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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
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Recherche : 17 articles sur 14 numéros
Articles de la revue choisie

2010 - Volume 17 - Numéro 2

Bilan de l’azote minéral au cours du cycle du riz pluvial sous systèmes de culture en semis direct sous couverture végétale en sol ferrallitique argileux à Madagascar | p
Auteurs :
J. Rakotoarisoa, R. Oliver, J. Dusserre, B. Muller, J.-M. Douzet, R. Michellon, N. Moussa, L. A. Razafinjara, C. Rajeriarison et E. Scopel

2008 - Volume 15 - Numéro 3

Impact du niébé (Vigna unguiculata) et de la fumure minérale sur les propriétés chimiques de la terre de barre du Bénin | p 147-160
Auteurs :
G. L. Amadji et H. N.S. Aholoukpe
Adresse :
UAC. BP : 499 Calavi. République du Bénin
Résumé :
Un dispositif Split plot de deux facteurs (fumure et variété) a été installé chez six paysans à Gbékandji afin d`évaluer l`effet de trois formules de fumure : P47K25N45, P47K50N45 et P47K50N30 sur les caractéristiques du sol. Sur le sol témoin, indépendamment de la variété de niébé, le Corg. et le phosphore ont baissé. A part l`amélioration du potassium et du phosphore induite par le traitement P47K50N30, tous les autres paramètres ont chuté suite aux trois fumures testées. En intégrant tous ces effets des traitements et les investissements qui y sont liés, le traitement P47K50N30 est écologiquement le plus bénéfique pour le paysan.
Emissions de méthane (CH4) et d`oxydes d`azote (N2O et NOx) par les sols cultivés - Aspects généraux et effet du non travail du sol | p 171-182
Auteurs :
B. Nicolardot(1) et J.-C. Germon(2)
Adresse :
1) ENESAD UMR 1210 INRA-ENESAD-Université de Bourgogne `Biologie et Gestion des Adventices`,
26, Boulevard Docteur Petitjean, BP 87999, 21079 Dijon Cedex
2) INRA, UMR 1229 INRA-Université de Bourgogne Microbiologie du Sol et de l`Environnement,
17, rue Sully, BP 86510, 21065 Dijon Cedex
Résumé :
L`objectif de ce travail bibliographique est de faire le point sur l`effet du non travail du sol sur les émissions de méthane (CH4) et d`oxydes d`azote (N2O et NOx) à partir des sols cultivés. Après avoir mentionné les contributions respectives au réchauffement climatique planétaire des principaux gaz à effet de serre (GES) nous rappelons les mécanismes de production et de régulation des émissions de méthane et d`oxydes d`azote à partir du sol. Concernant le méthane, les sols de systèmes cultivés des pays tempérés présentent généralement des flux négatifs, correspondant à une oxydation du méthane par le sol. Il y a peu ou pas de différence d`oxydation entre système labouré et semis direct ou travail superficiel. Les données bibliographiques récentes montrent que les sols en semis direct absorbent en moyenne 0,4 kg C-CH4 ha-1 an-1 de plus que les sols labourés. En ce qui concerne N2O, les pertes gazeuses sous cette forme s`avèrent extrêmement variables, les flux annuels variant généralement de quelques kg à une dizaine de kg N ha-1 an-1, rarement davantage sauf en situations particulières. La majorité des références montrent que les émissions de N2O sont plus importantes pour des systèmes en travail du sol réduit ou en semis direct par rapport aux systèmes avec labour. Cette augmentation moyenne est de l`ordre du kg N ha-1 an-1, voire de quelques kg N ha-1 an-1 ; elle est la conséquence de la modification des propriétés physiques du sol, notamment au niveau de l`augmentation de sa masse volumique et de la diminution de sa porosité, qui ont une incidence directe sur les transferts de gaz et de solutés dans le sol et l`apparition de conditions anoxiques favorables à la dénitrification. Les études mettent également en évidence que cette différence d`émission entre semis direct et labour pourrait dépendre de l`antériorité de la différenciation entre labour et non-labour et s`atténuer avec l`allongement de cette durée de différenciation. Enfin, concernant les émissions de monoxyde d`azote (NO) par les sols conduits en semis direct ou en labour, quelques études rapportent des différences entre les deux modalités de travail du sol généralement faibles, avec une tendance pour des émissions plus importantes pour les systèmes conduits en labour. En prenant en compte toutes ces émissions, il apparaît que, pour certaines situations, les émissions de GES peuvent contrebalancer l`effet bénéfique du stockage de carbone supplémentaire induit par le passage au semis direct. En définitive, il est important de continuer à établir expérimentalement des bilans de GES à la fois sur le court et le long terme pour concevoir et paramétrer des outils de simulation qui seront utilisés pour estimer les émissions de GES à l`échelle de grands territoires ou pour générer des scénarios de réduction de ces émissions.

