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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
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Recherche : 47 articles sur 34 numéros
Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Méthodologie pour l’informatisation et l’actualisation d’une carte pédologique ancienne publiée au 1/100 000 – exemple de la coupure d’Angoulême (France) | p 21-34
Auteurs :
F. Lelu, A. C. Richer-de-Forges, G. Girot, C. Perrier, E. Tientcheu, D. Arrouays
Résumé :
Le programme de cartographie des sols du territoire français à moyennes échelles (« Connaissance Pédologique de la France » : CPF) lancé en 1968, constitue un volet du programme Inventaire, Gestion et Conservation des Sols (IGCS) du Groupement d’Intérêt Scientifique Sol (GIS Sol). Il a permis de couvrir environ 24 % du territoire par la cartographie au 1/100 000 et environ 18 % au 1/50 000 (Richer-de-Forges et al., 2014). Cependant, depuis les années 90, la priorité financière du GIS Sol a été donnée au volet de cartographie de la France au 1/250 000 : le programme des Référentiels Régionaux Pédologiques (RRP). L’informatisation des cartes au 1/100 000 majoritairement levées dans la période 1970 – 2000 présente un enjeu important pour sauvegarder les données acquises et les rendre accessibles.
Cet article présente une méthode de numérisation des cartes pédologiques anciennes qui comprend : la numérisation des cartes pédologiques et la création d’une base de données sémantiques sous le modèle DoneSol. La mise en place de cette base de données a montré qu’il y a des difficultés à retranscrire les informations anciennes en raison de quantités et de qualités hétérogènes. Un retour sur le terrain s’est alors montré indispensable pour pallier ces problèmes. Doit-on alors actualiser les données anciennes avec ces informations récentes ou la mise en base de données doit-elle correspondre uniquement aux données obtenues au moment de la réalisation de la carte ? Les deux approches nous semblent souhaitables : 1) une archive qui donne un « instantané » d’un état passé, 2) une base actualisée qui rend compte de l’évolution de cet état.

2015 - Volume 22 - Numéro 1

Estimation des incertitudes liées à la prédiction ponctuelle de variables pédologiques à partir de bases de données géographiques sur les sols. Exemple de l’utilisation des strates issues du programme français Inventaire, Gestion et Conservation des Sols (IGCS) | p 9-18
Auteurs :
V. Murciano, J.-B. Paroissien, N.P.A. Saby, A.C. Richer de Forges, M.P. Martin, R. Emilion, D. Arrouays
Résumé :
Le programme GlobalSoilMap a pour objectif de produire une base de données à haute résolution spatiale des propriétés des sols du monde, assorties de leurs incertitudes. Parmi les méthodes possibles pour atteindre cet objectif, l’une d’elles consiste en une prédiction de ces propriétés à partir de moyennes pondérées et d’estimations des intervalles de confiance issues de bases de données cartographiques (unités cartographiques et typologiques de sol). En France, ces bases décrivent en particulier les « strates », qui sont des horizons conceptuels caractérisés à partir des valeurs modales et extrêmes d’un certain nombre de propriétés. Cependant, dans de nombreux cas, ces valeurs extrêmes n’ont pas été renseignées dans les bases de données. Notre objectif est donc de tester la possibilité d’estimer ces valeurs extrêmes à partir des valeurs modales et d’autres variables environnementales en utilisant des techniques d’apprentissage automatique. Les données utilisées proviennent de l’extraction de DoneSol des strates contenant les valeurs modales et les valeurs extrêmes de certaines propriétés. Nous illustrons ici la démarche par des résultats primaires concernant 7 variables pédologiques requises pour les « produits » GlobalSoilMap (carbone organique, pHeau, teneurs en argile, limon, sable, éléments grossiers, et capacité d’échange cationique) puis nous détaillons deux exemples portant sur le carbone organique et le pH. Les qualités de prédiction les plus satisfaisantes concernent le carbone. L’intérêt principal de ce type d’approche est de pouvoir dériver des valeurs par défaut de ces indicateurs de dispersion lorsqu’elles sont manquantes dans les bases de données. On peut toutefois penser que les types de modèles que nous avons utilisés pourraient parfois conduire à un « sur-ajustement » qui donne une fausse idée de leur performance. Pour vérifier cela, il faudrait disposer d’une validation externe entièrement indépendante.

