Login

Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

1x2 gaming slots for free https://onlineslots.money/games/1x2-gaming/

Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


Télécharger les instructions aux auteurs


NB: Lorsque vous faites une recherche dans les archives d'EGS (ci-dessous), les résultats sont affichés par volumes (il faut donc cliquer sur chaque volume pour y accéder).

Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

...

EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
Contact Donimique Arrouays
sup
Recherche : 41 articles sur 31 numéros
Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Comportement physique et propriétés des Topovertisols de la région semi-aride de la Tunisie | p 65-76
Auteurs :
H. Ben Hassine, M. Bouraoui, M. Ben Youssef et C. Zidi
Résumé :
Afin d’approfondir les connaissances sur l’un des sols les plus aptes à la production de cultures annuelles pluviales en Tunisie et en vue d’étudier son comportement vis-à-vis de la rétention en eau, cinq vertisols topomorphes (Topovertisols) dont quatre sont situés dans la vallée de l’oued Miliane (Nord-Est de la Tunisie), ont été échantillonnés par tranches de 20 cm sur un mètre de profondeur. Des analyses physico-chimiques ont permis de caractériser la granulométrie, les teneurs en matières organiques et la capacité d’échange cationique. Des échantillons ont été soumis à une analyse du retrait afin de mieux connaître la répartition de l’eau en fonction des différentes composantes de la structure du sol.
Les résultats obtenus confirment l’abondance de la fraction argileuse, la réaction alcaline des solutions, la salinité négligeable et la plus forte richesse des horizons supérieurs en matière organique, malgré des teneurs relativement modestes dans l’ensemble. La capacité d’échange cationique dépasse souvent 30 cmol.kg-1. La caractérisation du retrait a été discutée sur la base de la connaissance des types d’eaux retenues dans les différents pores (vides) qui se répartissent en eau interpédique (inter-agrégats), structurale (intra-agrégats), plasmique (au sein de la masse d’argile) et résiduelle (adsorbée sur les surfaces des argiles). En premier lieu, la variation de volume des sols consécutive à l’humectation-dessiccation est importante et donc compatible avec les structures vertiques décrites in-situ. L’analyse de la courbe de retrait permet d’identifier des points singuliers spécifiques à différents types d’eau et d’organisation du sol. Des relations statistiques ont pu être établies entre la capacité d’échange et l’eau de la fraction argileuse au sens granulométrique. Cette dernière détermine largement les propriétés aux différents points singuliers de la courbe de retrait. On peut alors accéder à l’eau utile pour la végétation avec l’avantage d’être obtenue sur des échantillons macroscopiques et non sur de la terre tamisée. Ces vertisols confirment leur statut de réservoirs d’eau pour les cultures annuelles et leur richesse chimique par les fortes proportions de sites d’échange offerts par les colloïdes argileux. Leur faible teneur en matières organiques, qui devraient donner davantage de stabilité à la structure, constitue le point faible pour de tels types de sols. L’abondance des argiles et la présence de carbonates atténueraient cependant ce déficit et favoriseraient la stabilité des agrégats.
Dernières nouvelles de 42 vieilles parcelles. Indicateurs d’évolutions pédologiques infra-centenaires en NÉOLUVISOL de lœss nu, sous contrainte d’applications continues de matières fertilisantes | p 143-162
Auteurs :
F. van Oort, N. Proix, R. Paradelo, G. Delarue, S. Breuil, D. Baize, A. Richard
Résumé :
Ce travail présente un bilan des impacts de 85 ans d’apports d’engrais chimiques N, P, K, d’amendements basiques et organiques sur la composition et les propriétés d’un NÉOLUVISOL de lœss, en comparaison à des situations témoins sans apport. Cette expérimentation de longue durée est menée depuis 1928 en sol nu dans le dispositif des 42 parcelles à l’Inra de Versailles. Le bilan repose sur les résultats analytiques d’échantillons collectés en 2014 dans l’ensemble des horizons de surface. Les résultats sont confrontés à des données disponibles du sol initial de 1928. L’objectif est de préciser la nature et l’ampleur des évolutions physicochimiques, induites en moins d’un siècle, et d’identifier les processus pédologiques qui en sont à l’origine.
En absence d’entrée de matières organiques (MO), de forts contrastes s’observent en fonction de la nature des apports minéraux, mais aussi dans les parcelles témoins: en 2014, d’une parcelle à une autre, l’écart maximal de pH est de 5,3 unités (3,5-8,8) et la CEC varie de 5,2 à 14,4 cmol+/kg. La garniture cationique varie de plus de 98% de Ca échangeable dans les sols chaulés, à plus de 96% d’Al échangeable dans les sols acides. Le carbone organique a perdu 50 à 75% de la valeur initiale en 1928, et les teneurs en argile s’étendent entre 13 et 20%. Des teneurs significatives de Mnéch s’observent dans les sols denses, alors que Feéch est détectable prioritairement dans les sols acides. Par contre, sous amendement de fumier, l’ambiance physicochimique est très différente, notamment par l’abondance de C organique (43-50 g/kg) et une forte valeur de la CEC, supérieure à 22 cmol+/kg.
La nature, l’ampleur et la diversité des propriétés physicochimiques enregistrés dans les horizons de surface des sols des 42 parcelles en 2014 témoignent de différents processus pédologiques en jeu, actuels ou dans le passé. Dans les sols témoins, sous la seule contrainte de la minéralisation progressive des MO et des conditions atmosphériques, les propriétés et la composition ont considérablement changé : une acidification de 1-1,5 unités de pH, la lixiviation d’une proportion notable de cations bivalents et l’apparition de quantités significatives d’Al échangeable sur le complexe d’échange, une baisse de la CEC et une perte d’argile de 2 à 3%. La migration d’argile, l’argilluviation, processus caractéristique dans les luvisols, apparaît amplifiée sous traitements ‘monovalents’, notamment sous apport de Na où la perte d’argile par lessivage peut atteindre jusqu’à 5 à 6%. Sous apport de K, la perte d’argile est moindre, liée à un processus d’illitisation des particules de smectite par rétrogradation du K. De plus, les apports de phosphate naturel ou de superphosphate semblent également favoriser la migration d’argile, alors que les amendements basiques et de fumier limitent, voire stoppent le processus. Dans les traitements ‘acides’, sous apports d’engrais ammoniacaux ou de sang desséché, les cations échangeables initiaux (Ca, Mg, K, Na) ont été quasi-totalement lixiviés, et remplacés par l’Al. La forte aluminisation du milieu implique un processus de dissolution minérale, affectant en premier lieu les argiles fines (smectites). Les faibles valeurs de la CEC illustrent la perte notable de charges fixes liée à la dissolution partielle des smectites. Néanmoins, l’impact de l’altération en milieu acide sur la granulométrie apparait négligeable, car la teneur en argile dans les sols acides reste inchangée par rapport à 1929. Deux pistes sont envisagées pour expliquer ce constat : un processus de microdivision par l’altération de minéraux phyllosilicatés de taille limoneuse fine et leur transformation en particules argileuses, ou alors un processus de néoformation de phases secondaires à partir de Si, Al et/ou Fe libérés par dissolution d’argiles fines en milieu acide. Enfin, un processus d’agrégation à l’échelle des particules d’argile par le développement de liaisons fortes entre les particules d’argile et des phosphates-Al (ou –Fe) formés en milieu très acide est suspecté dans les sols sous phosphate d’ammoniaque conduisant à la sous-estimation de la fraction < 2 µm lors d’analyses granulométriques courantes.
La palette très étendue de propriétés physicochimiques des horizons de surface dans les 42 parcelles souligne un laps de temps court en pédologie pour leurs changements, d’ordre infra-centenaire. Pour assimiler ces changements opérés en surface au développement de processus pédologiques, il est nécessaire à la fois de suivre l’ampleur et la chronologie des évolutions par l’analyse d’échantillons de la collection historique et d’étendre l’étude des impacts aux horizons E, BT, et C profonds. Ces travaux sont actuellement en cours.