2006 - Volume 13 - Numéro 1

Etude isotopique du devenir de l`azote des litières dans les sols de six hêtraies du réseau RENECOFOR | p 33-51
Auteurs :
M. Nicolas(1), B. Zeller(1), E. Dambrine(1), S. Bienaimé(2) et E. Ulrich(2)
Adresse :
(1) INRA - Centre de Nancy, unité Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers, 54 280 Champenoux
(2) Office National des Forêts - Département Recherche, RENECOFOR, Bd de Constance, 77 300 Fontainebleau
Résumé :
En forêt, les formes d`humus sont classiquement considérés comme une illustration de l`activité biologique du sol et de la fertilité des stations. Afin de mieux comprendre cette relation, nous nous sommes intéressés à la dynamique et à la minéralisation de l`azote dans des sols de fertilités variées.
L`étude a porté sur six hêtraies du réseau RENECOFOR, présentant une large gamme de conditions climatiques, édaphiques et de productions forestières. Sur chaque site, nous avons déposé une quantité connue de litière de feuilles de hêtre enrichies en 15N à la place de la litière fraîchement tombée. Nous avons suivi pendant trois ans l`évolution de la masse de litière enrichie. Puis nous avons mesuré l`excès isotopique dans les litières en décomposition et dans des échantillons du sol sous-jacent. Enfin nous avons mesuré la minéralisation et l`excès isotopique de l`azote minéral produit en incubation en laboratoire.
A partir de ces observations, nous concluons que la vitesse de décomposition de la litière est surtout influencée par le pédoclimat tandis que l`incorporation des matières organiques en profondeur est principalement contrôlée par l`activité des vers de terre. Il apparaît également, dans les sites où les résidus de décomposition s`accumulent à la surface du sol sous forme de moder, que la minéralisation touche l`azote récent issu de la litière introduite. En revanche, dans les sols riches à mull où les résidus de décomposition sont incorporés en profondeur, l`azote récent de la litière est rapidement stabilisé et la minéralisation est principalement alimentée par le pool d`azote ancien.

