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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
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M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
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c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

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Recherche : 12 articles sur 11 numéros
Articles de la revue choisie

2013 - Volume 20 - Numéro 2

Le suivi de la restauration du fonctionnement de deux sols forestiers après tassement dans le Nord Est de la France | p 163-177
Auteurs :
N. Goutal, N. Bottinelli, D Gelhaye, P Bonnaud, G Nourrisson, J Demaison, A. Brêthes, Y. Capowiez, F. Lamy, A. Johannes, P. Boivin, J. Ranger
Résumé :
La déformation d’un sol soumis à la circulation d’engins a été identifiée comme un risque majeur menaçant la qualité des sols, et qui n’épargne pas les écosystèmes forestiers. Le dysfonctionnement à long terme de sols forestiers tassés reste encore peu étudié et l’on manque d’études intégrées sur le long terme pour appuyer les décisions de gestion forestière. Deux sites expérimentaux de suivi à court et long terme de l’impact de la circulation d’un porteur chargé de bois sur des sols forestiers sensibles et acides (forte teneur en limon, engorgement temporaire dû à une rupture texturale vers 50 cm de profondeur) ont été mis en place en Lorraine (NE France). Ces sites font l’objet d’un suivi multicritère intensif comprenant des indicateurs physiques (macroporosité, densité apparente, résistance à la pénétration et pédoclimat), chimiques (composition de l’atmosphère et des eaux libres et faiblement liées du sol) et biologiques (flore, croissance de plants de chênes sessiles, communautés lombriciennes). Le suivi du pédoclimat et de la composition de l’atmosphère du sol a montré une forte dégradation de l’aération du sol (augmentation de la fréquence et de l’intensité de l’engorgement et couche imperméable en surface) qui a duré pendant les 12 à 18 mois qui ont suivi le passage du porteur forestier. Ce fort effet initial sur l’aération du sol diminue dès l’apparition de la première sécheresse édaphique grâce à la fissuration du sol tassé en surface, mise en évidence à partir de lames minces et du suivi de la densité apparente. Cependant, 3 à 4 ans après le passage de l’engin, le régime hydrique ainsi que, la composition de l’atmosphère et des eaux du sol sont toujours significativement altérés par le tassement. Les suivis respectifs de la résistance à la pénétration du sol, de la végétation herbacée et des peuplements de chêne sessile n’indiquent pas de retour de ces paramètres à des valeurs non perturbées. Ainsi le sol reste très perturbé par le tassement sur le moyen terme même si on observe un début de restauration dû à des processus physiques (humectation/ dessiccation, gel/ dégel) en surface (0-10 cm).

2011 - Volume 18 - Numéro 3

Dégradation physique des sols agricoles et forestiers liée au tassement : principaux résultats du projet GESSOL-ADD DST | p 187-199
Auteurs :
J. Roger-Estrade, V. Adamiade, D. Arrouays, E. Baranger, M. Bartoli, H. Boizard, A. Brêthes, N. Brisson, Y. Capowiez, A. Chanzy, V. Chaplain, I. Cousin, P. Cosenza, K. Cui, YJ. Cui, S. Debuisson, P. Défossez, F. Gérard, P.-A. Jayet, J. Labreuche, C. Le Bas, Y. Lefèvre, J. Léonard, E. Lévêque, F. Lévêque, B. Mary, M. Mumen, J. Ranger, A. Tabbagh, J. Tabbagh, A.-M. Tang, D. Tessier et G. Richard

