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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Céline Collin Bellier (présidente de l'Afes)
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
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Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Production du ruissellement sur un sol sableux cultivé après sarclage au Sahel | p 101-112
Auteurs :
M. Malam Abdou
Résumé :
L’extension concomitante des zones cultivées et encroûtées au Sahel et la hausse des ruissellements qui en découle ont amené des chercheurs à s’intéresser aux impacts des pratiques agricoles sur l’encroûtement des sols. Ce travail étudie l’effet du sarclage et des outils aratoires sur la production du ruissellement sur un sol sableux cultivé de l’Ouest du Niger. Des mesures de ruissellement et d’infiltration sont de ce fait réalisées, à l’aide des parcelles expérimentales et d’un infiltromètre à succion contrôlée, sur des surfaces sarclées avec la iler manuelle et celle à traction animale. Ces mesures, effectuées après chaque pluie, visent à analyser l’aptitude au ruissellement de ces surfaces en fonction des cumuls de pluie qui y sont enregistrés depuis le sarclage. Les résultats montrent que la production de ruissellement est faible après le sarclage (9 % de la pluie, contre 30 % avant le sarclage) grâce à la porosité créée par cette opération et qui augmente l’infiltration. Cependant, l’effet bénéfique du sarclage sur l’infiltration s’estompe dès que la surface enregistre un cumul de pluie de l’ordre de 80 mm après le sarclage. Dès lors, l’aptitude au ruissellement augmente et la surface cultivée produit régulièrement un volume de ruissellement équivalent, voire supérieur, à celui mesuré sur une surface en jachère. L’augmentation du ruissellement met donc en évidence l’encroûtement des sols cultivés. Ceci est confirmé par la faible valeur de conductivité hydraulique (10 mm.h-1) mesurée sur ces sols, valeur qui correspond à celle mesurée sur une croûte d’érosion. L’encroûtement est plus rapide si le sarclage est effectué avec la iler manuelle. Tous ces résultats apportent un éclairage sur la dynamique des sols cultivés qui pourrait contribuer à l’amélioration de la performance des modèles de production des ruissellements sur ces sols en zone sahélienne.

2008 - Volume 15 - Numéro 2

Potentiel et effets des résidus de culture de canne à sucre pour la conservation des sols ferrallitiques d`une exploitation agricole de la région de Mbandjock (sud Cameroun) | p 113-130
Auteurs :
E. Tolale(1), R. Yongue-Fouateu(1), Z. Boli Baboule(2) et P. Bilong(3)
Adresse :
1) DST Faculté des Sciences, Université de Yaoundé1, B.P. 812 Yaoundé, Cameroun
2) IRAD, B.P.2123 Yaoundé, Cameroun
3) Faculté des Sciences, Université de Douala, Cameroun
Résumé :
Des problèmes de dégradation des sols se sont posés avec acuité ces dernières années à la Société Sucrière du Cameroun (SOSUCAM) à Mbandjock (Sud Cameroun) où près de 20 000 ha de terres sont exploités en culture pluviale de canne à sucre. Du diagnostic du risque érosif mené dans l`exploitation, il ressort que l`itinéraire technique cultural et les pistes sont des facteurs qui aggravent les effets nocifs des eaux de pluies sur les sols et sur les cultures. L`approche de gestion de ce risque intègre l`utilisation des résidus de plantation de canne dans la maîtrise du ruissellement et de l`érosion sur les versants par le paillage des pistes de limite des parcelles (pistes de carreaux) orientées dans le sens des écoulements des eaux.
Les résidus de culture générés au niveau des différentes séquences de la culture (récolte des semences, plantation, récolte de production après brûlage) sont d`une part caractérisés et quantifiés en procédant par l`échantillonnage, le triage, le séchage et la pesée à poids constant ; d`autre part, on apprécie la distribution spatiale des résidus et la dynamique superficielle du sol par le suivi des états de surface du sol sur les pistes et les cultures.
Les résultats montrent que les résidus de culture de canne à sucre sont constitués de paille, de bouts blancs, de morceaux et de tiges entières de canne. La fréquence de distribution des différents types de résidus varie en fonction de la séquence de culture et du temps. Les parcelles semencières laissent à la récolte en moyenne 15 t ha-1 de matière sèche ; les parcelles récoltées après brûlage en laissent environ 8 t ha-1, les parcelles de plantation 6 t ha-1. Sur les pistes récemment paillées, on en a observé 3,5 t ha-1 contre 1 t ha-1 sur celle paillée depuis un an. Dans les chantiers de plantation, la masse de résidus aux lieux de livraison des semences par unité d`exploitation (carreau) semble suffisante pour pailler les pistes à une charge de plus de 10 t ha-1. L`efficacité de ce paillage dépend de la richesse des résidus en bouts blancs et en tiges de canne entières ou en morceaux, et de la régularité du profil transversal de la piste.
Les résidus de récolte de canne entretiennent l`ouverture du sol, améliorant de ce fait sa perméabilité et freinant l`érosion. La protection du sol semble plus efficace dans le système de production sans brûlage, et pourrait être meilleure si les travaux de préparation du sol étaient réduits.

