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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Céline Collin Bellier (présidente de l'Afes)
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

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15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
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Recherche : 15 articles sur 11 numéros
Articles de la revue choisie

2015 - Volume 22 - Numéro 1

Sols et histoire récente de l’agriculture sur le Plateau de Valensole. Constats et perspectives. | p
Auteurs :
M. Bornand et M. Dosso
Résumé :
La carte pédologique de Digne au 1/100 000ème, de Bornand, Fléché et Guyon (2001), inclut tout le Plateau de Valensole (plus de 100 000 ha) (figure 1). Cet article présente les sols du Plateau, vaste surface très incisée par les ruisseaux et les ravins locaux (figure 4). La séquence de sols observée est en liaison avec la topographie et la composition des roches associées (figure 5). Le sol typique des replats est décrit (figure 6) ; de par sa nature et sa position topographique, il représente la richesse de l’agriculture locale ; cependant, il subit une érosion régressive sur plus de 50% de la surface du Plateau. On explicite les contraintes de ces différents sols pour leur mise en culture. Puis, sur la base du travail de Lang et Ramseyer (2011), on analyse l’évolution des modes de mise en valeur agricole du Plateau et de ses vallons de 1945 à nos jours. Autrefois, les têtes de ravins étaient souvent aménagées et correspondaient aux lieux de vie des nombreux agriculteurs (lieux d’implantation des fermes), mais, elles sont aujourd’hui abandonnées et rendues à la forêt. Le Plateau, entièrement défriché, est cultivé à l’échelle de vastes parcelles de plus de 100 hectares (photo 1). Cette évolution est liée à la révolution agricole qui, dans les années 50, a permis de passer du cheval au tracteur motorisé. L’incidence de ces bouleversements s’observe aujourd’hui sur les sols (photos 2, 3, 4) et les eaux (figure 7) et conduit à leur dégradation progressive. Au total, on montre qu’à la dégradation anthropique des sols qui s’est exercée depuis le néolithique vient s’adjoindre depuis une trentaine d’années seulement une dégradation rapide et profonde, inquiétante pour l’avenir. De nouvelles orientations sont à prendre pour l’agriculture dominante : si les pratiques de gestion du sol ne le préservent pas mieux, alors l’agriculture ne sera pas durable.
Friedrich Albert FALLOU (1794-1877) et sa « Pedologie » . V - Chapitre 3 « Nature du sol ». Comparaison avec A. de Gasparin | p 59-76
Auteurs :
C. Feller, J.-P. Aeschlimann, E. Frossard
Résumé :
Dans quatre articles précédents (Feller et al., 2008, Frossard et al., 2009, 2011, Aeschlimann et al., 2010), nous avons publié et commenté la traduction intégrale en français de la préface, de l’introduction et du premier chapitre (consacré à la « Genèse du sol »), et donné des extraits du deuxième chapitre d’un ouvrage (1862) publié en allemand par F.A. Fallou (1794-1877) qui fut le créateur du terme « Pedologie » (en allemand). La présente contribution comprend la traduction française complète, accompagnée de quelques commentaires, du troisième chapitre intitulé « Nature du sol » de cet ouvrage. Il y est question des diverses propriétés « générales » (« couleur », « assemblage », « densité ») et « particulières » (« porosité », « pénétrabilité », « solubilité ») du sol. Elles seront discutées en relation avec des extraits du Cours d’agriculture de Gasparin (1860), consacrés aux propriétés physiques des sols.

2012 - Volume 19 - Numéro 1

Sol et Histoire. Hommage à Jean Boulaine | p 7
Auteurs :
C. Feller, J.-P. Legros

2008 - Volume 15 - Numéro 2

Friedrich Albert Fallou (1794-1877) et sa ` Pédologie ` - La Préface de l`ouvrage | p 131-137
Auteurs :
C. Feller(1), J.-P. Aeschlimann(2), E. Frossard(3) et V. Lutz(4)
Adresse :
1) Institut de Recherche pour le Développement (IRD), UR 179 SeqBio, ENSAM, 2 Place Viala, 34060 Montpellier Cedex 1, France
2) Agropolis-Museum, 901 Av. d`Agropolis, 34394 Montpellier Cedex 2, France
3) Swiss Federal Institute of Technology (ETH Zurich), Institute of Plant Sciences, Group of plant nutrition, Postfach 185, Eschikon 33, 8315 Lindau, Suisse
4) Huttenstrasse 36, 8006 Zürich, Suisse
Résumé :
Cet article concerne F.A. Fallou (1794-1877) qui fut le créateur du terme `pédologie` et qui écrivit en 1862 un ouvrage en allemand de 487 pages sur le sujet. Toutefois, les avis des historiens sont partagés sur le côté très précurseur ou non de ce savant, certains le proposant comme le fondateur de la pédologie, vingt années avant Dokuchaev. Cet article donne la traduction intégrale en français de la Préface et de la Table des Matières, accompagnée de commentaires des auteurs et d`une courte biographie de Fallou.

