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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Céline Collin Bellier (présidente de l'Afes)
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
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Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Analyse de la diversité des sols et des micro-organismes telluriques à l’échelle d'un paysage : approche par cartographie numérique | p 35-52
Auteurs :
C. Swiderski, N.P.A. Saby, C. Ratié, C. Jolivet, D. Arrouays, S. Dequiedt, P.-O. Redon
Résumé :
L’Observatoire pérenne de l’environnement (OPE) de l’ANDRA a mis en œuvre depuis 2007 un réseau d’inventaires et d’observations à long terme des différents milieux de l’environnement sur un territoire de 240 km2 dans les départements de la Meuse et de la Haute-Marne. Un réseau de suivi et d’observation de la qualité des sols a ainsi été mis en place selon un maillage systématique en suivant un protocole d’échantillonnage et d’analyse de type « RMQS » conduit à l’échelle du paysage sur une grille de 1,5 km x 1,5 km. Des prélèvements d’échantillons composites ont été effectués lors de 4 campagnes successives entre 2009 et 2012 sur un total de 127 sites, dont 57 disposaient en plus d’une fosse pédologique. Les propriétés physico-chimiques (texture, carbone, pH, calcaire, azote, CEC, phosphore assimilable, cations échangeables et éléments majeurs totaux) et microbiologiques (structure des communautés microbiennes) ont été analysées dans le but d’établir un état de référence des sols de la zone d’observation. Ces observations ont servi de base à une analyse statistique afin de comprendre la distribution spatiale de la diversité pédologique et des micro-organismes telluriques à l’échelle d’un paysage, et les facteurs qui la pilotent. Pour cela, nous avons eu recours aux techniques de cartographie numérique. Nous avons ainsi couplé des analyses en composantes principales (ACP) sous contraintes spatiales avec des outils de régression et de géostatistique (krigeage universel). Les ACP ont été réalisées sur trois matrices différentes regroupant respectivement les données des principales propriétés pédologiques, les communautés bactériennes et les communautés de champignons toutes deux caractérisées par les empreintes moléculaires issues des analyses de type ARISA. Nous avons ensuite tenté d’expliquer les trois premiers axes de chacune des ACP en les mettant en relation avec des covariables environnementales dont la couverture spatiale est exhaustive sur la zone d’étude. Deux algorithmes ont été testés : les arbres de régressions boostés implémentés dans la librairie « gbm » et dans la librairie Cubist du logiciel de statistique R. Les covariables environnementales retenues sont : (1) les dérivées morphométriques issues du MNA à la résolution de 25 mètres (15 variables), (2) l’occupation du sol, (3) le fond géologique (carte géologique à 1/50 000) et (4) les unités cartographiques du sol issues de la carte pédologique à 1/50 000. Enfin, les résidus des modèles de régression ont été interpolés par des techniques géostatiques. L’ensemble de la procédure a été validée par validation croisée.
Malgré une relative homogénéité, les propriétés physico-chimiques des sols se distribuent selon la nature géologique et pédologique de la zone ainsi que selon la géomorphologie du paysage (MNA et ses dérivées) et l’occupation du sol. La structure génétique des communautés bactériennes et fongiques présente des structures spatiales moyennement marquées à l’échelle du paysage. Les communautés bactériennes s’organisent selon la morphologie du relief (rugosité, orientation des pentes), les unités cartographiques des sols et les structures hydrologiques (distance au plus proche court d’eau). La distribution des communautés fongiques est impactée par la topographie, et les structures hydrographiques. La performance des 6 modèles construits mesurée par le R² varie de 0,13 à 0,94. Nos résultats confirment qu’il est possible d’identifier et de hiérarchiser les filtres environnementaux qui pilotent les diversités physico-chimiques et biologiques du sol à l’échelle d’un paysage.