2007 - Volume 14 - Numéro 3

Utilisation du modèle STREAM pour raisonner les aménagements fonciers | p 179-194
Auteurs :
Lheriteau M., Ouvry J-F., Souchère V., Lechène S.
Résumé :
En Pays de Caux, les ruissellements sur parcelles agricoles sont à l’origine de troubles importants en fréquence et en coûts, tels que de l’érosion concentrée, des coulées de boues et de la turbidité de l’eau potable. Les pentes y sont faibles (< 3%), le réseau de concentration du ruissellement est donc fortement dépendant de la forme des parcelles, de leurs limites et du sens de culture par rapport à la pente.
Depuis les années 1997, dans les opérations d’aménagement foncier, des aménagements sont proposés et réalisés pour limiter le risque érosif par ruissellement concentré. Dans le cadre d’une opération de ce type, en cours dans un bassin versant de 501 ha, nous avons cherché à utiliser STREAM pour localiser les zones à risque d’écoulements concentrés et donc déterminer celles qui feront l’objet d’une proposition d’aménagement. Après obtention des paramètres d’entrée, le modèle STREAM a permis de comparer le réseau d’écoulement et les volumes écoulés avant et après les opérations de remembrement et cela pour différents événements pluvieux d’hiver et de printemps, avec des périodes de retour de 2 à 20 ans. Les résultats graphiques font bien ressortir toutes les modifications du réseau de concentration des écoulements sur le plateau, du fait des changements de limites et de taille des parcelles. Puisque globalement l’occupation du sol est volontairement restée identique, il n’y a pas de différence significative dans les volumes totaux à l’exutoire du bassin versant. Par contre sur le plateau, STREAM met bien en évidence des modifications locales importantes liées par exemple à la suppression d’une prairie (50 % de ruissellement en plus). STREAM a aussi permis de tester l’impact de l’aménagement de deux mares tampon sur les écoulements.
Les résultats obtenus démontrent que l’utilisation de STREAM au cours d’un aménagement foncier peut être utile, et permettent aussi de déterminer sous quelles conditions il est un outil d’aide à la décision pour le bureau d’études. Il permet de dégager les atouts du parcellaire existant afin de les conserver dans le projet et de tester le nouveau parcellaire au stade de l’avant projet afin de voir son impact sur le réseau d’écoulement. Suivant les marges de manœuvre disponibles, le bureau d’études peut alors proposer des aménagements anti érosifs ou modifier le projet de parcellaire.

2005 - Volume 12 - Numéro 1

Mode de travail du sol, ruissellement et propriétés hydrodynamiques sur un dispositif expérimental de l`Ouest de la France | p 55-68
Auteurs :
D. Heddadj(1), C. Gascuel-Odoux(2), P. Cotinet(1) et Y. Hamon(2)
Adresse :
(1) Station expérimentale de Kerguehennec, Chambre d`agriculture du Morbihan, 56500 Bignan, France.
(2) UMR Sol Agronomie Spatialisation INRA-ENSAR, 65 Route de Saint Brieuc, CS 84215, 35042 Rennes Cedex, France.
Résumé :
Les techniques sans labour sont en plein essor, alors qu`il existe peu de références en France de leur impact sur les caractéristiques hydro-dynamiques des sols et le ruissellement. Un dispositif expérimental en rotation maïs/blé a mis en comparaison, dans le contexte de l`Ouest de la France, un travail du sol avec labour avec deux modalités en non labour depuis quatre ans, l`une en semis direct, l`autre en travail superficiel du sol. Aucune opération de décompaction du sol n`a été réalisée. Chaque modalité comporte trois sous parcelles sur lesquelles le ruissellement de surface a été suivi sur les périodes clés. Les mesures de conductivité hydraulique proche de la saturation et des tests de simulation de pluie complètent ce suivi. La sensibilité des sols au ruissellement est très variable selon les sous parcelles, mais reste globalement faible quelle que soit la modalité. En condition de pluies naturelles et à un événement près, seuls des évènements hivernaux conduisent à du ruissellement durant les quatre années de suivi. Les mesures sous simulation de pluie montrent que la sensibilité des sols au ruissellement est : plus faible en non labour qu`en labour en conditions de printemps, où le ruissellement apparaît contrôlé par les états de surface du sol ; plus forte en non labour qu`en labour en conditions hivernales, où le ruissellement apparaît contrôlé par les propriétés hydrodynamiques et les conditions hydriques du profil de sol. Ces résultats conduisent à préconiser en hiver, dans certaines conditions pédo-climatiques et agronomiques, une gestion attentive des états structuraux du sol en non labour, notamment pour l`application hivernale de pesticides, afin de préserver la qualité des eaux de surface.