2005 - Volume 12 - Numéro 3

Etude de l`évolution des effets azote de fumiers apportés annuellement pendant six ans dans une rotation mais fourrage-blé tendre d`hiver ou sur un ray-grass anglais fauché | p 209-213
Auteurs :
J. M. Bodet(1), R. Trochard(1), M. Corgnet(1), P. Castillon(2) et F. Laurent(3)
Adresse :
(1) Service Technique de Production, ARVALIS - Institut du Végétal, Station de La Jaillière, 44370 La Chapelle Saint Sauveur,
(2) Service Technique de Production, ARVALIS - Institut du Végétal, Station Inter-Instituts, 6, chemin de la Côte Vieille, 31450 Baziège
(3) Service Technique de Production, ARVALIS - Institut du Végétal, Station Expérimentale, 91720 Boigneville
Résumé :
En 1996 et en 1997, deux essais de longue durée sur l`évolution des effets azote de fumiers apportés annuellement ont été installés dans la région des Pays de la Loire à la Station Expérimentale ARVALIS - Institut du Végétal de La Jaillière (44). Les sols sont des sols bruns lessivés hydromorphes ( Néoluvisols rédoxiques) reposant sur altérite de schiste. Ils ont été drainés en 1981. L`un des essais est conduit en ray-grass anglais fauché, l`autre en rotation maïs fourrage irrigué-blé tendre d`hiver pailles enlevées.
Les traitements ont permis de comparer chaque année quatre types de fumiers (fumiers bruts et compostés de bovins, fumiers bruts et compostés de volailles), à des doses croissantes de fertilisation azotée minérale (0, X/4, X/2, 3X/4 et X, avec X = dose optimale d`azote). Ces fumiers ont toujours été appliqués sur les mêmes parcelles à des doses correspondant à 100 kg de N total ha-1 (maïs) ou 200 kg de N total ha-1 (blé tendre d`hiver, ray-grass anglais).
L`examen de l`évolution des coefficients apparents d`utilisation de l`azote des fumiers par le ray-grass anglais, le blé tendre d`hiver ou le maïs fourrage montre qu`il n`y a pas eu d`augmentation significative de ces derniers entre 1996 et 2004. De même, les minéralisations nettes cumulées de l`azote organique des fumiers entre 1996 et 2001 ont été des fonctions linéaires du temps exprimé en jours normalisés pour la minéralisation à 15 °C.
Dans la situation culturale considérée, les effets azote des fumiers appliqués tous les ans à doses modérées résultent principalement de l`azote minéral apporté avec ces fumiers et de l`azote issu de leur fraction organique rapidement minéralisable.

2005 - Volume 12 - Numéro 4

Azote minéralisable et statut organiqueAzote minéralisable et statut organique des Andosols de Guadeloupe - Influence du milieu et des pratiques culturales. | p 267-280
Auteurs :
M. Dorel(1), K. Lombard(1) et R. Oliver(2)
Adresse :
(1) CIRAD-FLHOR, Station de Neufchateau, 97130 Capesterre Belle-Eau - Guadeloupe
(2) CIRAD-AMIS, Avenue Agropolis, 34398 Montpellier Cedex 5
Résumé :
Les Andosols de Guadeloupe présentent des teneurs en matière organique très variables. Ces variations peuvent être liées à celles des conditions pédo-climatiques ou à l`effet des pratiques culturales. Dans un contexte où la limitation des pollutions d`origine agricole implique une réduction de la fertilisation azotée, les conséquences de ces variations sur la quantité d`azote minéralisable doivent être prises en compte pour évaluer la fertilité des sols et la durabilité des systèmes de cultures.
Après avoir étudié les variations du statut organique des Andosols sous bananeraie en relation avec la pluviométrie, l`intensité du caractère andique des sols et le mode de conduite de la culture, nous avons cherché à établir des relations entre la quantité d`azote minéralisable et le contenu des différents compartiments de la matière organique du sol (fractions granulométriques, biomasse microbienne). L`effet, sur ces paramètres, de l`introduction de la canne à sucre dans l`assolement des exploitations bananières a ensuite été évalué. Nous avons comparé pour ceci, sur une même exploitation, des parcelles sous monoculture bananière et des parcelles où ce système a été abandonné au profit de la rotation canne à sucre/ banane.
La teneur en matière organique des Andosols est fortement liée à la pluviométrie et à l`intensité du caractère andique qui est évalué par la rétention en eau à -1 500 kPa. La forte influence des conditions climatiques et édaphiques sur la teneur en carbone du sol et une localisation préférentielle des modes de conduite non mécanisés et peu intensifs dans les zones d`altitude soumises aux pluviométries les plus fortes rend l`effet des pratiques culturales sur la teneur en carbone du sol difficile à mettre en évidence. La quantité d`azote minéralisable apparaît sans relation avec la teneur en carbone organique total du sol mais est en revanche bien corrélée à la taille de la biomasse microbienne. Elle est nettement supérieure dans les bananeraies pérennes non mécanisées.
L`accroissement du rapport C/N de la matière organique du sol, du carbone contenu dans les fractions grossières et de la biomasse microbienne observé sous culture de canne à sucre semble lié à l`importante quantité de matière sèche apportée par les résidus de culture de canne à sucre. La faible teneur en azote des résidus de canne à sucre explique, qu`en dépit de l`accroissement de la biomasse microbienne, la quantité d`azote minéralisable n`augmente pas sous canne à sucre.

