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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
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Recherche : 9 articles sur 6 numéros
Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Indicateurs paysans d’appréciation de la qualité des sols dans le bassin de l’Okpara au Bénin | p 53-64
Auteurs :
M.A. Akpo, A. Saidou, I. Yabi, I. Balogoun, L.B. Bio Bigou
Résumé :
Les indicateurs paysans d’appréciation de l’état de la fertilité des sols dans le bassin de la rivière Okpara au centre Bénin ont été étudiés de septembre à octobre 2014. Des enquêtes individuelles à l’aide d’un questionnaire semi structuré ont été conduites auprès de 1074 producteurs dont 183 femmes et 891 hommes appartenant aux groupes socio-culturels dominants de la zone (Tchabè, Fon, Ditamari, Lokpa, Bariba et Peulh). Les personnes enquêtées ont été échantillonnées dans quatre communes traversées par la rivière Okpara (Pèrèrè situé au nord-est du bassin, N’dali situé au nord-ouest du bassin, Tchaourou situé au centre du bassin et Ouèssè situé au sud du bassin). Les indicateurs biophysiques (type et composition du couvert végétal, texture du sol et pédofaune) ont été collectés. Des observations directes ont été ensuite organisées avec un groupe de producteurs âgés de plus de 50 ans au niveau des parcelles de culture de certains producteurs pour une triangulation des principales informations collectées au cours des enquêtes. Chaque groupe socioculturel a identifié quatre types de sols : sols bruns très concrétionnés, sols sableux sans concrétions, sols rouges et sols noirs lourds des bas-fonds. En général, les noms locaux des sols donnés par chaque groupe sont basés sur la texture, la couleur et la teneur en matière organique. Les caractéristiques de la végétation (83,13 % des personnes enquêtées), les caractéristiques physiques du sol (89,76 % des personnes enquêtées), la présence de la pédofaune (44,2 % des personnes enquêtées) et le niveau de rendement des précédentes cultures (94,75 % des personnes enquêtées) sont les principaux critères d’appréciation de la fertilité des sols par chaque groupe. Pour une évaluation appropriée de l’aptitude culturale des sols, une prise en compte des connaissances endogènes des différents groupes socio-culturels est indispensable.

2010 - Volume 17 - Numéro 2

Influence de différents systèmes de culture sur la productivité de sols cultivés des Hautes Terres de Madagascar et conséquences pour le bilan de phosphore | p
Auteurs :
H. Andriamaniraka, L. Rabeharisoa, R. Michellon, N. Moussa et C. Morel
Effets des systèmes de cultures en semis direct avec couverture végétale sur le ruissellement et l’érosion des cultures pluviales des Hautes Terres de Madagascar | p
Auteurs :
J.-M. Douzet, E. Scopel, B. Muller, J. Rakotoarisoa, A. Albrecht et N.C. Drazafindramanana
Stockage de carbone dans les sols sous systèmes de culture en semis direct sous couvert végétal (SCV) dans différents contextes pédoclimatiques à Madagascar | p
Auteurs :
T. Razafimbelo, A. Albrecht, , C. Feller , H. Ravelojaona, , N. Moussa , C. Razanamparany, C. Rakotoarinivo, H. Razafintsalama, R. Michellon, K. Naudin et L. Rabeharisoa
Bilan de l’azote minéral au cours du cycle du riz pluvial sous systèmes de culture en semis direct sous couverture végétale en sol ferrallitique argileux à Madagascar | p
Auteurs :
J. Rakotoarisoa, R. Oliver, J. Dusserre, B. Muller, J.-M. Douzet, R. Michellon, N. Moussa, L. A. Razafinjara, C. Rajeriarison et E. Scopel

