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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

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15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
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Recherche : 9 articles sur 9 numéros
Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Stocker du C dans les sols : quels mécanismes, quelles pratiques agricoles, quels indicateurs ? | p 193-224
Auteurs :
D. Derrien, M.-F. Dignac, I. Basile-Doelsch, S. Barot, L. Cécillon, C. Chenu, T. Chevallier, G. T. Freschet, P. Garnier, B. Guenet, M. Hedde, K. Klumpp, G. Lashermes, P.-A. Maron, N. Nunan, C. Roumet, P. Barré
Résumé :
L’initiative internationale “4 pour 1000” a pour ambition de soutenir Etats et acteurs non gouvernementaux dans leurs efforts vers une meilleure gestion des stocks de carbone (C) des sols. Ces stocks dépendent des entrées et sorties de C dans les sols. Les sorties sont la conséquence de mécanismes interconnectés, agissant à une échelle spatiale fine, qui conduisent au stockage ou déstockage du C présent dans les matières organiques (MO). Il apparaît nécessaire de fédérer les recherches sur ces mécanismes et leur action sur les stocks de C dans un contexte de changement local ou global (usage des sols, pratiques agricoles, conditions climatiques ou édaphiques, etc.), ce qui a conduit à la création du collectif de chercheurs CarboSMS.
Cet article est la synthèse du séminaire dédié à cet enjeu. La première partie présente les avancées récentes sur la compréhension des mécanismes de stabilisation. Les mécanismes biotiques correspondent aux effets des plantes (principale source de C, notamment à travers leurs systèmes racinaires), des micro-organismes (champignons et bactéries) et des ingénieurs de l’écosystème (vers de terre, termites, fourmis) sur les stocks de C organique du sol. Les processus abiotiques sont liés à la structure physique du sol, à l’organisation de sa porosité et à sa fraction minérale : inclusion de la MO dans les agrégats, association aux minéraux, etc. Ces mécanismes biotiques et abiotiques se déroulent de façon concomitante et en interaction.
La deuxième partie discute des effets des pratiques agricoles sur les stocks de C des sols. Le choix des espèces végétales et de leur densité de plantation, l’intensité du prélèvement des végétaux, l’amendement, la fertilisation et le travail du sol, etc. conditionnent non seulement les apports de MO au sol dans le temps et l’espace, mais aussi la sensibilité de ces MO à la minéralisation, en agissant sur les mécanismes, biotiques comme abiotiques. La complexité des interactions entre les mécanismes et leurs effets dans le temps sur les stocks de C sont mises en évidence par les méta-analyses et les études de terrain de longue durée.
Les mécanismes de stabilisation du C organique dans les sols sont étudiés à fine échelle spatiale (mm-µm), dans des conditions spécifiques. La troisième partie de cet article discute de propositions concrètes pour aborder les questions du changement d’échelle (jusqu’à la parcelle et au niveau global) et de la validation de l’action d’un mécanisme dans différents contextes pédo-climatiques avant de le prendre en compte dans des modèles à large échelle pour améliorer les prévisions d’évolution des stocks de C des sols.
Enfin, dans une optique de mieux préserver les stocks de C, voire de les augmenter, cette revue bibliographique nous permet de faire des propositions pour les axes de recherches futures sur les mécanismes, les effets des pratiques agricoles sur ces mécanismes, et les modèles de prédiction des stocks de C.