2015 - Volume 22 - Numéro 1

Friedrich Albert FALLOU (1794-1877) et sa « Pedologie » . V - Chapitre 3 « Nature du sol ». Comparaison avec A. de Gasparin | p 59-76
Auteurs :
C. Feller, J.-P. Aeschlimann, E. Frossard
Résumé :
Dans quatre articles précédents (Feller et al., 2008, Frossard et al., 2009, 2011, Aeschlimann et al., 2010), nous avons publié et commenté la traduction intégrale en français de la préface, de l’introduction et du premier chapitre (consacré à la « Genèse du sol »), et donné des extraits du deuxième chapitre d’un ouvrage (1862) publié en allemand par F.A. Fallou (1794-1877) qui fut le créateur du terme « Pedologie » (en allemand). La présente contribution comprend la traduction française complète, accompagnée de quelques commentaires, du troisième chapitre intitulé « Nature du sol » de cet ouvrage. Il y est question des diverses propriétés « générales » (« couleur », « assemblage », « densité ») et « particulières » (« porosité », « pénétrabilité », « solubilité ») du sol. Elles seront discutées en relation avec des extraits du Cours d’agriculture de Gasparin (1860), consacrés aux propriétés physiques des sols.

2014 - Volume 21 - Numéro 1

Le Réseau Mixte Technologique Sols et Territoires : développer la connaissance des sols dans les territoires. Principes, bilan et perspectives | p
Auteurs :
C. Guellier, M. Bardy, S. Andrianarisoa, B. Balloy, L. Bargeot, A. Chafchafi, C. Ducommun, F. Kockmann, B. Laroche, B. Lemercier, J. Moulin, J. Sauter, O. Scheurer, F. Templereau, N. Schnebelen, J.-L. Fort
Résumé :
Dans une perspective de gestion durable des territoires, des outils et compétences sont nécessaires et attendus pour prendre en compte les sols dans l’action publique. Le RMT Sols & Territoires, créé le 29 octobre 2010, est organisé autour de deux enjeux centraux visant la connaissance et la valorisation des données sols spatialisées. Dans le cadre de son renouvellement, une évaluation du réseau a été faite en 2013. Cet article en présente les principaux résultats, ainsi que les perspectives du réseau.
En seulement 3 ans, le RMT Sols et Territoires a su fédérer et animer un réseau de partenaires dynamique, qui a vu le lancement de nombreux chantiers dont les premières productions sont « visibles ». Pendant près de 3 ans, le RMT a mobilisé 13 partenaires fondateurs soit 46 personnes et 9 Equivalent Temps Plein (ETP) qui ont participé activement aux différents chantiers. Le public touché par le réseau au travers des séminaires, de l’infolettre et du site internet est d’environ 1 500 personnes. L’enjeu du réseau pour les années à venir sera de consolider et élargir son partenariat et d’intégrer des thématiques nouvelles parmi ses actions.

2013 - Volume 20 - Numéro 2

Dégradation morphologique et agriculture : quantification des évolutions pédologiques à court terme sous contraintes anthropiques | p 137-149
Auteurs :
D. Montagne ; I. Cousin et S. Cornu
Résumé :
La gestion durable de la ressource sol, reconnue comme non renouvelable à l’échelle humaine, nécessite de connaître voire d’orienter les évolutions des sols en réponse aux activités anthropiques ou au changement climatique. Les dynamiques des principaux processus pédologiques, à des pas de temps de quelques dizaines à centaines d’années sont cependant largement méconnues. Trop souvent encore, les sols sont considérés comme stables pour de tels pas de temps. Dans ce contexte, nous synthétisons ici les avancées scientifiques de dix ans de recherches avec pour objectifs : i) de caractériser l’impact de perturbations anthropiques sur la nature des processus pédologiques actifs dans des LUVISOLS DÉGRADÉS; ii) de quantifier l’importance des évolutions récentes des sols par rapport aux processus de formation long-terme ; et iii) de préciser la dynamique des processus pédologiques pour des pas de temps de la dizaine à quelques centaines d’années. La démarche utilisée repose sur un échantillonnage en séquence orientée et une modélisation du phénomène de dégradation morphologique par bilans massiques. Deux perturbations ont été considérées : la mise en culture de sols forestiers depuis au moins 200 ans, d’une part, et le drainage agricole pendant 16 ans, d’autre part. Nos travaux montrent que la mise en culture ralentit le phénomène de dégradation morphologique sous l’effet des pratiques de chaulage, mais peut aussi localement conduire à son accélération sous l’effet de l’implantation d’un réseau de drainage. Dans ces deux situations, l’impact cumulé des pratiques agricoles sur des périodes aussi courtes que quelques dizaines à centaines d’années s’est révélé suffisant pour produire une différenciation des sols avec une amplitude comparable aux processus de formation à long terme des sols. L’existence de boucles de rétroactions positives entre structure du sol, intensité des flux d’eau et transferts de matières, couplée à des évolutions par seuil sont deux éléments clés contrôlant ces dynamiques particulièrement rapides d’évolution des sols.
Le suivi de la restauration du fonctionnement de deux sols forestiers après tassement dans le Nord Est de la France | p 163-177
Auteurs :
N. Goutal, N. Bottinelli, D Gelhaye, P Bonnaud, G Nourrisson, J Demaison, A. Brêthes, Y. Capowiez, F. Lamy, A. Johannes, P. Boivin, J. Ranger
Résumé :
La déformation d’un sol soumis à la circulation d’engins a été identifiée comme un risque majeur menaçant la qualité des sols, et qui n’épargne pas les écosystèmes forestiers. Le dysfonctionnement à long terme de sols forestiers tassés reste encore peu étudié et l’on manque d’études intégrées sur le long terme pour appuyer les décisions de gestion forestière. Deux sites expérimentaux de suivi à court et long terme de l’impact de la circulation d’un porteur chargé de bois sur des sols forestiers sensibles et acides (forte teneur en limon, engorgement temporaire dû à une rupture texturale vers 50 cm de profondeur) ont été mis en place en Lorraine (NE France). Ces sites font l’objet d’un suivi multicritère intensif comprenant des indicateurs physiques (macroporosité, densité apparente, résistance à la pénétration et pédoclimat), chimiques (composition de l’atmosphère et des eaux libres et faiblement liées du sol) et biologiques (flore, croissance de plants de chênes sessiles, communautés lombriciennes). Le suivi du pédoclimat et de la composition de l’atmosphère du sol a montré une forte dégradation de l’aération du sol (augmentation de la fréquence et de l’intensité de l’engorgement et couche imperméable en surface) qui a duré pendant les 12 à 18 mois qui ont suivi le passage du porteur forestier. Ce fort effet initial sur l’aération du sol diminue dès l’apparition de la première sécheresse édaphique grâce à la fissuration du sol tassé en surface, mise en évidence à partir de lames minces et du suivi de la densité apparente. Cependant, 3 à 4 ans après le passage de l’engin, le régime hydrique ainsi que, la composition de l’atmosphère et des eaux du sol sont toujours significativement altérés par le tassement. Les suivis respectifs de la résistance à la pénétration du sol, de la végétation herbacée et des peuplements de chêne sessile n’indiquent pas de retour de ces paramètres à des valeurs non perturbées. Ainsi le sol reste très perturbé par le tassement sur le moyen terme même si on observe un début de restauration dû à des processus physiques (humectation/ dessiccation, gel/ dégel) en surface (0-10 cm).

2010 - Volume 17 - Numéro 2

Influence de différents systèmes de culture sur la productivité de sols cultivés des Hautes Terres de Madagascar et conséquences pour le bilan de phosphore | p
Auteurs :
H. Andriamaniraka, L. Rabeharisoa, R. Michellon, N. Moussa et C. Morel
Effets des systèmes de cultures en semis direct avec couverture végétale sur le ruissellement et l’érosion des cultures pluviales des Hautes Terres de Madagascar | p
Auteurs :
J.-M. Douzet, E. Scopel, B. Muller, J. Rakotoarisoa, A. Albrecht et N.C. Drazafindramanana
Stockage de carbone dans les sols sous systèmes de culture en semis direct sous couvert végétal (SCV) dans différents contextes pédoclimatiques à Madagascar | p
Auteurs :
T. Razafimbelo, A. Albrecht, , C. Feller , H. Ravelojaona, , N. Moussa , C. Razanamparany, C. Rakotoarinivo, H. Razafintsalama, R. Michellon, K. Naudin et L. Rabeharisoa
Lutte biologique intégrée contre des insectes terricoles, Heteronychus spp à Madagascar, par un champignon entomopathogène sur riz pluvial en semis direct sous couverture végétale | p
Auteurs :
C. Razafindrakoto Raeliarisoa, H.L. Rakotoarisoa, A. Razafindrakotomamonjy, A. Ratnadass et B. Vercambre
Bilan de l’azote minéral au cours du cycle du riz pluvial sous systèmes de culture en semis direct sous couverture végétale en sol ferrallitique argileux à Madagascar | p
Auteurs :
J. Rakotoarisoa, R. Oliver, J. Dusserre, B. Muller, J.-M. Douzet, R. Michellon, N. Moussa, L. A. Razafinjara, C. Rajeriarison et E. Scopel