2003 - Volume 10 - Numéro 3

Evaluation de la minéralisation de l`azote de deux sols amendés avec un compost d`ordures ménagères | p 139-154
Auteurs :
E. Elherradi(1, 2), B. Soudi(3) et K. Elkacemi(1)
Adresse :
(1) Université Mohamed V, faculté des Science, Département de chimie, Rabat, Maroc.
(2) Ecole Normale Supérieure de Takaddoum, Département de Chimie, Rabat, Maroc
(3) Institut Agronomique et vétérinaire Hassan II, Département des sciences du sol, Rabat, Maroc.
Résumé :
Afin d`évaluer l`effet d`amendement organique des sols avec du compost d`ordures ménagères sur l`évolution de l`azote minéral, deux sols contrastés par leurs propriétés physico-chimiques et texturales : un sol sablonneux de la région côtière de Rabat (SRR) et un sol limono-argileux du Gharb (SDG) ont été étudiés.
Des essais d`incubation aérobie pendant 35 jours (5 semaines) ont été conduits au laboratoire sous des conditions contrôlées à une température de 30 °C, optimale pour l`ammonitrification. Les échantillons de sol ont été ajustés à différents niveaux d`humidité 50 %, 80 % et 100 % Hcc en présence de doses croissantes de compost, équivalentes à 0, 10, 20 et 30 tonnes.ha-1.
L`apport du compost a induit une augmentation de la quantité d`azote minéralisé des deux sols. La production d`azote minéral en fonction du temps croît avec la dose du compost apporté. L`allure générale de cette production est comparable pour les différents traitements. Cependant, les quantités d`azote minéralisé diffèrent dans les deux sols utilisés et dépendent de l`humidité. Cette allure est caractérisée pour toutes les doses apportées par une augmentation brutale durant la première semaine d`incubation appelée ` effect flush `. Les quantités résultantes de cette surminéralisation varient de 29 à 60 kg N.ha-1 et de 58 à 87 kg N.ha-1 respectivement pour SRR et SDG à 80 % Hcc. La minéralisation est plus intense en SDG que dans le SRR pour les différentes doses du compost. Après 35 jours d`incubation, la quantité d`azote minéralisé est de 139 kg.ha-1 en SDG et de 99 kg.ha-1 en SRR amendés avec 30 tonnes.ha-1 et à 100 % Hcc.
Le taux apparent moyen de minéralisation de l`azote organique du compost est de 8 et 10 % pour SRR et SDG durant la période d`incubation à 100 % Hcc.