2014 - Volume 21 - Numéro 1

Le Réseau Mixte Technologique Sols et Territoires : développer la connaissance des sols dans les territoires. Principes, bilan et perspectives | p
Auteurs :
C. Guellier, M. Bardy, S. Andrianarisoa, B. Balloy, L. Bargeot, A. Chafchafi, C. Ducommun, F. Kockmann, B. Laroche, B. Lemercier, J. Moulin, J. Sauter, O. Scheurer, F. Templereau, N. Schnebelen, J.-L. Fort
Résumé :
Dans une perspective de gestion durable des territoires, des outils et compétences sont nécessaires et attendus pour prendre en compte les sols dans l’action publique. Le RMT Sols & Territoires, créé le 29 octobre 2010, est organisé autour de deux enjeux centraux visant la connaissance et la valorisation des données sols spatialisées. Dans le cadre de son renouvellement, une évaluation du réseau a été faite en 2013. Cet article en présente les principaux résultats, ainsi que les perspectives du réseau.
En seulement 3 ans, le RMT Sols et Territoires a su fédérer et animer un réseau de partenaires dynamique, qui a vu le lancement de nombreux chantiers dont les premières productions sont « visibles ». Pendant près de 3 ans, le RMT a mobilisé 13 partenaires fondateurs soit 46 personnes et 9 Equivalent Temps Plein (ETP) qui ont participé activement aux différents chantiers. Le public touché par le réseau au travers des séminaires, de l’infolettre et du site internet est d’environ 1 500 personnes. L’enjeu du réseau pour les années à venir sera de consolider et élargir son partenariat et d’intégrer des thématiques nouvelles parmi ses actions.

2009 - Volume 16 - Numéro 3

Intégration de la biodiversité des sols dans les réseaux de surveillance de la qualité des sols : Exemple du programme-pilote à l`échelle régionale, le RMQS BioDiv | p 187-202
Auteurs :
D. Cluzeau, G. Pérès, M. Guernion, R. Chaussod, J. Cortet, M. Fargette, F. Martin-Laurent, T. Mateille, C. Pernin, J-F. Ponge, N. Ruiz-Camacho, C. Villenave, L. Rougé, V. Mercier, A. Bellido, M. Cannavacciuolo, D. Piron, D. Arrouays, L. Boulonne, C. Jolivet, P. Lavelle, E. Velasquez, O. Plantard, C. Walter, B. Foucaud-Lemercier, S. Tico, J-L. Giteau et A. Bispo

2008 - Volume 15 - Numéro 3

Détection de valeurs anomaliques d`éléments traces métalliques dans les sols à l`aide du Réseau de Mesure de la Qualité des Sols | p 183
Auteurs :
E. Villanneau(1), C. Perry-Giraud(1), N. Saby(1), C. Jolivet(1), F. Marot(2), D. Maton(3), A. Floch-Barneaud(4), V. Antoni(5) et D. Arrouays(1)
Adresse :
1) INRA, unité INFOSOL, 2163 avenue de la Pomme de Pin, CS 40001 Ardon, 45075 Orléans Cedex 2
2) ADEME, département Sites et Sols pollués, 20 avenue du Grésillé, BP 90406, 49004 Angers Cedex 01
3) BRGM, service Environnement industriel et Procédés Innovants, 3 avenue Claude Guillemin, BP 36009, 45060 Orléans Cedex 2
4) NERIS, unité Déchets et Sites Pollués, Parc technologique ALATA, BP 2, 60550 Verneuil en Halatte
5) IFEN, 5 route d`Olivet, BP 16105, 45061 Orléans Cedex 2
Résumé :
Les éléments traces dans les sols peuvent avoir deux origines : naturelle ou anthropique. À défaut de pouvoir strictement déterminer, dans la plupart des cas, l`une ou l`autre des origines, il est possible de déterminer le cumul du fond pédogéochimique et d`une éventuelle contamination diffuse communément appelé ` bruit de fond ` et nommé ici de manière plus appropriée ` teneurs habituelles `. La limite supérieure de ces teneurs habituelles est établie à l`aide de vibrisses calculées localement et permettant de determiner des anomalies ponctuelles. Les données du Réseau de Mesure de la Qualité des Sols ont servi de base au calcul de la vibrisse de Tukey. Dans le cas des quatre éléments principalement présentés dans ce travail (plomb, zinc, cuivre, cadmium totaux et extractibles), les fortes vibrisses témoignent soit de valeurs naturellement fortes (cadmium dans les calcaires jurassiques), soit de contaminations diffuses d`origine anthropique (plomb et zinc autour des grandes agglomérations). Les vibrisses permettent d`établir un indicateur détectant une teneur en un
élément trace ayant une valeur suspecte tout en tenant compte du contexte local.