2014 - Volume 21 - Numéro 1

Evaluation des stocks de carbone organique des sols cultivés de France | p 7-23
Auteurs :
V. Tosser, T. Eglin, M. Bardy, A. Besson, M. Martin
Résumé :
Le stockage de Carbone Organique du Sol (COS) est un sujet de prime importance dans les négociations internationales visant à lutter contre le changement climatique au travers d’une réduction d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Actuellement, les variations de COS sur les terres sans changement d’affectation, qui sont majoritairement causées par l’évolution des modes de gestion, ne sont pas prises en compte dans les inventaires français d’émissions et absorptions de Gaz à Effet de Serre (GES). Pour pallier ce manque, les lignes directrices du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), proposent trois méthodes, de complexités différentes.
L’objectif de ce travail est d’étudier dans quelle mesure il est possible d’appliquer la méthodologie de Tier 1 des lignes directrices du GIEC (basée sur les facteurs d’émissions), aux sites du Réseau de Mesure de la Qualité des Sols (RMQS), sur une période passée, entre 1990 et 2010, et de façon prospective sur la période 2010-2030. Ce travail repose sur la constitution de séries temporelles d’évolution des pratiques culturales (travail du sol et niveau d’intrants organiques). Pour la période 1990-2010, elles s’appuient sur les données des enquêtes Pratiques Culturales, et pour la période 2010-2030 sur les scénarios d’évolution de l’agriculture de l’étude « Agriculture et Facteur 4 ».
La méthodologie de Tier montre une augmentation du stock de COS de 0,92 tC/ha entre 1990 et 2010, alors que le stockage de COS est compris entre 2,95 et 3,85 tC/ha entre 2010 et 2030.
La cartographie des sols à moyennes échelles en France métropolitaine | p 25-36
Auteurs :
Richer de Forges A.C., Baffet M., Berger C., Coste S., Courbe C., Jalabert S., Lacassin J.-C., Maillant S., Michel F., Moulin J., Party J.-P., Renouard C., Sauter J., Scheurer O., Verbèque B., Desbourdes S., Héliès F., Lehmann S., Saby N.P.A., Tientcheu E., Jamagne M., Laroche B., Bardy M., Voltz M.
Résumé :
Le programme de cartographie des sols à moyennes échelles du territoire français ("Connaissance Pédologique de la France" : CPF) a débuté en 1968. Depuis, environ 24 % du territoire, soit environ 13 millions d’hectares, a ainsi été couvert par une cartographie des sols au 1/100 000 et environ 18 % au 1/50 000, soit plus de 9 millions d’hectares. Sur le plan national, la priorité financière a toutefois été donnée au programme de cartographie de la France au 1/250 000, en voie d’achèvement (King et al., 1999) afin d'aboutir le plus rapidement possible à une connaissance nationale des sols de France à une échelle inférieure au 1/1 000 000. Toutefois, le besoin de cartographie des sols à moyennes échelles est toujours présent et de nouvelles cartes sont publiées chaque année dans le cadre de ce programme. De même, les cartes publiées sont progressivement informatisées (couche graphique et base de données). Cette cartographie joue un rôle essentiel dans l'enrichissement de nos connaissances sur les sols et notamment de leurs lois de répartition dans le paysage. L'informatisation de ces données permet de disposer d'un outil puissant qui constitue un atout précieux pour mieux prendre en compte la nature des sols au niveau local dans différents domaines (agronomie, environnement, aménagement des territoire…) et ainsi mieux répondre à des enjeux de durabilité des activités agricoles, de gestion et d'aménagement des territoires, ou encore de préservation des ressources et des écosystèmes. Elle apporte également une aide non négligeable à la cartographie au 1/250 000 avec notamment une utilisation de ces cartes pour décrypter l’organisation des sols et comme zone d'apprentissage pour de la cartographie numérique.