2002 - Volume 9 - Numéro 2

Mise en valeur des Ferralsols de la région du Cerrado (Brésil) et évolution de leurs propriétés physiques : une étude bibliographique | p 83-104
Auteurs :
L.C. Balbino(1)(2), M. Brossard(3), J-C Leprun(4) et A. Bruand(5)
Adresse :
(1) INRA, Unité de Science du Sol. Centre de Recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 Olivet Cedex, France
(2) EMBRAPA Arroz e Feijão, BP 179, 75375-000 Santo Antônio de Goiás, GO, Brésil
(3) IRD/EMBRAPA Cerrados, BP 7091, 71619-970 Brasília, DF, Brésil
(4) IRD, BP 5045, 34032 Montpellier Cedex, France
(5) Institut des Sciences de la Terre d`Orléans (ISTO), Université d`Orléans, BP 6759, 45067 Orléans Cedex 2, France
Résumé :
Le Cerrado recouvre 206 millions d`hectares et représente environ un quart du territoire Brésilien. Cette région correspond originellement à des écosystèmes de type savane tropicale. Le développement de l`agriculture n`y débute réellement qu`à la fin du XIXème siècle, s`accélère au XXème siècle durant les années trente et atteint son maximum entre les années 60 et 80. Aujourd`hui, cette région, où les surfaces affectées à l`activité agricole n`augmentent plus que très lentement, voit sa structure foncière évoluer avec le développement des grandes exploitations et le potentiel agricole de ses sols de plus en plus fréquemment dégradé par des pratiques agricoles extractivistes.
Dans ce contexte, les Ferralsols qui couvrent environ la moitié de la surface du Cerrado constituent un modèle très sensible, leurs propriétés chimiques et physiques pouvant être rapidement affectées par les pratiques agricoles. S`il est bien établi que la fertilité chimique est rapidement affectée par la mise en culture, cela apparaît être nettement moins bien établi pour la fertilité physique. En effet, l`analyse détaillée de la littérature montre que si la gestion de la fertilité chimique des Ferralsols pour de nombreuses cultures repose aujourd`hui sur de nombreux travaux, la gestion de la fertilité physique est en revanche moins bien établie. Les études révèlent que la mise en culture s`accompagne d`une importante et rapide évolution de la porosité en surface qui se traduit fréquemment par une augmentation de la masse volumique alors que celle-ci est faible sous végétation naturelle, en particulier dans les Ferralsols argileux. On observe alors une diminution de la stabilité structurale, un accroissement de la proportion d`argile dispersable dans l`eau, une augmentation de la résistance à la pénétration et une plus faible conductivité hydraulique.
Enfin, si un certain nombre d`études ont bien montré comment évoluaient les propriétés physiques en fonction de l`usage des Ferralsols, il n`en reste pas moins que la qualité des résultats obtenus est encore très inégale et que les études sont très partielles. Il en résulte que ces résultats sont difficilement généralisables à l`ensemble des Ferralsols du Cerrado. Par conséquent, le rôle de l`évolution des propriétés physiques dans celle de l`évolution globale de la fertilité de Ferralsols lorsqu`ils sont mis en culture reste difficile à cerner.