2009 - Volume 16 - Numéro 1

Les sols tropicaux en semis direct sous couvertures végétales - Introduction | p 19-22
Auteurs :
C. Feller, L. Rabeharisoa, O. Husson et T. Razafimbelo

2007 - Volume 14 - Numéro 1

Altération du granite en zones tropicales. Exemple de deux séquences étudiées au Cameroun (Afrique Centrale). | p 31-42
Auteurs :
J.-P. Nguetnkam(1), R. Kamga(3), F. Villiéras(2), G.-E. Ekodeck(4) et J. Yvon(2)
Adresse :
(1) Département des Sciences de la Terre, Faculté des Sciences, Université de Ngaoundéré, BP 454, Ngaoundéré, Cameroun
(2) Laboratoire Environnement et Minéralurgie, ENSG-INPL, 15, avenue du Charmois BP40, 545001 Vandoeuvre-lès-Nancy, France
(3) Département de chimie Appliquée, Ecole Nationale Supérieure des Sciences agro-industrielles, Université de Ngaoundéré, BP 455, Ngaoundéré, Cameroun
(4) Département des Sciences de la Terre, Faculté des Sciences, Université de Yaoundé I, BP 812, Yaoundé, Cameroun
Résumé :
Deux séquences d`altérations du granite, développées dans deux zones bioclimatiques du Cameroun, ont été étudiées au moyen de l`analyse macroscopique et microscopique, de la diffraction des Rayons X (DRX), des analyses chimiques, ainsi que des observations au MEB et au MET. Au sud Cameroun, en zone forestière tropicale humide, à collines en demi-orange, à pentes moyennes à fortes et à drainage efficace, l`altération du granite conduit à la néoformation de la kaolinite et à la formation d`un sol ferrallitique, constitué de quatre horizons à pH acide et à rapport SiO2/Al2O3 < 3. A l`extrême Nord, en zone tropicale sèche, à végétation de savane, à pentes faibles et à drainage limité, l`altération du granite conduit à la néoformation de la beidellite et à la formation d`un vertisol chromique, constitué de trois horizons à pH basique et à rapport SiO2/Al2O3 > 3. Ces résultats soulignent et confirment une fois de plus l`influence du climat et des facteurs de station dans la néoformation des minéraux argileux et dans la différenciation des sols en régions intertropicales.
Sols et paléo-altérites sur roches volcaniques du Cantal (France) : Exemple du Puy Courny. | p 43-62
Auteurs :
P. Quantin(1), J. Dejou(2), M. Tejedor(3) et C. Jimenez(3)
Adresse :
(1) 5, rue Boileau, 21000 Dijon
(2) 1, rue des Réaux, 15250 Jussac
(3) Departemento de Edafologia y Geologia Universitad de La Laguna, Tenerife, Espagne
Résumé :
La coupe du Puy Courny, près d`Aurillac (Massif Central), est un haut lieu de la géologie volcanique cantalienne. Elle comporte à la base une coulée de basanite du Miocène terminal de 7,44 MA (millions d`années), recouverte par un paléosol rouge. Ensuite se succèdent :
une série trachytique explosive avec plusieurs strates successives, puis une seconde coulée de basalte datée de 6,48 MA et au sommet un dépôt périglaciaire. Cet article est consacré à l`étude de la composition minéralogique et chimique de chaque matériau des différentes strates de la coupe : basanite et basalte, pyroclastes trachytiques, altérites et sols, ainsi qu`à la discussion des résultats. Ces données permettent l`examen des processus d`altération qui ont affecté les diverses couches volcaniques, soit pré-météoriques, soit météoriques,ainsi que la comparaison de la genèse du Brunisol actuel à celle du paléosol rouge.

2007 - Volume 14 - Numéro 2

Comparaison de fonctions de pédotransfert nationales et européennes pour prédire les propriétés de rétention en eau des sols | p 103-116
Auteurs :
H. Al Majou(1),(2), A. Bruand(1), O. Duval(3) et I. Cousin(3)
Adresse :
(1) Institut des Sciences de la Terre d`Orléans (ISTO), UMR 6113 CNRS - Université d`Orléans, 1A Rue de la Férollerie,
45071 Orléans Cedex 2, France
(2) Département des Sciences du Sol, Faculté Agronomique, Université de Damas, PO Box 30621, Damas, Syrie
(3) INRA, UR0272 Science du sol, Centre de Recherche d`Orléans, BP20619, 45166 Olivet Cedex, France
Résumé :
Parmi les nombreuses fonctions de pédotransfert (FPT) qui ont été développées depuis plusieurs dizaines d`années, les classes de fonctions de pédotransfert (CFPT) n`ont fait l`objet que d`un nombre très limité d`études car leurs performances sont généralement considérées comme étant très limitées. A l`opposé, les fonctions de pédotransfert continues (FPTC), qui permettent une prédiction des propriétés de rétention en eau en rendant compte de façon continue de la variation des caractéristiques de composition du sol, ont fait l`objet de nombreux travaux. Dans cette étude, nous discutons les performances de CFPT et FPTC établies à partir de la base de données nationale SOLHYDRO 1.0 et nous les comparons à celles obtenues avec des CFPT et FPTC établies avec la base de données européenne HYPRES.
Les résultats montrent que, excepté pour les CFPT développées avec la base européenne HYPRES, les biais obtenus sont faibles à très faibles (-0,013 ≤ EMP ≤ 0,016 cm3.cm-3). Il n`y a pas, par conséquent, de différence sensible de qualité des fonctions de pédotransfert en terme de biais de prédiction en fonction des CFPT et FPTC utilisées. Les CFPT texturales développées avec SOLHYDRO 1.0 qui sont de simples jeux de valeurs moyennes de teneur en eau volumique pour chaque classe de texture conduisent à des prédictions de qualité analogue à celle obtenue avec les autres CFPT et FPTC testées, celles-ci étant toutes plus sophistiquées et plus exigeantes quant au nombre et à la nature des caractéristiques de sols requises par la prédiction. Concernant cette fois la précision, des différences importantes apparaissent en fonction des CFPT et FPTC utilisées. On enregistre une meilleure précision avec les CFPT et FPTC développées avec la base de données SOLHYDRO 1.0 (0,038 ≤ ETP ≤ 0,045 cm3.cm-3) par rapport à celle enregistrée avec les CFPT et FPTC développées avec HYPRES (0,050 ≤ ETP ≤ 0,060 cm3.cm-3). De telles valeurs de précision n`en demeurent pas moins faibles quelle que soit la base de données utilisée. Enfin, concernant l`apport de la prise en compte couplée par des CFPT de la composition granulométrique et de la structure, par l`intermédiaire respectivement de la texture et de la densité apparente, les résultats obtenus dans cette étude ne montrent pas d`amélioration très sensible de la prédiction comme permettaient de l`envisager les résultats enregistrés antérieurement.

2007 - Volume 14 - Numéro 3

Utilisation du modèle STREAM pour raisonner les aménagements fonciers | p 179-194
Auteurs :
Lheriteau M., Ouvry J-F., Souchère V., Lechène S.
Résumé :
En Pays de Caux, les ruissellements sur parcelles agricoles sont à l’origine de troubles importants en fréquence et en coûts, tels que de l’érosion concentrée, des coulées de boues et de la turbidité de l’eau potable. Les pentes y sont faibles (< 3%), le réseau de concentration du ruissellement est donc fortement dépendant de la forme des parcelles, de leurs limites et du sens de culture par rapport à la pente.
Depuis les années 1997, dans les opérations d’aménagement foncier, des aménagements sont proposés et réalisés pour limiter le risque érosif par ruissellement concentré. Dans le cadre d’une opération de ce type, en cours dans un bassin versant de 501 ha, nous avons cherché à utiliser STREAM pour localiser les zones à risque d’écoulements concentrés et donc déterminer celles qui feront l’objet d’une proposition d’aménagement. Après obtention des paramètres d’entrée, le modèle STREAM a permis de comparer le réseau d’écoulement et les volumes écoulés avant et après les opérations de remembrement et cela pour différents événements pluvieux d’hiver et de printemps, avec des périodes de retour de 2 à 20 ans. Les résultats graphiques font bien ressortir toutes les modifications du réseau de concentration des écoulements sur le plateau, du fait des changements de limites et de taille des parcelles. Puisque globalement l’occupation du sol est volontairement restée identique, il n’y a pas de différence significative dans les volumes totaux à l’exutoire du bassin versant. Par contre sur le plateau, STREAM met bien en évidence des modifications locales importantes liées par exemple à la suppression d’une prairie (50 % de ruissellement en plus). STREAM a aussi permis de tester l’impact de l’aménagement de deux mares tampon sur les écoulements.
Les résultats obtenus démontrent que l’utilisation de STREAM au cours d’un aménagement foncier peut être utile, et permettent aussi de déterminer sous quelles conditions il est un outil d’aide à la décision pour le bureau d’études. Il permet de dégager les atouts du parcellaire existant afin de les conserver dans le projet et de tester le nouveau parcellaire au stade de l’avant projet afin de voir son impact sur le réseau d’écoulement. Suivant les marges de manœuvre disponibles, le bureau d’études peut alors proposer des aménagements anti érosifs ou modifier le projet de parcellaire.