2008 - Volume 15 - Numéro 4

Note historique - Friedrich Albert Fallou (1794-1877) et sa `Pédologie` - 2. L`introduction de l`ouvrage | p 255-268
Auteurs :
E. Frossard(1), J.P. Aeschlimann(2), V. Lutz(3) et C. Feller(4)
Adresse :
1) Swiss Federal Institute of Technology (ETH Zurich), Institute of Plant Sciences, Group of plant nutrition, Postfach 185,
Eschikon 33, 8315 Lindau, Suisse
2) AGROPOLIS-MUSEUM, 951 Av. d`Agropolis, 34394 Montpellier Cedex 2, France
3) Huttenstrasse 36, 8006 Zürich, Suisse
4) Institut de Recherche pour le Développement (IRD), UR 179 SeqBio, SUPAGRO, 2 Place Viala, 34060 Montpellier Cedex 1, France
Résumé :
Cet article concerne F.A. Fallou (1794-1877) qui fut le créateur du terme `Pedologie` (en allemand) et qui écrivit en 1862 un ouvrage en allemand de 487 pages sur le sujet. Toutefois, les avis des historiens sont partagés sur le côté précurseur ou non de ce savant, certains le proposant comme le fondateur de la pédologie, vingt ans avant Dokuchaev. Dans un article précédent de cette revue (Feller et al., 2008) nous avons publié, avec commentaires, la traduction intégrale en français de la Préface de cet ouvrage. Ce deuxième papier donne maintenant la traduction intégrale de l`Introduction, accompagnée aussi de commentaires des auteurs.

2007 - Volume 14 - Numéro 1

La représentation du sol dans l`art occidental | p 65-80
Auteurs :
Ch. Feller
Adresse :
Institut de Recherche pour le Développement (IRD)
UR 179 SeqBio, ENSAM
2 Place Viala
34060 Montpellier cedex 1
France.
Résumé :
Les pédologues sont formés pour observer en détail le Sol considéré comme un objet naturel. Les artistes sont aussi habitués à observer précisément la Nature, et l`on peut s`interroger sur leur vision spécifique du Sol. Cet article parcoure l`histoire de l`art depuis les peintures rupestres jusqu`à l`art contemporain avec un regard centré sur la représentation du sol, dans la peinture en particulier. A l`exception de quelques oeuvres d`artistes anciens comme Bosch, Breughel et les Surréalistes, ce sont seulement les artistes de la période actuelle qui représentent le Sol ` naturel-culturel ` pour lui-même.

2007 - Volume 14 - Numéro 4

L`importance des recherches coloniales, en particulier à Madagascar, dans le développement de la pédologie française | p 305-315
Auteurs :
C. Feller(1), E. Blanchart(1), A. Herbillon(2), J.C. Leprun(3) et R. Poss(4)
Adresse :
(1) Institut de Recherche pour le Développement (IRD), UR 179 SeqBio, ENSAM, 2 Place Viala, 34060 Montpellier cedex 1, France
(2) Université Catholique de Louvain, Unité des Sciences du Sol, Place Croix du Sud, 2/10, B. 1348 Louvain-la-Neuve, Belgique
(3) ex-pédologue de l`ORSOM-IRD, Académie d`Agriculture de France, 17 rue de Bellechasse, 75007 Paris
(4) Institut de Recherche pour le Développement (IRD), UR 176 Solutions, SupAgro, 2 Place Viala, 34060 Montpellier cedex 1, France
Résumé :
Dès 1900, une très importante et systématique campagne de prélèvements de sols est organisée à Madagascar et 500 échantillons de sols seront analysés à Paris par le fameux chimiste Müntz et son collègue Rousseaux, un événement unique pour l`époque. Ceci fonde en quelque sorte la naissance de la pédologie coloniale française, mais est aussi exemplaire par rapport à l`ensemble de la science du sol métropolitaine de la fin du 19e siècle. Mais avant, en 1881, un planteur de la Martinique, O. Hayot, avait publié, à compte d`auteur, un écrit passé absolument inaperçu dans l`histoire de la pédologie française où il compare les altérations en milieu tropical et en milieu tempéré, et où il montre que les sols qui en résultent sont bien différents. Le premier Traité de Pédologie français sera écrit seulement en 1935 par H. Erhart, mais il est fondé sur sa thèse de 1926 qui portait sur les sols de Madagascar. Il sera suivi, en 1936, d`un autre traité par Agafonoff à partir de son expérience des sols de Tunisie. Pour ce qui est de la connaissance des processus d`altération et de la minéralogie des sols, la pédologie française doit aussi beaucoup à A. Lacroix et à ses nombreux travaux dans les territoires d`outremer. Enfin, juste avant puis après la deuxième guerre mondiale, l`une des grandes figures de la pédologie française, G. Aubert, sera un pédologue oeuvrant dans les colonies et qui fondera la section de Pédologie de l`ORSTOM. Nous retraçons aussi brièvement sa carrière et son influence, avec ses élèves de l`ORSTOM, sur la pédologie au niveau national et international.