2007 - Volume 14 - Numéro 4

Une analyse des stratégies d`échantillonnage des réseaux de surveillance de la qualité des sols en Europe | p 317-326
Auteurs :
X. Morvan(1,2), A. Richer de Forges(1), D. Arrouays(1), C. Le Bas(1), N. Saby(1), R.J.A. Jones(3), F.G.A. Verheijen(3), P. Bellamy(3), M. Kibblewhite(3), M. Stephens(3), A. Freudenschuss(4), P. Strauss(5), H. Spiegel(6), A. Verdoodt(7), E. Goidts(8), G. Colinet(9), T. Sishkov(10), N. Kolev(10), V. Penizek(11), J. Kobza(11), T. Balström(12), P. Penu(13), T. Köster(14), C. Jolivet(1), R. Baritz(15), C. Kosmas(16), J. Berényi Üveges(17), G. Becher(18), J.P. Renaud(19), A.H. Arnoldussen(20), P. Pavlenda(21), P. Neville(22), P. Michopoulos(23), E. Herzberger(24), P. Simoncic(25), D. Fay(26), V.V. Buivydaite(27), A. Karklins(28), J. Kobza(29), S. Camilleri(30), S. Sammut(30), A. Higgins(31), C. Jordan(31), M. Rutgers(32), J. Niedzwiecki(33), T. Stuczynski(33), M. C. Goncalves (34), R. Dias Mano(35), C. Simota(36), A. Lilly(37), G. Hudson(37), M. Olsson(38), H. Lilja(39), I. Simo Josa(40), M. Zupan(41) et S. Sleutel(42)
Adresse :
(1) INRA, Unité Infosol, US1106, Centre de recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 OLIVET Cedex, France
(2) Université de Reims Champagne-Ardennes, Gegena, EA 3795, CREA, 51100 REIMS, France
(3) Cranfield University, Silsoe Bedfordshire, MK45 4DT UK, United Kingdom
(4) Umweltbundesamt GMBH, Spittelauer Lände 5, 1090 Wien, Austria
(5) Institute for Land and Water Management Research, Federal Agency for Water Management, Pollnbergstraße 1; A-3252 Petzenkirchen, Austria
(6) Austrian Agency for Health and Food Safety; Spargelfeldstraße 191, A-1226 Wien, Austria
(7) Ghent University, Laboratory of Soil Science, Krijgslaan 281 (S8), B-9000 Gent, Belgium
(8) Université Catholique de Louvain, Unité de Géographie, Bâtiment Mercator, Place Pasteur, 3, B-1348 Louvain-la-Neuve, Belgium
(9) Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux, Laboratoire de Géopédologie, Passage des déportés 2, B-5030 Gembloux, Belgique.
(10) Institute of Soil Science Nikola Poushkarov, 7 Shosse Bankya str., 1369, 1080 Sofia, Bulgaria
(11) University of Life Sciences Prague, Department of Soil Science and Geology, Kamycka 129, 165 21 Prague, Czech Republic.
(12) Institute of Geography & Geology, University of Copenhagen, Oster Voldgade 10, DK-1350 Copenhagen K, Denmark
(13) Agricultural Research Centre, Teaduse 4-6, Saku, 75501 Harjumaa, Estonia
(14) Estonian University of Life Sciences, Kreutzwaldi 1, 51014 Tartu, Estonia
(15) Bundesanstalt Fuer Geowissenschaffen Und Rohstoffe, Stilleweg, Hannover, 30655, Germany
(16) Agricultural University of Athens, Laboratory of Soils and Agricultural Chemistry, Iera Odos 75, Athens 11855, Greece
(17) Central Service for Plant Protection and Soil Conservation, H-1118 Budapest, Budaörsi út 141–145, Hungary
(18) Institute for World Forestry, Leuschnerstr. 91, 21031 Hamburg, Germany
(19) Inventaire forestier national, 45290 Nogent-sur-Vernisson, France
(20) Norwegian Forest and Landscape Institute, Raveien 9, N-1431 Aas, Norway
(21) National Forest Centre, T. G. Masaryka st. 22, SK-96092 Zvolen, Slovakia
(22) Coillte, The Irish Forestry Board, Newtownmountkennedy, Co. Wicklow, Ireland
(23) Forest Research Institute of Athens, Terma. Alkmanos, Athens 11528, Greece
(24) Federal Research and Training Centre for Forests, Natural Hazards and Landscape, Seckendorff-Gudent-Weg 8, A-1131 Vienna, Austria
(25) Slovenian Forestry Institute, Vecna pot 2 , SI 1000 Ljubljana, Slovenia
(26) Teagasc – The irish Agriculture and Food Development Authority, Oak Park, Carlow, Ireland
(27) Agronomy Faculty, Lithuanian University of Agriculture, Studentu St. 11, LT-53361, Akademija, Kaunas R., Lithuania
(28) Institute of Soil and Plant Sciences, Latvia University of Agriculture, Liela iela 2, Jelgava, LV 3001, Latvia