Données de sols dans la forêt française : état sommaire de l'existant et intérêt de leur mobilisation | p 103-112
Auteurs :
Party J.-P., Granier A.
Résumé :
Compte tenu de leur accumulation au cours des 25 dernières années, la mobilisation des dizaines de milliers de données existantes sur les sols forestiers présente un intérêt certain quant à leur généralisation cartographique. En effet, des besoins forestiers, pour lesquels leur utilisation s'avère aujourd'hui essentielle, ont été bien identifiés par le RMT Aforce « Adaptation des forêts au changement climatique » notamment vis-à-vis des flux et bilans d'eau et de leurs variations dans les écosystèmes forestiers (journées REGEFOR 2013). Alors que la base nationale DONESOL (InfoSol-INRA Orléans) montre des profils forestiers sous-représentés (densité d'environ moitié moindre qu'en milieu agricole), d'autres sources ponctuelles peuvent être mobilisées telles que la base ECOPLANT (AgroParisTech Nancy) ou la base de données écologique de l'IGN-IFN. Ces données ponctuelles peuvent aujourd'hui être spatialisées selon des lois de répartition des sols décryptées pour les trois quarts du territoire français d'une part dans des cartes de référence à moyenne échelle informatisées (programme CPF-INRA) et d'autre part dans les catalogues de stations forestières. En assurant d'une part, une synergie entre toutes ces sources de données qui détiennent chacune une partie des données nécessaires et d'autre part avec un minimum de travail de terrain complémentaire essentiel à la qualité du résultat, une carte des sols à moyenne échelle (1/50 000-1/100 000) homogène et à usages multiples pour tout l'espace forestier français pourrait ainsi être établie à court ou moyen terme. Ceci permettrait d'apporter une réponse aux besoins en données de sols aujourd'hui nécessaires à cette échelle pour les forestiers.
Le programme Inventaire Gestion Conservation des Sols de France : volet Référentiel Régional Pédologique | p 125-140
Auteurs :
B. Laroche, A.C. Richer de Forges, S. Leménager, D. Arrouays, N. Schnebelen, M. Eimberck, B. Toutain, S. Lehmann, E. Tientcheu, F. Héliès, J-P. Chenu, S. Parot, S. Desbourdes, G. Girot, M. Voltz, M. Bardy
Résumé :
Cet article a pour objectif, un peu plus de dix ans après la mise en place du Groupement d’Intérêt Scientifique Sol, de faire un état de l’art sur l’avancement du volet RRP du programme national IGCS. Ce volet initié au début des années 90 vise à produire une cartographie des sols à 1/250 000 sur le territoire français. Bien que les débuts aient été difficiles, l’adhésion des différentes régions s’est faite progressivement, et il ne reste aujourd’hui que quelques départements à engager. Dans cet article, il s’agit en particulier de décrire et d’analyser les évolutions du cadre de collecte, du partenariat, de l’acquisition et de la vérification des données, ainsi que de la valorisation qui en est faite. Ces différents éléments permettent enfin de dégager des perspectives pour le programme.