2006 - Volume 13 - Numéro 2

Histoire de la fertilisation phosphatée 1762-1914 | p 129-137
Auteurs :
Jean Boulaine - Membre émérite de l`Académie d`Agriculture de France
Adresse :
18, rue Tournefort
75005 Paris
Résumé :
Dès 1762, avant même la connaissance du phosphore Duhamel du Monceau signale par empirisme que les débris d`os et d`ivoire améliorent les sols. C`est au XIXe siècle que les chimistes et les agronomes ont précisé cette action et que l`industrie a fabriqué les superphosphates nécessaires dans les sols neutres et basiques. L`adjonction d`acide sulfurique aux matières premières, os et minerais divers, est pratiquée dès 1817 et devient commune à partir de 1840 (Liebig). Seuls Jean-Baptiste Dumas et Jean-Baptiste Boussingault s`obstineront à prôner la pulvérisation, en se moquant des industriels. À partir de 1880, l`emploi puis l`industrie des superphosphates se répandent rapidement et la France récupère son retard, ce qui ne sera vraiment effectué qu`après la Première Guerre mondiale.

2005 - Volume 12 - Numéro 2

Quand l`humus est à l`origine de la pédologie - 1. Les travaux du forestier danois P.E. Müller(1840- 1926) | p 101-122
Auteurs :
C. Feller(1), E. Blanchart(1), B. Jabiol(2) et M. H. Greve(3)
Adresse :
(1) IRD, BP 434, 101 Antananarivo, Madagascar
(2) UMR ENGREF-INRA ` Ressources Forêt-Bois `, Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, 14 rue Girardet, CS 4216, 54042 Nancy Cedex.
(3) Danish Institute of Agricultural Sciences, Departments of Agroecology and Crop Physiology and Soil Science, Research Centre Foulum, P.O. Box 50, 8830 Tjele, Danemark.
Résumé :
Lorsqu`on pense à la fondation de la pédologie, on cite systématiquement V. Dokuchaev (1883) pour son ouvrage sur le Tchernozem. Curieusement, l`ouvrage du forestier danois P.E. Müller ` Les formes naturelles de l`humus ` est peu connu alors qu`il a été traduit en français en 1889. Cet ouvrage montre que, dès 1879, Müller avait une approche totalement pédogénétique de la formation des sols et des relations sol-végétation.
Les observations de terrain et la réflexion de Müller concernent essentiellement les sols sous végétations naturelles du Danemark. C`est pratiquement un ouvrage sur les grands processus tels que la brunification, le lessivage et la podzolisation, avec une approche dynamique (passage d`une forme à une autre – figure 14 et tentative de datation à l`aide de sites archéologiques). Toute la démarche est basée sur la nature des humus avec un accent particulier sur leur morphologie, les activités biologiques (faune et champignons) qui les caractérisent, le tout complété par des analyses chimiques (quand nécessaire). Müller nous présente un très grand nombre de profil pédologiques, l`ensemble étant résumé dans l`extraordinaire ` Tableau ` III. Un ouvrage presque d`actualité! Nous défendons l`idée que Müller est le plus important des précurseurs et qu`il devrait même être considéré comme un des co-fondateurs de la pédologie.
Cet article propose de longs extraits de l`ouvrage, suivis de l`histoire des humus jusqu`à nos jours, ainsi qu`une biographie personnelle et scientifique de Müller et les reproductions d`un tableau et d`un dessin le représentant.
Quand l`humus est à l`origine de la pédologie - 2. Avant et après P.E. Müller : évolution des conceptions sur la description et la typologie ` des humus ` | p 123-134
Auteurs :
B. Jabiol(1), Ch. Feller(2) et M. H. Grève(3)
Adresse :
(1) UMR ENGREF-INRA ` Ressources Forêt-Bois `, Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, 14 rue Girardet, CS 4216, 54042 Nancy Cedex.
(2) UR179 SeqBio, IRD, Laboratoire MOST, BP 64501, 34394 Montpellier cedex 5, France.
(3) Danish Institute of Agricultural Sciences, Departments of Agroecology and Crop Physiology and Soil Science, Research Centre Foulum, P.O. Box 50, 8830 Tjele, Danemark.