2003 - Volume 10 - Numéro 4

Des experimentations de longue durée sur la recherche en environnement. Un exemple pris en Grande Bretagne | p 253-262
Auteurs :
K. Goulding et P. Poulton
Adresse :
(1) Agriculture & Environment Division, Rothamsted, Harpenden, Hertfordshire, AL5 2JQ, United Kingdom
Résumé :
Rothamsted possède des séries d`expérimentations de longue durée, la plus ancienne ayant débuté en 1843. Ces expérimentations ont été utilisées en particulier pour suivre la qualité des sols en relation avec son utilisation ou d`autres pressions. La recherche a montré comment le carbone peut augmenter rapidement lors du passage d`une terre cultivée à une prairie ou au développement d`une occupation forestière, ou lorsque des fumiers d`origine animale sont apportés régulièrement. A l`inverse, une terre arable perd son carbone même lors de rotations avec de la prairie. Les résultats de ces expériences ont été utilisés pour aider à la mise au point des modèles internationalement connus que sont ROTH-C (sur le cycle du carbone) et SUNDIAL (cycle de l`azote). Les flux de nitrate et phosphate vers l`eau, et ceux du méthane des oxydes d`azote et de l`ammonium vers l`atmosphère ont été mesurés et mis en relation avec les pratiques de gestion des terres. Rothamsted a les plus longues séries de données sur les pluies acides du monde. Cela a été exploité avec les échantillons de sol et de végétation des expériences de longue durée, pour mettre en évidence les dépôts acides et leurs effets sur le sol et la végétation. Les analyses d`échantillons de sols et de plantes montrent l`accumulation ou au contraire la décroissance de la pollution par les métaux lourds ou polluants organiques tels que les dioxines, les furanes ou les PCBs. Les impacts de tels polluants sur les micro-organismes ont été étudiés. Les expérimentations de Rothamsted vont continuer à fournir des renseignements uniques sur la qualité des sols, l`impact de l`agriculture sur l`environnement et la durabilité de l`agriculture.
Les émissions de protoxyde d`azote (N2O) d`origine agricole. Évaluation au niveau du territoire français | p 315-330
Auteurs :
J.-Cl. Germon(1), C. Hénault(1), P. Cellier(2), D. Chèneby(1), O. Duval(3), B. Gabrielle(2), P. Laville(2), B. Nicoullaud(3) et L. Philippot(1)
Adresse :
(1) INRA / Université de Bourgogne, UMR Microbiologie et Géochimie des Sols, 17 rue Sully, BP 86 510, 21065 Dijon Cedex
(2) INRA / INAPG, UMR Environnement et Grandes Cultures, 78850 Thiverval Grignon, France
(3) INRA Unité de Science du Sol, BP 20619, Ardon, 45166 Olivet Cedex – France
Résumé :
L`évaluation des émissions de N2O au niveau du territoire français au titre de la Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique est réalisée actuellement à l`aide de la méthodologie proposée par l`IPCC ; les émissions comptabilisées ne prennent en compte que celles découlant des activités humaines et sont estimées à 259 103 t/an dont 176 103 t, soit 68 %, sont issues des activités agricoles. Au niveau du territoire français, N2O est considéré responsable de 15 % de la contribution à l`accentuation de l`effet de serre, et vient ainsi en second après CO2 (68 %) et devant CH4 (14 %). Cette évaluation découle d`une approche globale qui demande à être affinée pour mieux analyser l`origine des émissions et dégager des méthodes permettant de les réduire. Il est rappelé l`importante incertitude sur les évaluations définies par cette méthode. Les mesures actuellement disponibles à partir du territoire français laissent penser que les émissions directes à partir des apports de fertilisants sont vraisemblablement surestimées et qu`il convient d`acquérir des données complémentaires pour proposer une évaluation alternative à celle définie par la méthodologie IPCC. La comparaison des contributions respectives au potentiel de réchauffement global des émissions de N2O d`une part, et des capacités de déstockage et de restockage de carbone d`autre part, souligne la place déterminante de N2O dans la contribution des sols à l`effet de serre et l`impérative nécessité de s`intéresser à la maîtrise des émissions de ce gaz dans la définition de stratégies visant à limiter la contribution de l`agriculture au réchauffement climatique.