2006 - Volume 13 - Numéro 1

Etude isotopique du devenir de l`azote des litières dans les sols de six hêtraies du réseau RENECOFOR | p 33-51
Auteurs :
M. Nicolas(1), B. Zeller(1), E. Dambrine(1), S. Bienaimé(2) et E. Ulrich(2)
Adresse :
(1) INRA - Centre de Nancy, unité Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers, 54 280 Champenoux
(2) Office National des Forêts - Département Recherche, RENECOFOR, Bd de Constance, 77 300 Fontainebleau
Résumé :
En forêt, les formes d`humus sont classiquement considérés comme une illustration de l`activité biologique du sol et de la fertilité des stations. Afin de mieux comprendre cette relation, nous nous sommes intéressés à la dynamique et à la minéralisation de l`azote dans des sols de fertilités variées.
L`étude a porté sur six hêtraies du réseau RENECOFOR, présentant une large gamme de conditions climatiques, édaphiques et de productions forestières. Sur chaque site, nous avons déposé une quantité connue de litière de feuilles de hêtre enrichies en 15N à la place de la litière fraîchement tombée. Nous avons suivi pendant trois ans l`évolution de la masse de litière enrichie. Puis nous avons mesuré l`excès isotopique dans les litières en décomposition et dans des échantillons du sol sous-jacent. Enfin nous avons mesuré la minéralisation et l`excès isotopique de l`azote minéral produit en incubation en laboratoire.
A partir de ces observations, nous concluons que la vitesse de décomposition de la litière est surtout influencée par le pédoclimat tandis que l`incorporation des matières organiques en profondeur est principalement contrôlée par l`activité des vers de terre. Il apparaît également, dans les sites où les résidus de décomposition s`accumulent à la surface du sol sous forme de moder, que la minéralisation touche l`azote récent issu de la litière introduite. En revanche, dans les sols riches à mull où les résidus de décomposition sont incorporés en profondeur, l`azote récent de la litière est rapidement stabilisé et la minéralisation est principalement alimentée par le pool d`azote ancien.

2006 - Volume 13 - Numéro 2

Effet des substitutions d`essences forestières et des amendements sur les propriétés physiques d`un Alocrisol - site expérimental de la forêt de Breuil-Chenue, morvan, France | p 71-88
Auteurs :
G. Levrel et J. Ranger
Adresse :
INRA, Centre de Nancy
Biogéochimie des écosystèmes forestiers
54280 Champenoux
Résumé :
Nous avons étudié l`effet de différents peuplements forestiers sur les caractères physiques et hydriques d`un Alocrisol de la forêt de Breuil (Morvan). Des plantations de hêtre, de Douglas, d`épicéa, et de chêne, ont été substituées à un taillis sous futaie de hêtre et chêne qui constitue la référence `forêt native`. Les plantations sont âgées de 30 ans et seul le facteur espèce varie. De plus, le Douglas et l`épicéa ont reçu ou non une fertilisation/amendement en N, P, K et Ca.
Les sols sous chaque parcelle sont analysés par niveaux de profondeur, tous les 5 cm jusqu`à 15 cm puis tous les 10 cm (jusqu`à 25 cm) et tous les 15 cm (jusqu`à 70 cm).
Deux indicateurs physiques ont été observés en fonction des essences et des traitements :
- la stabilité structurale des sols : les tests ont porté sur leur capacité à résister à l`éclatement par immersion rapide à l`eau, leur résistance à la réhumectation lente, et leur résistance à la déstructuration mécanique.
- la réserve utile (RU) et sa répartition porale. Des échantillons des différents horizons de sol de chaque essence ont été placés dans des extracteurs à plaques, et ont été soumis à des pressions croissantes [pF 2,5 (0,33 bar), pF 3 (1 bar), pF 3,5 (3,3 bars), pF 4,0 (10 bars), et pF 4,2 (15 bars)], ce qui permet d`estimer une répartition de la réserve utile dans des porosités équivalentes.
Les résultats montrent qu`il existe des changements significatifs à la fois sur la stabilité structurale et sur la réserve en eau et sa répartition dans les classes porales. L`effet des couverts forestiers se fait ressentir en surface pour ces deux critères. Le classement des couverts est différent pour les deux propriétés, la stabilité structurale croît du chêne au Douglas en passant par le hêtre, le taillis sous futaie, et l`épicéa. En revanche, les sols sous chêne présentent la RU la plus forte, ceux sous Douglas la plus faible avec une conservation de l`ordonnancement pour les espèces intermédiaires. L`amendement a un effet positif significatif sur les propriétés physiques du sol.
Ces changements occasionnés par les essences et l`amendement du sol, sont liés à des modifications de la qualité des matières organiques des sols et probablement à un changement de nature et d`activité du cortège de micro-organismes. Ceci pourrait expliquer la relation inverse observée entre réserve utile et stabilité structurale pour l`horizon de surface.

2006 - Volume 13 - Numéro 4

Une chronoséquence pédologique sur formations alluviales quaternaires siliceuses - Les sols des terrasses de la Basse Vallée du Loir (Anjou - France) | p 305-320
Auteurs :
J.-P. Rossignol(1), G. Moguedet(2), R. Biagi(3) et F. Sème(2)
Adresse :
(1) I.N.H., laboratoire de Science des sols et des substrats, UMR Sagah A462, 2 rue Le Nôtre, 49045 Angers cedex 01
(2) Université Angers, Equipe Paysages et Biodiversité, 2, Bd Lavoisier 49045 Angers Cedex, 49045 Angers cedex 01
(3) Groupe ESA, 55 rue Rabelais, BP 30748, 49007 Angers Cedex 01
Résumé :
Les formations alluviales quaternaires étagées de la basse vallée du Loir, bien qu`étant d`âges différents, sont constituées d`un matériau qui, dans son ensemble, varie peu d`une terrasse à l`autre. Il est en effet hérité pour l`essentiel, qu`il soit fin ou plus grossier, du remaniement des formations mésozoïques et cénozoïques sur lesquelles le cours d`eau est installé depuis sa source.
Si les solums pédologiques sont semblables pour un niveau de terrasse donné et pour une occupation actuelle du sol équivalente, il n`en est pas de même pour les solums de niveau altitudinal différent et donc d`âge différent. Bien qu`étant constitués de matériaux a priori identiques au départ, les sols dérivés ne présentent pas les mêmes caractéristiques, tant du point de vue morphologique que minéralogique ou physico-chimique.
Les sols des terrasses du Loir qui ont enregistrés des pédogénèses successives sont polygénétiques. Plus les sols sont vieux, plus leur évolution a, bien sûr, été importante ; mais surtout cette évolution peut s`intégrer dans le même type de chronoséquence. Ceci permet de proposer un modèle d`évolution quaternaire des formations alluviales siliceuses situées aux moyennes latitudes.