Résumé :
Avant P.E. Müller la notion d`humus ` couche de sol ` ne fait qu`émerger. Et même si Müller la précise, quasiment même jusqu`à parler d`une succession de couches, et malgré la formalisation et l`interprétation biologique de ces principales couches (L, F, H) par Hesselman en 1926, la première moitié du XXe siècle ne verra guère émerger de typologie claire des formes d`humus au-delà de ce qu`avaient décrit ces précurseurs. Il faudra attendre Kubiena (1953) pour voir établies les bases solides d`une typologie plus complète. Ses travaux sous-tendront ensuite les investigations plus fouillées des équipes, principalement européennes ou canadiennes, qui se sont attachées et s`attachent à caractériser, tant biologiquement que morphologiquement, les formes d`humus, dans la voie tracée par Müller. Le diagnostic et la caractérisation des écosystèmes à l`aide des formes d`humus est un enjeu dont l`actualité dépasse actuellement le simple diagnostic des potentialités forestières, et s`inscrit dans le besoin d`une prédiction de l`évolution de ces écosystèmes. Des typologies harmonisées sont des outils indispensables à ces travaux.
Petite histoire des connaissances acquises sur les termites et leur rôle agroécologique | p 153-164
Auteurs :
A. Duboisset(1) et C. Seignobos(2)
Adresse :
(1) U.M.R. 137 Biosol, Lab. Biol. Sols et des Eaux, Université Paris XII 94010 Créteil
(2) I.R.D. Lab. d`Etudes Rurales 911, Av. Agropolis 34032 Montpellier
Résumé :
Cette brève analyse historique montre comment se sont construits deux points de vue antagonistes sur le rôle que jouent les termites dans le fonctionnement des agroécosystèmes tropicaux. Le premier défend l`idée selon laquelle l`éradication des termites risque d`engendrer, à moyen ou long terme, un dysfonctionnement des processus régulateurs de la fertilité. Apparu avec les écrits de Smeathman (1781) puis de Drummond (1886), il est de nouveau d`actualité grâce aux thèses soutenues en biologie du sol sur l`utilité de ces `ingénieurs de l`éco-système`. Le deuxième point de vue présente les termites comme un véritable fléau pour l`agriculture tropicale. Même si cet avis est aujourd`hui plus nuancé, il a toujours largement dominé la production scientifique, renforçant ainsi les termites dans leur réputation d`insectes nuisibles. Malgré l`abondance des connaissances accumulées à ce jour, le bilan global des conséquences antagoniques de l`activité des termites sur l`agriculture s`avère toujours aussi difficile à établir. Il serait, à ce propos, opportun d`adopter une approche pluridisciplinaire des questions en jeu et de les replacer dans le cadre de débats résolument interdisciplinaires.
La charrue ` Dombasle ` (1814-1821) : histoire d`une innovation en matière de travail du sol | p 187-200
Auteurs :
F. Knittel
Adresse :
INRA-SAD Mirecourt / Université de Nancy-II
Domaine du Joly
662, avenue L.-J. Buffet
88 500 Mirecourt
Résumé :
L`agronome lorrain Mathieu de Dombasle (1777-1843) est considéré comme un inventeur d`instruments aratoires perfectionnés, comme la charrue sans avant-train, et de pratiques nouvelles. En fait il n`a rien inventé au sens propre mais il a réinvesti l`héritage de l`agriculture nouvelle du XVIIIe siècle et s`est distingué par la manière dont il a diffusé ses idées et ses machines agricoles. Dans le présent article, nous nous proposons d`analyser la genèse d`une innovation de première importance en matière de travail du sol dans la première moitié du XIXe siècle : la conception de la charrue ` Dombasle ` jusqu`à la reconnaissance de Mathieu de Dombasle par ses pairs en 1820-1821. La démarche ` dombaslienne `, oscillant entre empirisme et théorie est expliquée, tandis que l`on met plus particulièrement l`accent sur les modifications des pratiques des agriculteurs qui utilisent le nouvel instrument aratoire.

