique au sein du compartiment de la couche travaillée, situé sous le lit de semence et hors des passage des roues de reprise, est variable, en relation avec l`hétérogénéité de la structure observée dans ce compartiment. L`incidence de telles hétérogénéités de conductivité hydraulique sur les transferts au sein des couches travaillées mériterait d`être étudiée dans le cadre d`une modélisation des transferts d`eau dans les sols cultivés.

1999 - Volume 6 - Numéro 1

Influence du travail du sol sur l`évolution physique d`un sol forestier ferrallitique après défrichement motorisé - Conséquence sur l`enracinement du maïs | p 27-39
Auteurs :
A. Tamia (1), R. Moreau (1), M. Fortier (2) et G. Yoro (3)
Adresse :
(1) Laboratoire d`Étude du Comportement des Sols Cultivés (LCSC), ORSTOM, B.P. 5045 - 911, Avenue Agropolis 34032 Montpellier CEDEX 01
(2) Laboratoire d`agrologie UR-FCM CIRAD-CA, Avenue du Val de Montferrand - B.P. 5035 - 34032 Montpellier CEDEX 01.
(3) IDEFOR- DCC, 01 B.P. 1827 Abidjan 01 République de Côte d`Ivoire
Résumé :
L`analyse du profil cultural, la résistance à la pénétration et la porosimétrie à mercure ont été utilisées pour préciser les modifications physiques d`un sol ferrallitique forestier de Basse Côte d`Ivoire, après un défrichement motorisé suivi d`une mise en culture avec ou sans travail du sol. Les conséquences sur l`enracinement du maïs ont été appréciées par le comptage et la cartographie des impacts racinaires.
La dégradation structurale avec la réduction de la porosité grossière (pores de diamètre équivalent > 6 μm) et l`augmentation de la résistance à la pénétration, qui affectent le sol cultivé sans labour, sont associées à un faible développement racinaire du maïs. Le travail du sol assure le maintien des caractères physiques favorables à l`enracinement, bien que des volumes compacts massifs liés à des phénomènes de tassement soient présents dans la couche labourée. Une corrélation significative entre les valeurs de résistance à la pénétration et de densité racinaire a pu être établie.

the best online casinos