2013 - Volume 20 - Numéro 1

Potentiel de la spectrométrie gamma aéroportée pour la cartographie des sols et du régolithe : une mini-revue et des premiers exemples en régions Centre et Limousin | p 15-28
Auteurs :
B. Laroche, A. Richer de Forges, N. Saby, G. Martelet, B. Tourlière, J. DeParis, F. Messner, J. Wetterlind, J. Moulin, D. Froger, D. Arrouays
Résumé :
Cet article fait une première analyse du potentiel de la spectrométrie gamma aéroportée (SGA) pour la cartographie des sols et du régolithe. On présente tout d’abord le principe de cette méthode de mesure, sa couverture du territoire et une courte revue des applications qui ont été déjà réalisées en France et dans le monde en ce qui concerne la cartographie des sols et du régolithe. On présente ensuite trois essais méthodologiques qui ont été récemment menés en France, dans les régions Centre et Limousin. Ces applications
montrent le caractère prometteur de l’utilisation de cette technique pour la cartographie numérique. La mise en oeuvre de ces données dans divers contextes géologiques, géomorphologiques ou d’occupation du sol mérite d’être plus amplement évaluée, comme outil d’aide à la cartographie des sols.
Cartographie numérique d’une carte pédologique au 1/50 000 dans le Doubs, France | p 27-46
Auteurs :
S. Lehmann, M. Eimberck, M. P. Martin et D. Arrouays

2013 - Volume 20 - Numéro 2

Le suivi de la restauration du fonctionnement de deux sols forestiers après tassement dans le Nord Est de la France | p 163-177
Auteurs :
N. Goutal, N. Bottinelli, D Gelhaye, P Bonnaud, G Nourrisson, J Demaison, A. Brêthes, Y. Capowiez, F. Lamy, A. Johannes, P. Boivin, J. Ranger
Résumé :
La déformation d’un sol soumis à la circulation d’engins a été identifiée comme un risque majeur menaçant la qualité des sols, et qui n’épargne pas les écosystèmes forestiers. Le dysfonctionnement à long terme de sols forestiers tassés reste encore peu étudié et l’on manque d’études intégrées sur le long terme pour appuyer les décisions de gestion forestière. Deux sites expérimentaux de suivi à court et long terme de l’impact de la circulation d’un porteur chargé de bois sur des sols forestiers sensibles et acides (forte teneur en limon, engorgement temporaire dû à une rupture texturale vers 50 cm de profondeur) ont été mis en place en Lorraine (NE France). Ces sites font l’objet d’un suivi multicritère intensif comprenant des indicateurs physiques (macroporosité, densité apparente, résistance à la pénétration et pédoclimat), chimiques (composition de l’atmosphère et des eaux libres et faiblement liées du sol) et biologiques (flore, croissance de plants de chênes sessiles, communautés lombriciennes). Le suivi du pédoclimat et de la composition de l’atmosphère du sol a montré une forte dégradation de l’aération du sol (augmentation de la fréquence et de l’intensité de l’engorgement et couche imperméable en surface) qui a duré pendant les 12 à 18 mois qui ont suivi le passage du porteur forestier. Ce fort effet initial sur l’aération du sol diminue dès l’apparition de la première sécheresse édaphique grâce à la fissuration du sol tassé en surface, mise en évidence à partir de lames minces et du suivi de la densité apparente. Cependant, 3 à 4 ans après le passage de l’engin, le régime hydrique ainsi que, la composition de l’atmosphère et des eaux du sol sont toujours significativement altérés par le tassement. Les suivis respectifs de la résistance à la pénétration du sol, de la végétation herbacée et des peuplements de chêne sessile n’indiquent pas de retour de ces paramètres à des valeurs non perturbées. Ainsi le sol reste très perturbé par le tassement sur le moyen terme même si on observe un début de restauration dû à des processus physiques (humectation/ dessiccation, gel/ dégel) en surface (0-10 cm).

2012 - Volume 19 - Numéro 2

Quelles demandes sur les sols reçoit-on aujourd'hui au niveau d'un pays comme la France ? | p 119-128
Auteurs :
A. C. Richer de Forges, D. Arrouays, F. Héliès, B. Laroche et M. Bardy

2010 - Volume 17 - Numéro 3

Le Conservatoire des Sols : La mémoire des sols de France | p
Auteurs :
C. Ratié, A. Richer de Forges, P. Berché, L. Boulonne, B. Toutain, N. Saby, J.-P. Chenu, D. Laloua, B. Ortolland, E. Tientcheu, N. Soler-Dominguez, C. Jolivet et D. Arrouays