2007 - Volume 14 - Numéro 4

Etude du fonctionnement actuel des sols forestiers par la méthode des minéraux-tests | p 265-286
Auteurs :
J. Ranger(1), L. Augusto(2), J. Berthelin(3), J. Berrier(4), P. Bonnaud(1), Ch. Calvaruso(1), E. Dambrine(1), C. Dreyer-Felix(1), J-L. Gonzalez-Barrios(5), M. Hervio(4), A-M. Jaunet(4), F. Lapeyrie(6), L. Mareschal(1), F. Paris(6), D. Righi(7), M-P. Turpault(1), G. Veneau(4) et M. Robert(ƚ)
Adresse :
(1) INRA Centre de Nancy - UR Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers - 54280 Champenoux
(2) INRA Centre de Bordeaux - UMR TCEM Transferts Sols-Plantes et Cycles des Eléments Minéraux dans les Ecosystèmes Cultivés - 71 avenue Edouard Bourlaux - BP 81 - 33883 Villenave d`Ornon cedex
(3) UMR CNRS-UHP Limos - Laboratoire des Interactions Microorganismes Minéraux Matières Organiques dans les Sols - 54501 Vandoeuvre-les-Nancy cedex
(4) INRA Science du sol - Route de Saint Cyr - 78000 Versailles
(5) INIFAP Centro Nacional de Investigación Disciplinaria en Relación Agua-Suelo-Planta - Atmósfera BP 225-ZI Gómez Palacio DGO - 35071 Mexique
(6) UMR INRA-UHP - UMR INRA-UHP Interaction Arbres Microorganismes - 54280 Champenoux
(7) CNRS-Université de Poitiers - Hydrasa Avenue du Recteur Pineau - 86000 Poitiers
Résumé :
La méthode des minéraux-tests a été utilisée dans des situations très diverses, pour identifier le fonctionnement actuel des sols. Cette méthode, assez simple à mettre en oeuvre, fait partie d`une panoplie d`outils qui permettent d`apporter des données pertinentes sur l`état et l`évolution actuels des écosystèmes continentaux. L`interprétation des résultats qu`elle génère est rendue possible grâce à la calibration réalisée en conditions contrôlées par les travaux de Michel Robert et de ses collaborateurs. Utilisée dès la fin des années 70, elle a participé à la prise en compte du fait qu`un sol est en équilibre dynamique avec des conditions environnementales et avec les aménagements.
Malgré certaines limites, cette méthode a le potentiel pour : améliorer les connaissances sur les processus, étudier des processus globaux à des échelles temporelles variées (de la saison à l`intégration pluriannuelle), appréhender des échelles spatiales allant du site fonctionnel à l`écosystème entier, et généraliser les résultats en identifiant les variables de contrôle du fonctionnement biogéochimique des sols.

2006 - Volume 13 - Numéro 1

Observatoire de la qualité des sols (O.Q.s.) du Donon : contenu et flux de Ca, mg et K après la tempête de 1999 | p 23-32
Auteurs :
M. Bonneau(1), P. Bonnaud(2), D. Gelhaye(2), et J. Ranger(5)
Adresse :
(1) Retraité. 4 rue de Bastogne, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy
(2) INRA, Centre de Nancy, Biogéochimie des écosystèmes forestiers. 54280 Champenoux
Résumé :
La tempête de décembre 1999 a complètement jeté bas le peuplement d`Épicéa de la forêt du Donon. Cet évènement regrettable a été l`occasion d`un bilan des flux d`éléments minéraux dans le sol et de vérifier les conclusions d`une précédente étude (Bonneau, 2000 a, b, c, 2005) Comme cela avait déjà été mis en évidence en 1996, le magnésium subit des pertes considérables, tandis le potassium est approximativement conservé et que le calcium s`accumule en quantité notable. Ces pertes importantes peuvent être expliquées par la forte garniture en aluminium du complexe d`échange, une minéralisation accélérée des litières et de l`humus, une percolation importante d`eau par suite de l`inexistence, depuis la destruction du peuplement, de l`interception du couvert et de l`évapotranspiration, ainsi que par la charge en acides organiques des eaux qui diffusent au travers des horizons holorganiques. Contrairement à ce qui a été conclu en 1996, le calcium donne lieu à accumulation et non à pertes, sans doute à cause de l`apport important de cet élément par les litières au moment de la tempête.

