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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
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Recherche : 30 articles sur 24 numéros
Articles de la revue choisie

2015 - Volume 22 - Numéro 1

Etude de l’impact des épandages d’eaux terreuses, d’eaux décantées et de vinasses issues de l’industrie betteravière sur la teneur en nitrate des eaux de drainage | p 129-146
Auteurs :
E. Burel, R. Duval, P. Robert, R. Delaitre, E. Justes, V. Parnaudeau
Résumé :
L’épandage des effluents de sucrerie et de vinasses de distillerie à l’automne est une technique bien développée dans les régions betteravières en France. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs de risque de hausse de concentration en nitrate des eaux de drainage suite à ces apports et d’établir un bilan sur la pratique d’épandage. Une étude par simulation a donc été réalisée avec le modèle STICS sur une succession blé-betterave et avec un couvert de moutarde en interculture. L’étude vise à représenter, par simulations, l’ensemble des situations pédoclimatiques des bassins sucriers français où sont pratiqués les épandages d’effluents de sucreries (eaux terreuses et décantées) et vinasses à l’automne, en couvrant une période climatique de 20 ans. Les résultats montrent que les lames d’eau apportées sont drainées en presque totalité. Dans le cadre d'un reliquat post récolte maitrisé et d'une culture intermédiaire implantée précocement et détruite tardivement, l'impact des apports d’effluents favorisant l'organisation de l’azote n'ont qu'un impact très faible voire négligeable sur la qualité des eaux de percolation. Dans le cas contraire le risque augmente significativement et ce d’autant plus que le sol possède une faible capacité de stockage en eau.

2014 - Volume 21 - Numéro 1

Evaluation des stocks de carbone organique des sols cultivés de France | p 7-23
Auteurs :
V. Tosser, T. Eglin, M. Bardy, A. Besson, M. Martin
Résumé :
Le stockage de Carbone Organique du Sol (COS) est un sujet de prime importance dans les négociations internationales visant à lutter contre le changement climatique au travers d’une réduction d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Actuellement, les variations de COS sur les terres sans changement d’affectation, qui sont majoritairement causées par l’évolution des modes de gestion, ne sont pas prises en compte dans les inventaires français d’émissions et absorptions de Gaz à Effet de Serre (GES). Pour pallier ce manque, les lignes directrices du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), proposent trois méthodes, de complexités différentes.
L’objectif de ce travail est d’étudier dans quelle mesure il est possible d’appliquer la méthodologie de Tier 1 des lignes directrices du GIEC (basée sur les facteurs d’émissions), aux sites du Réseau de Mesure de la Qualité des Sols (RMQS), sur une période passée, entre 1990 et 2010, et de façon prospective sur la période 2010-2030. Ce travail repose sur la constitution de séries temporelles d’évolution des pratiques culturales (travail du sol et niveau d’intrants organiques). Pour la période 1990-2010, elles s’appuient sur les données des enquêtes Pratiques Culturales, et pour la période 2010-2030 sur les scénarios d’évolution de l’agriculture de l’étude « Agriculture et Facteur 4 ».
La méthodologie de Tier montre une augmentation du stock de COS de 0,92 tC/ha entre 1990 et 2010, alors que le stockage de COS est compris entre 2,95 et 3,85 tC/ha entre 2010 et 2030.
Classement des sols et classement des terres pour l'aménagement foncier : méthodes et adaptation en Alsace | p 61-76
Auteurs :
Party J.-P., Sauter J., Lux M., Muller N.
Résumé :
En France, les opérations d'aménagement foncier passent par un classement des terres traditionnellement réalisé par une Commission Communale d'Aménagement Foncier (CCAF) réunissant exploitants agricoles, propriétaires fonciers, conseillers municipaux, géomètres et agents du Département. En milieu agricole, la méthode utilisée est estimative et basée sur les rendements de plusieurs parcelles de référence vis-à-vis desquelles toutes les autres sont classées par comparaison.
En Alsace, depuis 2010, le Conseil Général du Haut-Rhin, du fait d'enjeux territoriaux importants susceptibles de biaiser les classements de terre, a exprimé la volonté d'acquisition d'une base plus objective. Ainsi, une méthode de classement des sols s'appuyant sur des études cartographiques à 1/5 000 - 1/10 000 sur assemblage cadastral a été mise au point à partir d'essais antérieurs et des pratiques actuelles de pays frontaliers (Belgique, Allemagne, Suisse). Nous en présentons 2 exemples de cas concrets, les atouts et les limites de cet apport complémentaire aux travaux plus classiques du géomètre, ainsi que les actions de formation et d'information qui en ont été dérivées ces 3 dernières années auprès d'agents de la fonction publique territoriale.
Plus généralement enfin, la méthode proposée pourrait s'inscrire dans une démarche appliquée à d'autres espaces du territoire français, notamment dans les espaces péri-urbains dans lesquels les enjeux de consommation d'espace deviennent cruciaux. Des réflexions sont d'ailleurs en cours à l'ADEME (programme GESSOL / UQUALISOL-ZU) et au sein du RMT Sols et Territoires (http://www.sols-et-territoires.org/) sur ce sujet d'actualité.
Le programme Base de Données des Analyses de Terre (BDAT) : bilan de 20 ans de collecte de résultats d’analyses. | p 141-150
Auteurs :
Saby N.P.A., Lemercier B., Arrouays D., Leménager S., Louis B.P., Millet F., Paroissien J.-B., Schellenberger E., Squividant H., Swiderski C., Toutain B., Walter C., Bardy M.
Résumé :
Le programme Base de Données des Analyses de Terre (BDAT) regroupe depuis vingt ans les résultats d’analyses d’horizons de surface de sols cultivés, effectuées sur l’ensemble du territoire national, à la demande d’agriculteurs, par des laboratoires agréés par le Ministère en charge de l’agriculture. Cet article a pour objectif de présenter les derniers résultats produits par ce programme. Il aborde successivement la présentation de l’organisation du programme, des développements méthodologiques connexes et des principaux résultats sur le statut et l’évolution des propriétés des horizons de surface des sols cultivés. A ce jour, la BDAT recense 22 830 147 résultats analytiques provenant de 1 962 238 échantillons récoltés sur la période 1990-2009. L’analyse de ces données permet par exemple de mettre en évidence à l’échelle nationale une forte hétérogénéité spatiale de la richesse en phosphore assimilable, des baisses des teneurs en carbone des sols initialement les plus pourvus et d’une hausse généralisée des pH des sols non calcaires. Cependant, les biais statistiques inhérents à la stratégie d’échantillonnage adoptée peuvent être importants et difficilement quantifiables. Des précautions doivent être prises pour interpréter les résultats issus d’analyses d’une telle base de données. Cependant, le programme BDAT constitue une source d’informations importante sur la variabilité des propriétés des horizons de surface des sols cultivés et les résultats statistiques agrégés sont aujourd’hui librement disponibles sur internet (http://bdat.gissol.fr).