2009 - Volume 16 - Numéro 3

ECOMIC-RMQS : biogéographie microbienne à l`échelle de la France - Etat d`avancement et premiers résultats | p 219-232
Auteurs :
S. Dequiedt, M. Lelièvre, C. Jolivet, N.P.A. Saby, M. Martin, J. Thioulouse, P.A. Maron, C. Mougel, N. Chemidlin Prévost-Bouré, D. Arrouays, P. Lemanceau et L. Ranjard

2008 - Volume 15 - Numéro 1

Numérisation d`études pédologiques à moyennes échelles : Méthodologie et estimation des coûts | p 51-68
Auteurs :
M. Eimberck et B. Joly
Adresse :
INRA 1106 - Unité INFOSOL, Avenue de la Pomme de Pin, BP 20619, Ardon, 45166 Olivet cedex 6
Résumé :
Les connaissances acquises sur les sols depuis plus de 30 ans constituent un capital qu`il est indispensable de sauvegarder et d`organiser en bases de données plus aisément utilisables que les cartes traditionnelles. L`Unité INRA InfoSol a entrepris la numérisation des études à 1/100000 initiées jusqu`en 2001 par le Service d`Etudes des Sols et de la Carte Pédologique de France.
Ceci constitue l`un des axes majeurs du programme Connaissance Pédologique de la France, volet du programme national d`inventaire multi-échelles I.G.C.S.
La structuration des données est faite selon le Modèle d`Organisation des Sols DoneSol du programme I.G.C.S., afin d`assurer la cohérence et l`harmonisation de l`ensemble des données à toutes les échelles d`inventaire.
Un cadre méthodologique est proposé à partir de trois exemples de cartographies pédologiques différentes dans leurs concepts et leur échelle :
- les cartes à 1/100 000 de Brive la Gaillarde et Châteaudun (Carte Pédologique de France), synthétiques et de type morphogénétique
- une portion de la Carte des Sols de la région Centre à 1/50 000, de type analytique (type de sol associé à 9 critères).
Les différentes étapes de mise au format des données extraites des cartes et des notices sont présentées en distinguant les opérations automatiques (ou automatisables) et les phases d`expertise.
Une estimation du temps de travail et des coûts, nécessaire à la réalisation de telles opérations, est proposée.

2008 - Volume 15 - Numéro 3

Evolution du pH et de la CEC de sols du Nord de la France en fonction des doses de chaulage (CaCO3) - Influence du carbone organique | p 161-170
Auteurs :
H. Ciesielski(1), T. Sterckeman(2), J.-Y. Baliteau(3), G. Caria(1), V. Goutiers(1) et J.-P. Willery(1)
Adresse :
1) INRA Laboratoire d`Analyses des Sols, 273, rue de Cambrai, 62000 Arras
2) INPL (ENSAIA)/INRA Laboratoire Sols et Environnement, 2, avenue de la Forêt de Haye, 54505 Vandoeuvre-lès-Nancy
3) Laboratoire SADEF, rue de la station, 68700 Aspach-le- Bas.
Résumé :
L`évolution du statut acido-basique de 35 sols agricoles du Nord de la France consécutive à des apports de carbonate de calcium a été étudiée. Les données utilisées proviennent d`essais réalisés en laboratoire et de mesures effectuées après une période d`incubation de deux mois.
On montre que la détermination du carbone minéral solubilisé dans des extraits de sol en présence d`oxalate d`ammonium permet de détecter de faibles quantités de carbonate de calcium, inaccessibles aux méthodes de détermination volumétriques classiques à moins d`aménagements drastiques.
Tant que la phase calcaire n`est pas en excès, l`augmentation du pH est reliée aux quantités de carbonate de calcium apportées par une relation qui pour être applicable à l`ensemble des sols examinés, ne fait intervenir que leurs seules teneurs en carbone organique selon :
pH = pH0 + (10/[C]).[CaCO3]ajouté.
Une autre relation est mise en évidence pour décrire les variations de la capacité d`échange cationique (CEC) en fonction de celles du pH. Elle conduit à un modèle proche de celui proposé précédemment pour estimer les quantités de carbonate de calcium nécessaires pour amener le pH des types de sols étudiés à une valeur donnée.