2006 - Volume 13 - Numéro 2

Effet des substitutions d`essences forestières et des amendements sur les propriétés physiques d`un Alocrisol - site expérimental de la forêt de Breuil-Chenue, morvan, France | p 71-88
Auteurs :
G. Levrel et J. Ranger
Adresse :
INRA, Centre de Nancy
Biogéochimie des écosystèmes forestiers
54280 Champenoux
Résumé :
Nous avons étudié l`effet de différents peuplements forestiers sur les caractères physiques et hydriques d`un Alocrisol de la forêt de Breuil (Morvan). Des plantations de hêtre, de Douglas, d`épicéa, et de chêne, ont été substituées à un taillis sous futaie de hêtre et chêne qui constitue la référence `forêt native`. Les plantations sont âgées de 30 ans et seul le facteur espèce varie. De plus, le Douglas et l`épicéa ont reçu ou non une fertilisation/amendement en N, P, K et Ca.
Les sols sous chaque parcelle sont analysés par niveaux de profondeur, tous les 5 cm jusqu`à 15 cm puis tous les 10 cm (jusqu`à 25 cm) et tous les 15 cm (jusqu`à 70 cm).
Deux indicateurs physiques ont été observés en fonction des essences et des traitements :
- la stabilité structurale des sols : les tests ont porté sur leur capacité à résister à l`éclatement par immersion rapide à l`eau, leur résistance à la réhumectation lente, et leur résistance à la déstructuration mécanique.
- la réserve utile (RU) et sa répartition porale. Des échantillons des différents horizons de sol de chaque essence ont été placés dans des extracteurs à plaques, et ont été soumis à des pressions croissantes [pF 2,5 (0,33 bar), pF 3 (1 bar), pF 3,5 (3,3 bars), pF 4,0 (10 bars), et pF 4,2 (15 bars)], ce qui permet d`estimer une répartition de la réserve utile dans des porosités équivalentes.
Les résultats montrent qu`il existe des changements significatifs à la fois sur la stabilité structurale et sur la réserve en eau et sa répartition dans les classes porales. L`effet des couverts forestiers se fait ressentir en surface pour ces deux critères. Le classement des couverts est différent pour les deux propriétés, la stabilité structurale croît du chêne au Douglas en passant par le hêtre, le taillis sous futaie, et l`épicéa. En revanche, les sols sous chêne présentent la RU la plus forte, ceux sous Douglas la plus faible avec une conservation de l`ordonnancement pour les espèces intermédiaires. L`amendement a un effet positif significatif sur les propriétés physiques du sol.
Ces changements occasionnés par les essences et l`amendement du sol, sont liés à des modifications de la qualité des matières organiques des sols et probablement à un changement de nature et d`activité du cortège de micro-organismes. Ceci pourrait expliquer la relation inverse observée entre réserve utile et stabilité structurale pour l`horizon de surface.

2003 - Volume 10 - Numéro 4

La qualité des sols forestiers français | p 263-286
Auteurs :
J. Ranger et Cl. Nys
Adresse :
INRA Centre de Nancy
Unité Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers
54280 Champenoux
Résumé :
La qualité des sols forestiers est abordée en identifiant les contraintes liées à leur spécificité d`une part, et au traitement des forêts d`autre part.
L`intensification de la sylviculture se traduit par une demande accrue à l`écosystème, dans un contexte général d`essences frugales en apparence seulement, de sols aux réserves limitées, et de restitutions rarement pratiquées.
Cet article passe en revue les contraintes physiques et chimiques liées aux aménagements sylvicoles. Les contraintes pour la biologie du sol ne sont pas abordées ici.
La stratégie des aménagements doit donc éviter au maximum les dégradations dans un contexte socio-économique où la remédiation est difficile, coûteuse et non souhaitée.
La notion d`indicateur de la qualité des sols forestiers est abordée : elle passe nécessairement par un approfondissement des connaissances sur leur fonctionnement et leur dynamique. L`association des sites-ateliers de recherche, où sont acquises ces données sur les mécanismes à partir desquelles s`élaborent des modèles à base mécaniste, et les observatoires de type réseau.Renécofor et réseau européen, doit conduire à la définition de critères opérationnels de qualité des sols. Il faut noter le caractère évolutif de cette notion en relation avec les fonctions à privilégier : ce domaine est actuellement en pleine redéfinition, puisque la fonction de production n`est plus nécessairement prédominante.

