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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Céline Collin Bellier (présidente de l'Afes)
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

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15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
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Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Indicateurs paysans d’appréciation de la qualité des sols dans le bassin de l’Okpara au Bénin | p 53-64
Auteurs :
M.A. Akpo, A. Saidou, I. Yabi, I. Balogoun, L.B. Bio Bigou
Résumé :
Les indicateurs paysans d’appréciation de l’état de la fertilité des sols dans le bassin de la rivière Okpara au centre Bénin ont été étudiés de septembre à octobre 2014. Des enquêtes individuelles à l’aide d’un questionnaire semi structuré ont été conduites auprès de 1074 producteurs dont 183 femmes et 891 hommes appartenant aux groupes socio-culturels dominants de la zone (Tchabè, Fon, Ditamari, Lokpa, Bariba et Peulh). Les personnes enquêtées ont été échantillonnées dans quatre communes traversées par la rivière Okpara (Pèrèrè situé au nord-est du bassin, N’dali situé au nord-ouest du bassin, Tchaourou situé au centre du bassin et Ouèssè situé au sud du bassin). Les indicateurs biophysiques (type et composition du couvert végétal, texture du sol et pédofaune) ont été collectés. Des observations directes ont été ensuite organisées avec un groupe de producteurs âgés de plus de 50 ans au niveau des parcelles de culture de certains producteurs pour une triangulation des principales informations collectées au cours des enquêtes. Chaque groupe socioculturel a identifié quatre types de sols : sols bruns très concrétionnés, sols sableux sans concrétions, sols rouges et sols noirs lourds des bas-fonds. En général, les noms locaux des sols donnés par chaque groupe sont basés sur la texture, la couleur et la teneur en matière organique. Les caractéristiques de la végétation (83,13 % des personnes enquêtées), les caractéristiques physiques du sol (89,76 % des personnes enquêtées), la présence de la pédofaune (44,2 % des personnes enquêtées) et le niveau de rendement des précédentes cultures (94,75 % des personnes enquêtées) sont les principaux critères d’appréciation de la fertilité des sols par chaque groupe. Pour une évaluation appropriée de l’aptitude culturale des sols, une prise en compte des connaissances endogènes des différents groupes socio-culturels est indispensable.
Dernières nouvelles de 42 vieilles parcelles. Indicateurs d’évolutions pédologiques infra-centenaires en NÉOLUVISOL de lœss nu, sous contrainte d’applications continues de matières fertilisantes | p 143-162
Auteurs :
F. van Oort, N. Proix, R. Paradelo, G. Delarue, S. Breuil, D. Baize, A. Richard
Résumé :
Ce travail présente un bilan des impacts de 85 ans d’apports d’engrais chimiques N, P, K, d’amendements basiques et organiques sur la composition et les propriétés d’un NÉOLUVISOL de lœss, en comparaison à des situations témoins sans apport. Cette expérimentation de longue durée est menée depuis 1928 en sol nu dans le dispositif des 42 parcelles à l’Inra de Versailles. Le bilan repose sur les résultats analytiques d’échantillons collectés en 2014 dans l’ensemble des horizons de surface. Les résultats sont confrontés à des données disponibles du sol initial de 1928. L’objectif est de préciser la nature et l’ampleur des évolutions physicochimiques, induites en moins d’un siècle, et d’identifier les processus pédologiques qui en sont à l’origine.
En absence d’entrée de matières organiques (MO), de forts contrastes s’observent en fonction de la nature des apports minéraux, mais aussi dans les parcelles témoins: en 2014, d’une parcelle à une autre, l’écart maximal de pH est de 5,3 unités (3,5-8,8) et la CEC varie de 5,2 à 14,4 cmol+/kg. La garniture cationique varie de plus de 98% de Ca échangeable dans les sols chaulés, à plus de 96% d’Al échangeable dans les sols acides. Le carbone organique a perdu 50 à 75% de la valeur initiale en 1928, et les teneurs en argile s’étendent entre 13 et 20%. Des teneurs significatives de Mnéch s’observent dans les sols denses, alors que Feéch est détectable prioritairement dans les sols acides. Par contre, sous amendement de fumier, l’ambiance physicochimique est très différente, notamment par l’abondance de C organique (43-50 g/kg) et une forte valeur de la CEC, supérieure à 22 cmol+/kg.
La nature, l’ampleur et la diversité des propriétés physicochimiques enregistrés dans les horizons de surface des sols des 42 parcelles en 2014 témoignent de différents processus pédologiques en jeu, actuels ou dans le passé. Dans les sols témoins, sous la seule contrainte de la minéralisation progressive des MO et des conditions atmosphériques, les propriétés et la composition ont considérablement changé : une acidification de 1-1,5 unités de pH, la lixiviation d’une proportion notable de cations bivalents et l’apparition de quantités significatives d’Al échangeable sur le complexe d’échange, une baisse de la CEC et une perte d’argile de 2 à 3%. La migration d’argile, l’argilluviation, processus caractéristique dans les luvisols, apparaît amplifiée sous traitements ‘monovalents’, notamment sous apport de Na où la perte d’argile par lessivage peut atteindre jusqu’à 5 à 6%. Sous apport de K, la perte d’argile est moindre, liée à un processus d’illitisation