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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Céline Collin Bellier (présidente de l'Afes)
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
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Recherche : 7 articles sur 5 numéros
Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Analyse de la diversité des sols et des micro-organismes telluriques à l’échelle d'un paysage : approche par cartographie numérique | p 35-52
Auteurs :
C. Swiderski, N.P.A. Saby, C. Ratié, C. Jolivet, D. Arrouays, S. Dequiedt, P.-O. Redon
Résumé :
L’Observatoire pérenne de l’environnement (OPE) de l’ANDRA a mis en œuvre depuis 2007 un réseau d’inventaires et d’observations à long terme des différents milieux de l’environnement sur un territoire de 240 km2 dans les départements de la Meuse et de la Haute-Marne. Un réseau de suivi et d’observation de la qualité des sols a ainsi été mis en place selon un maillage systématique en suivant un protocole d’échantillonnage et d’analyse de type « RMQS » conduit à l’échelle du paysage sur une grille de 1,5 km x 1,5 km. Des prélèvements d’échantillons composites ont été effectués lors de 4 campagnes successives entre 2009 et 2012 sur un total de 127 sites, dont 57 disposaient en plus d’une fosse pédologique. Les propriétés physico-chimiques (texture, carbone, pH, calcaire, azote, CEC, phosphore assimilable, cations échangeables et éléments majeurs totaux) et microbiologiques (structure des communautés microbiennes) ont été analysées dans le but d’établir un état de référence des sols de la zone d’observation. Ces observations ont servi de base à une analyse statistique afin de comprendre la distribution spatiale de la diversité pédologique et des micro-organismes telluriques à l’échelle d’un paysage, et les facteurs qui la pilotent. Pour cela, nous avons eu recours aux techniques de cartographie numérique. Nous avons ainsi couplé des analyses en composantes principales (ACP) sous contraintes spatiales avec des outils de régression et de géostatistique (krigeage universel). Les ACP ont été réalisées sur trois matrices différentes regroupant respectivement les données des principales propriétés pédologiques, les communautés bactériennes et les communautés de champignons toutes deux caractérisées par les empreintes moléculaires issues des analyses de type ARISA. Nous avons ensuite tenté d’expliquer les trois premiers axes de chacune des ACP en les mettant en relation avec des covariables environnementales dont la couverture spatiale est exhaustive sur la zone d’étude. Deux algorithmes ont été testés : les arbres de régressions boostés implémentés dans la librairie « gbm » et dans la librairie Cubist du logiciel de statistique R. Les covariables environnementales retenues sont : (1) les dérivées morphométriques issues du MNA à la résolution de 25 mètres (15 variables), (2) l’occupation du sol, (3) le fond géologique (carte géologique à 1/50 000) et (4) les unités cartographiques du sol issues de la carte pédologique à 1/50 000. Enfin, les résidus des modèles de régression ont été interpolés par des techniques géostatiques. L’ensemble de la procédure a été validée par validation croisée.
Malgré une relative homogénéité, les propriétés physico-chimiques des sols se distribuent selon la nature géologique et pédologique de la zone ainsi que selon la géomorphologie du paysage (MNA et ses dérivées) et l’occupation du sol. La structure génétique des communautés bactériennes et fongiques présente des structures spatiales moyennement marquées à l’échelle du paysage. Les communautés bactériennes s’organisent selon la morphologie du relief (rugosité, orientation des pentes), les unités cartographiques des sols et les structures hydrologiques (distance au plus proche court d’eau). La distribution des communautés fongiques est impactée par la topographie, et les structures hydrographiques. La performance des 6 modèles construits mesurée par le R² varie de 0,13 à 0,94. Nos résultats confirment qu’il est possible d’identifier et de hiérarchiser les filtres environnementaux qui pilotent les diversités physico-chimiques et biologiques du sol à l’échelle d’un paysage.