2002 - Volume 9 - Numéro 1

Azote minéral résiduel et son évolution pendant l`été en fonction du précédent cultural en climat méditérranéen | p 7-24
Auteurs :
H. Berdai(1), N. Aghzar(2), F. Z. Cherkaoui(3) et B. Soudi(4)
Adresse :
(1) Service des Expérimentations, des Essais et de la Normalisation (SEEN) de l`Administration du Génie Rural.
Laboratoire de Conservation des Eaux et des Sols. 461, Avenue Hassan II, Akkari, Rabat, Maroc.
(2) Université Mohamed V, Faculté des Sciences, Département de Biologie - Rabat, Maroc.
(3) Office de Mise en Valeur Agricole du Tadla
(4) Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat, Maroc.
Résumé :
Dans les zones d`intensification agricole des pays méditerranéens, l`azote minéral résiduel après récolte constitue une source majeure de nitrate pouvant être lixivié au delà de la zone racinaire au cours d`une campagne agricole.
La présente étude a été conduite dans le périmètre irrigué du Tadla (Maroc). La fertilisation azotée abusive adoptée par les agriculteurs pour les principales cultures d`une part et le fort pouvoir de minéralisation des sols d`autre part, laissent un reliquat important d`azote minéral dans le sol. Ce reliquat, dont près de la moitié sous forme nitrique, est évalué en moyenne sur la profondeur 0-100 cm à 430, 247, 235, 208 et 162 kg/ha respectivement pour les précédents culturaux : maraîchage, betterave à sucre, jachère, céréales et luzerne. Le suivi de l`azote minéral du sol pendant la période estivale a été réalisé dans les mêmes parcelles non cultivées après récolte. Ce suivi a montré que, en dépit des faibles humidités, l`ammonification persiste et génère une augmentation de la teneur en ammonium dans le sol. Après le retour des premières pluies automnales, des quantités appréciables d`azote minéral variant de 5 à 20 mg/kg dans la couche 0 - 100 cm du sol, de prédominance nitrique, sont libérées dans le sol pour tous les précédents culturaux sauf pour le précédent céréales où se produit une organisation de l`azote. Le taux d`accroissement de N minéral dans la couche 0-100 cm, entre la fin de l`été et les premières pluies, est de 89, 47, 51 et 17 % respectivement pour les précédents luzerne, cultures maraîchères, betterave à sucre et jachère. Il diminue de 21 % pour les céréales. Le rapport Naut/Ntotal est assez variable (entre 0,60 et 2,94) suggérant que la minéralisation provient d`un effet ` flush ` et de la minéralisation de la matière organique du sol, des résidus de récolte et du fumier de ferme. L`importance du stock d`azote minéral dans le sol, en début de période drainante, lié à l`azote minéral résiduel à la récolte et à son évolution pendant l`été constitue un risque de pollution de la nappe par les nitrates. Ce risque dépend de la nature du précédent cultural. Les résultats de cette étude ont permis d`émettre quelques recommandations : la fertilisation nécessite d`être rationalisée en vue d`améliorer l`efficience d`utilisation de l`azote et de réduire l`azote minéral résiduel à un niveau acceptable pour prévenir la lixiviation des nitrates tout en maintenant un niveau de production satisfaisant et économiquement rentable. Pour cela, des essais de démonstration ayant pour objectif la réduction des doses d`engrais azotés apportées, similaires à ceux conduits pour le blé et la betterave à sucre nécessitent d`être généralisés pour l`ensemble des cultures.

2001 - Volume 8 - Numéro 2

Influence de l`usage ancien des sols sur le cycle de l`azote dans les forêts vosgiennes | p 91-102
Auteurs :
J.-H. Jussy, W. Koerner, C. Moares, E. Dambrine, J.-L. Dupouey, B. Zeller et M. Benoît - Collaboration technique P. Behr, B. Pollier et S. Bienaimé
Évolution des stocks de carbone et de la disponibilité de l`azote lors de la dynamique de recolonisation des prairies abandonnées du Jura | p
Auteurs :
C. Moares Domínguez, D. Sciama, E. Dambrine, J.-L. Dupouey, J.-C. Gégout et C. Brechet