2012 - Volume 19 - Numéro 3

Les "Terres d'Aubues" de Basse-Bourgogne | p 139-161
Auteurs :
D. Baize
Résumé :
Les terres d'Aubues sont les sols épais de 20 à 180 cm, développés dans les couvertures résiduelles argileuses, rougeâtres, non calcaires, qui subsistent sur les plateaux jurassiques de Basse Bourgogne dans les positions les mieux protégées de l'érosion. Ces sols, probablement très anciens, sont le résultat d'un bilan de matières positif. D'un coté, la libération constante de matières silicatées par dissolution in situ des calcaires durs et, de l'autre, des phases sporadiques d'érosion hydrique et l'entraînement continu de particules argileuses dans le réseau karstique sous-jacent, et ce sur plusieurs centaines de milliers d'années.

L'article présente tout ce que l'on sait désormais sur ces terres d'Aubues : homonymies ; position dans les paysages ; morphologie des différents types de sols organisés en une toposéquence d'érosion ; principales propriétés analytiques ; unicité du matériau sur critères granulométriques ; arguments en faveur d'une stricte autochtonie ; propriétés structurales des horizons argileux profonds ; différenciation texturale par illuviation verticale d'argile malgré des textures d'argile lourde ; évolution pédogénétique ultime ; chronoséquences schématiques d'évolution ; estimation de la masse de calcaire à dissoudre pour la naissance des sols les plus épais ; estimation des quantités de matières perdues dans le réseau karstique souterrain ; estimation de l'âge de la couverture pédologique.

Pour la compréhension des processus pédogénétiques successifs comme pour l'estimation des durées, la difficulté principale résulte des nombreux changements qui ont pu intervenir sur de si longues périodes de temps, par exemple des phases d'érosion ou des cryoturbations toujours possibles sous climats périglaciaires. Enfin, les conditions climatiques d'aujourd'hui ne sont en rien révélatrices de celles qui se sont succédé dans le lointain passé.
Evolution des teneurs en carbone organique dans l'horizon de surface des sols cultivés en Alsace : Analyse à partir de la Base de Données de Analyses de Terre | p 179-192
Auteurs :
C. Swiderski, N.P.A. Saby, J.P. Party, J. Sauter, R. Köller, P. Vandijk, B. Lemercier, D. Arrouays
Résumé :
La Base de Données des Analyses de Terre (BDAT) regroupe les résultats d’analyses d'horizons de surface des sols de parcelles agricoles effectuées à la demande des agriculteurs sur l’ensemble du territoire national par les laboratoires agréés par le Ministère en charge de l’agriculture. Les données sont identifiées par le lieu et la date de prélèvement. La base de données permet de suivre la variabilité des caractéristiques de l’horizon de surface des sols cultivés et leur évolution au cours du temps.
Les enjeux agronomiques et environnementaux concernant la matière organique sont majeurs, mais l’évolution de sa teneur dans les sols à l’échelle nationale ou régionale reste encore peu renseignée. L’objectif de ce travail est de mettre en évidence et de quantifier les évolutions temporelles des teneurs en carbone organique dans les sols à partir des 47794 données disponibles dans la BDAT, à l’échelle de la région Alsace, sur une période s’étalant de 1990 à 2009. Des synthèses cartographiques et des statistiques menées sur les données brutes et les données agrégées au niveau cantonal ont permis de mettre en évidence une évolution significative des teneurs en carbone organique pour 28% des cantons (dont 18,5% en diminution). Une procédure de ré-échantillonnage a été mise en place afin de réduire le biais inhérent à la méthode de collecte des analyses.
La BDAT est une source d’informations peu coûteuse et facilement mobilisable. La poursuite de la collecte permettra d’avoir plus de recul et de confirmer ou d’infirmer les tendances d’ores et déjà observées. Une piste d’amélioration consisterait en un géoréférencement plus précis des échantillons prélevés afin de pouvoir relier plus aisément les données de la BDAT avec d’autres données du dispositif du Gis Sol (RMQS, BDETM) ou des données sur les facteurs de la pédogenèse.

2008 - Volume 15 - Numéro 1

De la terre au sol : des logiques de représentations individuelles aux pratiques agricoles - Etudes de cas en Pays d`Auge (Basse-Normandie) | p 19-36
Auteurs :
M. Marie(1), P. Le Gouée(1) et M. Bermond(2)
Adresse :
1) Laboratoire Géophen, UMR LETG 6554 CNRS, Université de Caen Basse-Normandie
2) Laboratoire Créso, UMR ESO 6590 CNRS, Université de Caen Basse-Normandie
Résumé :
L`étude menée dans le Pays d`Auge (Basse-Normandie) a été consacrée à la construction d`un questionnement sur l`impact des perceptions et des représentations individuelles des sols sur les pratiques agricoles. Il s`agissait de s`interroger sur l`influence des modes de représentation des terres locales sur la conduite actuelle d`un système extensif d`agriculture herbagère. Pour cela, deux actions ont été engagées conjointement : un travail d`enquête auprès d`une vingtaine d`agriculteurs afin de comprendre les logiques de perception/représentation des sols et l`élaboration d`une base de données des sols dans le but de poser une expertise objectivée de la qualité des terres. Les premiers résultats montrent que les perceptions relèvent de moments privilégiés d`observation des sols liés aux différentes opérations techniques conduites par les agriculteurs. Le terme de ` terre ` témoigne de l`absence d`une représentation verticale des couvertures pédologiques. Plus généralement, la confrontation des champs lexicaux relatifs aux sols avec les données analytiques soulignent des mécanismes de perception et de représentation faisant rarement référence aux propriétés des sols et à la notion de fertilité. L`impact des représentations sur la gestion spatiale du système de production à l`échelle de l`exploitation agricole est fonction du mode d`occupation du sol (prairie ou culture) et du niveau de formation des agriculteurs. Les premiers résultats laissent entrevoir la complexité des relations perceptions/représentations – pratiques agricoles – système de production. Actuellement, de nouveaux travaux visent à approfondir ces relations dans des systèmes agricoles plus intensifs et plus céréaliers.
Représentation cartographique nationale d`un Indice cantonal d`Acceptabilité des sols à l`Épandage agricole de boues de stations d`épuration calculé à partir de la Base de Données nationale d`Analyses de Terre | p 37-50
Auteurs :
Ch. Schvartz(1), J. Thorette(2) (3) et S. Follain(1) (4)
Adresse :
1) Institut Supérieur d`Agriculture, 48 boulevard Vauban, 59046 Lille cedex
2) INRA, US 1106, Unité Infosol, 2163 avenue de la Pomme de Pin - CS 40001 - Ardon, 45075 Orléans Cedex 2
3) Institut Français de l`Environnement, 5 route d`Olivet, BP 16105, 45061 Orléans cedex 2
4) INRA -ENSAM, UMR-LISAH - SupAgro, 2 place Viala, 34060 Montpellier cedex 1
Résumé :
L`augmentation prévisible de la production de boues de stations d`épuration pose de façon nouvelle la question de leur gestion. L`épandage agricole de ces boues est encadré par une réglementation précise et limité par les conditions techniques de sa faisabilité agronomique. A partir de ces contraintes, nous avons établi un indice visant à évaluer la faisabilité de cet épandage à l`échelle cantonale. Les informations relatives aux sols ont été tirées de la Base de Donnée nationale d`Analyses de Terre. Chaque indice étant relié à un canton, il a été possible de donner une représentation cartographique nationale de l`information obtenue.
Il apparaît que la restriction principale est induite par la réglementation qui interdit l`épandage lorsque le pH du sol est inférieur à 6. Dans le cas des boues chaulées, ce seuil est abaissé à 5 : le pH n`est alors plus un obstacle et les zone potentiellement favorables sont nettement augmentées. L`épandage des boues est alors directement concurrencé par celui des effluents d`élevage dans les régions où ils sont abondants. L`épandage agricole des boues de STEP est également compliqué par le fait que ces boues sont produites à proximité des zones urbaines et que leur transport vers des territoires plus agricoles est économiquement peu intéressant. Au bilan, il ressort que, si le chaulage est une solution nécessaire à l`établissement d`une filière solide pour la valorisation agricole des boues de STEP, il reste indispensable de mettre en place des filières alternatives complémentaires et d`envisager la gestion des déchets organiques de façon globale à l`échelle des territoires.
Cet indice doit toutefois être interprété relativement à son échelle et ne dispense pas d`une expertise à la parcelle préalable à l`épandage.