2013 - Volume 20 - Numéro 2

Effet de la température sur le devenir des pesticides dans les sols et conséquences pour l’évaluation des risques environnementaux : Cas du glyphosate et des herbicides sélectifs | p 39-54
Auteurs :
L. Mamy, E. Barriuso et B. Gabrielle
Résumé :
L’introduction de cultures génétiquement modifiées résistantes au glyphosate est supposée diminuer le nombre et les doses d’herbicides (le glyphosate ayant un large spectre d’action et une efficacité reconnue), donc réduire les risques de contamination de l’environnement. Cependant, les études qui comparent rigoureusement le devenir du glyphosate dans l’environnement à celui des herbicides utilisés avec les cultures non résistantes sont rares. Le devenir des herbicides dans le sol, compartiment clé de l’environnement, dépend de la structure chimique des composés, des caractéristiques des sols et des conditions climatiques, en particulier des paramètres température et humidité. Ainsi, l’objectif de ce travail est de comparer, à trois températures et dans trois sols différents (Rendzine superficielle, Cambisol calcaire, Cambisol désaturé), le devenir du glyphosate à celui de la trifluraline et du métazachlore (herbicides du colza), de la métamitrone (betterave) et de la sulcotrione (maïs). Des solutions aqueuses d’herbicides marqués au 14C ont été appliquées sur les trois sols à des doses agronomiques. Puis, les sols ont été incubés à l’obscurité à 28 °C, 18 °C ou 4 °C et à humidité constante pendant 5 mois. Les résultats ont montré que lorsque la température décroît, la proportion de résidus d’herbicides restant extractibles augmente parce que la dégradation des herbicides ralentit. Ainsi, la minéralisation diminue, de même que la quantité de résidus non extractibles, sauf dans les cas du glyphosate et de la métamitrone. La dégradation complète sous forme de 14CO2 (minéralisation) varie en fonction des caractéristiques des sols, pH et teneur en carbone organique en particulier, et de l’intensité de la rétention des herbicides la biodisponibilité des herbicides pour être biodégradés est réduite quand la rétention est élevée. A 4 °C, après cinq mois d’incubation, tous les herbicides, sauf la sulcotrione, sont encore détectés. En particulier, jusqu’à 18 % du glyphosate initialement apporté ont été extraits du Cambisol désaturé. Les herbicides sont donc susceptibles de persister longtemps dans les sols à basse température. De même, les quantités résiduelles des métabolites majeurs du glyphosate, de la sulcotrione et du métazachlore sont significatives au maximum, elles atteignent respectivement, en pourcentages des quantités initiales, 39,3 %, 68,5 % et 62,3 % à 4 °C. La disponibilité des herbicides et de leurs métabolites, estimée par les quantités extractibles, est directement reliée aux risques de lixiviation. Ainsi, ces 40 derniers augmentent à basse température. Comparé aux herbicides sélectifs, le glyphosate est rapidement minéralisé, même à faible température, et présente donc moins de risques pour l’environnement. Cependant, les bénéfices potentiels de l’implantation des cultures résistantes au glyphosate sont contrebalancés par la persistance dans les sols de son principal métabolite, qui est déjà fréquemment détecté dans les eaux, et par l’augmentation des résidus non extractibles à basses températures.

2006 - Volume 13 - Numéro 1

Etude isotopique du devenir de l`azote des litières dans les sols de six hêtraies du réseau RENECOFOR | p 33-51
Auteurs :
M. Nicolas(1), B. Zeller(1), E. Dambrine(1), S. Bienaimé(2) et E. Ulrich(2)
Adresse :
(1) INRA - Centre de Nancy, unité Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers, 54 280 Champenoux
(2) Office National des Forêts - Département Recherche, RENECOFOR, Bd de Constance, 77 300 Fontainebleau
Résumé :
En forêt, les formes d`humus sont classiquement considérés comme une illustration de l`activité biologique du sol et de la fertilité des stations. Afin de mieux comprendre cette relation, nous nous sommes intéressés à la dynamique et à la minéralisation de l`azote dans des sols de fertilités variées.
L`étude a porté sur six hêtraies du réseau RENECOFOR, présentant une large gamme de conditions climatiques, édaphiques et de productions forestières. Sur chaque site, nous avons déposé une quantité connue de litière de feuilles de hêtre enrichies en 15N à la place de la litière fraîchement tombée. Nous avons suivi pendant trois ans l`évolution de la masse de litière enrichie. Puis nous avons mesuré l`excès isotopique dans les litières en décomposition et dans des échantillons du sol sous-jacent. Enfin nous avons mesuré la minéralisation et l`excès isotopique de l`azote minéral produit en incubation en laboratoire.
A partir de ces observations, nous concluons que la vitesse de décomposition de la litière est surtout influencée par le pédoclimat tandis que l`incorporation des matières organiques en profondeur est principalement contrôlée par l`activité des vers de terre. Il apparaît également, dans les sites où les résidus de décomposition s`accumulent à la surface du sol sous forme de moder, que la minéralisation touche l`azote récent issu de la litière introduite. En revanche, dans les sols riches à mull où les résidus de décomposition sont incorporés en profondeur, l`azote récent de la litière est rapidement stabilisé et la minéralisation est principalement alimentée par le pool d`azote ancien.