1999 - Volume 6 - Numéro 3

Propriétés des sols forestiers français : Résultats du premier inventaire systématique | p 165-180
Auteurs :
V. Badeau (1), E. Dambrine (2) et C. Walter (3)
Adresse :
(1) INRA, UR 947, Unité Ecophysiologie Forestière, 59280 Champenoux
(2) INRA, UR 349, Unité Ecosystèmes Forestiers, 59280 Champenoux
(3) ENSAR, Unité Science du Sol, 65, Route de Saint-Brieuc, 35042 Rennes CEDEX
Résumé :
Le réseau européen de suivi des dommages forestiers a été utilisé pour réaliser un premier inventaire détaillé des sols forestiers français. Leurs caractéristiques pédogénétiques sont comparées aux données de la base géographique des sols de France et quelques propriétés chimiques sont comparées avec celles des sols agricoles, telles qu`elles sont décrites dans la synthèse nationale des analyses de terre.
Sur le plan pédogénétique, les sols forestiers français diffèrent assez peu des sols cartographiés sur l`ensemble du territoire. Quelques différences de fréquence sont cependant notées : les sols bruns, les sols hydromorphes et lessivés hydromorphes ainsi que les sols podzolisés sont plus fréquents en forêt ; à l`opposé, les sols lessivés non hydromorphes et les sols alluviaux sont moins représentés.
Des différences majeures sont par contre observées en ce qui concerne les propriétés chimiques des sols forestiers et agricoles. Les sols forestiers se distinguent très nettement par leur acidité, leur forte teneur en carbone et leur C/N élevé.

1999 - Volume 6 - Numéro 4

Le maintien de la fertilité des sols forestiers landais dans le cadre de la sylviculture intensive du pin maritime - Revue bibliographique et identification des pistes de recherches | p 197-216
Auteurs :
P. Trichet(1), Cl. Jolivet(2), D. Arrouays(2), D. Loustau(1), D Bert(3) et J. Ranger(4)
Adresse :
(1) INRA, Laboratoire d`Ecophysiologie et Nutrition, Domaine de l`Hermitage, 33610 Cestas.
(2) INRA, Unité de Science du Sol, SESCPF, Av de la Pomme de Pin, 45160 Ardon.
(3) INRA, Laboratoire de Croissance et Production, Domaine de l`Hermitage, 33610 Cestas.
(4) INRA, Equipe Cycles Biogéochimiques, Centre de Recherches de Nancy, 54280 Champenoux.
Résumé :
Les sols du massif forestier des Landes de Gascogne sont des sols sableux podzolisés caractérisés par une forte acidité, une pauvreté en ressources minérales assimilables, fortement liée à la faible capacité de rétention de leur complexe adsorbant, la présence d`un alios plus ou moins induré et superficiel et d`une nappe phréatique atteignant la surface en hiver en lande humide. La végétation, le développement du profil et les stocks de matière organique dépendent étroitement du niveau de la nappe phréatique dont l`amplitude de battement varie en fonction du micro-relief. Le manque de connaissances sur la matière organique du sol, qui est une clef de compréhension de l`évolution de la fertilité, rend difficile l`établissement d`un diagnostic fiable sur le maintien de la fertilité azotée des sols landais. De plus, le non renouvellement de la ressource azotée par fertilisation, laisse entrevoir un appauvrissement progressif des réserves à chaque rotation. Pour le phosphore, la fertilisation des peuplements à chaque rotation maintient en équilibre la faible fertilité phosphatée des sols landais. Le potassium, et le magnésium, ne sont pas apportés par fertilisation. Le calcium est apporté à des niveaux variables comme élément constitutif des engrais phosphatés. Le faible niveau de connaissances sur leur cycle biogéochimique ne permet pas de conclure sur le caractère durable de la disponibilité de ces éléments dans les sols landais. De toutes les modifications probables de l`itinéraire technique sylvicole du Pin maritime, le raccourcissement des révolutions est sans doute le point le plus délicat à prendre en compte dans le raisonnement du maintien de la fertilité des sols landais, en raison de l`augmentation de la fréquence des prélèvements minéraux et organiques et des perturbations du sol occasionnées à chaque coupe rase.