(29) Soil Fertility Research Institute, Gagarinova 10, SK-82713, Bratislava, Slovakia
(30) Ministry for Rural Affairs and the Environment, National Agricultural Research & Development Centre, Ghammieri, Marsa, Malta
(31) Agri-Food & Biosciences Institute, Newforge Lane, Belfast BT9 5PX, Northern Ireland, UK
(32) Laboratory for Ecological Risk Assessment, National Institute for Public Health and the Environment (RIVM), P.O. BOX 1, 3720 BA Bilthoven, The Netherlands
(33) Institute of Soil Science and Plant Cultivation – National Research Institute, ul. Czartoryskich 8, 24-100 Pulawy, Poland
(34) Estação Agronómica Nacional, Quinta do Marquês, 2784-505 Oeiras, Portugal
(35) INRB, Laboratory of Agricultural Chemistry Rebelo da Silva (LQARS), Tapada da Ajuda Apartado 3228, P-1301-903 Lisboa, Portugal
(36) Research Institute for Soil Science and Agrochemistry, Bd. Marasti, no. 61, 71331 Bucharest, Romania
(37) Macaulay Institute, Craigiebuckler, Aberdeen, AB15 8QJ, United Kingdom.
(38) Department of Forest Soils, Swedish University of Agricultural Sciences, Box 7001, SE 750 07 Uppsala, Sweden
(39) MTT, Plant Production Research, Soil and Plant Nutrition, 31600 Jokioinen, Finland
(40) Secció d`Avaluació de Recursos Agraris, Departament d`Agricultura, Ramaderia i Pesca, Generalitat de Catalunya, Av. Rovira Roure 191, 25198, Lleida, Spain
(41) University of Ljubljana, Biotechnical Faculty, Agronomy department, Jamnikarjeva 101, 1000 Ljubljana, Slovenia
(42) Ghent University, Department of Soil Management and Soil Care, Coupure Links 653, Gent, Belgium
Résumé :
Dans le cadre du projet ENVASSO (Environmental assessment of soil for monitoring), qui vise à proposer un cadre commun pour l`harmonisation de la surveillance des sols en Europe, nous avons réalisé une synthèse, la plus exhaustive jusqu`à maintenant à notre connaissance, des différentes stratégies d`échantillonnage utilisées par les différents réseaux de suivi de la qualité des sols en Europe. Des réseaux de mesure existent dans les 27 pays européens, la plupart membres de l`Union Européenne, leurs stratégies d`échantillonnage (sélection des sites de surveillance, surface des sites, nombre de sous-échantillons prélevés, pas de temps d`échantillonnage, stratégie d`échantillonnage du sol) sont toutefois très hétérogènes. L`harmonisation des stratégies des réseaux représente donc un problème délicat : en effet, la plupart des changements proposés entraînerait la quasi impossibilité de comparer les résultats avec ceux des campagnes de mesure précédentes. Il paraît cependant nécessaire d`harmoniser les réseaux de surveillance européens afin de pouvoir les comparer entre eux. Les propositions formulées vont dans ce sens. Nous estimons que plus de 4000 sites devraient être ajoutés aux sites existants pour obtenir une couverture satisfaisante des sols d`Europe. Nous recommandons que la taille minimale d`un site soit de 100 m², et n`excède en général pas plus de 1 ha. La recommandation faite afin d`harmoniser les réseaux de mesure européens est de prélever au moins 4 sous-échantillons, ce nombre étant à adapter en fonction de la surface du site de surveillance et/ou de la variabilité spatiale intra-site, si celle-ci est connue. Nous conseillons un pas de temps de l`ordre de 10 ans entre deux campagnes de prélèvement. Des recommandations sont également formulées quant à la stratégie verticale d`échantillonnage, la mesure des densités apparentes, la préparation et la conservation des échantillons. Il reste qu`une telle harmonisation demandera un effort considérable à de nombreux pays et il n`est pas certain qu`ils aient tous la capacité de respecter les propositions faites dans le cadre de cette étude. Quoi qu`il en soit, le projet ENVASSO permet d`asseoir une nouvelle base sur laquelle il sera possible de s`appuyer pour parvenir à cette harmonisation.