2004 - Volume 11 - Numéro 1

SISOL : Un modèle d`évolution de l`état structural des couches de sol cultivées | p 33-46
Auteurs :
J. Roger-Estrade(1), G. Richard(2), H. Boizard(3), P. Défossez(2), H. Manichon(4) et J. Caneill(5)
Adresse :
(1) INA P-G, UMR d`Agronomie INRA-INA P-G, BP 01, F-78850 Thiverval-Grignon
(2) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, rue F. Christ, F-02007 Laon Cedex
(3) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, F-80200 Estrées-Mons
(4) CIRAD, av. Agropolis, F-34398 Montpellier cedex 05
(5) ENESAD, Département Agronomie-Environnement, 26 boulevard Docteur Petitjean, BP 87999
21079 Dijon cedex.
Résumé :
La mise au point de règles d`aide à la décision en matière de travail du sol ou l`évaluation de l`effet des systèmes de culture sur l`évolution de la composante physique de la fertilité des sols requièrent des modèles permettant d`évaluer l`effet des outils, de la circulation des engins et des agents naturels sur la structure du sol. L`objet de cet article est la présentation d`un tel modèle qui permet de simuler sur un pas de temps qui est celui de l`opération culturale, l`évolution d`un indicateur de l`effet des systèmes de culture sur la structure du sol :
la proportion de volume de sol fortement compacté (d`état interne ∆) dans la couche labourée. Ce modèle, baptisé SISOL, repose sur des hypothèses d`évolution de la proportion de zones tassées dans les couches de sol travaillées sous l`effet combiné du retournement par la charrue, du tassement par les roues des engins et de la fragmentation par les outils de reprise du labour et le climat. Son évaluation sur un essai de longue durée a montré que si les courbes d`évolution de la teneur en ∆ étaient correctement prédites (sur une période de simulation de sept ans), le modèle pouvait être amélioré en prenant mieux en compte la disparition des zones ∆ sous l`effet du climat et de la faune du sol. Même si son extension à d`autres types de sol que les limons argileux du Bassin Parisien est souhaitable, ce modèle peut, en l`état, être utilisé pour comparer l`effet sur l`évolution de la structure du sol de différents choix techniques (dates d`interventions, types d`équipement, modalités de travail du sol, successions de cultures...).

2004 - Volume 11 - Numéro 4

Evolution sur 12 ans de la solubilité, mobilité et lixiviation du phosphate dans un sol ayant massivement reçu du lisier | p 403-418
Auteurs :
C. Morel(1), C. Cachot(2), J. Martinez(2), P. Peu(2), F. Elsass(3), M. Robert(3) et J.-Cl. Fardeau(3)
Adresse :
(1) UMR-TCEM INRA-ENITA, BP 81, 33883 Villenave d`Ornon Cedex
(2) CEMAGREF, Unité de Recherche ` Gestion des Effluents d`Elevage et des déchets Municipaux `
CS 64427, 17 avenue de Cucillé, 35044 Rennes Cedex
(3) INRA, Science du sol, Route de St Cyr, 78000 Versailles
Résumé :
La solubilité et la mobilité du phosphore (P) ont été déterminées dans des échantillons de terre prélevés en 1991, 1992, 1993, 1994, 1995, 1996, 1999 et 2002 dans les horizons 0-20 cm, 20-40 cm et 40-60 cm d`un dispositif expérimental comprenant une parcelle témoin ne recevant ni lisier ni phosphore et quatre parcelles ayant reçu les mêmes quantités massives de lisier de porc entre mars 1991 et octobre 1995 puis plus rien. Le dispositif a été cultivé en permanence avec du ray-grass. La solubilité du phosphore a été évaluée par un dosage colorimétrique de la concentration (Cp) des ions phosphate (Cp, mg P l-1) dans la solution filtrée (0,2 μm) d`une suspension de terre de 1 g et 10 ml à l`état stationnaire. Dans cette même suspension, la mobilité du phosphore a été quantifiée par le transfert (Pr) d`ions phosphate à l`interface solide-solution en utilisant le traçage isotopique au phosphore 32 (32PO4) et en analysant la dilution isotopique (32PO4/31PO4) des ions phosphate en solution. La quantité de P drainé à 80 cm a été déterminée tous les ans en multipliant le volume d`eau drainée par leur concentration en P total. Près de 4 900 m3 ha-1 de lisier ont été apportés au total ce qui représente 7 964 kg P ha-1. La valeur de Cp passe de 0,06 en 1991 à 12,0 mg P l-1 dans la couche 0-20 cm de sol, de 0,02 à 3,8 mg P l-1 dans la couche 20-40 cm et de < 0,01 à 0,18 mg P L-1 dans la couche 40-60 cm. Dès l`arrêt des épandages, Cp diminue notablement dans la couche 0-20 cm mais continue d`augmenter très significativement dans les couches 20-40 cm et 40-60 cm sans se stabiliser. Pour l `ensemble de la période étudiée, la dynamique de la mobilité du P est très précisément décrite par la cinétique de Freundlich suivante : Pr = 28,1Cp0,41 t0,28, 24 obs. (r2 = 0,99). Après 12 années de suivi, le P drainé à 80 cm (en moyenne 331 mm d`eau drainée) reste faible (<0,1 kg P ha-1) et invariant dans le temps. Le P du lisier n`a toujours pas atteint la profondeur de 80 cm. La forte réactivité des constituants de ce sol vis-à-vis des ions phosphate retarde sa migration en profondeur. Cependant cette migration reste une réalité et le transfert de phosphore dans les eaux de drainage pourrait prochainement augmenter significativement pour durer de nombreuses années.

2003 - Volume 10 - Numéro 1

Comparaison de la synthèse de cartes de sol et de la segmentation d`images satellitales pour l`élaboration d`une carte des sols au 1 :250 000 - Application à une zone de la Lorraine | p 43-60
Auteurs :
M-C. Girard(1), M. Gury(2) et L. Florentin(3)
Adresse :
(1) INA PG, UFR Dynamique des milieux et organisations spatiales. BP1 78850 Grignon
(2) Faculté des Sciences, Laboratoire de Science du Sol, BP 239, 54506 Vandoeuvre les Nancy cedex
(3) INP-ENSAIA, Sol et environnement. BP 172 - 54505 Vandoeuvre-Les-Nancy
Résumé :
Dans le cadre de l`élaboration de la couverture complète de la France en carte au 1/250 000, deux approches sont comparées : une méthode dite par synthèse et une méthode dite par segmentation. Un auteur a interprété les images SPOT et les cartes disponibles ; il en a tiré une représentation des pédopaysages par méthode par segmentation, et ce, sans utiliser les cartes pédologiques ; puis la carte a été mise sous SIG. Les autres auteurs ont interprété leurs cartes pédologiques au 1/100000 pour constituer une carte de pédopaysages au 1/250000 qui a été mise sous SIG.
La ressemblance globale des deux cartes issues des deux approches est estimée à 88,8 % par la méthode des possibilités. Il en ressort que la méthode par synthèse est la moins onéreuse sur un territoire où l`on dispose déjà des informations pédologiques nécessaires et que, sur un territoire où l`information disponible est insuffisante, la démarche par segmentation est la plus rapide et économiquement la seule acceptable.