des particules de smectite par rétrogradation du K. De plus, les apports de phosphate naturel ou de superphosphate semblent également favoriser la migration d’argile, alors que les amendements basiques et de fumier limitent, voire stoppent le processus. Dans les traitements ‘acides’, sous apports d’engrais ammoniacaux ou de sang desséché, les cations échangeables initiaux (Ca, Mg, K, Na) ont été quasi-totalement lixiviés, et remplacés par l’Al. La forte aluminisation du milieu implique un processus de dissolution minérale, affectant en premier lieu les argiles fines (smectites). Les faibles valeurs de la CEC illustrent la perte notable de charges fixes liée à la dissolution partielle des smectites. Néanmoins, l’impact de l’altération en milieu acide sur la granulométrie apparait négligeable, car la teneur en argile dans les sols acides reste inchangée par rapport à 1929. Deux pistes sont envisagées pour expliquer ce constat : un processus de microdivision par l’altération de minéraux phyllosilicatés de taille limoneuse fine et leur transformation en particules argileuses, ou alors un processus de néoformation de phases secondaires à partir de Si, Al et/ou Fe libérés par dissolution d’argiles fines en milieu acide. Enfin, un processus d’agrégation à l’échelle des particules d’argile par le développement de liaisons fortes entre les particules d’argile et des phosphates-Al (ou –Fe) formés en milieu très acide est suspecté dans les sols sous phosphate d’ammoniaque conduisant à la sous-estimation de la fraction < 2 µm lors d’analyses granulométriques courantes.
La palette très étendue de propriétés physicochimiques des horizons de surface dans les 42 parcelles souligne un laps de temps court en pédologie pour leurs changements, d’ordre infra-centenaire. Pour assimiler ces changements opérés en surface au développement de processus pédologiques, il est nécessaire à la fois de suivre l’ampleur et la chronologie des évolutions par l’analyse d’échantillons de la collection historique et d’étendre l’étude des impacts aux horizons E, BT, et C profonds. Ces travaux sont actuellement en cours.
Stocker du C dans les sols : quels mécanismes, quelles pratiques agricoles, quels indicateurs ? | p 193-224
Auteurs :
D. Derrien, M.-F. Dignac, I. Basile-Doelsch, S. Barot, L. Cécillon, C. Chenu, T. Chevallier, G. T. Freschet, P. Garnier, B. Guenet, M. Hedde, K. Klumpp, G. Lashermes, P.-A. Maron, N. Nunan, C. Roumet, P. Barré
Résumé :
L’initiative internationale “4 pour 1000” a pour ambition de soutenir Etats et acteurs non gouvernementaux dans leurs efforts vers une meilleure gestion des stocks de carbone (C) des sols. Ces stocks dépendent des entrées et sorties de C dans les sols. Les sorties sont la conséquence de mécanismes interconnectés, agissant à une échelle spatiale fine, qui conduisent au stockage ou déstockage du C présent dans les matières organiques (MO). Il apparaît nécessaire de fédérer les recherches sur ces mécanismes et leur action sur les stocks de C dans un contexte de changement local ou global (usage des sols, pratiques agricoles, conditions climatiques ou édaphiques, etc.), ce qui a conduit à la création du collectif de chercheurs CarboSMS.
Cet article est la synthèse du séminaire dédié à cet enjeu. La première partie présente les avancées récentes sur la compréhension des mécanismes de stabilisation. Les mécanismes biotiques correspondent aux effets des plantes (principale source de C, notamment à travers leurs systèmes racinaires), des micro-organismes (champignons et bactéries) et des ingénieurs de l’écosystème (vers de terre, termites, fourmis) sur les stocks de C organique du sol. Les processus abiotiques sont liés à la structure physique du sol, à l’organisation de sa porosité et à sa fraction minérale : inclusion de la MO dans les agrégats, association aux minéraux, etc. Ces mécanismes biotiques et abiotiques se déroulent de façon concomitante et en interaction.
La deuxième partie discute des effets des pratiques agricoles sur les stocks de C des sols. Le choix des espèces végétales et de leur densité de plantation, l’intensité du prélèvement des végétaux, l’amendement, la fertilisation et le travail du sol, etc. conditionnent non seulement les apports de MO au sol dans le temps et l’espace, mais aussi la sensibilité de ces MO à la minéralisation, en agissant sur les mécanismes, biotiques comme abiotiques. La complexité des interactions entre les mécanismes et leurs effets dans le temps sur les stocks de C sont mises en évidence par les méta-analyses et les études de terrain de longue durée.
Les mécanismes de stabilisation du C organique dans les sols sont étudiés à fine échelle spatiale (mm-µm), dans des conditions spécifiques. La troisième partie de cet article discute de propositions concrètes pour aborder les questions du changement d’échelle (jusqu’à la parcelle et au niveau global) et de la validation de l’action d’un mécanisme dans différents contextes pédo-climatiques avant de le prendre en compte dans des modèles à large échelle pour améliorer les prévisions d’évolution des stocks de C des sols.
Enfin, dans une optique de mieux préserver les stocks de C, voire de les augmenter, cette revue bibliographique nous permet de faire des propositions pour les axes de recherches futures sur les mécanismes, les effets des pratiques agricoles sur ces mécanismes, et les modèles de prédiction des stocks de C.