2006 - Volume 13 - Numéro 1

Etude isotopique du devenir de l`azote des litières dans les sols de six hêtraies du réseau RENECOFOR | p 33-51
Auteurs :
M. Nicolas(1), B. Zeller(1), E. Dambrine(1), S. Bienaimé(2) et E. Ulrich(2)
Adresse :
(1) INRA - Centre de Nancy, unité Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers, 54 280 Champenoux
(2) Office National des Forêts - Département Recherche, RENECOFOR, Bd de Constance, 77 300 Fontainebleau
Résumé :
En forêt, les formes d`humus sont classiquement considérés comme une illustration de l`activité biologique du sol et de la fertilité des stations. Afin de mieux comprendre cette relation, nous nous sommes intéressés à la dynamique et à la minéralisation de l`azote dans des sols de fertilités variées.
L`étude a porté sur six hêtraies du réseau RENECOFOR, présentant une large gamme de conditions climatiques, édaphiques et de productions forestières. Sur chaque site, nous avons déposé une quantité connue de litière de feuilles de hêtre enrichies en 15N à la place de la litière fraîchement tombée. Nous avons suivi pendant trois ans l`évolution de la masse de litière enrichie. Puis nous avons mesuré l`excès isotopique dans les litières en décomposition et dans des échantillons du sol sous-jacent. Enfin nous avons mesuré la minéralisation et l`excès isotopique de l`azote minéral produit en incubation en laboratoire.
A partir de ces observations, nous concluons que la vitesse de décomposition de la litière est surtout influencée par le pédoclimat tandis que l`incorporation des matières organiques en profondeur est principalement contrôlée par l`activité des vers de terre. Il apparaît également, dans les sites où les résidus de décomposition s`accumulent à la surface du sol sous forme de moder, que la minéralisation touche l`azote récent issu de la litière introduite. En revanche, dans les sols riches à mull où les résidus de décomposition sont incorporés en profondeur, l`azote récent de la litière est rapidement stabilisé et la minéralisation est principalement alimentée par le pool d`azote ancien.