2008 - Volume 15 - Numéro 2

Variabilité spatiale de la productivité d`un Andosol Leptique de la région de Foumbot, Ouest Cameroun | p 87-96
Auteurs :
J.D. Ngandeu Mboyo(1), R. Yongue-Fouateu(1), M. Yemefack(2) et P. Bilong(1)
Adresse :
1) Département des Sciences de la Terre, Université de Yaoundé I, BP 812 Yaoundé Cameroun.
2) Institut de la Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) Nkolbisson, BP. 2067 Yaoundé, Cameroun.
Résumé :
La ferme PROLEG de Foumbot, spécialisée dans la culture des légumes verts, est établie sur un Andosol Leptique. Malgré des pratiques culturales identiques sur toute son étendue, on note une disparité dans le rendement en maïs et en haricot vert des trois principales parties de celle-ci. Une étude de la variabilité spatiale de la fertilité du sol a été entreprise dans le but d`identifier les causes de la disparité du rendement parcellaire. L`objectif de cette étude était d`inventorier et d`évaluer les facteurs de la variabilité des caractéristiques des sols à l`intérieur de cette ferme, à travers une étude pédologique détaillée et une analyse spatiale de la distribution de certains facteurs de la productivité des sols. Il en résulte que bien que la fertilité chimique des sols sur roches volcaniques soit reconnue, d`autres caractéristiques des sols peuvent influencer de manière notable la fertilité globale de ces sols. Il s`agit pour le cas présent de la topographie, du taux d`éléments fins dans le sol et de la profondeur totale du sol accessible aux racines des plantes dont la variabilité spatiale contribue de façon significative à la variabilité des rendements des cultures.

2008 - Volume 15 - Numéro 3

Impact du niébé (Vigna unguiculata) et de la fumure minérale sur les propriétés chimiques de la terre de barre du Bénin | p 147-160
Auteurs :
G. L. Amadji et H. N.S. Aholoukpe
Adresse :
UAC. BP : 499 Calavi. République du Bénin
Résumé :
Un dispositif Split plot de deux facteurs (fumure et variété) a été installé chez six paysans à Gbékandji afin d`évaluer l`effet de trois formules de fumure : P47K25N45, P47K50N45 et P47K50N30 sur les caractéristiques du sol. Sur le sol témoin, indépendamment de la variété de niébé, le Corg. et le phosphore ont baissé. A part l`amélioration du potassium et du phosphore induite par le traitement P47K50N30, tous les autres paramètres ont chuté suite aux trois fumures testées. En intégrant tous ces effets des traitements et les investissements qui y sont liés, le traitement P47K50N30 est écologiquement le plus bénéfique pour le paysan.

2007 - Volume 14 - Numéro 1

La Terre écrite | p 81-90
Auteurs :
Suzanne Mériaux
Adresse :
Académie d`Agriculture de France
Section 17 - 18
rue de Bellechasse
75007 Paris
Résumé :
La Terre aux multiples visages – volume, surface, matière – est à la fois Terre-objet, lieu réel du quotidien et Terre mentale, lieu surréel de l`esprit.
La Terre est écrite par des formes, des géo-graphies qui traduisent l`action des hommes et la dynamique du milieu sur la surface du globe.
Elle est aussi écrite par les mots des hommes pour dire ce qu`elle a d`essentiel. C`est de cette écriture littéraire qu`il est traité.
Pour écrire la Terre ` habitée ` il faut se l`approprier, l`intérioriser à partir des images sensorielles données par la perception du lieu réel.
Les écrits sur les visages de la Terre remontent à la Genèse, traversent l`Antiquité pour arriver à nos contemporains romanciers, philo- sophes et surtout poètes.
Ces textes témoignent hautement de la richesse littéraire du patrimoine Terre. Ils représentent la voie sensible qui rejoint la voie rationnelle dans la recherche de l`unité de la Terre et du monde.

2007 - Volume 14 - Numéro 2

Distribution granulo-densimétrique de la matière organique dans un sol argileux sous semis direct avec couverture végétale des Hautes Terres malgaches | p 117-134
Auteurs :
I. Grandière(1), T. Razafimbelo(2), B. Barthès(1), E. Blanchart(1), J. Louri(1), H. Ferrer(1), C. Chenu(3), N. Wolf(4), A. Albrecht(1)(2) et Ch. Feller(5)
Adresse :
1 IRD - UR 179 SeqBio, ENSAM, 2 Place Viala, Bâtiment 12, 34060 Montpellier Cedex 1, France
2 Laboratoire des RadioIsotopes, Service de la Radioagronomie, BP 3383 Route d`Andraisoro, 101 Antananarivo, Madagascar
3 INAPG - INRA, Département AGER, Bâtiment EGER, 78850 Thiverval, Grignon, France
4 INRA Science du Sol, RD 10 Route de St Cyr, 78026 Versailles Cedex, France
5 IRD, Route d`Ambohipo, BP 434, 101 Antananarivo, Madagascar
Résumé :
Le semis direct, en particulier sous couvert végétal (SCV), permet de stocker de la matière organique (MO), donc du carbone (C) dans les sols tropicaux, d`où son intérêt agronomique (fertilité) et environnemental (atténuation du changement climatique). L`objectif du travail présenté est d`étudier l`effet de trois systèmes SCV sur le contenu en C du sol total et de ses fractions granulo-densimétriques, sur un dispositif agronomique de longue durée (11 ans) installé sur sol argileux à Antsirabe, Madagascar (16°C , 1300 mm an-1).
Les systèmes SCV testés comportent un traitement à couverture végétale morte [NT m/s, rotation maïs (Zea mays)/soja (Glycine max)] et deux traitements à couverture végétale vivante [NT m/m-d, rotation maïs/maïs avec une couverture végétale de Desmodium uncinatum ; et NT h/s-k, rotation haricot (Phaseolus vulgaris)/soja avec une couverture de Pennissetum clandestinum]. Ils sont comparés à un système avec travail conventionnel [CT m/s, rotation maïs/soja]. Par rapport au sol sous CT, les sols sous SCV présentent des teneurs en C significativement plus élevées à 0-5 cm (+13,3 mgC.g-1 sol en moyenne) et à 5-10 cm (+5,8 mgC.g-1 sol en moyenne) de profondeur. Dans les systèmes SCV, les plantes de couverture ne permettent pas d`augmenter significativement les teneurs en C du sol. La distribution de C dans les fractions granulo-densimétriques diffère selon les systèmes et selon la profondeur. A 0-5 cm, le C stocké sous NT est principalement localisé : (i) dans les MO particulaires internes aux agrégats (> 50 μm), où il est protégé physiquement , et (ii) dans la fraction fine du sol (< 50 μm), où il est protégé physico-chimiquement par adsorption sur les particules minérales. A 5-10 cm, le C stocké sous NT est localisé essentiellement dans la fraction fine du sol. Pour l`ensemble de l`horizon 0-10 cm, le stockage de C sous SCV est dû pour 17 à 27 % aux MO particulaires internes aux agrégats > 50 μm, et pour 46 à 60 % aux fractions fines < 50 μm.