2015 - Volume 22 - Numéro 1

Des indicateurs de la fertilité des sols | p 77-100
Auteurs :
J.-C. Fardeau

2013 - Volume 20 - Numéro 2

Démarche statistique pour la sélection des indicateurs par Random Forests pour la surveillance de la qualité des sols. | p 127-136
Auteurs :
S. Taibi-Hassani, J.-C. Thoisy-Dur, P. Lepelletier, J. Bodin, N. Bennegadi-Laurent, J.-J. Bessoule, A. Bispo, J. Bodilis, R. Chaussod, N. Cheviron, J. Cortet, S. Criquet, J. Dantan, S. Dequiedt, O. Faure, C. Gangneux, J. Harris-Hellal, M. Hedde, A. Hitmi, M. Le Guedard, M. Legras, G. Pérès, C. Repinçay, L. Rougé, N. Ruiz, I. Trinsoutrot-Gattin, et C. Villenave
Résumé :
Le volume des données définies dans le programme Bioindicateurs 2 (Ademe) et le très grand nombre de variables biologiques à tester (une centaine) nécessitent des techniques d’analyse telles que les Random Forests qui peuvent s’affranchir du problème de multi-colinéarité pour la sélection d’indicateurs sensibles aux différents facteurs étudiés.
La méthodologie des Random Forests consiste en la sélection des variables les plus discriminantes. Ainsi nous avons recherché la meilleure sélection en étudiant l’ensemble des variables biologiques représentant la Microflore et la Faune. Cette démarche a porté sur l’ensemble des indicateurs d’effet issus du programme Bio2, les indicateurs de la flore et d’accumulation (escargot) n’ayant pas été traités. Ces travaux ont été mis en œuvre sur les trois facteurs de discrimination: l’usage des sols, les niveaux de contamination en ETM, et les niveaux de contamination en polluants organiques.
Nous avons ensuite regroupé les variables les plus discriminantes issues de chaque analyse par RF. Une analyse discriminante linéaire a ensuite été mise en œuvre pour chaque facteur en vue d’élaborer un modèle prédictif.