2006 - Volume 13 - Numéro 2

Impact de l`abandon et de la colonisation par le genêt (Cytisus scoparius L.) sur le sol et la végétation d`une pâture de la Chaîne des Puys (massif Central) | p 103-112
Auteurs :
B. Prévosto(1), E. Dambrine(2) et B. Zeller(2)
Adresse :
(1) Cemagref, UR Ecosystèmes Méditerranéens et Risques, 3275 Route Cézanne, CS 40061 Le Tholonet, 13182 Aix-en-Provence cedex 5
(2) INRA-Nancy, Unité 1138, Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers (BEF), 54280 Champenoux
Résumé :
Les pâturages du Massif Central sont assez fréquemment soumis à l`abandon et à la colonisation par le genêt à balai (Cytisus scoparius L.).
L`étude présentée cherche à évaluer l`impact de cet abandon et de cette colonisation arbustive sur les sols et la végétation d`une pâture de la Chaîne des Puys.
Différents stades d`abandon d`une pâture et de sa colonisation par le genêt ont été échantillonnés : 42 placettes ont été installées dans une pâture gérée, dans une pâture abandonnée faiblement colonisée et dans des peuplements de genêts jeunes et âgés. Sur chaque placette, après avoir mesuré le peuplement de genêts, des relevés de flore ont été effectués et les valeurs Ellenberg indicatrices des conditions de sol et de milieu ont été calculées. Les sols ont été analysés pour déterminer leurs principales caractéristiques physico-chimiques notamment leur teneur en C et N et leur potentiel de minéralisation en N par incubation au laboratoire. L`abondance isotopique en 15N (δ15N) des sols a aussi été mesurée.
Les résultats montrent que le nombre d`espèces diminue fortement lors de l`abandon de la pâture puis avec la fermeture du milieu par le genêt. L`évolution de la composition de la végétation suggère une augmentation de l`acidité, de l`humidité et de la disponibilité en azote au cours la colonisation. L`évolution des principales propriétés des sols pour les différents stades confirme ces résultats, les changements étant nettement plus marqués dans le premier que dans le second horizon. Le passage de la pâture gérée à la pâture abandonnée non colonisée s`accompagne : i) d`une forte baisse de la densité apparente, ii) d`une augmentation relative des teneurs en C et N, iii) d`une diminution du δ15N, iv) d`une hausse de la nitrification potentielle alors que les stocks en C et N du sol restent stables en raison de l`évolution opposée entre les teneurs et la densité apparente. La fermeture par le genêt dans les stades suivants accentue l`augmentation de la teneur en C et N, et de la nitrification alors que les stocks augmentent modérément et que le δ15N reste stable. Cette étude souligne l`impact fort de l`abandon du pâturage puis du rôle plus modéré de la colonisation par le genêt sur le taux de matière organique et la dynamique de l`azote dans les sols.