2006 - Volume 13 - Numéro 2

Effet de différents systèmes de culture à couverture végétale sur le stockage du carbone dans un sol argileux des Hautes Terres de madagascar | p 113-128
Auteurs :
T.M. Razafimbelo(1), A. Albrecht(1), I. Basile(2), D. Borschneck(2), G. Bourgeon(3), C. Feller(4), H. Ferrer(1), R. Michellon(5),(6), N. Moussa(6), B. Muller(3), R. Oliver(3), C. Razanamparany(6), L. Seguy(3) et M. Swarc(7)
Adresse :
(1) IRD - UR 179 SeqBio, BP 64501, 34394 Montpellier Cedex 5, France
(2) CEREGE-CNRS-Université Paul Cezanne-Aix-Marseille III, Europôle Méditerranéen de l`Arbois, B.P. 80, 13545 Aix-en-Provence Cedex 4, France
(3) CIRAD - UPR Recyclage et risque, TA 40/01, Avenue Agropolis, 34398 Montpellier cedex 5, France
(4) IRD, Ambatoroka, BP 434, 101 Antananarivo, Madagascar
(5) CIRAD, Ampandrianomby, BP 853, 101 Antananarivo, Madagascar
(6) ONG TAFA, BP 266, 110 Antsirabe, Madagascar
(7) CIRAD - Laboratoire d`analyse, TA 40/01, Avenue Agropolis, 34398 Montpellier cedex 5, France
Résumé :
Stocker du carbone dans le sol permet d`améliorer ses propriétés physico-chimiques et de réduire les émissions de dioxyde de carbone vers l`atmosphère. L`effet des systèmes en semis direct avec couverture végétale (SCV) sur le stockage de C dans le sol est étudié sur un dispositif agronomique de longue durée (11 ans) à Antsirabe, Madagascar (16 °C, 1 300 mm). Quatre systèmes sont étudiés : un système en labour conventionnel avec exportation des résidus de récolte [CT m/s, rotation maïs (Zea mays L.)-soja (Glycine max. L.)], et trois systèmes en SCV sans travail du sol, et avec restitution des résidus de récolte [NT m/s, rotation maïs-soja ; NT m/m-d, rotation maïs-maïs avec une couverture végétale de Desmodium uncinatum ; et NT h/s-k, rotation haricot (Phaseolus vulgaris)-soja avec une couverture végétale de Pennissetum clandestinum]. Le sol est très argileux, à faible capacité d`échange cationique mais possédant des propriétés andiques pouvant influencer les potentialités de stockage du C du sol. A 0-5 cm, les teneurs en C sont plus élevées sous SCV (NT m/s, NT m/m-d et NT h/s) que sous labour (CT m/s), et à 5-10 cm, elles sont plus élevées sous NT m/m-d et NT m/s que sous NT h/s-k et CT m/s. Le stockage annuel de C, à masse de sol équivalente, est de 0,69 et 1,01 mg C.ha-1.an-1, sous NT m/s et NT m/m-d pour l`horizon équivalent à 0-20 cm, alors qu`il n`y a pas d`effet SCV observé pour l`horizon équivalent à 0-40 cm. Ceci peut être dû à la fois à l`absence réelle de stockage comme à une variabilité initiale des teneurs en C dans les horizons de profondeurs, car le labour n`est effectué que jusqu`à 20 cm de profondeur. Les différences de stockage de C entre NT et CT dans la couche 0-20 cm sont essentiellement attribuées aux quantités beaucoup plus importantes de résidus organiques restituées par les systèmes NT par rapport au système labouré CT, mais on peut aussi envisager qu`une partie de cette différence soit le fait d`une perte de C par érosion sous labour. Les teneurs en macroagrégats stables (MA, 200-2 000 μm) sont plus élevées sous NT m/s, NT h/s-k et NT m/m-d que sous CT m/s à 0-5 cm et à 5-10 cm. Cette teneur en MA est corrélée positivement (R = 0,408, p < 0,05, n = 24) avec la teneur en C du sol, ce qui pourrait induire (i) une amélioration de l`agrégation en fonction de l`augmentation de la teneur en C du sol et (ii) une protection du C se trouvant à l`intérieur de ces agrégats contre la minéralisation microbienne. Toutefois, la respirométrie ne montre pas une protection physique de C dans les sites de protection supérieurs à 200 μm pour NT m/s et CT m/s. Dans cette étude, le C stocké dans le sol pourrait alors être protégé contre la minéralisation par d`autres processus comme l`adsorption sur les colloïdes du sol ou la récalcitrance biochimique de la matière organique du sol.