2003 - Volume 10 - Numéro 4

La qualité des sols forestiers français | p 263-286
Auteurs :
J. Ranger et Cl. Nys
Adresse :
INRA Centre de Nancy
Unité Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers
54280 Champenoux
Résumé :
La qualité des sols forestiers est abordée en identifiant les contraintes liées à leur spécificité d`une part, et au traitement des forêts d`autre part.
L`intensification de la sylviculture se traduit par une demande accrue à l`écosystème, dans un contexte général d`essences frugales en apparence seulement, de sols aux réserves limitées, et de restitutions rarement pratiquées.
Cet article passe en revue les contraintes physiques et chimiques liées aux aménagements sylvicoles. Les contraintes pour la biologie du sol ne sont pas abordées ici.
La stratégie des aménagements doit donc éviter au maximum les dégradations dans un contexte socio-économique où la remédiation est difficile, coûteuse et non souhaitée.
La notion d`indicateur de la qualité des sols forestiers est abordée : elle passe nécessairement par un approfondissement des connaissances sur leur fonctionnement et leur dynamique. L`association des sites-ateliers de recherche, où sont acquises ces données sur les mécanismes à partir desquelles s`élaborent des modèles à base mécaniste, et les observatoires de type réseau.Renécofor et réseau européen, doit conduire à la définition de critères opérationnels de qualité des sols. Il faut noter le caractère évolutif de cette notion en relation avec les fonctions à privilégier : ce domaine est actuellement en pleine redéfinition, puisque la fonction de production n`est plus nécessairement prédominante.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Indicateurs de fertilité et durabilité des systèmes de culture au début du XIXe siècle - L`approche de Albrecht THAËR (1752 - 1828) | p 33-46
Auteurs :
C. Feller(1), J. Boulaine(2) et G. Pedro(2)
Adresse :
(1) IRD (ex-Orstom), Laboratoire de Biogéochimie du Sol, CENA-USP, CP 96, 13400-970 Piracicaba (SP), Brésil.
(2) Académie d`Agriculture de France, 18 rue Bellechasse, 75007 Paris, France
Résumé :
L`identification d`indicateurs robustes et quantifiés de la fertilité du milieu en vue d`une évaluation à long terme de la durabilité des systèmes de culture est une préoccupation majeure de la recherche agronomique actuelle, tant dans les pays du Nord que du Sud. Cette question a été abordée au tout début du XIXe siècle par l`agronome allemand Albrecht Daniel Thaër et il nous paraît intéressant de rappeller ici ses travaux. Dans un premier temps, nous resituons l`oeuvre de Thaër dans son contexte historique, de la fin du XVIe (Palissy) jusqu`au milieu du XIXe siècle (Liebig). Puis nous montrons comment Thaër élabore une échelle de fertilité quantifiée (en ` degrés de fécondité du sol `) extrèmement élaborée, intégrant les propriétés du sol, la demande de la plante, les itinéraires techniques mis en jeu et les successions culturales. Ces degrés se réfèrent à une productivité pour une céréale standard, le seigle ; l`unité est le scheffel de seigle par journal (environ 2 q/ha). A partir de cet outil, Thaër analyse, de manière chiffrée, la pertinence des principaux systèmes de culture de l`Allemagne de l`époque (assolements complexes) pour le maintien ou l`amélioration de la fertilité du milieu. Il donne une échelle de ` Valeur intrinsèque du terrain ` (tableau 1). Ses commentaires s`inscrivent directement dans la problématique de la durabilité. Des applications sont données pour l`analyse d`assolements complexes (tableau 2). Les calculs sont faits pour 8 systèmes de culture plutôt théoriques (tableau 3) et 9 systèmes réels. Les mêmes tendances de variation sont observées entre les deux approches. Ici Thaër fait en quelque sorte de la modélisation sans le savoir. Enfin Thaër complète cette analyse agronomique par une analyse économique extrèmement détaillée de ces 9 systèmes de culture (tableau 4) et commente les limites et potentialités de chacun. Ce système de Thaër a été très utilisé pendant un demi-siècle et probablement avec succès, car intégrant un grand nombre de connaissances empiriques sur les sols et la fertilisation organique. Malheureusement, les bases scientifiques de ce système, la ` théorie de l`humus `, se sont avérées définitivement fausses à partir de 1840 avec les travaux de Liebig et la ` théorie de la nutrition minérale ` des plantes. Ceci a beaucoup nui à Thaër pour sa célébrité posthume et l`on a un peu oublié, au-delà de ce choix théorique mauvais mais aux applications pratiques efficaces, combien cet homme fut un grand savant. Il mérite d`être redécouvert aujourd`hui avec nos propres interrogations.