2004 - Volume 11 - Numéro 2

Quatre grands savants ont observé des profils et/ou décrits des techniques de prospection pédologiques avant 1850 : Palissy, Buffon, Thaer et Darwin | p
Auteurs :
C. Feller et E. Blanchart
Adresse :
IRD, Laboratoire Matière Organique des Sols Tropicaux (MOST) IRD, BP 64501, 34394 Montpellier Cedex 5, France.
Résumé :
La description des sols, la représentation du profil pédologique et les instruments et méthodes de cartographie des sols ne datent finalement pas de l`émergence de la science pédologique à la fin du XIXe siècle. Quelques travaux précurseurs, souvent passés relativement inaperçus, de très grands scientifiques, sont rapportés ici pour la période du 16e au XIXe siècle. Il s`agit des travaux de (i) Bernard Palissy (1563 et 1580), découvreur de la tarière pour la prospection des sols, (ii) de Georges-Louis Leclerc de Buffon (1734 et 1748), pour sa description très détaillée des sols et de certains de leurs traits pédologiques telles que les concrétions ferro-manganifères en vue d`apréhender les grands cycles géochimiques, (iii) de Albrecht Daniel Thaer (1809), pour sa méthodologie de prospection des variations pédologiques au sein des parcelles cultivées, de leur représentation sous forme de cartes et du mode de prélèvements d`échantillons de sol, (iv) de Charles Darwin (1837) dans la publication de schémas détaillés de profils pédologiques et pédo-archéologiques.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Indicateurs de fertilité et durabilité des systèmes de culture au début du XIXe siècle - L`approche de Albrecht THAËR (1752 - 1828) | p 33-46
Auteurs :
C. Feller(1), J. Boulaine(2) et G. Pedro(2)
Adresse :
(1) IRD (ex-Orstom), Laboratoire de Biogéochimie du Sol, CENA-USP, CP 96, 13400-970 Piracicaba (SP), Brésil.
(2) Académie d`Agriculture de France, 18 rue Bellechasse, 75007 Paris, France
Résumé :
L`identification d`indicateurs robustes et quantifiés de la fertilité du milieu en vue d`une évaluation à long terme de la durabilité des systèmes de culture est une préoccupation majeure de la recherche agronomique actuelle, tant dans les pays du Nord que du Sud. Cette question a été abordée au tout début du XIXe siècle par l`agronome allemand Albrecht Daniel Thaër et il nous paraît intéressant de rappeller ici ses travaux. Dans un premier temps, nous resituons l`oeuvre de Thaër dans son contexte historique, de la fin du XVIe (Palissy) jusqu`au milieu du XIXe siècle (Liebig). Puis nous montrons comment Thaër élabore une échelle de fertilité quantifiée (en ` degrés de fécondité du sol `) extrèmement élaborée, intégrant les propriétés du sol, la demande de la plante, les itinéraires techniques mis en jeu et les successions culturales. Ces degrés se réfèrent à une productivité pour une céréale standard, le seigle ; l`unité est le scheffel de seigle par journal (environ 2 q/ha). A partir de cet outil, Thaër analyse, de manière chiffrée, la pertinence des principaux systèmes de culture de l`Allemagne de l`époque (assolements complexes) pour le maintien ou l`amélioration de la fertilité du milieu. Il donne une échelle de ` Valeur intrinsèque du terrain ` (tableau 1). Ses commentaires s`inscrivent directement dans la problématique de la durabilité. Des applications sont données pour l`analyse d`assolements complexes (tableau 2). Les calculs sont faits pour 8 systèmes de culture plutôt théoriques (tableau 3) et 9 systèmes réels. Les mêmes tendances de variation sont observées entre les deux approches. Ici Thaër fait en quelque sorte de la modélisation sans le savoir. Enfin Thaër complète cette analyse agronomique par une analyse économique extrèmement détaillée de ces 9 systèmes de culture (tableau 4) et commente les limites et potentialités de chacun. Ce système de Thaër a été très utilisé pendant un demi-siècle et probablement avec succès, car intégrant un grand nombre de connaissances empiriques sur les sols et la fertilisation organique. Malheureusement, les bases scientifiques de ce système, la ` théorie de l`humus `, se sont avérées définitivement fausses à partir de 1840 avec les travaux de Liebig et la ` théorie de la nutrition minérale ` des plantes. Ceci a beaucoup nui à Thaër pour sa célébrité posthume et l`on a un peu oublié, au-delà de ce choix théorique mauvais mais aux applications pratiques efficaces, combien cet homme fut un grand savant. Il mérite d`être redécouvert aujourd`hui avec nos propres interrogations.

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