1998 - Volume 5 - Numéro 2

Devenir de l`azote des eaux résiduaires de féculerie après épandage sur un sol cultivé | p 117-133
Auteurs :
S. Page, C. Hénault, D. Chèneby, B. Lagacherie et J.C. Germon
Adresse :
INRA, Centre de Microbiologie du Sol et de l`Environnement, 17 rue Sully, BP 1540, 21034 DIJON Cedex, France
Résumé :
Une étude sur le devenir de l`azote d`eaux résiduaires de féculerie épandues sur des sols agricoles du Nord de la France a été réalisée afin d`en évaluer la disponibilité et les éventuelles pertes par lessivage ou par dénitrification. Des incubations en laboratoire à 20 °C ont confirmé que 62 % de l`azote organique apporté sont minéralisés en quelques mois et que la matière organique des effluents qui contient 80 % de carbone facilement biotransformable est biodégradée quasi complètement après les 37 semaines de l`étude. Le suivi in situ de l`azote minéral après un épandage d`eaux résiduaires à l`automne sur la base de 420 kg N ha-1 a confirmé la minéralisation rapide des effluents avec un excédent d`azote minéral dans la parcelle épandue de 90 kg N ha-1 4 jours après l`apport. Au printemps, cet excédent a atteint 58 % de l`azote total apporté ; il s`est estompé ensuite au cours de l`été simultanément au développement de la végétation. Une évaluation du transfert de l`azote nitrique vers les nappes a montré que celui-ci n`aurait pas dépassé, au cours de cette étude, quelques kg N ha-1. L`activité dénitrifiante du sol a été mesurée à l`aide d`un système de cylindres de sol non remanié incubant à 20 °C. Des pertes d`azote de l`ordre 10 kg N ha-1 ont été évaluées sur une semaine après l`épandage. Le potentiel de dénitrification relativement élevé dans ce type de sol est accru par l`apport des eaux résiduaires. Néanmoins l`activité de dénitrification dans le profil de la parcelle épandue est demeurée peu importante au cours de cette étude, limitée par les conditions de faible humidité du sol.

1995 - Volume 2 - Numéro 3

Quatre siècles de fertilisation - Première partie | p 201-211
Auteurs :
J. Boulaine - Membre de l`Académie d`Agriculture.
Résumé :
Entre 1600 et 1840 de grands savants ont exploré les problèmes de la fertilisation. Leurs successeurs ont construit un des chapitres les plus efficaces de l`Agronomie. L`histoire permet une hiérarchisation des problèmes qui leur avait souvent échappé.
Les terres de France étaient épuisées à la fin du XVIII ème siècle, par une très longue exploitation par une population très supérieure en nombre à celles des pays voisins. La dégradation de l`humus, le blocage du phosphore et du potassium, ainsi que les pertes d`azote, en étaient les manifestations majeures.
La Révolution de 1789 a supprimé de nombreusescontraintes : elle a permis la culture des légumineuses fourragères et des plantes sarclées qui ont stoppé la baisse des rendements et entraîné quelques progrès très limités durant le XIX ème siècle lequel a connu par ailleurs une quête effrénée de fertilisants, sans résultats appréciables au niveau national. Localement, des succès remarquables ont pu être enregistrés.
L`apport du phosphore, grâce à des ressources minérales extérieures, a permis de surmonter cette contrainte majeure. Les rendements moyens en blé sont passés de 10 à 20 quintaux/ ha. Mais alors, la contrainte de `l`azote minéral` s`est manifestée car en année moyenne, la minéralisation de l`azote organique plafonne à ce niveau. A partir de 1945 les engrais azotés ont, à leur tour, provoqué l`essor prodigieux des rendements : celui du blé d`hiver a triplé en trente ans.
D`autres éléments, au premier rang desquels le potassium, interviennent pour nuancer ce schéma simplifié. La nature très variée des terres, les disparités climatiques, les niveaux de formation des hommes interviennent eux aussi dans l`histoire complexe de la fertilisation, en France, depuis quatre siècles.

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