1999 - Volume 6 - Numéro 3

Analyse de la distribution verticale et spatiale du calcaire dans les sols de l`Algérie septentrionale | p 201-213
Auteurs :
K. Djili, Y. Daoud et N. Ayache
Adresse :
I.N.A., département de science des sols, 16200 El Harrach, Alger
Résumé :
Une banque informatisée des données pédologiques a été réalisée utilisant le logiciel STIPA. Elle est constituée de 1 116 profils types répartis sur l`ensemble du Nord de l`Algérie. Les calculs montrent que 70 à 80 % des sols sont moyennement à faiblement pourvus en calcaire. Les horizons de profondeur sont plus calcaires que les horizons de sub-surface ou de surface. La spatialisation de 5 classes de calcaire a été réalisée par le logiciel Arc/info. Il en ressort que les faibles teneurs en calcaire sont principalement identifiées dans la frange nord du pays et dans les horizons de surface, et que les teneurs les plus élevées concernent surtout l`intérieur du pays et les horizons de profondeur. Les teneurs moyennes semblent se distribuer indifféremment sur l`ensemble du Nord de l`Algérie et dans le profil. Les calculs statistiques confirment que les teneurs en calcaire sont fortement corrélées avec la latitude ; par contre, la longitude n`a aucun effet sur leur distribution. La distribution verticale et spatiale des teneurs et des formes d`accumulation du calcaire est liée à la répartition des pluies.

1997 - Volume 4 - Numéro 3

Synthèse nationale des analyses de terre réalisées entre 1990 et 1994 | p 191-204
Auteurs :
Ch. Schvartz(1), Ch. Walter(2), Brigitte Claudot(1), Th. Bouédo(3) et P. Aurousseau(3)
Adresse :
(1) ISA, Laboratoire Sols et Environnement - 41, rue du Port - 59046 Lille
(2) ENSA Rennes, Laboratoire de Science du Sol - 35042 Rennes
(3) ENSA Rennes, Laboratoire de Spatialisation Numérique - 35042 Rennes
Résumé :
A partir d`informations transmises par des laboratoires d`analyses de terre, une banque de données d`analyses de terre a été constituée, concernant tout le territoire national.
Dans un premier temps, la faisabilité d`une telle banque de données est analysée. Celle-ci repose d`abord sur l`agrément des différents laboratoires par le Ministère de l`Agriculture, qui implique qu`ils utilisent les mêmes méthodes analytiques. Elle est également basée sur une validation concernant le mode d`expression des résultats et la localisation des lieux de prélèvement des échantillons, identifiée par la commune. Après élimination des données douteuses, nous avons conservé près de 300 000 analyses réalisées entre 1990 et 1994, correspondant à plus de 3 000 000 déterminations.
La pertinence d`un traitement d`ensemble de ces informations, recueillies selon une procédure s`apparentant plus à une enquête sans stratification préalable de la population qu`à une prospection pédologique systématique, est ensuite discutée. Ces données présentent l`intérêt, par leur grand nombre, de permettre des approches statistiques, globales ou spatialisées, complémentaires des approches pédologiques habituelles.
Dans un second temps, nous montrons que le canton est l`entité spatiale élémentaire la plus pertinente pour agréger les analyses dans le cadre d`une synthèse nationale. Chaque canton est alors décrit à partir de descripteurs statistiques robustes (médianes et quartiles), conduisant à la création d`une banque de données cantonale qui est brièvement décrite.
Synthèse nationale des analyses de terre réalisées entre 1990 et 1994 : II. descriptions statistique et cartographique de la variabilité des horizons de surface des sols cultivés | p 205-219
Auteurs :
C. Walter (1), C. Schvartz (2), Brigitte Claudot (2), T. Bouedo (3) et P. Aurousseau (3)
Adresse :
(1) ENSA-INRA Rennes, Laboratoire de Science du Sol, 35042 Rennes, France
(2) ISA Lille, 41 rue du Port, 41000 Lille
(3) ENSA Rennes, Laboratoire de Spatialisation Numérique, 35042 Rennes, France
Résumé :
Une base de données cantonale a été construite par traitement statistique des résultats analytiques portant sur 297 000 échantillons d`horizons de surface de sols cultivés, prélevés en France entre 1990 et 1994. Plusieurs déterminations agronomiques usuelles (granulométrie, pH, matière organique, calcaire, CEC, cations échangeables, phosphore extractible, oligo-éléments) sont prises en compte. Leur distribution est décrite pour environ 2 000 cantons suffisamment renseignés parmi les 3 511 existants.
Les données sont d`abord décrites conjointement aux niveaux national et cantonal pour comparer leur variabilité à ces deux échelles : référée à la variabilité générale, la variabilité intra-cantonale apparaît plus importante pour les propriétés influencées par l`activité humaine que pour les autres. La représentation cartographique à partir de critères statistiques montre néanmoins des structures spatiales de grande portée, y compris pour les propriétés à forte variabilité locale. Ces structures apparaissent liées, selon les propriétés et les régions, à des variations géologiques et/ou pédologiques, à des gradients climatiques, ou encore aux systèmes de production agricole.
L`approche par enquête, fondée sur la collecte et l`analyse de données existantes, donne ainsi des indications sur la variabilité de propriétés du sol au sein de vastes territoires ; elle permet également l`étude de son évolution éventuelle par la comparaison de jeux de données acquis à des dates différentes. Il s`agit donc d`un outil de connaissance sur les sols complémentaire des approches expérimentales ou de cartographie pédologique.