2002 - Volume 9 - Numéro 2

Estimation des propriétés de rétention en eau des sols : Utilisation de classes de pédotransfert après stratifications texturale et texturo-structurale | p 105-126
Auteurs :
A. Bruand(1)(2), P. Pérez Fernández(1)(3), O. Duval(1), P. Quétin(1), B. Nicoullaud(1), H. Gaillard(1), L. Raison(1), J.-F. Pessaud(1) et L. Prud`Homme(1)
Adresse :
(1) INRA, Unité de Science du Sol, Centre de Recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 Olivet cedex.
(2) ISTO, Université d`Orléans, Géosciences, BP 6759, 45067 Orléans cedex 2.
(3) Universidade de Santiago de Compostela, Escuela Politecnica Superior, Campus Universitario, 27002 Lugo, Espagne.
Résumé :
Un programme de mesures des propriétés de rétention en eau des sols a été développé par l`INRA depuis une dizaine d`années afin de constituer un jeu de données qui puisse être utilisé pour tester les fonctions de pédotransfert (FPT) qui ont été proposées dans la littérature, en établir de nouvelles si celles proposées se révèlent non satisfaisantes et dans ce dernier cas, tester les nouvelles FPT. Dans ce contexte général et partant du constat que les FPT proposées ne permettent pas de prédire les propriétés de rétention en eau de façon satisfaisante, cette étude se propose de suivre une autre voie que celle habituellement suivie pour établir un outil d`estimation des propriétés de rétention en eau. Des classes de pédotransfert (CPT) sont proposées par classe de texture ou par classe combinant texture et structure, cette dernière étant renseignée à l`aide de la densité apparente déterminée sur des mottes de dimensions centimétriques. Ainsi, en utilisant soit la texture seule, soit la texture et la densité apparente de motte, on dispose des teneurs en eau massiques à -10, -33, -100, -330, -1000, -3 300 et -15 000 hPa en fonction de l`appartenance de l`horizon à telle ou telle classe de texture ou, telle ou telle classe combinant texture et densité apparente de motte. La qualité de la prédiction a été testée sur un échantillon de validation ; elle a aussi été comparée à celle qui aurait été obtenue si l`on avait utilisé les CPT de Jamagne et al. (1977). Par rapport à ces CPT, les résultats montrent une importante réduction du biais et un accroissement de la précision lorsque l`on utilise les CPT par classe de texture proposées dans cette étude. Lorsque l`on compare les CPT par classes texturales aux CPT par classes texturo-structurales, il n`y a pas d`amélioration notable du biais mais celui-ci était déjà très faible avec les CPT par classes texturales. En revanche, les CPT par classes texturo-structurales, qui permettent de tenir compte à la fois de la texture et de l`état structural du sol, améliorent la précision des prédictions. Pour les CPT par classes texturales, des teneurs en eau volumiques sont déduites des teneurs en eau massiques en utilisant la densité apparente de l`horizon. Les paramètres du modèle de van Genuchten sont donnés pour chaque classe de CPT. Une démarche permettant de prédire les propriétés de rétention en eau d`un horizon est proposée.
Fractionnement granulométrique de la matière organique de la terre collée aux pivots de la betterave à sucre dans les sols du périmètre irrigué des Doukkala au Maroc Comparaison avec le sol en place | p 127-136
Auteurs :
F. Naman(1), B. Soudi(2), N.C. Chiang(3) et D. Zaoui(1)
Adresse :
(1) Université Chouaïb Doukkali, Faculté des Sciences, Département de Biologie, B.P.20, Km 1,
Route Ben Maâchou, 24000, El Jadida, Maroc.
(2) Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Département des Sciences du sol, Rabat, Maroc
(3) Université Catholique de Louvain, Unité de microbiologie, Louvain-la-Neuve, Belgique.
Résumé :
L`intensification agricole couplée à la non-restitution des résidus de culture contribue à un appauvrissement du sol en matière organique. Au Maroc, dans le périmètre irrigué des Doukkala, l`exportation des terres collées aux pivots de la betterave à sucre hors des parcelles lors de la récolte constitue une autre voie de perte de la matière organique du sol. Le but de cette étude est de quantifier cette perte en évaluant la teneur en matière organique dans les différentes fractions granulométriques du sol en place et de la terre collée aux pivots de la betterave à sucre. Cette étude a été menée sur quatre types de sol contrastés et représentatifs de ce périmètre.
Les résultats obtenus montrent que, pour tous les types de sol, le carbone organique et l`azote total des fractions sableuse, limoneuse et argileuse représentent respectivement 15 à 37 %, 19 à 40 et 24 à 66 % du carbone total et 10 à 24 %, 13 à 34 % et 42 à 78 % de l`azote total de l`échantillon. La fraction argile du Vertisol présente des contenus en carbone organique et en azote total plus élevés que ceux de la fraction argile des autres types de sol.
Les terres collées aux pivots sont plus riches en fraction argileuse et limoneuse et plus pauvres en fraction sableuse que les sols en place. La matière organique liée aux terres collées aux pivots représente 69 kg/ha pour le Vertisol, 57 kg/ha pour le Sol peu évolué, 52 kg/ha pour le Sol isohumique et 16 kg/ha pour le Sol fersiallitique. La matière organique perdue est majoritairement liée à la fraction argileuse pour le Vertisol, le Sol peu évolué et le Sol isohumique, représentant respectivement 68, 59 et 54 % du total perdu, mais minoritairement pour le Sol fersiallitique (29 %). Dans le périmètre irrigué des Doukkala, la perte annuelle de matière organique liée à la fraction argileuse est de 611 tonnes, soit l`équivalent de 30 kg de matière organique par hectare et par an.

2002 - Volume 9 - Numéro 4

Capacités de stockage et d`épuration des sols de dispositifs enherbés vis-à-vis des produits phytosanitaires Deuxième partie : Propriétés de rétention de deux herbicides, l`isoproturon et le diflufénicanil dans différents sols de bandes enherbées | p 287-302
Auteurs :
I. Madrigal(1), P. Benoit(1), E. Barriuso(1), V. Etiévant(1), C. Souiller(2), B. Réal(3) et A. Dutertre(3)
Adresse :
(1) INRA, UMR INRA/INAPG Environnement et Grandes Cultures, BP 01, 78850 Thiverval-Grignon
(2) Cemagref, Unité de Recherche Qualité de l`Eau et Prévention des Pollutions, Groupement de Lyon,
34 Bis, Quai Chauveau, 69336 Lyon Cédex 09
(3) ITCF, Service Techniques de Production, 80200 Estrées-Mons / Ferme expérimentale de la Jaillère,
44370 La Chapelle Saint-Sauveur
Résumé :
Les dispositifs enherbés peuvent réduire de façon efficace les pertes en pesticides par ruissellement et érosion hors des parcelles agricoles. Un premier article (Souiller et al., 2002) fait état des résultats acquis sur le fonctionnement hydrologique et les bilans de transfert de pesticides lors d`expérimentations de simulation de ruissellement sur un dispositif enherbé installé sur le site ITCF de La Jaillière. Dans ce second article, nous présentons des expérimentations en laboratoire visant à décrire et à caractériser la rétention de deux herbicides, l`isoproturon et le diflufénicanil, dans trois dispositifs enherbés implantés par l`ITCF. Le dispositif de La Jaillière est comparé à deux autres dispositifs enherbés, différant par leurs caractéristiques pédologiques et par l`âge de l`enherbement. Quel que soit le contexte pédologique considéré (Brunisols et Calcisols), nous mettons en évidence que l`implantation d`un dispositif enherbé conduit systématiquement à accroître les capacités de rétention des herbicides en particulier dans les premiers centimètres du sol. Ceci est expliqué par l`accroissement des teneurs en matières organiques, la forme et la plus grande accessibilité de ces matières organiques dans les horizons superficiels des sols enherbés. Cet effet de l`enherbement est observé quel que soit l`âge des dispositifs considérés.

2000 - Volume 7 - Numéro 1

Evolution du raisonnement de la fertilisation phosphatée des grandes cultures - Etude par simulation de l`évolution des préconisations de fumure sur un échantillon test représentatif des sols et des successions de culture du Nord du Bassin Parisien | p 53-71
Auteurs :
F. Pellerin(1), S. Pellerin(1), C. Vilette(2) et J. Boiffin(3)
Adresse :
(1) INRA, unité d`Agronomie, 71, avenue Edouard-Bourleaux, B.P. 81, 33883 Villenave d`Ornon Cedex, France.
(2) Station Agronomique de l`Aisne, 02007 Laon, France.
(3) INRA, unité d`Agronomie, 02007 Laon, France.
Résumé :
Jusqu`à un passé récent, le ra¡sonnement de la fert¡lisation phosphatée a été basé sur les notions de fumure d`entretien et de correction. L`object¡f de la fertilisat¡on était d`amener puis de maintenir le sol à la teneur en P extractible jugée souhaitable pour être non lim¡tante du rendement. Le progrès des connaissances, et l`évolution du contexte de l`agriculture, ont amené les agronomes à faire évoluer ce mode de raisonnement. L`objectif de la fertilisation dev¡ent davantage de fertiliser la culture à ven¡r, plutôt que d`amener le sol à un niveau de fertilité donné. L`objectif de ce travail est d`évaluer, grâce à des sìmulat¡ons, les conséquences de cette évolution conceptuelle sur les préconisat¡ons de fumure en utilisant deux logiciels (CEBES et REGIFEBT) correspondant à l`ancien et au nouveau mode de raisonnement. Les simulat¡ons ont été faites pour 4 successions de culture, 9 types de sol et une gamme réaliste de teneurs en p extractible, ce qui a conduit au total à 1 152 préconisations de fumure élémentaires. Nous avons vérifié que d`éventuelles différences `entre les bases de données des deux logiciels n`éta¡ent pas susceptibles de biaiser les comparaisons. Les s¡mulations font apparaître une certaine cohérence entre les deux démarches; les préconisations d`impasse sous REGIFERT correspondent en majorité à des préconisations de correct¡on négative sous CERES et, à l`¡nverse, les préconisations d`apport d`une fumure dite de complément de l`offre du sol sous REGIFERT correspondent en majorité à des préconisat¡ons de correction posìtive sous CERES. Cependant les préconisations de fumure REGIFERT sont en moyenne générale inférieures de moitié à celles de CERES. Ces écarts ont deux or¡gines majeures: (i) l`abandon dans le nouveau mode de raisonnement de l`objectif de redressement des sols. Sous CERES cet objectif de redressement conduit à préconiser une correction positive dans 50 % des cas. Du fa¡t du mode de calcul des fumures associé à cet objectif, les fumures préconisées par CERES sont alors très supérieures aux fumures préconisées par REGIFERT dans ces situations; (ii) la possibil¡té qu`introduit le nouveau mode de raisonnement de préconiser des impasses, en les faisant porter en pr¡orité sur les cultures sur lesquelles le r¡sque de perte de rendement est minimal (espèces peu exigeantes). Dans la major¡té des situations correspondantes CERES préconise une correction négative, mais les marges de sécurité associées à ce type de préconisation font que les fumures préconisées ne sont que légèrement inférieures à l`entretien. A l`échelle de la succession, les bilans [apports recommandés mo¡ns exportations] sont toujours positifs sous CERES, même lorsque le sol est bien pourvu, alors qu`ils sont négatifs, équilibrés ou positifs sous REGIFERT, en adéquation avec le diagnostic porté sur l`offre du sol.