2006 - Volume 13 - Numéro 1

La disparition du paludisme dans la France rurale et la régression des terres humides - Exemple de la sologne | p 53-61
Auteurs :
Pierre-Olivier Fanica
Adresse :
23, rue Numa Gillet
77690 Montigny-sur-Loing
Résumé :
Les médecins constatent en France que les fièvres intermittentes diminuent d`importance à partir du milieu du XIXe siècle et disparaissent quasiment avant la Seconde Guerre mondiale. Cette disparition laisse la classe médicale perplexe. En particulier, dans les vastes régions aux sols bruns humides et acides, elle peut avoir pour origine :
1° L`entretien des réseaux de fossés, de mares permettant l`élimination des eaux superficielles.
2° Développement de l`usage des amendements calcaires (plâtrage, chaulage et marnage) qui permet des gains de rendements dans ces terres acidifiées et carencées. L`élévation du pH des sols améliore la structure des argiles et les rend plus perméables.
3° L`adoption progressive des charrues réversibles permet les labours à plat et plus profonds ainsi que la régression du billonnage, où l`eau stagne dans les sillons.
4° La reforestation de surfaces importantes de landes et de zones marécageuses qui a comme conséquence l`assainissement de ces terres. En été, les arbres évaporent beaucoup plus vite les eaux stagnantes que des zones sans végétation.
De plus, les animaux sont maintenus à l`étable pour obtenir des fumiers. Ils sont préférés par les anophèles et ne constituent pas un réservoir pour les hématozoaires.
En revanche, le drainage, non rentable dans des régions pauvres comme la Sologne, s`est développé lentement et ne semble pas être responsable de la disparition du fléau.
Toutes les évolutions agronomiques mentionnées ci-dessus, bien que moins performantes que le drainage, allaient dans le même sens et leurs effets se sont additionnés.
Sans doute la généralisation de l`utilisation du quinquina et de la quinine a-t-elle permis aussi la diminution de l`inoculum provenant de l`homme et aidé à rompre le cycle infernal de la maladie.

2006 - Volume 13 - Numéro 2

Effet de différents systèmes de culture à couverture végétale sur le stockage du carbone dans un sol argileux des Hautes Terres de madagascar | p 113-128
Auteurs :
T.M. Razafimbelo(1), A. Albrecht(1), I. Basile(2), D. Borschneck(2), G. Bourgeon(3), C. Feller(4), H. Ferrer(1), R. Michellon(5),(6), N. Moussa(6), B. Muller(3), R. Oliver(3), C. Razanamparany(6), L. Seguy(3) et M. Swarc(7)
Adresse :
(1) IRD - UR 179 SeqBio, BP 64501, 34394 Montpellier Cedex 5, France
(2) CEREGE-CNRS-Université Paul Cezanne-Aix-Marseille III, Europôle Méditerranéen de l`Arbois, B.P. 80, 13545 Aix-en-Provence Cedex 4, France
(3) CIRAD - UPR Recyclage et risque, TA 40/01, Avenue Agropolis, 34398 Montpellier cedex 5, France
(4) IRD, Ambatoroka, BP 434, 101 Antananarivo, Madagascar
(5) CIRAD, Ampandrianomby, BP 853, 101 Antananarivo, Madagascar
(6) ONG TAFA, BP 266, 110 Antsirabe, Madagascar
(7) CIRAD - Laboratoire d`analyse, TA 40/01, Avenue Agropolis, 34398 Montpellier cedex 5, France
Résumé :
Stocker du carbone dans le sol permet d`améliorer ses propriétés physico-chimiques et de réduire les émissions de dioxyde de carbone vers l`atmosphère. L`effet des systèmes en semis direct avec couverture végétale (SCV) sur le stockage de C dans le sol est étudié sur un dispositif agronomique de longue durée (11 ans) à Antsirabe, Madagascar (16 °C, 1 300 mm). Quatre systèmes sont étudiés : un système en labour conventionnel avec exportation des résidus de récolte [CT m/s, rotation maïs (Zea mays L.)-soja (Glycine max. L.)], et trois systèmes en SCV sans travail du sol, et avec restitution des résidus de récolte [NT m/s, rotation maïs-soja ; NT m/m-d, rotation maïs-maïs avec une couverture végétale de Desmodium uncinatum ; et NT h/s-k, rotation haricot (Phaseolus vulgaris)-soja avec une couverture végétale de Pennissetum clandestinum]. Le sol est très argileux, à faible capacité d`échange cationique mais possédant des propriétés andiques pouvant influencer les potentialités de stockage du C du sol. A 0-5 cm, les teneurs en C sont plus élevées sous SCV (NT m/s, NT m/m-d et NT h/s) que sous labour (CT m/s), et à 5-10 cm, elles sont plus élevées sous NT m/m-d et NT m/s que sous NT h/s-k et CT m/s. Le stockage annuel de C, à masse de sol équivalente, est de 0,69 et 1,01 mg C.ha-1.an-1, sous NT m/s et NT m/m-d pour l`horizon équivalent à 0-20 cm, alors qu`il n`y a pas d`effet SCV observé pour l`horizon équivalent à 0-40 cm. Ceci peut être dû à la fois à l`absence réelle de stockage comme à une variabilité initiale des teneurs en C dans les horizons de profondeurs, car le labour n`est effectué que jusqu`à 20 cm de profondeur. Les différences de stockage de C entre NT et CT dans la couche 0-20 cm sont essentiellement attribuées aux quantités beaucoup plus importantes de résidus organiques restituées par les systèmes NT par rapport au système labouré CT, mais on peut aussi envisager qu`une partie de cette différence soit le fait d`une perte de C par érosion sous labour. Les teneurs en macroagrégats stables (MA, 200-2 000 μm) sont plus élevées sous NT m/s, NT h/s-k et NT m/m-d que sous CT m/s à 0-5 cm et à 5-10 cm. Cette teneur en MA est corrélée positivement (R = 0,408, p < 0,05, n = 24) avec la teneur en C du sol, ce qui pourrait induire (i) une amélioration de l`agrégation en fonction de l`augmentation de la teneur en C du sol et (ii) une protection du C se trouvant à l`intérieur de ces agrégats contre la minéralisation microbienne. Toutefois, la respirométrie ne montre pas une protection physique de C dans les sites de protection supérieurs à 200 μm pour NT m/s et CT m/s. Dans cette étude, le C stocké dans le sol pourrait alors être protégé contre la minéralisation par d`autres processus comme l`adsorption sur les colloïdes du sol ou la récalcitrance biochimique de la matière organique du sol.