2002 - Volume 9 - Numéro 4

Capacités de stockage et d`épuration des sols de dispositifs enherbés vis-à-vis des produits phytosanitaires Première partie : Dissipation des produits phytosanitaires à travers un dispositif enherbé ; mise en évidence des processus mis en jeu par simulation de ruissellement et infiltrométrie | p 269-286
Auteurs :
C. Souiller(1), Y. Coquet(2), V. Pot(2), P. Benoit(2), B. Réal(3), C. Margoum(1), B. Laillet(1), C. Labat(2), P. Vachier(2) et A. Dutertre(3)
Adresse :
(1) Cemagref, Groupement de Lyon, Unité de Recherche « Qualité des Eaux et Prévention des Pollutions », 3 bis Quai Chauveau, 69009 LYON
(2) UMR INRA/INAPG Environnement et Grandes Cultures, 78850 THIVERVAL-GRIGNON
(3) ITCF (Institut Technique des Céréales et des Fourrages) - Services Techniques de Production, Domaine de Brunehaut, 80200 ESTREES-MONS - Ferme expérimentale de la Jaillère, 44 370 LA CHAPELLE SAINT SAUVEUR
Résumé :
Des expériences menées depuis le début des années 90 ont montré que des bandes enherbées peuvent retenir jusqu`à 90 voire 99 % de la quantité totale de produits phytosanitaires qui quitte une parcelle agricole via le ruissellement. Néanmoins, afin d`édicter des règles précises en matière d`installation et de dimensionnement de ces structures, il est indispensable de mieux comprendre leur fonctionnement. Pour cela, un dispositif de simulation de ruissellement a été mis au point qui permet d`identifier les paramètres impliqués dans la dissipation des produits phytosanitaires à travers une bande d`herbe de 3 m sur 1 m. Ces travaux, complétés par des expériences d`infiltrométrie, mettent en évidence le rôle prépondérant de l`infiltration favorisée par la traversée d`un sol enherbé. Par ailleurs, l`adsorption des produits phytosanitaires à la surface du dispositif peut, elle aussi, jouer un rôle non négligeable dans la réduction des concentrations aval. En revanche, ce processus est très dépendant des propriétés physico-chimiques des substances utilisées et de la saison. En conditions expérimentales, les molécules dont le coefficient Koc est relativement important, sont beaucoup mieux retenues que les autres. Cette rétention est en outre plus importante en période estivale qu`hivernale.

1999 - Volume 6 - Numéro 3

Paramétrisation du potentiel de ruissellement des bassins versants au moyen de la Télédétection et des Systèmes d`Informations Géographiques - Application à des bassins versants du Pays de Caux | p 181-199
Auteurs :
E. Blanchard (1), C. King (1), Y. Le Bissonnais (2), A. Bourguignon (1), V. Souchère (3), J-F. Desprats (1) et P. Maurizot (1)
Adresse :
(1) BRGM, Service Aménagement et Risques Naturels, 3 avenue C. Guillemin, BP 6009, 45060 Orléans CEDEX 2, France
(2) INRA, Unité de Science du Sol, SESCPF, BP 20619, Ardon 45166 Olivet CEDEX, France
(3) INRA, SAD Ile de France, RD 10 (Route de St Cyr), 78026 Versailles CEDEX, France
Résumé :
Des dégâts croissants liés au ruissellement excessif en Pays de Caux préoccupent les instances régionales qui sont en charge de l`aménagement du territoire. Nous proposons une méthodologie qui vise à estimer des paramètres du ruissellement au moyen de la télédétection et des SIG. Elle permet de proposer une comparaison objective des contraintes intrinsèques et anthropiques de chaque bassin versant cultivé de 1 000 à 5 000 ha.
Les caractéristiques de ruissellement potentiel sont analysées à partir des composantes de l`occupation du sol aggravant ou freinant le ruissellement et de leur distribution sur trois espaces fonctionnels différents en terme de ruissellement. Les paramètres retenus sont : la proportion et la compacité des surfaces contributives au ruissellement sur la partie amont des versants, la proportion des axes de concentration des eaux de surface non couverts par des prairies et enfin, la proportion de fortes pentes non occupées par des prairies ou des forêts.
L`analyse de l`évolution temporelle de ces indices et la comparaison entre bassins montrent l`importance des changements favorables au ruissellement qui ont pu intervenir entre 1990 et 1997.
La connaissance de ces changements est une information importante pour les acteurs régionaux. L`intérêt de ces paramètres réside dans leur utilisation pour identifier les zones sensibles au ruissellement. Ils peuvent donc servir d`outils d`aide à la décision dans le cadre d`une politique d`aménagement des bassins versants visant à réduire le ruissellement. La perspective d`une généralisation de ces indices pour une étude de sensibilité régionale est envisagée.