1995 - Volume 2 - Numéro 1

Apport de l`interprétation visuelle des images satellitaires pour l`analyse spatiale des sols. Un exemple dans la région de Lodève | p 7-24
Auteurs :
M.-C. Girard
Adresse :
Institut National Agronomique Paris-Grignon - UER Dynamique des Milieux et Organisations spatiales - 78 850 Grignon
Résumé :
L`objectif de cette étude est de présenter une méthode d`utilisation de la télédétection dans la cartographie des sols. L`interprétation des données de télédétection en vue de l`étude des sols se fait de deux manières : a) directe à partir des valeurs des réflectances, ce qui permet de détecter la rugosité, la couleur, des classes de matière organique, de calcaire etc., b) indirecte en définissant des lois chorologiques (lois d`organisation de la distribution des sols) dans les pédopaysages(ensembles des horizons pédologiques et des éléments paysagiques qui y sont liés).
La méthode employée est fondée sur une interprétation visuelle des images satellitaires Infra-Rouge Couleur (fig. 1) - qui se fait en fonction du comportement spectral des sols (fig. 3), de manière systématique en se basant sur une fiche de description des plages (fig. 2). Ensuite une classification des 635 plages décrites sur près de 2 5OO km2 est effectuée en utilisant une méthode statistique supervisée : DIMITRI (fig. 4). Une première carte a été construite avec 9 unités cartographiques (hors texte 1, et tab. 1 et 2) en utilisant 9 variables relatives à l`occupation du sol et aux états de surface des sols, une seconde avec 17 unités se basant sur 29 variables comportant, en plus, des variables relatives à la morphologie (hors texte 2).
On a comparé alors cette seconde carte avec une carte de pédopaysages. Celle-ci a été établie à partir de nombreuses cartes pédologiques d`échelles diverses, pour une synthèse au 1/250.000 dans le cadre du programme français «Inventaire Gestion et Conservation des Sols». La comparaison, faite par une grille de points kilométriques (tab. 3), fait apparaître un accord de 53,7 % quand on prend toutes les régions y compris celles qui sont sous forêt. Cet accord est de 73,8 % pour les régions où la surface du sol est directement perceptible sur image satellitaire.
Une analyse des contours des plages cartographiques obtenues par télédétection satellitaire montre que, si on diminue l`information sémantique de 82 % , on ne perd que : moins de 8 % des unités cartographiques par rapport à la carte établie par synthèse du terrain (tab. 4), et que : moins de 18 % des limites des plages (tab. 5 et fig. 5 et 6). L`opération est donc significativement avantageuse pour établir une segmentation pédologique de la zone à étudier.
Variabilité spatiale et risques d`erreurs dans l`analyse des horizons holorganiques forestiers | p 73-84
Auteurs :
B. Williot
Adresse :
Laboratoire de Géographie Physique (Pierre Birot), U.R.A. 141, C.N.R.S., 1, Place Aristide Briand, 92195 Meudon.
Résumé :
Cette étude a porté sur les horizons holorganiques de six peuplements de pins sylvestres (Pinus sylvestris L.), afin de déterminer les erreurs d`estimation possibles quant à leur poids à l`hectare, leurs concentrations et leurs stocks d`éléments, dans le cas où l`on utilise un nombre d`échantillons trop faible et surtout lorsque l`échantillonnage est fait à partir d`une seule fosse pédologique. Sur chaque peuplement, nous avons délimité une surface homogène d`un demi-hectare dans laquelle nous avons prélevé 25 échantillons individuels de 900 cm2 chacun, regroupés ensuite en cinq grappes de cinq échantillons. A St. Bonnet-le-Château (Loire), à titre d`exemple, nous avons analysé les 25 échantillons séparément. L`analyse a déterminé : les poids des horizons OL+OF et OH, la part de C, N, Ca, Mg et K dans ces horizons ainsi que leurs concentrations. Pour les poids, les coefficients de variation (C.V.) dans les 25 prélèvements faits à St. Bonnet sont très élevés : 77 % pour OL+OF et 54 % pour OH. Et cette variabilité reste très importante sur les quatre autres peuplements déterminés par grappe de cinq échantillons, méthode qui a dû réduire les écarts, pourtant la moitié des C.V. de l`ensemble des peuplements reste > 30 % et suivant le site la différence entre les valeurs minimales et maximales varie de 5,1 à 27,4 t/ha. Pour l`horizon OH, la moyenne des C.V. tourne autour de 93 %. Les concentrations analysées sur le mélange de cinq échantillons individuels peuvent varier de 1 à 2,5 pour un élément donné. La variabilité de la minéralomasse est encore plus élevée. Un faible échantillonnage peut engendrer des erreurs d`estimation allant de 10 kg/ha à 15 600 kg/ha, suivant l`élément et le site concernés. Deux démarches nous semblent indispensables pour éviter ces erreurs : 1) faire de nombreux sondages, avant de choisir les lieux de prélèvement, sondages accompagnés d`une description de l`épaisseur et de la morphologie des horizons, ce qui permettrait de connaître la variabilité réelle et les caractéristiques représentatives de ces horizons ou 2) d`augmenter sensiblement le nombre des prélèvements et de les analyser individuellement.