2006 - Volume 13 - Numéro 3

Le Réseau de mesures de la Qualité des sols de France (RmQs) - Etat d`avancement et premiers résultats | p 149-164
Auteurs :
C. Jolivet, D. Arrouays, L. Boulonne, C. Ratié et N. Saby Avec la collaboration technique de Philippe Berché, Didier Laloua, Sébastien Lehmann, Eugénie Tientcheu et Gérald Yart
Adresse :
INRA, Unité Infosol
2163, Avenue de la Pomme de Pin
BP 20619 - ARDON
45166 Olivet Cedex 2
Résumé :
Le Réseau de Mesures de la Qualité des sols est en cours d`installation sur le territoire français. Plus de la moitié des 1 650 sites que comptera ce réseau ont été mis en place et la première campagne de mesures devrait être achevée à la fin de l`année 2008. Les premiers examens des données collectées montrent une représentativité nationale satisfaisante en terme d`occupation des sols et vis-à-vis de quelques variables (textures de surface et teneurs en carbone organique) en comparaison avec les données issues de la Base de Données d`Analyses de Terres. L`analyse des premiers résultats du RMQS montre que ce réseau permet de mettre en évidence des gradients de contamination diffuse en éléments traces métalliques, notamment autour des grandes agglomérations et des pôles industriels. L`analyse et l`interprétation des données qui n`en sont qu`à leurs prémices nécessiteront un fort investissement scientifique, mais d`ores et déjà, la qualité des données collectées laisse présager de grandes potentialités pour le RMQS.

2003 - Volume 10 - Numéro 1

Une simulation de l`utilisation d`un réseau de surveillance pour le contrôle du carbone séquestré dans les sols - Détecterons-nous des changements? | p 7-18
Auteurs :
D. Arrouays et N. Saby
Adresse :
INRA Infosol, Orléans, F-45160, Olivet France.
Résumé :
Dans le cadre du protocole de Kyoto, les accords de Bonn et de Marrakech prévoient que certaines activités volontaires permettant un stockage additionnel de carbone organique dans les sols puissent être comptabiliséesau titre des articles 3.3 et 3.4 de ce protocole. Cette comptabilisation est assujettie au caractère vérifiable de ce stockage additionnel. Dans cet article, nous analysons la faisabilité d`une vérification statistique de l`effet de changements d`usage ou de pratiques. Nous avons réalisé plusieurs simulations, afin de déterminer si des dispositifs de surveillance du stockage de carbone dans les sols pouvaient permettre un contrôle fiable et vérifiable de ce stockage. Nous nous sommes fondés sur le Réseau de Mesures de la Qualité des Sols (RMQS) actuellement mis en place en France (environ 2100 placettes qui seront suivies selon un pas de 5 ans) afin de déterminer, sous différentes hypothèses, si un tel dispositif pouvait détecter des changements significatifs. Nous avons également testé la mise en place de réseaux spécifiques dédiés aux changements des terres «Kyoto» .
Dans les différents scénarios testés, les durées moyennes nécessaires à la détection d`un changement de stock de C du sol varient de 3 à 15 ans. Dans les scénarios les plus défavorables ces durées atteignent 10 à 25 ans.
Ceci signifie qu`une densification du réseau ou la mise en place de réseaux spécifiques sera nécessaire si l`on prétend réaliser un contrôle au sol du carbone stocké durant la période d`engagement. Nous pouvons conclure de l`ensemble de ces simulations que la mise en place du réseau systématique tel qu`il est envisagé pourrait permettre d`apporter des preuves comptables et statistiques de la séquestration additionnelle sous un certain nombre de conditions:
- réaliser un suivi des usages et des pratiques. La question centrale est alors liée au coût de mise en place de ce réseau, et à la faisabilité et au coût du contrôle des surfaces soumises à des usages et des pratiques donnés,
- densifier le réseau et/ou mettre en place des suivis spécifiques dédiés à certains usages,
- s`assurer que les changements d`usage suivis aient une pérennité dans le temps compatible avec la durée nécessaire au suivi et avec la période d`engagement.