2004 - Volume 11 - Numéro 1

Etude de l`effet à moyen et long terme des systèmes de culture sur la structure d`un sol limoneux-argileux du Nord du Bassin Parisien - Les enseignements de l`essai de longue durée d`Estrées-Mons (80) | p 11-20
Auteurs :
H. Boizard(1), G. Richard(2), P. Defossez(2), J. Roger Estrade(3) et J. Boiffin(2)
Adresse :
(1) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, Estrées-Mons, B.P. 136, 80203 Péronne cedex, France
(2) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, 02007 Laon Cedex, France
(3) INA P-G, UMR d`Agronomie INRA-INAPG, BP 01, 78850 Thiverval-Grignon, France.
Résumé :
L`étude de l`évolution à moyen et long terme de la structure des sols préoccupe les agriculteurs du Nord du Bassin Parisien. En effet la fréquence parfois élevée des cultures de printemps (betterave, maïs, pomme de terre) dans la succession implique souvent des conditions d`intervention au semis ou à la récolte en conditions humides avec du matériel lourd et puissant. Un essai au champ de longue durée a été mis en place en 1989 à Mons en Chaussée en Picardie pour étudier l`évolution de la structure du sol sous l`effet de systèmes de culture représentatifs de cette région et se caractérisant par des risques de compactage très contrastés. Les trois systèmes de culture comparés comportent un labour annuel. Ils se différencient par la nature de la succession (pois/blé d`hiver/colza/blé d`hiver ou betterave/blé d`hiver/maïs/blé d`hiver) et par les règles de cision concernant les dates d`intervention lors des semis et des récoltes. Le suivi de la structure de la couche labourée est basé sur une approche morphologique permettant de crire la structure de l`horizon labouré tous les ans après implantation de chaque culture de la rotation. Cette description est complétée par une évaluation quantitative de la proportion, dans la couche labourée, d`éléments structuraux dont la porosité structurale est très faible à nulle (état interne ∆). Les résultats présentés dans cet article montrent que cet indicateur est sensible, variant fortement d`une année à l`autre et entre les trois systèmes de culture. Ils suggèrent également que les évolutions observées sont réversibles. Concernant la partie du sol située sous le fond du labour, des observations complémentaires, menées dans le cadre de cet essai, ont montré que le passage répété d`engins de récolte en conditions humides provoquait un tassement de la couche de sol sous-jacente à l`horizon labouré sur une dizaine de centimètres d`épaisseur.