1995 - Volume 2 - Numéro 3

La base de données géographique des sols de France | p 153-172
Auteurs :
M. Jamagne(1), R. Hardy(1), D. King(1) et M. Bornand(2)
Adresse :
(1) Institut National de la Recherche Agronomique. Service d`Etude des Sols et de la Carte Pédologique de France. Centre de Recherche d`Orléans. F45160 Olivet.
(2) Institut National de la Recherche Agronomique. Unité de Science du Sol. Place Viala. F34060 Montpellier.
Résumé :
L`objectif de cette note est de montrer le type d`information disponible sur l`ensemble des sols du territoire français à partir d`une base de données géographique des sols de France mise en place récemment à l`Unité de Science du Sol de l`INRA d`Orléans, et issue d`une collaboration entre de nombreux pédologues français.
Une première partie se rapporte à l`historique des données et décrit tout d`abord brièvement la base de données géographique des sols de France issue des travaux de coordination effectués au niveau européen. Les informations principales ayant servi à l`élaboration de la base de données sont alors abordées : réalisation d`inventaires cartographiques et programmes de recherches ayant servi de support à l`élaboration d`une synthèse au millionième.
La deuxième partie concerne la structure de la base de données. Les principaux ensembles de gestion informatique sont évoqués : - métadonnées, correspondant aux données acquises et aux connaissances générales ; - données descriptives des objets géographiques : horizons, Unités Typologiques de Sols (UTS), Unités Cartographiques de Sols (UCS), Unités de Fonctionnement de Sols, Modèles d`Organisation Spatiale,... ; - données ponctuelles correspondant aux profils pédologiques représentatifs. L`état d`avancement des travaux aux plans national et européen est évoqué.
La troisième partie se rapporte aux possibilités d`extraction et de traitement des données. Sont abordés successivement les méthodes d`extraction, les règles de pédotransfert et le croisement de données spatialisées.
La quatrième partie concerne la restitution des données, comprenant les possibilités de sorties cartographiques informatiques, ainsi que la fiabilité de ces représentations incluant les notions de pureté et de niveau de confiance.
Une dernière partie traite enfin des orientations et perspectives, et met en évidence tout l`intérêt de la démarche : structuration rationnelle des connaissances, absence de pertes d`information, possibilités d`intégration des éléments antérieurement acquis, mise à disposition rapide des données aux utilisateurs,...et ceci tant au plan national qu`européen.
Il s`agit en fait d`une base de données emboîtée selon plusieurs niveaux d`échelle qui s`élabore progressivement, en vue de proposer les informations nécessaires aux différents gestionnaires de l`espace rural.

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