1999 - Volume 6 - Numéro 3

Note technique - Le suivi de la qualité des sols en France, la contribution de l`Observatoire de la Qualité des Sols | p 215-230
Auteurs :
S. Martin(1), D. Baize(2), M. Bonneau(3), R. Chaussod(4), H. Ciesielski(5), J.-P. Gaultier(6), P. Lavelle(7), J.-P. Legros(8), A. Leprêtre(9) et T. Sterckeman(5)
Adresse :
(1) DIREN Ile-de-France, 18 avenue Carnot, 94234 Cachan cedex, France
(2) INRA, Unité de Science du Sol/SESCPF, Ardon, 45160 Olivet, France
(3) INRA, Unité Microbiologie et Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers, Champenoux, 54280 Seichamps, France
(4) INRA, Unité de Science du Sol, 17 rue Sully, B.P. 1540, 21034 Dijon cedex, France
(5) INRA, Laboratoire d`Analyses des Sols, 273 rue de Cambrai, 62000 Arras, France
(6) INRA, Unité de Science du Sol, Route de Saint Cyr, 78026 Versailles cedex, France
(7) ORSTOM, Laboratoire d`Ecologie des Sols Tropicaux, 72 route d`Aulnay, 93143 Bondy cedex, France
(8) INRA, Unité de Science du Sol, place Viala, 34060 Montpellier cedex, France
(9) Université de Lille 1, SN3, Laboratoire d`Ecologie Numérique, 59655 Villeneuve d`Ascq cedex, France
Résumé :
De nombreuses activités humaines causent aux sols des dégradations. En général, celles-ci restent longtemps discrètes mais s`avèrent irréversibles à l`échelle humaine. A l`inverse, les nouvelles méthodes d`agriculture durable sont susceptibles de protéger et même de restaurer la qualité des sols.
C`est pourquoi, en 1985, le ministère de l`Aménagement du Territoire et de l`Environnement a créé pour la France l`Observatoire de la Qualité des Sols (OQS), avec l`appui scientifique de l`Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).
L`OQS repose sur un réseau de sites. Ces sites sont, à leur création, décrits en détail (contexte géographique et historique, étude pédologique, fond pédogéochimique local). Ensuite, tous les cinq ans environ, sont mesurées les propriétés chimiques et physico-chimiques classiques des sols et leurs teneurs en éléments-traces métalliques.
L`OQS a impliqué l`élaboration :
1. De stratégies d`échantillonnage qui permettent d`estimer des changements à long terme de la qualité des sols en s`affranchissant le plus possible de l`hétérogénéité spatiale du milieu, des fluctuations saisonnières et des incertitudes liées aux mesures.
2. D`indicateurs de qualité des sols.
3. D`une base de données adaptée à un contexte scientifique.
Pour le futur, nous recommandons une évolution de l`OQS dans trois directions principales : (1) une extension géographique, (2) un développement thématique et (3) un renforcement du dialogue avec les utilisateurs.

1996 - Volume 3 - Numéro 2

Alimentation en eau et production forestière - Application d`indicateurs simples pour les résineux dans le Massif Central | p 81-96
Auteurs :
T. Curt, S. Dole et G. Marmeys
Adresse :
Cemagref - Groupement de Clermont-Fd., Division Techniques Forestières - Domaine de Laluas, 63200 Riom
Résumé :
L`alimentation en eau des stations contrôle une part importante de la production forestière. Elle doit pouvoir être évaluée par des indices simples, robustes et facilement mesurables sur le terrain par tout gestionnaire forestier. Cet article montre l`intérêt de méthodes de diagnostic simplifié : la valeur du réservoir en eau du sol (RES) est estimée en prenant en compte uniquement la profondeur du sol (par test-tarière), sa texture et sa pierrosité. Un bilan entre apports et départs d`eau sur le versant complète ce diagnostic. Ces deux éléments sont comparés avec l`indice de fertilité de peuplements d`épicéa commun et de sapin pectiné, qui permet d`estimer leur niveau de production. Au total, 512 placettes de relevés ont été étudiées dans deux régions écologiquement contrastées du Massif Central : les hautes Cévennes granitiques et métamorphiques (Mont Lozère, Aigoual, Lingas), et les massifs volcaniques auvergnats (Chaîne des Puys, Monts Dore). L`indice RES discrimine une part importante de l`indice de fertilité pour le sapin pectiné et l`épicéa commun dans les hautes Cévennes, en climat méditerranéo-montagnard, et dans un contexte pédologique relativement homogène. Son rôle est secondaire dans la production de l`épicéa commun en Auvergne, du fait d`un faible déficit hydrique climatique. La méthode utilisée fournit un ordre de grandeur du réservoir en eau et permet des comparaisons entre stations. Cependant, elle ne s`applique en toute rigueur que dans des conditions de relative homogénéité des matériaux parentaux et des sols. Des propositions sont faites pour compléter cette approche dans d`autres contextes édaphiques. La prise en compte du bilan en eau de la placette en fonction de sa position sur le versant permet de mieux comprendre les variations de l`indice de fertilité.

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