2006 - Volume 13 - Numéro 3

Suivi des teneurs en carbone organique et en phosphore extractible dans les sols agricoles de trois régions françaises - Analyse à partir de la Base de Données des Analyses de Terre | p 165-180
Auteurs :
B. Lemercier(1), C. Walter(1), C. Schvartz(2) , N. Saby(3), D. Arrouays(3) et S. Follain(2)
Adresse :
(1) UMR INRA / Agrocampus Rennes Sol, Agronomie et Spatialisation - 65 rue de Saint-Brieuc, CS 84215, 35042 Rennes
(2) ISA, Laboratoire Sols et Environnement - 48 boulevard Vauban, 59046 Lille Cedex
(3) INRA CR d`Orléans, Unité INFOSOL - Avenue de la Pomme de Pin, BP 20619 Ardon, 45166 Olivet Cedex 2
Résumé :
La Base de Données des Analyses de Terre (BDAT) regroupe les résultats d`analyses effectuées sur l`ensemble du territoire national par des laboratoires agréés par le Ministère de l`agriculture, à la demande d`agriculteurs. Les analyses disponibles et validées sont réparties en deux ensembles, selon leur date de réalisation : de 1990 à 1994 et de 1995 à 1999. Une base de données similaire a été constituée en Bretagne à partir d`analyses de terre réalisées entre 1980 et 1985. Ces bases de données constituent une source d`information importante sur la variabilité des caractéristiques des horizons de surface des sols cultivés.
Les enjeux agronomiques et environnementaux autour du carbone organique et du phosphore extractible sont majeurs, mais l`évolution de leurs teneurs dans les sols aux niveaux national ou régional est très peu documentée. L`objectif de ce travail était d`étudier la possibilité de déceler et quantifier des variations temporelles des teneurs en ces deux éléments à partir de la BDAT, dans des contextes pédoclimatiques variés. Cette étude a été menée sur les régions Bretagne, Limousin et Nord-Pas-de-Calais. Des traitements statistiques sur les données brutes et sur les données agrégées au niveau cantonal, complétés par des représentations cartographiques, ont permis de mettre en évidence des évolutions significatives des teneurs en carbone organique en Bretagne (diminution), et en phosphore extractible en Bretagne (augmentation) et en Nord-Pas-de-Calais (diminution).
Cependant, les biais statistiques inhérents à la stratégie d`échantillonnage adoptée sont importants et des précautions doivent être prises pour interpréter les résultats d`évolution des caractéristiques chimiques des sols. La mise en place d`une procédure de rééchantillonnage et les effectifs d`analyses très élevés limitent ces biais.
Puisqu`elle est une source d`information relativement peu coûteuse et simple à mobiliser, la BDAT est un outil clé du dispositif national de connaissance et de surveillance des sols, et le seul actuellement opérationnel pour le suivi des caractéristiques chimiques des horizons de surface des sols agricoles à petite échelle. A terme, le géoréférencement précis des prélèvements de terre permettra de relier les données de la BDAT à d`autres sources d`information sur les sols et leur occupation. La BDAT est complémentaire des autres programmes du GIS Sol (cartographie exhaustive des sols à différentes échelles) et de démarches expérimentales dans lesquels les sols sont décrits précisément et dans leur ensemble.

2005 - Volume 12 - Numéro 2

Perception et popularité des vers de terre avant et après Darwin | p 145-152
Auteurs :
E. Blanchart(1), G. G. Brown(2), S. S. Chernyanskii(3), P. Deleporte(4), C. Feller(1) et F. Goulet(5)
Adresse :
(1) IRD (Institut de Recherche pour le Développement), UR 041, Laboratoire MOST, BP 64501, 34394 Montpellier cedex 5, France
(2) Embrapa Soja, C.P. 231, Londrina, PR, 86001-970, Brésil
(3) Department of Landscape Geochemistry and Soil Geography, Faculty of Geography, Lomonosov Moscow State University, Moscow,
119899, Russie
(4) UMR6552 CNRS - Université Rennes I, Station Biologique, 35380 Paimpont, France
(5) INRA-SAD/UMR Innovation, 2 place Pierre Viala, 34360 Montpellier cedex 1, France
Résumé :
En 1881, environ 20 ans après la publication de ` De l`origine des espèces ` et 6 mois avant sa mort, Charles Darwin, le célèbre naturaliste anglais publie son dernier ouvrage. Succès de librairie aussi considérable que son ouvrage majeur, le dernier livre de Darwin n`en est pas moins caractérisé par un sujet perçu à cette époque comme insignifiant, ce qui a certainement ajouté à son succès. Cet ouvrage traite en effet des vers de terre et s`intitule ` La formation de la terre végétale par l`action des vers de terre avec des observations sur leurs habitudes `. Ce sujet, pour le moins surprenant de la part de ce grand naturaliste, va pourtant, comme ses autres ouvrages, révolutionner notre perception de la nature et favoriser le développement de disciplines comme la pédologie et la biologie des sols. Dans cet ouvrage, Darwin explique et décrit en détail (mesures à l`appui) comment les vers de terre affectent la pédogenèse et les processus d`altération, la différentiation d`horizons du sol et la formation de la ` terre végétale `, la fertilité des sols, le cycle global érosion-sédimentation, l`enfouissement des vestiges archéologiques. Cet ouvrage a modifié notre perception des vers de terre. Bien que pendant la période antique, les vers de terre aient été considérés comme des animaux utiles et respectés, ils ont par la suite été plutôt perçus comme des animaux nuisibles qu`il fallait éliminer des champs. Avec Darwin, les vers de terre sont redevenus ` les amis de l`homme `. Pourtant, au cours du XXe siècle, avec le développement de la chimie, les potentialités des vers de terre vis-à-vis de la fertilité des sols ont été ignorées et il faudra attendre les années 60-70 pour qu`enfin des études leur soient consacrées et leurs rôles reconnus. Ils sont notamment devenus les symboles d`une agriculture propre et durable.