2000 - Volume 7 - Numéro 2

Roches-mères et Andosolisation en milieu montagnard tempéré - Comparaison pyroclastes récents - roches-mères volcaniques massives anciennes | p 119-132
Auteurs :
M. Gury(1), D. Aran(2) et E. Jeanroy(3)
Adresse :
(1) Centre de Pédolog¡e Biologique, UPB 6831 du CNRS associée à l`Université Henri Poincaré - Nancy 1, 17 rue N.D. des Pauvres, B.P 5,54501 Vandceuvre-lès-Nancy Cedex.
(2) Université de Metz, Unité de Recherche Ecotoxicité, Biodiversité et Santé Environnementale, Rue du Général Delestraint, 57070 Metz Borny.
Résumé :
L`existence d`Andosols dans les Vosges est aujourd`hui bien démontrée, mais ces Andosols sont à peu près totalement dépourvus d`allophanes et riches en complexes organo-métalliques stables et non mobiles. Leur extension géograph¡que est réduite car leur développement exige la conjonction d`une part de conditions climatiques humides propices à l`altération des minéraux et froides affaiblissant l`activité bjologique minéralisatrice des mat¡ères organiques, d`autre part de la présence de roches mères basiques riches en minéraux altérables. Cependant, lorsque les conditions propices à l`andosolisation sont réunies, le degré de développement du processus demeure modeste en regard de ce qui peut être rencontré dans le Massif Central.
Une comparaison minutieuse a été menée sur deux stat¡ons, représentative chacune de l`andosolisation la mieux exprimée dans les Vosges et dans la Chaîne des Puys.
La composit¡on chimique de la roche mère apparaît comme principal responsable de l`orientation de la pédogenèse. Sa texture, son assemblage minéralog¡que, sa compacité, sont déterminants dans le degré de développement du processus. Dans les Vosges, l`absence de matériaux pyroclastiques vitreux, meubles, explique les particularités de l`andosolisation. Les roches volcaniques basiques massives, non ou peu vitreuses conduisent à des Andosols non allophaniques (Aluandosols, R.P., AFES, 1995).

2000 - Volume 7 - Numéro 4

Déterminants biologiques de l`agrégation dans les Vertisols des Petites Antilles. Conséquences sur l`érodibilité | p 309-328
Auteurs :
E. Blanchart, W. Achouak, A. Albrecht, M. Barakat, G. Bellier, Y.M. Cabidoche, C. Hartmann, T. Heulin, C. Larré-Larrouy, J.-Y. Laurent, M. Mahieu, F. Thomas, G. Villemin, F. Watteau
Déterminants biologiques du système poral de Vertisols cultivés (Petites Antilles). Conséquences sur la disponibilité de l`eau des sols pour les plantes | p 329-352
Auteurs :
Y.-M. Cabidoche, P. Guillaume, C. Hartmann, S. Ruy, E. Blanchart, A. Albrecht, M. Mahieu, W. Achouak, T. Heulin, G. Villemin, F. Watteau et G. Bellier
Effet du séchage d`échantillons d`un sol ferrugineux tropical sur la détermination de la biomasse microbienne. Comparaison de deux méthodes biocidales de référence | p 385-394
Auteurs :
J. Fardoux, P. Fernandes, A. Niane-Badiane et J.-L. Chotte

1999 - Volume 6 - Numéro 1

Comparaison de différentes méthodes d`estimation de la réserve en eau utile des sols (R.U.) dans le périmètre de l`O.G.A.F. - Environnement de la zone de Migennes (Yonne) | p 41-54
Auteurs :
G. Trouche (1) et P. Morlon (2)
Adresse :
(1) ENESAD, Sciences et Techniques Agronomiques - INRA, Systèmes Agraires et Développement
(2) INRA, Systèmes Agraires et Développement, 26 Bd Dr Petitjean, BP 1607, 21036 Dijon cedex
Résumé :
La pollution diffuse des nappes phréatiques par les nitrates d`origine agricole dépend des propriétés hydriques des sols. Les sols à faible réserve en eau cumulent une fréquente surfertilisation par les agriculteurs à cause de l`irrégularité des rendements et une lixiviation hivernale plus précoce et complète. Dans l`étude pour l`OGAF-environnement (Opération Groupée d`Aménagement Foncier) dans la région de Migennes (Yonne), nous avons cartographié la réserve en eau utile des sols (RU) dans un S.I.G. Mais, ne disposant pas directement des valeurs de RU dans les deux études pédologiques déjà existantes sur la zone, nous avons utilisé pour l`estimer des Fonctions de pédotransfert (FPT) basées sur des équations de régression (Gras, Osty) ou sur les classes texturales (Station de l`Aisne, Station de Rothamsted). Par comparaison avec les fourchettes indiquées dans l`une des études pédologiques, les valeurs de R.U. obtenues sont globalement surestimées, surtout avec la première méthode citée. Des valeurs issues de mesures, pour un échantillon de sols, montrent que le remaniement des échantillons conduit également à la surestimation de la R.U. Par contre l`estimation de la densité apparente, utilisée pour passer de l`humidité massique à l`humidité volumique, intervient peu dans cette estimation, lorsque l`on considère la R.U. de l`ensemble du profil.

1999 - Volume 6 - Numéro 4

Modélisation hydrologique et hétérogénéité spatiale des bassins - Vers une comparaison de l`approche globale et de l`approche distribuée | p 165-184
Auteurs :
J.C. Baudez*(1), C. Loumagne(1), Cl. Michel(1), B. Palagos(1),V. Gomendy(2) et F. Bartoli(2)
Adresse :
(1) CEMAGREF, division qualité et fonctionnement hydrologique des systèmes aquatiques, Parc de Tourvoie BP 121 92185 Antony Cedex
* adresse actuelle : CEMAGREF, domaine des palaquins, 03 150 Montoldre
(2) CNRS, Centre de Pédologie Biologique associé à l`Université Henri Poincaré - Nancy I, BP 5, 54501 Vandoeuvre les Nancy Cedex
Résumé :
La pertinence de l`utilisation d`une approche distribuée par rapport à une approche globale de la transformation pluie-débit à travers un modèle hydrologique est une question souvent résolue de façon intuitive et au cas par cas. Cette recherche présente une tentative pour répondre à ce problème, afin d`améliorer les procédures de modélisation des débits d`un bassin versant, mais aussi de les généraliser aux différentes situations rencontrées. Deux approches complémentaires ont été suivies sur un échantillon de quinze triplets de bassins versants français jaugés, chacun de ces triplets étant constitué de deux sous-bassins juxtaposés d`amont en aval et de superficie équivalente, et d`un petit sous-bassin aval.
La première approche a consisté à étudier l`intérêt de découper un bassin versant en sous-unités pour sa modélisation hydrologique. Pour ce faire, une analyse statistique non paramétrique des résultats du critère de Nash de validité d`un modèle s`est avérée être la plus pertinente pour classer les bassins en fonction de la valeur du test de Wilcoxon. La seconde approche a porté sur une recherche, pour le même échantillon de bassins, de caractéristiques supposées à priori déterminantes pour l`hydrologie, à savoir la densité du réseau hydrographique, l`hypsométrie, et la nature des couvertures pédologique et végétale. Les différences observées sur les caractéristiques de deux sous-bassins juxtaposés ont été quantifiées afin d`obtenir des indices d`hétérogénéité de bassin.
Une comparaison des résultats a été alors réalisée afin de déterminer s`il était possible d`établir un lien entre la préférence raisonnée d`un type de modélisation hydrologique et les degrés d`hétérogénéité de bassin. Cette comparaison a mis en évidence une relation entre les valeurs du test de Wilcoxon et certains déterminants hydrologiques. C`est ainsi que le degré d`hétérogénéité de la couverture pédologique s`est avéré être le plus discriminant dans le choix de discrétiser ou non un bassin versant. Certaines valeurs du test de Wilcoxon ont été aussi reliées à la taille des bassins, ce qui serait attribuable au fait que les hétérogénéités de bassin peuvent augmenter en fonction de l`échelle d`observation, en ce qui concerne notamment la couverture pédologique.