2005 - Volume 12 - Numéro 3

Etude de l`évolution des effets azote de fumiers apportés annuellement pendant six ans dans une rotation mais fourrage-blé tendre d`hiver ou sur un ray-grass anglais fauché | p 209-213
Auteurs :
J. M. Bodet(1), R. Trochard(1), M. Corgnet(1), P. Castillon(2) et F. Laurent(3)
Adresse :
(1) Service Technique de Production, ARVALIS - Institut du Végétal, Station de La Jaillière, 44370 La Chapelle Saint Sauveur,
(2) Service Technique de Production, ARVALIS - Institut du Végétal, Station Inter-Instituts, 6, chemin de la Côte Vieille, 31450 Baziège
(3) Service Technique de Production, ARVALIS - Institut du Végétal, Station Expérimentale, 91720 Boigneville
Résumé :
En 1996 et en 1997, deux essais de longue durée sur l`évolution des effets azote de fumiers apportés annuellement ont été installés dans la région des Pays de la Loire à la Station Expérimentale ARVALIS - Institut du Végétal de La Jaillière (44). Les sols sont des sols bruns lessivés hydromorphes ( Néoluvisols rédoxiques) reposant sur altérite de schiste. Ils ont été drainés en 1981. L`un des essais est conduit en ray-grass anglais fauché, l`autre en rotation maïs fourrage irrigué-blé tendre d`hiver pailles enlevées.
Les traitements ont permis de comparer chaque année quatre types de fumiers (fumiers bruts et compostés de bovins, fumiers bruts et compostés de volailles), à des doses croissantes de fertilisation azotée minérale (0, X/4, X/2, 3X/4 et X, avec X = dose optimale d`azote). Ces fumiers ont toujours été appliqués sur les mêmes parcelles à des doses correspondant à 100 kg de N total ha-1 (maïs) ou 200 kg de N total ha-1 (blé tendre d`hiver, ray-grass anglais).
L`examen de l`évolution des coefficients apparents d`utilisation de l`azote des fumiers par le ray-grass anglais, le blé tendre d`hiver ou le maïs fourrage montre qu`il n`y a pas eu d`augmentation significative de ces derniers entre 1996 et 2004. De même, les minéralisations nettes cumulées de l`azote organique des fumiers entre 1996 et 2001 ont été des fonctions linéaires du temps exprimé en jours normalisés pour la minéralisation à 15 °C.
Dans la situation culturale considérée, les effets azote des fumiers appliqués tous les ans à doses modérées résultent principalement de l`azote minéral apporté avec ces fumiers et de l`azote issu de leur fraction organique rapidement minéralisable.

2003 - Volume 10 - Numéro 3

Evaluation de la minéralisation de l`azote de deux sols amendés avec un compost d`ordures ménagères | p 139-154
Auteurs :
E. Elherradi(1, 2), B. Soudi(3) et K. Elkacemi(1)
Adresse :
(1) Université Mohamed V, faculté des Science, Département de chimie, Rabat, Maroc.
(2) Ecole Normale Supérieure de Takaddoum, Département de Chimie, Rabat, Maroc
(3) Institut Agronomique et vétérinaire Hassan II, Département des sciences du sol, Rabat, Maroc.
Résumé :
Afin d`évaluer l`effet d`amendement organique des sols avec du compost d`ordures ménagères sur l`évolution de l`azote minéral, deux sols contrastés par leurs propriétés physico-chimiques et texturales : un sol sablonneux de la région côtière de Rabat (SRR) et un sol limono-argileux du Gharb (SDG) ont été étudiés.
Des essais d`incubation aérobie pendant 35 jours (5 semaines) ont été conduits au laboratoire sous des conditions contrôlées à une température de 30 °C, optimale pour l`ammonitrification. Les échantillons de sol ont été ajustés à différents niveaux d`humidité 50 %, 80 % et 100 % Hcc en présence de doses croissantes de compost, équivalentes à 0, 10, 20 et 30 tonnes.ha-1.
L`apport du compost a induit une augmentation de la quantité d`azote minéralisé des deux sols. La production d`azote minéral en fonction du temps croît avec la dose du compost apporté. L`allure générale de cette production est comparable pour les différents traitements. Cependant, les quantités d`azote minéralisé diffèrent dans les deux sols utilisés et dépendent de l`humidité. Cette allure est caractérisée pour toutes les doses apportées par une augmentation brutale durant la première semaine d`incubation appelée ` effect flush `. Les quantités résultantes de cette surminéralisation varient de 29 à 60 kg N.ha-1 et de 58 à 87 kg N.ha-1 respectivement pour SRR et SDG à 80 % Hcc. La minéralisation est plus intense en SDG que dans le SRR pour les différentes doses du compost. Après 35 jours d`incubation, la quantité d`azote minéralisé est de 139 kg.ha-1 en SDG et de 99 kg.ha-1 en SRR amendés avec 30 tonnes.ha-1 et à 100 % Hcc.
Le taux apparent moyen de minéralisation de l`azote organique du compost est de 8 et 10 % pour SRR et SDG durant la période d`incubation à 100 % Hcc.