2004 - Volume 11 - Numéro 3

Base de Données des Analyses de Terre : Procédure de collecte et résultats de la campagne 1995-2000 | p 235-254
Auteurs :
N. Saby(1), C. Schvartz(2), C. Walter(3), D. Arrouays(1), B. Lemercier(3), N. Roland(2) et H. Squividant(3)
Adresse :
(1) INRA CR d`Orléans, Unité INFOSOL, Avenue de la Pomme de Pin, BP 20619 Ardon - 45166 Olivet Cedex
(2) ISA, Laboratoire Sols et Environnement, 41, rue du Port - 59046 Lille Cedex
(3) UMR ENSA-INRA SAS, 65, rue de Saint-Brieuc CS 84215 - 35042 Rennes
Résumé :
A partir d`informations transmises par les laboratoires d`analyses de terre agréés par le Ministère en charge de l`Agriculture, une base de données des résultats d`analyses de terre a été constituée. Cette base de données concerne les analyses effectuées sur des échantillons de terre prélevés sur l`ensemble du territoire national entre 1995 et 2000. De telles bases ont déjà été constituées au niveau régional depuis les années 80 et au niveau national sur la période 1990-1994.
Dans un premier temps, nous exposons la démarche de la collecte qui s`articule autour d`étapes aujourd`hui clairement définies, avec notamment l`explicitation des procédures de validation des résultats d`analyses avant leur intégration à la base de données (validation informatique, analytique et géographique). Plus de 490 000 résultats d`analyses ont ainsi été rassemblés correspondant à plus de 4700 000 déterminations. A partir de cet ensemble, une base de données cantonale a été construite par traitement statistique où la distribution de plusieurs déterminations agronomiques est décrite pour environ 2 800 cantons suffisamment renseignés parmi les 3511 existants.
Dans un deuxième temps, les données sont décrites à la fois au niveau national et au niveau cantonal. La représentation cartographique à partir de critères statistiques montre des structures spatiales sur des grandes distances, y compris pour les propriétés à forte variabilité locale. Ces résultats confirment les acquis de la précédente campagne tout en permettant une caractérisation quantitative de ces structures. De plus, cette nouvelle campagne permet d`obtenir une cartographie plus exhaustive du territoire.
Cette démarche consiste, par voie d`enquête et à moindres frais, à compiler de nombreux résultats, qui permettent d`obtenir une vision globale de l`ensemble d`un territoire et de dégager des tendances. Elle vient en complément de démarches expérimentales ou de programmes de cartographie et de surveillance du GIS Sol, mieux à même de caractériser les sols dans leur globalité et de déceler leur évolution.

2004 - Volume 11 - Numéro 4

Action combinée des pratiques culturales et des lombriciens sur le sol - Morphologie porale, conductivité hydraulique et communautés lombriciennes suivant trois systèmes de culture | p 393-402
Auteurs :
M. Lamandé(1), G. Pérès(3), V. Hallaire*(1), P. Curmi(1)(2) et D. Cluzeau(3)
Adresse :
(1) INRA, Unité Sol et Agronomie Rennes Quimper, 65, route de Saint-Brieuc, 35042 Rennes
(2) ENESAD, Département Agronomie et Environnement, Équipe Milieu Physique et Environnement,
26, bd Dr Petitjean, BP 87999, 21036 Dijon Cedex
(3) CNRS, UMR 6553 `Ecobio` - Laboratoire d`Ecologie du Sol et de Biologie des Populations, Station Biologique,
35380 Paimpont
* Auteur correspondant : hallaire@roazhon.inra.fr
Résumé :
L`activité des lombriciens et les pratiques culturales entraînent des modifications de la porosité à différents niveaux d`analyse, notamment celui de la mésoporosité (pores de diamètre équivalent compris entre 30 et 1 000 μm), où l`eau peut être faiblement retenue ou s`écouler lentement. L`évolution de la structure des sols en zone tempérée, est peu décrite à ce niveau d`analyse. L`objectif de cette étude est de comprendre, à travers la comparaison de trois systèmes de culture, les effets de communautés lombriciennes naturellement présentes et des pratiques culturales sur les relations entre la morphologie de la mésoporosité et le comportement hydrodynamique de l`horizon de surface d`un sol.
Le dispositif expérimental est composé d`une monoculture de maïs fertilisée au lisier, d`une rotation maïs/raygrass (1 an / 3 ans) en phase prairie également fertilisée au lisier et d`une prairie ancienne pâturée (association raygrass - trèfle blanc). L`horizon 0-10 cm du sol a fait l`objet d`une caractérisation morphologique de la mésoporosité par analyse d`images 2D de résolution spatiale 40 μm.pixel-1 et de mesures de la porosité totale. Les courbes de conductivité hydraulique en fonction du potentiel matriciel ont été calculées à partir de mesures d`infiltration à quatre potentiels (-0,05 ; -0,2 ; -0,6 ; et -1,5 kPa) réalisées à la surface du sol à l`aide d`infiltromètres à disque. L`utilisation d`eau teintée au bleu de méthylène a permis d`identifier la porosité fonctionnelle. Les communautés lombriciennes, extraites au terrain, ont été caractérisées par le nombre d`individus, les espèces présentes et la structure écologique fonctionnelle (catégorie écologique couplée au stade de développement).
Les pratiques culturales influencent significativement les communautés lombriciennes en termes d`abondance des individus et de diversité fonctionnelle. Dans le maïs, le petit nombre de pores tubulaires est lié à la faible abondance de vers, en particulier des anéciques, et de racines. Dans la prairie pâturée, le tassement par piétinement de bovins affecte les pores d`assemblage d`agrégats. La forte conductivité hydraulique dans la prairie de rotation est due à une diversité lombricienne plus grande que dans le maïs et à l`absence de piétinement par rapport à la prairie pâturée. L`analyse morphologique de la mésoporosité a permi d`expliquer les différences de fonctionnement hydrodynamique mesurées entre les trois parcelles. Des relations entre communautés lombriciennes et propriétés physiques ont été analysées grâce à une méthodologie originale qui prend en compte la diversité des espèces, ainsi que des paramètres morphologiques et physiques correspondant à un niveau d`analyse peu exploré.