2003 - Volume 10 - Numéro 4

Le Réseau de Mesures de la Qualité des Sols (RMQS) de France | p 241-252
Auteurs :
D. Arrouays, Cl. Jolivet, L. Boulonne, G. Bodineau, C. Ratié, N. Saby et E. Grolleau
Adresse :
INRA, Unité Infosol
Avenue de la Pomme de Pin
BP 20619 – ARDON
45166 OLIVET Cedex
FRANCE
Résumé :
Un réseau systématique de mesures de la qualité des sols (RMQS) est mis en place en France, à l`initiative du groupement d`intérêt scienfifique Sol (GIS Sol), qui regroupe les ministères en charge de l`agriculture et de l`environnement, l`Ademe, l`Ifen et l`INRA. Les préoccupations concernant la protection de l`environnement, l`adaptation de l`agriculture aux nouveaux contextes politiques et économiques, et les risques concernant la sécurité alimentaire, sont les principaux facteurs qui ont contribué à la prise de conscience de la nécessité d`élaborer des programmes de surveillance des sols. Le RMQS est fondé sur l`installation de sites sur la base d`une grille régulière de plus de 2000 points couvrant le territoire national. Le pas de temps adopté pour le suivi est de 7 à 8 ans. Les échantillons sont conservés au sein d`une pédothèque. Les investissements consentis pour cette opération sont très importants et font l`objet d`une coordination nationale. Cette implication forte de plusieurs partenaires, et les récentes prises de position de la commission européenne sur les sols, permettent d`espérer une pérennisation de cette opération sur le long terme.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Analyse de représentativité de différentes configurations d`un réseau de sites de surveillance des sols | p 7-17
Auteurs :
D. Arrouays(1), J. Thorette(2), J. Daroussin(3) et D. King(3)
Adresse :
(1) INRA, Infosol, 45160 Ardon, France
(2) IFEN, 18 rue des Huguenots, 45000 Orléans, France
(3) NRA, Science du Sol, 45160 Ardon, France
Résumé :
L`objectif de ce travail est de tester différentes configurations d`implantation d`un réseau de surveillance des sols de type systématique. Nous montrons brièvement l`état d`avancement des réseaux de surveillance des sols en France. Nous présentons ensuite les principales stratégies retenues en Europe, en fonction des objectifs poursuivis. Pour définir la densité minimale acceptable d`un réseau systématique, nous générons des grilles de taille croissante (4, 8, 16, 32 km) que nous croisons avec la base de données géographiques des sols de France au 1 :1 000 000 ainsi qu`avec la couverture CORINE Land-Cover, d`occupation des sols. Nous calculons la statistique nationale des surfaces couvertes par les différentes combinaisons Sol/Occupation et nous la comparons avec la même statistique obtenue sur les points des différents réseaux. Nous montrons que la représentativité statistique se dégrade lorsque l`on passe à des mailles supérieures à 16 x 16 km. De plus, lorsque l`on augmente la taille des cellules, on note une forte hétérogénéité dans leur couverture régionale. Au plan de la représentativité locale, les résultats indiquent également la maille 16x16 comme la densité minimale acceptable.

1999 - Volume 6 - Numéro 4

Modélisation hydrologique et hétérogénéité spatiale des bassins - Vers une comparaison de l`approche globale et de l`approche distribuée | p 165-184
Auteurs :
J.C. Baudez*(1), C. Loumagne(1), Cl. Michel(1), B. Palagos(1),V. Gomendy(2) et F. Bartoli(2)
Adresse :
(1) CEMAGREF, division qualité et fonctionnement hydrologique des systèmes aquatiques, Parc de Tourvoie BP 121 92185 Antony Cedex
* adresse actuelle : CEMAGREF, domaine des palaquins, 03 150 Montoldre
(2) CNRS, Centre de Pédologie Biologique associé à l`Université Henri Poincaré - Nancy I, BP 5, 54501 Vandoeuvre les Nancy Cedex
Résumé :
La pertinence de l`utilisation d`une approche distribuée par rapport à une approche globale de la transformation pluie-débit à travers un modèle hydrologique est une question souvent résolue de façon intuitive et au cas par cas. Cette recherche présente une tentative pour répondre à ce problème, afin d`améliorer les procédures de modélisation des débits d`un bassin versant, mais aussi de les généraliser aux différentes situations rencontrées. Deux approches complémentaires ont été suivies sur un échantillon de quinze triplets de bassins versants français jaugés, chacun de ces triplets étant constitué de deux sous-bassins juxtaposés d`amont en aval et de superficie équivalente, et d`un petit sous-bassin aval.
La première approche a consisté à étudier l`intérêt de découper un bassin versant en sous-unités pour sa modélisation hydrologique. Pour ce faire, une analyse statistique non paramétrique des résultats du critère de Nash de validité d`un modèle s`est avérée être la plus pertinente pour classer les bassins en fonction de la valeur du test de Wilcoxon. La seconde approche a porté sur une recherche, pour le même échantillon de bassins, de caractéristiques supposées à priori déterminantes pour l`hydrologie, à savoir la densité du réseau hydrographique, l`hypsométrie, et la nature des couvertures pédologique et végétale. Les différences observées sur les caractéristiques de deux sous-bassins juxtaposés ont été quantifiées afin d`obtenir des indices d`hétérogénéité de bassin.
Une comparaison des résultats a été alors réalisée afin de déterminer s`il était possible d`établir un lien entre la préférence raisonnée d`un type de modélisation hydrologique et les degrés d`hétérogénéité de bassin. Cette comparaison a mis en évidence une relation entre les valeurs du test de Wilcoxon et certains déterminants hydrologiques. C`est ainsi que le degré d`hétérogénéité de la couverture pédologique s`est avéré être le plus discriminant dans le choix de discrétiser ou non un bassin versant. Certaines valeurs du test de Wilcoxon ont été aussi reliées à la taille des bassins, ce qui serait attribuable au fait que les hétérogénéités de bassin peuvent augmenter en fonction de l`échelle d`observation, en ce qui concerne notamment la couverture pédologique.