2002 - Volume 9 - Numéro 3

Impact des plantations forestières traitées semi-intensivement sur la fertilité minérale des sols et la qualité de l`environnement | p 159-176
Auteurs :
J. Ranger, D. Gelhaye et M.-P. Turpault
Adresse :
INRA centre de Nancy - Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers - 54280 Champenoux
Résumé :
La production de bois de sciage et d`industrie est en grande partie réalisée dans des plantations pures et équiennes d`essences résineuses en particulier (Epicéa commun, Sapin, Pin maritime, Douglas). Ces essences à croissance rapide et à fort potentiel de production, ont remplacé les essences natives, feuillues en général, ou ont été utilisées pour le reboisement d`anciennes terres agricoles.
Le traitement semi-intensif conduit à des contraintes pouvant devenir fortes pour le sol, en fonction des pratiques sylvicoles et des caractéristiques des sols, car aucune restitution d`éléments nutritifs n`a lieu. Malgré une efficience importante des essences forestières dans l`utilisation des éléments nutritifs pour produire la biomasse, et un recyclage très performant des éléments nutritifs dans l`écosystème, le risque d`altération de la qualité des sols dans leurs diverses fonctions de production, écologiques ou environnementales est un enjeu majeur de la gestion durable des écosystèmes forestiers.
Les travaux de recherche dans le domaine se heurtent à la longévité des écosystèmes qui évoluent de plus dans un contexte environnemental changeant (climat, apports atmosphériques, CO2 atmosphérique, ...).
Le travail présenté ici concerne la quantification de contraintes écologiques résultant de la sylviculture semi-intensive de plantations fortement productives de Douglas. Cet exemple a été choisi car le Douglas est l`une des premières essences de reboisement en France, et ce modèle sylvicole semi-intensif, sans restitution des exportations minérales, devrait conduire aux contraintes maximum pour le sol, compte tenu de sa productivité.

2000 - Volume 7 - Numéro 2

Evolution d`un sol forestier acide des Vosges sur une période de 10 ans - Observatoire de la Qualité des Sols du DONON | p 99-117
Auteurs :
M. Bonneau, S. Belkacem, C. Nys, J. Ranger, D. Gelhaye, Y Lefèvre et D. Humbert
Adresse :
INRA, Centre de Nancy, Cycle biogéochimiques - Champenoux 54280
Résumé :
Un sol très acide des Basses Vosges, sous peuplement d`épicéa de 80 ans environ, dont 25 profils avaient été soumis à des analyses déta¡llées en 1986, a été à nouveau prélevé en 1996 et 14 profi¡s, formant deux blocs homogènes de 7, ont été analysés. Les masses des couches holorganiques et la masse de terre f¡ne à l`hectare ont été déterminées. Les pr¡ncipales évolut¡ons sont: une baisse de masse de OH; une diminution notable de la somme des éléments totaux des couches holorganiques et des éléments échangeables de 0 à 35 cm, particulièrement sensible pour le magnésium mais notab¡e aussi pour le calcium; une augmentation de la concentration de P total en OH. Cette augmentation est vraisemblablement liée à une minéralisation active de OH au cours de certaines années chaudes, mais les teneurs en Ca, Mg et K totaux évoluent peu, ce qui tend à indiquer une mauvaise rétention de ces cations par les colloïdes organiques. Les masses totales de calcium et magnésium ont fortement diminué en OH, en liaison avec la d¡minution de masse du matériel organique. Le plomb total a fortement diminué en OL et le cadmium total en OL et OF, résultat probable des mesures de dépollution. La concentration en K échangeable a augmenté de 0 à 5 cm. En résumé on peut d¡re que la fertilité chimique des horizons minéraux, si ce n`est une diminution du pH KCI de 0 à 5 cm, n`a pas var¡é. Par contre, si la fertilité à court terme paraît stable, on peut concevoir des inquiétudes pour l`avenir du fait des diminutions constatées de la somme du magnésium et du calcium totaux dans l`ensemble des couches holorganiques et échangeables dans les niveaux organo`minéraux. Cette diminution paraît liée essent¡ellement à la fluctuation de masse des couches holorganiques et à la forte aluminisation des horizons minéraux qu¡, de ce fait, selon Hildebrand (1986), sont incapables de retenir les cations libérés par la minéralisation de OH, tout particulièrement le magnésium. L`acidification nature¡le ou anthropique agit donc plus par son cumul au cours des précédentes décennies que par son action actuelle.
Elle tend à s`opposer à la recharge du complexe adsorbant qui pourrait se produire chaque fois que la couche OH se minéralise plus activement par effet climatique annuel, ou en fin de révolution lorsque la minéralisat¡on de OH l`emporte sur le prélèvement nécessaire à la production de bois et de nouvelles aiguilles, prélèvement qui diminue du fait du vieillissement du peuplement.