2002 - Volume 9 - Numéro 2

Fractionnement granulométrique de la matière organique de la terre collée aux pivots de la betterave à sucre dans les sols du périmètre irrigué des Doukkala au Maroc Comparaison avec le sol en place | p 127-136
Auteurs :
F. Naman(1), B. Soudi(2), N.C. Chiang(3) et D. Zaoui(1)
Adresse :
(1) Université Chouaïb Doukkali, Faculté des Sciences, Département de Biologie, B.P.20, Km 1,
Route Ben Maâchou, 24000, El Jadida, Maroc.
(2) Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Département des Sciences du sol, Rabat, Maroc
(3) Université Catholique de Louvain, Unité de microbiologie, Louvain-la-Neuve, Belgique.
Résumé :
L`intensification agricole couplée à la non-restitution des résidus de culture contribue à un appauvrissement du sol en matière organique. Au Maroc, dans le périmètre irrigué des Doukkala, l`exportation des terres collées aux pivots de la betterave à sucre hors des parcelles lors de la récolte constitue une autre voie de perte de la matière organique du sol. Le but de cette étude est de quantifier cette perte en évaluant la teneur en matière organique dans les différentes fractions granulométriques du sol en place et de la terre collée aux pivots de la betterave à sucre. Cette étude a été menée sur quatre types de sol contrastés et représentatifs de ce périmètre.
Les résultats obtenus montrent que, pour tous les types de sol, le carbone organique et l`azote total des fractions sableuse, limoneuse et argileuse représentent respectivement 15 à 37 %, 19 à 40 et 24 à 66 % du carbone total et 10 à 24 %, 13 à 34 % et 42 à 78 % de l`azote total de l`échantillon. La fraction argile du Vertisol présente des contenus en carbone organique et en azote total plus élevés que ceux de la fraction argile des autres types de sol.
Les terres collées aux pivots sont plus riches en fraction argileuse et limoneuse et plus pauvres en fraction sableuse que les sols en place. La matière organique liée aux terres collées aux pivots représente 69 kg/ha pour le Vertisol, 57 kg/ha pour le Sol peu évolué, 52 kg/ha pour le Sol isohumique et 16 kg/ha pour le Sol fersiallitique. La matière organique perdue est majoritairement liée à la fraction argileuse pour le Vertisol, le Sol peu évolué et le Sol isohumique, représentant respectivement 68, 59 et 54 % du total perdu, mais minoritairement pour le Sol fersiallitique (29 %). Dans le périmètre irrigué des Doukkala, la perte annuelle de matière organique liée à la fraction argileuse est de 611 tonnes, soit l`équivalent de 30 kg de matière organique par hectare et par an.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Évaluation du déficit en matière organique des sols français et des besoins potentiel en amendements organiques | p 65-81
Auteurs :
O. Roussel, E. Bourmeau et Ch. Walter
Adresse :
(1) ORVAL, 169 avenue Georges Clémenceau, F- 92 735 Nanterre CEDEX
(2) UMR Sol, Agronomie, Spatialisation, ENSA-INRA, 65 rue de Saint-Brieuc, F-35 042 Rennes
Résumé :
Le premier objectif de cette étude est de fournir un ordre de grandeur de l`étendue et de la localisation des surfaces que l`on peut juger déficitaires en matière organique.
L`état des lieux présenté ici est basé sur l`utilisation des données issues d`une synthèse nationale des analyses de terre (Schvartz et al., 1997 ; Walter et al., 1997).
Ce déficit est estimé en fonction de l`abaque de Rémy et Marin-Laflèche (1974) qui indique un taux en matière organique souhaitable en fonction de la texture du sol. Par cette méthode, nous estimons les surfaces déficitaires en matière organique comprises entre 6 à 7,7 millions d`hectares de terres arables, sur 19,5 millions d`hectares nationaux. Elles se situent principalement dans le Bassin Parisien, le Centre, le Nord, la Haute Normandie, l`Aquitaine, Midi-Pyrénées, les Haut et Bas Rhin. Le pourtour Méditerranéen et la Vallée du Rhône apparaissent relativement déficitaires mais ces résultats demandent confirmation (Base de données lacunaire sur ces zones et modèles peu adaptés à ces régions).
Une estimation des quantités d`amendements organiques nécessaires à un redressement de 10 % (sur 10 ans d`apports) du taux de matière organique sur les surfaces déficitaires a requis la mise en oeuvre de modèles simples d`évolution de la matière organique dans les sols : modèles de Hénin-Dupuis (1945) et Andriulo et al., (1999). Les résultats indiquent que 3,7 à 5,5 millions de tonnes de matière organique humifiée seraient nécessaires à ce redressement.

2000 - Volume 7 - Numéro 1

Approche géomorpho-pédologique et système d`information géographique (s¡g) pour la gestion des terres au Maroc | p 37-52
Auteurs :
M. Loukili(1), L. Bock(2), P. Engels(2) et L. Mathieu(2)
Adresse :
(1) Ecole Nat¡onale d`Agricu¡ture, Département des Sciences du Sol. BP S/40 Meknès, MAROC.
(2) Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques, Unité de Géopédologie, 27 Avenue Maréchal Juin, 5030 Gembloux. Belgique.
Résumé :
Un SIG est un outil informatique qui permet la saisie, le traitement et I`analyse d`informations diverses spatialement référencées. ll offre des poss¡bilités d`analyse dynamique (confrontation et suivi) de ces informations. C`est pour cela qu`un SIG peut être m¡s en oeuvre comme outil d`aide à la décision dans le cadre de la gest¡on durable des ressources naturelles. En fonction de cet object¡f, un système de référence a été constitué à I`aide du logiciel ILWIS, en utilisant les données relatives aux sols d`un périmètre cartographié selon une approche à caractère géomorpho-pédologique et s¡tué dans la plaine du Tadla (Maroc central). Le croisement entre les données physico-ch¡miques des terres et les unités de sols délimitées sur la carte, support fondamental du système de référence ainsi construit, démontre l`importance de ce dernier dans l`analyse des relations spatiales entre les différentes caractéristiques édaphiques. ll permet en outre la réalisation à la demande, des cartes thématiques. Ces dernières sont utiles pour la gestion et l`aménagement des terres, notamment en ce qui concerne l`évaluation de leurs aptitudes, l`améliorat¡on et la gestion de leur fertilité et leur affectation en fonct¡on de celle-ci.

2000 - Volume 7 - Numéro 2

Typologie des formes d`humus peu actives - Validation par des critères macro- et micromorphologiques, biologiques et chimiques | p 133-154
Auteurs :
B. Jabiol(1), A. Höltermann(2), J.-C. Gégou(4), J.-F. Ponge(3) et A. Brêthes(4)
Adresse :
(1) Ecole Nat¡onale du Génie Rural des Eaux et des Forêts, CS 4216, F , 54042 Nancy Cédex
(2) Institut für Forstökonomie, Tennenbacherstr. 4 - Unìvers¡tät Albert Ludwi,- 79106 Freiburg im Breisga
(3) Muséum Nat¡onal d`Histo¡re Naturelle, Laboratoire d`Ecologie, 4, avenue du Petit Château, 91800 Brunoy
(4) Off¡ce National des Forêts, Sect¡on Technique lnterrégionale Ouest, BP 23, 45760 Boigny-Sur-Bionne
Résumé :
L`object¡f de ce travail est d`étudier la morphologie et le fonctionnement biologique de formes d`humus peu actives à horizon OH afin d`en préciser la typologie.
Sur 30 placettes situées sur des matériaux acides en Région Centre (France), nous avons décrit précisément les horizons O et A et prélevé des échantillons pour lames minces et analyses chimiques.
Après une analyse en composantes principales faite sur les variables macromorphologjques seules, l`ensemble des données a été utilisé pour interpréter les résultats.
ll a été montré que parmi ces humus peu actifs il existait encore des différences morphologiques notables liées à l`act¡v¡té de groupes animaux différents. Ceci nous a permis de préciser les critères distinctifs des groupes typologiques utilisés depuis quelques années: i)dysmulls à activ¡té encore notable de vers anéciques, à horizon A grumeleux, horizon OH possible mais peu épais et très discont¡nu; ii)hémimoders et moders à forte activité de vers épigés, de diplopodes et d`isopodes, à A très Iocalement encore grumeleux et OH peu épais; iii) dysmoders à forte activité de diplopodes ou d`isopodes, A nettement massif ou particuìaire et OH épais; iv) hémimors à activité exclus¡ve d`enchytréides, à transition OH/A brutale, OF épais mais OH d`épaisseur varìable; aucun mor sans act¡vité animale n`a été rencontré dans l`échantillon.