2002 - Volume 9 - Numéro 1

Azote minéral résiduel et son évolution pendant l`été en fonction du précédent cultural en climat méditérranéen | p 7-24
Auteurs :
H. Berdai(1), N. Aghzar(2), F. Z. Cherkaoui(3) et B. Soudi(4)
Adresse :
(1) Service des Expérimentations, des Essais et de la Normalisation (SEEN) de l`Administration du Génie Rural.
Laboratoire de Conservation des Eaux et des Sols. 461, Avenue Hassan II, Akkari, Rabat, Maroc.
(2) Université Mohamed V, Faculté des Sciences, Département de Biologie - Rabat, Maroc.
(3) Office de Mise en Valeur Agricole du Tadla
(4) Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat, Maroc.
Résumé :
Dans les zones d`intensification agricole des pays méditerranéens, l`azote minéral résiduel après récolte constitue une source majeure de nitrate pouvant être lixivié au delà de la zone racinaire au cours d`une campagne agricole.
La présente étude a été conduite dans le périmètre irrigué du Tadla (Maroc). La fertilisation azotée abusive adoptée par les agriculteurs pour les principales cultures d`une part et le fort pouvoir de minéralisation des sols d`autre part, laissent un reliquat important d`azote minéral dans le sol. Ce reliquat, dont près de la moitié sous forme nitrique, est évalué en moyenne sur la profondeur 0-100 cm à 430, 247, 235, 208 et 162 kg/ha respectivement pour les précédents culturaux : maraîchage, betterave à sucre, jachère, céréales et luzerne. Le suivi de l`azote minéral du sol pendant la période estivale a été réalisé dans les mêmes parcelles non cultivées après récolte. Ce suivi a montré que, en dépit des faibles humidités, l`ammonification persiste et génère une augmentation de la teneur en ammonium dans le sol. Après le retour des premières pluies automnales, des quantités appréciables d`azote minéral variant de 5 à 20 mg/kg dans la couche 0 - 100 cm du sol, de prédominance nitrique, sont libérées dans le sol pour tous les précédents culturaux sauf pour le précédent céréales où se produit une organisation de l`azote. Le taux d`accroissement de N minéral dans la couche 0-100 cm, entre la fin de l`été et les premières pluies, est de 89, 47, 51 et 17 % respectivement pour les précédents luzerne, cultures maraîchères, betterave à sucre et jachère. Il diminue de 21 % pour les céréales. Le rapport Naut/Ntotal est assez variable (entre 0,60 et 2,94) suggérant que la minéralisation provient d`un effet ` flush ` et de la minéralisation de la matière organique du sol, des résidus de récolte et du fumier de ferme. L`importance du stock d`azote minéral dans le sol, en début de période drainante, lié à l`azote minéral résiduel à la récolte et à son évolution pendant l`été constitue un risque de pollution de la nappe par les nitrates. Ce risque dépend de la nature du précédent cultural. Les résultats de cette étude ont permis d`émettre quelques recommandations : la fertilisation nécessite d`être rationalisée en vue d`améliorer l`efficience d`utilisation de l`azote et de réduire l`azote minéral résiduel à un niveau acceptable pour prévenir la lixiviation des nitrates tout en maintenant un niveau de production satisfaisant et économiquement rentable. Pour cela, des essais de démonstration ayant pour objectif la réduction des doses d`engrais azotés apportées, similaires à ceux conduits pour le blé et la betterave à sucre nécessitent d`être généralisés pour l`ensemble des cultures.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Évaluation du déficit en matière organique des sols français et des besoins potentiel en amendements organiques | p 65-81
Auteurs :
O. Roussel, E. Bourmeau et Ch. Walter
Adresse :
(1) ORVAL, 169 avenue Georges Clémenceau, F- 92 735 Nanterre CEDEX
(2) UMR Sol, Agronomie, Spatialisation, ENSA-INRA, 65 rue de Saint-Brieuc, F-35 042 Rennes
Résumé :
Le premier objectif de cette étude est de fournir un ordre de grandeur de l`étendue et de la localisation des surfaces que l`on peut juger déficitaires en matière organique.
L`état des lieux présenté ici est basé sur l`utilisation des données issues d`une synthèse nationale des analyses de terre (Schvartz et al., 1997 ; Walter et al., 1997).
Ce déficit est estimé en fonction de l`abaque de Rémy et Marin-Laflèche (1974) qui indique un taux en matière organique souhaitable en fonction de la texture du sol. Par cette méthode, nous estimons les surfaces déficitaires en matière organique comprises entre 6 à 7,7 millions d`hectares de terres arables, sur 19,5 millions d`hectares nationaux. Elles se situent principalement dans le Bassin Parisien, le Centre, le Nord, la Haute Normandie, l`Aquitaine, Midi-Pyrénées, les Haut et Bas Rhin. Le pourtour Méditerranéen et la Vallée du Rhône apparaissent relativement déficitaires mais ces résultats demandent confirmation (Base de données lacunaire sur ces zones et modèles peu adaptés à ces régions).
Une estimation des quantités d`amendements organiques nécessaires à un redressement de 10 % (sur 10 ans d`apports) du taux de matière organique sur les surfaces déficitaires a requis la mise en oeuvre de modèles simples d`évolution de la matière organique dans les sols : modèles de Hénin-Dupuis (1945) et Andriulo et al., (1999). Les résultats indiquent que 3,7 à 5,5 millions de tonnes de matière organique humifiée seraient nécessaires à ce redressement.