1998 - Volume 5 - Numéro 3

Eléments pour une méthode d`évaluation d`un risque parcellaire de contamination des eaux superficielles par les pesticides - Application au cas de la contamination par les herbicides utilisés sur culture de maïs sur des bassins versants armoricains | p 143-156
Auteurs :
P. Aurousseau (1), C. Gascuel-Odoux (2), H. Squividant (1)
Adresse :
(1) ENSAR, Laboratoire de Spatialisation Numérique, 65 Route de Saint-Brieuc, 35042 Rennes Cedex
(2) INRA, Unité de Science du Sol et de Bioclimatologie, 65 Route de Saint-Brieuc, 35042 Rennes Cedex
Résumé :
Des éléments sont proposés pour l`élaboration d`une méthode d`évaluation d`un risque parcellaire de contamination des eaux superficielles par les pesticides. Cette méthode suit les étapes suivantes: (1) une liste hiérarchisée de facteurs de risque est établie, faisant pour partie suite à une consultation d`experts régionaux et nationaux ; (2) chaque facteur de risque est traduit en un critère mesurable à l`échelle de la parcelle, plusieurs critères étant évaluables directement sous système d`information géographique à partir du parcellaire, des données d`occupation du sol et d`un modèle numérique de terrain ; (3) chaque facteur est subdivisé en deux, trois ou quatre modalités, les limites entre ces modalités s`appuyant là aussi pour partie sur l`avis des experts ; (4) la technique de combinaison des facteurs de risque choisie est une technique hiérarchique de rang, la méthode SIRIS, déjà utilisée pour classer les molécules de pesticides. Les facteurs de risques de contamination et les modalités retenus ont été choisis en tenant compte du contexte régional de l`étude et en privilégiant les mécanismes de contamination des eaux de printemps et de début d`été qui se produisent principalement par ruissellement après les désherbages du maïs. Cette technique a été appliquée sur plusieurs bassins versants à la demande de l`Agence de l`Eau Loire-Bretagne. Dans cette article nous présentons une mise en oeuvre sur la partie aval du bassin versant de l`Aulne en couplant des données d`occupation du sol obtenues par traitement d`images satellitaires et un modèle numérique de terrain à pas de 20 mètres. La méthode d`évaluation des risques utilisée met en oeuvre cinq facteurs de risque renseignés automatiquement par système d`information géographique : distance hydraulique de la parcelle au réseau hydrographique, pente de la parcelle, longueur de la parcelle dans le sens de la pente, protection par une zone concave, protection aval par une culture minimisant le ruissellement. Les rangs de risque finaux calculés par la méthode SIRIS sont ensuite partagés en quatre classes de risque qui sont visualisées dans le système d`information géographique.
Cette méthodologie est aisément applicable à d`autre contextes régionaux et à d`autres mécanismes de contamination à condition de réexaminer les facteurs de risque, leur hiérarchie et le choix des modalités.

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