1997 - Volume 4 - Numéro 3

Synthèse nationale des analyses de terre réalisées entre 1990 et 1994 | p 191-204
Auteurs :
Ch. Schvartz(1), Ch. Walter(2), Brigitte Claudot(1), Th. Bouédo(3) et P. Aurousseau(3)
Adresse :
(1) ISA, Laboratoire Sols et Environnement - 41, rue du Port - 59046 Lille
(2) ENSA Rennes, Laboratoire de Science du Sol - 35042 Rennes
(3) ENSA Rennes, Laboratoire de Spatialisation Numérique - 35042 Rennes
Résumé :
A partir d`informations transmises par des laboratoires d`analyses de terre, une banque de données d`analyses de terre a été constituée, concernant tout le territoire national.
Dans un premier temps, la faisabilité d`une telle banque de données est analysée. Celle-ci repose d`abord sur l`agrément des différents laboratoires par le Ministère de l`Agriculture, qui implique qu`ils utilisent les mêmes méthodes analytiques. Elle est également basée sur une validation concernant le mode d`expression des résultats et la localisation des lieux de prélèvement des échantillons, identifiée par la commune. Après élimination des données douteuses, nous avons conservé près de 300 000 analyses réalisées entre 1990 et 1994, correspondant à plus de 3 000 000 déterminations.
La pertinence d`un traitement d`ensemble de ces informations, recueillies selon une procédure s`apparentant plus à une enquête sans stratification préalable de la population qu`à une prospection pédologique systématique, est ensuite discutée. Ces données présentent l`intérêt, par leur grand nombre, de permettre des approches statistiques, globales ou spatialisées, complémentaires des approches pédologiques habituelles.
Dans un second temps, nous montrons que le canton est l`entité spatiale élémentaire la plus pertinente pour agréger les analyses dans le cadre d`une synthèse nationale. Chaque canton est alors décrit à partir de descripteurs statistiques robustes (médianes et quartiles), conduisant à la création d`une banque de données cantonale qui est brièvement décrite.
Synthèse nationale des analyses de terre réalisées entre 1990 et 1994 : II. descriptions statistique et cartographique de la variabilité des horizons de surface des sols cultivés | p 205-219
Auteurs :
C. Walter (1), C. Schvartz (2), Brigitte Claudot (2), T. Bouedo (3) et P. Aurousseau (3)
Adresse :
(1) ENSA-INRA Rennes, Laboratoire de Science du Sol, 35042 Rennes, France
(2) ISA Lille, 41 rue du Port, 41000 Lille
(3) ENSA Rennes, Laboratoire de Spatialisation Numérique, 35042 Rennes, France
Résumé :
Une base de données cantonale a été construite par traitement statistique des résultats analytiques portant sur 297 000 échantillons d`horizons de surface de sols cultivés, prélevés en France entre 1990 et 1994. Plusieurs déterminations agronomiques usuelles (granulométrie, pH, matière organique, calcaire, CEC, cations échangeables, phosphore extractible, oligo-éléments) sont prises en compte. Leur distribution est décrite pour environ 2 000 cantons suffisamment renseignés parmi les 3 511 existants.
Les données sont d`abord décrites conjointement aux niveaux national et cantonal pour comparer leur variabilité à ces deux échelles : référée à la variabilité générale, la variabilité intra-cantonale apparaît plus importante pour les propriétés influencées par l`activité humaine que pour les autres. La représentation cartographique à partir de critères statistiques montre néanmoins des structures spatiales de grande portée, y compris pour les propriétés à forte variabilité locale. Ces structures apparaissent liées, selon les propriétés et les régions, à des variations géologiques et/ou pédologiques, à des gradients climatiques, ou encore aux systèmes de production agricole.
L`approche par enquête, fondée sur la collecte et l`analyse de données existantes, donne ainsi des indications sur la variabilité de propriétés du sol au sein de vastes territoires ; elle permet également l`étude de son évolution éventuelle par la comparaison de jeux de données acquis à des dates différentes. Il s`agit donc d`un outil de connaissance sur les sols complémentaire des approches expérimentales ou de cartographie pédologique.

1996 - Volume 3 - Numéro 3

Une évaluation agronomique des terres de Madagascar - 1897-1900 - L`étude d`A. Müntz et sa correspondance avec A. Grandidier | p 207-214
Auteurs :
M. Sourdat
Adresse :
ORSTOM, B.P. 434, Antananarivo 101, Madagascar
Résumé :
En 1900, le Bulletin du Ministère de l`Agriculture éditait à Paris une étude de la valeur agricole des terres de Madagascar, rédigée par Achille Müntz, Directeur de l`Institut National Agronomique de Paris, membre de l`Institut, et Eugène Rousseaux son préparateur (Müntz et Rousseaux, 1900). Elle présentait et commentait en 216 pages, dont 190 de données, les résultats d`analyses chimiques de 500 échantillons de terres de Madagascar (Azote, Acide phosphorique, Potasse, Carbonate de chaux).
Cette étude sera valorisée par un Compte Rendu à l`Académie des Sciences et diverses communications (Müntz et Rousseaux, 1901 a-b-c), commentée par la presse géographique et coloniale, et suscitera diverses réactions.
Ces publications se trouvent dans le Fonds Grandidier, tenu par la bibliothèque du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza à Tananarive. Plusieurs d`entre elles sont reliées en un même volume avec des coupures de presse (de J. Giraud dans La géographie du 15/08/1901 et de A. Hébert dans La Revue des Sciences du 30/08/1900). L`ouvrage principal est dédicacé par Müntz à Grandidier. Entre ses pages, se trouvent encore 3 documents autographes échangés entre eux.
En évoquant l`ouvrage de Müntz (il en a supporté la responsabilité principale et c`est lui que nous nommerons pour abréger), nous insisterons sur l`éclairage historique et anecdotique que la correspondance projette sur l`entreprise, plutôt que sur les aspects agronomiques de l`étude qui supposeraient de plus vastes développements (cf. Sourdat, 1995). Comment nous apparaît-elle aujourd`hui ? Dans quel esprit et dans quelles conditions avait-elle été conçue, puis réalisée ? En quoi nous intéresse-t-elle encore ?

1994 - Volume 2 - Numéro 1

Organisation de la couverture pédologique et rendements d`une culture mécanisée de manioc sur Terres Hautes en Guyane. | p 39-49
Auteurs :
B. Barthès
Adresse :
ORSTOM - Laboratoire d`étude du comportement des sols cultivés, BP 5045, 911, avenue d`Agropolis, 34032 Montpellier cedex 1 - France

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