2004 - Volume 11 - Numéro 4

Action combinée des pratiques culturales et des lombriciens sur le sol - Morphologie porale, conductivité hydraulique et communautés lombriciennes suivant trois systèmes de culture | p 393-402
Auteurs :
M. Laman(1), G. Pérès(3), V. Hallaire*(1), P. Curmi(1)(2) et D. Cluzeau(3)
Adresse :
(1) INRA, Unité Sol et Agronomie Rennes Quimper, 65, route de Saint-Brieuc, 35042 Rennes
(2) ENESAD, Département Agronomie et Environnement, Équipe Milieu Physique et Environnement,
26, bd Dr Petitjean, BP 87999, 21036 Dijon Cedex
(3) CNRS, UMR 6553 `Ecobio` - Laboratoire d`Ecologie du Sol et de Biologie des Populations, Station Biologique,
35380 Paimpont
* Auteur correspondant : hallaire@roazhon.inra.fr
Résumé :
L`activité des lombriciens et les pratiques culturales entraînent des modifications de la porosité à différents niveaux d`analyse, notamment celui de la mésoporosité (pores de diamètre équivalent compris entre 30 et 1 000 μm), où l`eau peut être faiblement retenue ou s`écouler lentement. L`évolution de la structure des sols en zone tempérée, est peu crite à ce niveau d`analyse. L`objectif de cette étude est de comprendre, à travers la comparaison de trois systèmes de culture, les effets de communautés lombriciennes naturellement présentes et des pratiques culturales sur les relations entre la morphologie de la mésoporosité et le comportement hydrodynamique de l`horizon de surface d`un sol.
Le dispositif expérimental est composé d`une monoculture de maïs fertilisée au lisier, d`une rotation maïs/raygrass (1 an / 3 ans) en phase prairie également fertilisée au lisier et d`une prairie ancienne pâturée (association raygrass - trèfle blanc). L`horizon 0-10 cm du sol a fait l`objet d`une caractérisation morphologique de la mésoporosité par analyse d`images 2D de résolution spatiale 40 μm.pixel-1 et de mesures de la porosité totale. Les courbes de conductivité hydraulique en fonction du potentiel matriciel ont été calculées à partir de mesures d`infiltration à quatre potentiels (-0,05 ; -0,2 ; -0,6 ; et -1,5 kPa) réalisées à la surface du sol à l`aide d`infiltromètres à disque. L`utilisation d`eau teintée au bleu de méthylène a permis d`identifier la porosité fonctionnelle. Les communautés lombriciennes, extraites au terrain, ont été caractérisées par le nombre d`individus, les espèces présentes et la structure écologique fonctionnelle (catégorie écologique couplée au stade de veloppement).
Les pratiques culturales influencent significativement les communautés lombriciennes en termes d`abondance des individus et de diversité fonctionnelle. Dans le maïs, le petit nombre de pores tubulaires est lié à la faible abondance de vers, en particulier des anéciques, et de racines. Dans la prairie pâturée, le tassement par piétinement de bovins affecte les pores d`assemblage d`agrégats. La forte conductivité hydraulique dans la prairie de rotation est due à une diversité lombricienne plus grande que dans le maïs et à l`absence de piétinement par rapport à la prairie pâturée. L`analyse morphologique de la mésoporosité a permi d`expliquer les différences de fonctionnement hydrodynamique mesurées entre les trois parcelles. Des relations entre communautés lombriciennes et propriétés physiques ont été analysées grâce à une méthodologie originale qui prend en compte la diversité des espèces, ainsi que des paramètres morphologiques et physiques correspondant à un niveau d`analyse peu exploré.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Indicateurs de fertilité et durabilité des systèmes de culture au but du XIXe siècle - L`approche de Albrecht THAËR (1752 - 1828) | p 33-46
Auteurs :
C. Feller(1), J. Boulaine(2) et G. Pedro(2)
Adresse :
(1) IRD (ex-Orstom), Laboratoire de Biogéochimie du Sol, CENA-USP, CP 96, 13400-970 Piracicaba (SP), Brésil.
(2) Académie d`Agriculture de France, 18 rue Bellechasse, 75007 Paris, France
Résumé :
L`identification d`indicateurs robustes et quantifiés de la fertilité du milieu en vue d`une évaluation à long terme de la durabilité des systèmes de culture est une préoccupation majeure de la recherche agronomique actuelle, tant dans les pays du Nord que du Sud. Cette question a été abore au tout but du XIXe siècle par l`agronome allemand Albrecht Daniel Thaër et il nous paraît intéressant de rappeller ici ses travaux. Dans un premier temps, nous resituons l`oeuvre de Thaër dans son contexte historique, de la fin du XVIe (Palissy) jusqu`au milieu du XIXe siècle (Liebig). Puis nous montrons comment Thaër élabore une échelle de fertilité quantifiée (en ` degrés de fécondité du sol `) extrèmement élaborée, intégrant les propriétés du sol, la demande de la plante, les itinéraires techniques mis en jeu et les successions culturales. Ces degrés se réfèrent à une productivité pour une céréale standard, le seigle ; l`unité est le scheffel de seigle par journal (environ 2 q/ha). A partir de cet outil, Thaër analyse, de manière chiffrée, la pertinence des principaux systèmes de culture de l`Allemagne de l`époque (assolements complexes) pour le maintien ou l`amélioration de la fertilité du milieu. Il donne une échelle de ` Valeur intrinsèque du terrain ` (tableau 1). Ses commentaires s`inscrivent directement dans la problématique de la durabilité. Des applications sont données pour l`analyse d`assolements complexes (tableau 2). Les calculs sont faits pour 8 systèmes de culture plutôt théoriques (tableau 3) et 9 systèmes réels. Les mêmes tendances de variation sont observées entre les deux approches. Ici Thaër fait en quelque sorte de la molisation sans le savoir. Enfin Thaër complète cette analyse agronomique par une analyse économique extrèmement taillée de ces 9 systèmes de culture (tableau 4) et commente les limites et potentialités de chacun. Ce système de Thaër a été très utilisé pendant un demi-siècle et probablement avec succès, car intégrant un grand nombre de connaissances empiriques sur les sols et la fertilisation organique. Malheureusement, les bases scientifiques de ce système, la ` théorie de l`humus `, se sont avérées finitivement fausses à partir de 1840 avec les travaux de Liebig et la ` théorie de la nutrition minérale ` des plantes. Ceci a beaucoup nui à Thaër pour sa célébrité posthume et l`on a un peu oublié, au-dede ce choix théorique mauvais mais aux applications pratiques efficaces, combien cet homme fut un grand savant. Il mérite d`être recouvert aujourd`hui avec nos propres interrogations.

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