1996 - Volume 3 - Numéro 1

États de surface, structure hydrographique et érosion en rigole de bassins versants cultivés du Nord de la France | p 53-70
Auteurs :
B. Ludwig(1), A.V. Auzet(2), J. Boiffin(1), F. Papy(3), D. King(4) et J. Chadoeuf(5)
Adresse :
(1) INRA - Unité d`Agronomie de Laon Péronne, rue Fernand Christ, F 02007 LAON cedex
(2) CEREG - URA 95 CNRS, 3 rue de l`Argonne, F 67083 STRASBOURG cedex
(3) INRA - SAD, F-78850 THIVERNAL-GRIGNON
(4) INRA - Unité de Science du Sol, S.E.S.C.P.F., Avenue de la Pomme de Pin, F 45160 ARDON
(5) INRA - Unité de Biométrie d`Avignon, Domaine St Paul, Site Agroparc, F 84914 AVIGNON Cedex 9
Résumé :
La variabilité de l`érosion en rigole issue d`un ruissellement concentré a été analysée en fonction des caractéristiques topographiques, pédologiques et agraires de 33 bassins versants élémentaires cultivés (BVE). D`une superficie comprise entre 3 et 95 ha, ces BVE ont été sélectionnés dans le Nord de la France et étudiés au cours de quatre périodes hivernales (de 1988/89 à 1991/92). La variation des taux d`érosion, c`est-à-dire du volume des rigoles rapporté à la surface du BVE, est forte (0 à 11.7 m3/ha) et est corrélée à l`aire des zones présentant un état structural superficiel propice au ruissellement. Ces zones sont identifiées d`après le stade d`évolution des croûtes de battance, l`importance des traces de roue et la rugosité. Les coefficients de ruissellement mesurés à l`exutoire de trois bassins versants sont également corrélés à la proportion du BVE occupée par ces zones.
Pour une meilleure compréhension de l`érosion en rigole, une analyse de la structure hydrographique des BVE a été réalisée. Cette structure hydrographique se compose d`un réseau de collecteurs du ruissellement qui est constitué par des motifs linéaires topographiques ou agraires. Ce réseau est découpé en segments, caractérisés par leur longueur, leur pente, la sensibilité du sol à l`incision et l`aire contributive au ruissellement connectée au segment. La fréquence de présence d`une incision le long d`un segment est fortement corrélée à la pente et à l`aire contributive au ruissellement. Pour les segments présentant une incision, la section incisée de la rigole est corrélée à l`aire contributive au ruissellement, à la pente et à la sensibilité du sol à l`incision. Le taux d`érosion en rigole estimé au niveau du BVE, en tenant compte de cette structure hydrographique, est étroitement corrélé avec les taux d`érosion mesurés. On montre ainsi que la position spatiale relative des aires contributives au ruissellement et du réseau des collecteurs est déterminante vis à vis des risques d`érosion en rigole. La modélisation de ce type d`érosion devrait intégrer un sous-modèle décrivant cette structure hydrographique, ainsi que son évolution au cours du temps sous l`effet du climat et des pratiques agricoles.

1995 - Volume 2 - Numéro 3

Contrôle du ruissellement, de l`érosion et des pertes de phosphore par les résidus de culture, sous pluie simulée | p 173-182
Auteurs :
N. Koro(1), C. Bernard(2) et M. R. Laverdière(3)
Adresse :
(1) Direction des Forêts et de la Protection de l`environnement, Service du Reboisement et de la Conservation des sols, B.P. 447, N`Djamena, Tchad
(2) Ministère de l`Agriculture, des Pêcheries et de l`Alimentation du Québec, Service des Sols, 2700 rue Einstein, Sainte-Foy (QC), Canada, G1P 3W8
(3) Université Laval, Département des Sols Sainte-Foy (QC), Canada, G1K 7P4
Résumé :
Cette étude visait à évaluer, pour deux sols à texture contrastée, l`effet de quatre niveaux de résidus de culture (0, 500, 1 000 et 2 000 kg ha-1) sur le ruissellement, l`érosion et la perte de phosphore par ruissellement superficiel. Trois pluies artificielles, de même intensité, ont été appliquées aux 24 unités expérimentales, permettant de réaliser les mesures sous trois niveaux croissants d`humidité initiale du sol. Le volume d`eau ruisselée et les pertes de sol ont augmenté avec la séquence des pluies, mais diminué avec l`augmentation de la quantité de résidus laissés à la surface. La présence de quantités croissantes de résidus s`est traduite par une réduction des pertes de phosphore total, mais aussi par une augmentation des pertes de phosphore dissous, si bien que la réduction des pertes de phosphore biodisponible n`a atteint que 60 à 70% de celles de phosphore total. Cette étude tend donc à démontrer que le maintien de résidus à la surface du sol est très efficace pour le contrôle de l`érosion. Le gain environnemental escomptable de cette pratique, en termes de réduction des pertes de phosphore total et biodisponible, est réel mais moins important que la réduction de la perte de sol.

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