1998 - Volume 5 - Numéro 2

Devenir de l`azote des eaux résiduaires de féculerie après épandage sur un sol cultivé | p 117-133
Auteurs :
S. Page, C. Hénault, D. Chèneby, B. Lagacherie et J.C. Germon
Adresse :
INRA, Centre de Microbiologie du Sol et de l`Environnement, 17 rue Sully, BP 1540, 21034 DIJON Cedex, France
Résumé :
Une étude sur le devenir de l`azote d`eaux résiduaires de féculerie épandues sur des sols agricoles du Nord de la France a été réalisée afin d`en évaluer la disponibilité et les éventuelles pertes par lessivage ou par dénitrification. Des incubations en laboratoire à 20 °C ont confirmé que 62 % de l`azote organique apporté sont minéralisés en quelques mois et que la matière organique des effluents qui contient 80 % de carbone facilement biotransformable est biodégradée quasi complètement après les 37 semaines de l`étude. Le suivi in situ de l`azote minéral après un épandage d`eaux résiduaires à l`automne sur la base de 420 kg N ha-1 a confirmé la minéralisation rapide des effluents avec un excédent d`azote minéral dans la parcelle épandue de 90 kg N ha-1 4 jours après l`apport. Au printemps, cet excédent a atteint 58 % de l`azote total apporté ; il s`est estompé ensuite au cours de l`été simultanément au développement de la végétation. Une évaluation du transfert de l`azote nitrique vers les nappes a montré que celui-ci n`aurait pas dépassé, au cours de cette étude, quelques kg N ha-1. L`activité dénitrifiante du sol a été mesurée à l`aide d`un système de cylindres de sol non remanié incubant à 20 °C. Des pertes d`azote de l`ordre 10 kg N ha-1 ont été évaluées sur une semaine après l`épandage. Le potentiel de dénitrification relativement élevé dans ce type de sol est accru par l`apport des eaux résiduaires. Néanmoins l`activité de dénitrification dans le profil de la parcelle épandue est demeurée peu importante au cours de cette étude, limitée par les conditions de faible humidité du sol.

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