1998 - Volume 5 - Numéro 3

Spatialisation et cartographie des risques érosifs à l`échelle d`un bassin versant agricole par un radio-isotope (137Cs) | p 171-180
Auteurs :
L. Mabit (1), Cl. Bernard (2), M.R. Laverdière (3) et S. Wicherek (1)
Adresse :
(1) Centre de Biogéographie-Ecologie, UMR180 CNRS, ENS Fontenay-Saint-Cloud - Le Parc, 92211 Saint-Cloud, France
(2) MAPAQ, Centre de recherche et d`expérimentation en sols - 2700 rue Einstein, Sainte-Foy (QC), Canada, G1P 3W8
(3) Université Laval, Département des Sols, Sainte-Foy (QC), Canada, G1K 7P4
Résumé :
L`érosion des sols et la qualité de l`eau sont deux problématiques imbriquées et indissociables. Outre les pollutions urbaines et industrielles, les pollutions diffuses agricoles contribuent à une dégradation des hydrosystèmes, ce qui entraîne une limitation coûteuse de leurs divers usages originels. La mesure de l`érosion hydrique des sols par des radio-traceurs a été initiée au début des années 1970. En raison de ses prédispositions (propriétés physico-chimiques, comportement environnemental) et de sa diffusion mondiale, le césium-137 (137Cs) fut l`un des plus usités pour inventorier l`état de dégradation des sols. Les auteurs ont utilisé cette méthode d`investigation sur un bassin versant agricole en France, dans le Soissonnais (Vierzy). Un bilan érosif interne et externe a été établi. L`importance des processus érosifs a été estimée, spatialisée, et cartographiée. La réalisation d`une telle cartographie des zones à risques des agrosystèmes peut aider à la conservation et à la gestion des ressources couplées eau/sol.

1997 - Volume 4 - Numéro 4

Variabilité de la recharge de la nappe de Beauce : Rôle de l`irrigation et des caractéristiques du sol | p 229-246
Auteurs :
A. Bruand, G. Creuzot, P. Quétin, R. Darthout, L. Raison, P. Courtemanche et H. Gaillard

1996 - Volume 3 - Numéro 1

Étude de VERTISOLS à gilgaï du Nord-Caucase : Mécanismes de différenciation et aspects pédogéochimiques | p 41-52
Auteurs :
Irina Kovda(1), E. Morgun(2) et D. Tessier(3)
Adresse :
(1) Institut de Géographie, 29 Staromonetny, 109017 Moscou, Russie
(2) Institut de Pédologie et de Photosynthèse, 142292 Pushchino, Région de Moscou, Russie
(3) INRA, Science du Sol, route de St Cyr, 78026 Versailles, France
Résumé :
Dans le sud de la Russie, près de Stavropol, des Vertisols à gilgaï ont été étudiés. A l`échelle d`environ trois mètres, une séquence de sol a été mise en évidence. Elle fait apparaître l`importance primordiale du gilgaï dans le régime hydrique des sols. Une accumulation d`eau se produit dans la zone dépressionnaire ce qui contribue au maintien d`une forte humidité. En revanche, une nette dessiccation apparaît dans la zone sommitale. Dans la zone intermédiaire, à mi pente, le sol possède une structure vertique fortement développée avec des faces de glissement très bien individualisées. La séquence de sols semble fonctionner actuellement comme un système clos sans que des transferts géochimiques se produisent verticalement entre les sols et la roche mère et latéralement à une échelle supérieure à celle de la séquence. A l`intérieur de la séquence en revanche, on observe des transferts géochimiques importants depuis la dépression jusqu`à la microbutte. Les carbonates sont concentrés dans la zone sommitale et concourent à un affaiblissement des propriétés vertiques. Sur la pente, la présence de Na conjuguée à des variations hydriques importantes assure le maintien de la structure typique des Vertisols. Dans la partie basse, l`appauvrissement en cations alcalins et alcalino-terreux et la permanence d`un milieu humide ne permettent pas à la structure vertique de bien s`exprimer. En outre, une ségrégation des oxydes de fer est observée en relation avec l`hydromorphie du sol.
Au total la micro-séquence de sol étudiée présente des tendances d`évolution qui conduisent apparemment à de grands types de sols cités en référence par les pédologues russes (chernoziom vertique, Vertisol et sol hydromorphe à caractère vertique). Par rapport aux toposéquences habituellement décrites dans la littérature, il faut noter l`importance des transferts géochimiques profonds d`aval en amont, ce qui est à l`opposé des transferts latéraux superficiels.

1996 - Volume 3 - Numéro 2

Structures et programme de la normalisation `Qualité des sols` - Travaux AFNOR et ISO - Liaison avec l`AFES | p 125-134
Auteurs :
C. Mathieu
Adresse :
École Supérieure d`Agriculture de Purpan, 75, voie du TOEC, 31076 Toulouse cedex, France
Résumé :
Avant d`aborder le problème spécifique de la normalisation en matière de Sols, il est rappelé ce qu`est une norme et quels sont l`objet et le fonctionnement de la normalisation en France (AFNOR), en Europe (CEN) et au niveau international (ISO).
Concernant l`environnement en général et les sols en particulier, l`action de l`AFNOR est présentée au niveau de la commission générale `Qualité des Sols` pour réaliser la normalisation de méthodes de références pour l`analyse et la description des sols, ceci en collaboration très étroite avec l`ISO (International Standard Organisation), ce qui induit une synergie étroite entre normes françaises et normes internationales homologuées.
En dernière partie, on présente l`orientation des nouveaux travaux ISO sur `l`évaluation des sols et des sites`. Vu les enjeux à terme d`une normalisation dans ce domaine touchant l`environnement jusqu`aux problèmes liés à la santé humaine, il est impératif pour la France d`être très présente dans les diverses commissions de l`ISO pour collaborer à l`élaboration des normes mais également pour faire entendre sa voix à travers sa compétence technique et scientifique, particulièrement en agropédologie. L`AFES souhaite une forte mobilisation de sa communauté et propose la création d`un groupe de travail AFNOR sur le thème `Aptitude des sols pour une agriculture durable`.

1996 - Volume 3 - Numéro 3

Comparaisons entre différentes méthodes d`extraction des sels solubles et des cations échangeables dans un vertisol à gypse de Nouvelle Calédonie | p 193-206
Auteurs :
P. Podwojewski (1) et J. Pétard (2)
Adresse :
(1) Mission Orstom, Apartado 17 11 6596, Quito, Equateur.
(2) Orstom, laboratoire d`analyse des sols cultivés, 911, Avenue Agropolis, B.P. 5045, Montpellier cedex 1.
Résumé :
Différentes méthodes d`extraction des sels solubles et des cations échangeables ont été testées sur un VERTISOL calcimagnésique à gypse de Nouvelle Calédonie. L`extraction des sels solubles par une solution aqueuse ou par un mélange glycérol/eau provoque une dissolution du gypse et les ions Ca++ libérés s`échangent avec une fraction des ions Mg++ et Na+ du complexe d`échange dont les smectites sont les constituants dominants. Ces ions Mg++ et Na+ passent en solution; ils seront surestimés dans la détermination des sels solubles et sous-estimés dans celle du complexe d`échange. Par contre, les solutions éthanol/eau ou éthanol/glycol ne provoquent pas de mise en solution du gypse et n`extraient donc que les sels solubles de sodium. Pour l`extraction des cations échangeables dans les horizons sulfatés et carbonatés, la méthode ` T ` (au chlorure d`ammonium en milieu éthanol) est mieux adaptée que la méthode classique ` Acétate ` (à l`acétate d`ammonium en milieu aqueux) et limite l`extraction des ions Mg++ et Ca++ provenant de la dissolution des carbonates.

the best online casinos