1999 - Volume 6 - Numéro 3

Propriétés des sols forestiers français : Résultats du premier inventaire systématique | p 165-180
Auteurs :
V. Badeau (1), E. Dambrine (2) et C. Walter (3)
Adresse :
(1) INRA, UR 947, Unité Ecophysiologie Forestière, 59280 Champenoux
(2) INRA, UR 349, Unité Ecosystèmes Forestiers, 59280 Champenoux
(3) ENSAR, Unité Science du Sol, 65, Route de Saint-Brieuc, 35042 Rennes CEDEX
Résumé :
Le réseau européen de suivi des dommages forestiers a été utilisé pour réaliser un premier inventaire détaillé des sols forestiers français. Leurs caractéristiques pédogénétiques sont comparées aux données de la base géographique des sols de France et quelques propriétés chimiques sont comparées avec celles des sols agricoles, telles qu`elles sont décrites dans la synthèse nationale des analyses de terre.
Sur le plan pédogénétique, les sols forestiers français diffèrent assez peu des sols cartographiés sur l`ensemble du territoire. Quelques différences de fréquence sont cependant notées : les sols bruns, les sols hydromorphes et lessivés hydromorphes ainsi que les sols podzolisés sont plus fréquents en forêt ; à l`opposé, les sols lessivés non hydromorphes et les sols alluviaux sont moins représentés.
Des différences majeures sont par contre observées en ce qui concerne les propriétés chimiques des sols forestiers et agricoles. Les sols forestiers se distinguent très nettement par leur acidité, leur forte teneur en carbone et leur C/N élevé.

1999 - Volume 6 - Numéro 4

Le maintien de la fertilité des sols forestiers landais dans le cadre de la sylviculture intensive du pin maritime - Revue bibliographique et identification des pistes de recherches | p 197-216
Auteurs :
P. Trichet(1), Cl. Jolivet(2), D. Arrouays(2), D. Loustau(1), D Bert(3) et J. Ranger(4)
Adresse :
(1) INRA, Laboratoire d`Ecophysiologie et Nutrition, Domaine de l`Hermitage, 33610 Cestas.
(2) INRA, Unité de Science du Sol, SESCPF, Av de la Pomme de Pin, 45160 Ardon.
(3) INRA, Laboratoire de Croissance et Production, Domaine de l`Hermitage, 33610 Cestas.
(4) INRA, Equipe Cycles Biogéochimiques, Centre de Recherches de Nancy, 54280 Champenoux.
Résumé :
Les sols du massif forestier des Landes de Gascogne sont des sols sableux podzolisés caractérisés par une forte acidité, une pauvreté en ressources minérales assimilables, fortement liée à la faible capacité de rétention de leur complexe adsorbant, la présence d`un alios plus ou moins induré et superficiel et d`une nappe phréatique atteignant la surface en hiver en lande humide. La végétation, le développement du profil et les stocks de matière organique dépendent étroitement du niveau de la nappe phréatique dont l`amplitude de battement varie en fonction du micro-relief. Le manque de connaissances sur la matière organique du sol, qui est une clef de compréhension de l`évolution de la fertilité, rend difficile l`établissement d`un diagnostic fiable sur le maintien de la fertilité azotée des sols landais. De plus, le non renouvellement de la ressource azotée par fertilisation, laisse entrevoir un appauvrissement progressif des réserves à chaque rotation. Pour le phosphore, la fertilisation des peuplements à chaque rotation maintient en équilibre la faible fertilité phosphatée des sols landais. Le potassium, et le magnésium, ne sont pas apportés par fertilisation. Le calcium est apporté à des niveaux variables comme élément constitutif des engrais phosphatés. Le faible niveau de connaissances sur leur cycle biogéochimique ne permet pas de conclure sur le caractère durable de la disponibilité de ces éléments dans les sols landais. De toutes les modifications probables de l`itinéraire technique sylvicole du Pin maritime, le raccourcissement des révolutions est sans doute le point le plus délicat à prendre en compte dans le raisonnement du maintien de la fertilité des sols landais, en raison de l`augmentation de la fréquence des prélèvements minéraux et organiques et des perturbations du sol occasionnées à chaque coupe rase.

1995 - Volume 2 - Numéro 2

Méthode pratique de description des sols forestiers caillouteux sur substrat calcaire | p 91-104
Auteurs :
E. Lucot et M. Gaiffe
Adresse :
Laboratoire de Sciences Végétales, Institut des Sciences et Techniques de l`Environnement 2, place Leclerc, 25030 Besançon
Résumé :
Le présent travail a pour objectif de quantifier par des données objectives les difficultés de développement des racines des arbres dans les milieux à forte pierrosité. L`incidence des obstacles physiques est étudiée ici sur trois espèces bien représentées en Franche-Comté, les Chênes pédonculés (Quercus robur) et sessiles (Q. petraea) et le Sapin pectiné (Abies alba). Il en résulte un tableau simplifié de calcul de `l`indice de pierrosité`, appelé n, qui constitue un outil, d`un usage simple et rapide, de l`évaluation de la contrainte due aux cailloux pour la prospection racinaire et l`alimentation des arbres. L`indice de pierrosité n fait partie des contraintes du sol et à ce titre peut s`intégrer facilement à la liste des autres contraintes prises en compte par le `sigle` (Bruckert, 1989) de désignation morpho-édaphique des sols.
Le cycle biogéochimique des éléments majeurs dans les écosystèmes forestiers. Importance dans le fonctionnement des sols | p 119-134
Auteurs :
J. Ranger(1), M. Colin-Belgrand et C. Nys
Adresse :
Collaboration technique : P. Bonnaud, D. et Louisette Gelhaye

(1) : auteur correspondant : INRA Centre de Nancy, Équipe `Cycles biogéochimiques`, 54280 Champenoux.
Communication faite à la réunion de l`AFES, Section Massif Central, le 8 Novembre 1994.
Résumé :
L`économie des éléments nutritifs dans l`écosystème forestier extensif est très spécifique et consiste en une succession de mécanismes qui tendent à rendre optimale l`utilisation du pool d`éléments disponibles : c`est le `cycle biogéochimique` des éléments nutritifs. Le fonctionnement minéral de l`écosystème forestier est caractérisé par deux types de relations, d`une part les relations sol-plante et d`autre part les relations plante-sol. Lespremières relatent les effets de la fertilité du sol sur la nutrition et par conséquent sur la production tandis que les secondes concernent les effets de la végétation sur le fonctionnement du sol.
Les relations plante-sol seront seules prises en compte, étant donné l`intérêt qu`elles présentent pour le fonctionnement pédogénétique lui-même. En effet, par la quantité et la qualité des débris végétaux apportés annuellement au sol (litière aérienne ou souterraine) ainsi que par la composition des pluviolessivats, les végétaux conditionnent pour partie la fertilité du sol.
Deux exemples servent de support à cette présentation :
- la quantification des flux du cycle biologique dans une chronoséquence de peuplements de Châtaignier permettant de mettre en évidence, pour les différents éléments, les mécanismes dominants à cette échelle et d`en déduire les aspects agronomiques et pédologiques ;
- la comparaison de l`effet de différentes essences sur le cycle biogéochimique et les conséquences pour les sols étudiés par les approches analytiques et expérimentales.

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