2007 - Volume 14 - Numéro 1

Sols et paléo-altérites sur roches volcaniques du Cantal (France) : Exemple du Puy Courny. | p 43-62
Auteurs :
P. Quantin(1), J. Dejou(2), M. Tejedor(3) et C. Jimenez(3)
Adresse :
(1) 5, rue Boileau, 21000 Dijon
(2) 1, rue des Réaux, 15250 Jussac
(3) Departemento de Edafologia y Geologia Universitad de La Laguna, Tenerife, Espagne
Résumé :
La coupe du Puy Courny, près d`Aurillac (Massif Central), est un haut lieu de la géologie volcanique cantalienne. Elle comporte à la base une coulée de basanite du Miocène terminal de 7,44 MA (millions d`années), recouverte par un paléosol rouge. Ensuite se succèdent :
une série trachytique explosive avec plusieurs strates successives, puis une seconde coulée de basalte datée de 6,48 MA et au sommet un dépôt périglaciaire. Cet article est consacré à l`étude de la composition minéralogique et chimique de chaque matériau des différentes strates de la coupe : basanite et basalte, pyroclastes trachytiques, altérites et sols, ainsi qu`à la discussion des résultats. Ces données permettent l`examen des processus d`altération qui ont affecté les diverses couches volcaniques, soit pré-météoriques, soit météoriques,ainsi que la comparaison de la genèse du Brunisol actuel à celle du paléosol rouge.

2007 - Volume 14 - Numéro 2

Utilisation du logiciel CLAPAS pour l`aide à la délimitation de pédopaysages - Un test sur la carte des sols de Mirande (Gers, France) | p 135-152
Auteurs :
S. Lehmann(1), J.C. Bégon(2), M. Eimberck(1), J. Daroussin(2), R. Wynns(3) et D. Arrouays(1)
Adresse :
(1) INRA Orléans, Unité InfoSol, BP 20619, F-45166 Olivet cedex 06
(2) INRA Orléans, Unité de Science du Sol, BP 20619, F-45166 Olivet cedex 06
(3) BRGM, BP 6009, F-45060 ORLEANS Cedex 2
Résumé :
L`objectif de ce travail est de tester l`apport du logiciel Clapas (Robbez-Masson, 1994) pour l`aide à la cartographie des sols dans le cadre du programme IGCS. Notre secteur d`étude couvre une surface d`environ 50 000 ha localisée dans la région des coteaux de Gascogne (Gers) (figure 1). Nous rappelons les principes de Clapas (figure 2). A partir de deux secteurs d`apprentissage (figure 8), nous définissons les combinaisons de données numériques (issues de la carte géologique numérisée (figure 3) et des indices dérivés d`un MNT au pas de 50 m) les plus pertinentes pour discriminer des Unités Cartographiques (figures 5 et 6). Nous procédons d`abord à une validation interne de la méthode Clapas au sein des secteurs d`apprentissage. Nous analysons la qualité des résultats à l`aide de cartes de qualité des classements (figure 10), et d`une matrice de confusion avec les unités de la carte de validation (tableaux 3 et 4). Nous procédons à plusieurs itérations en regroupant successivement des unités sur la base de leur confusion (figure 4). Lorsqu`un résultat satisfaisant est atteint (fixé à 75 % de bonne prédiction), nous généralisons la classification à l`ensemble de la zone d`étude. Nous la validons en la comparant à une carte des sols du même secteur au moyen d`une nouvelle matrice de confusion (validation externe). Nous montrons que cette méthode apporte une aide pratique à la délimitation d`unités pédopaysagères à l`échelle du 1:250 000 (figure 12). Nous proposons ensuite quelques voies d`améliorations possibles de la méthode.

2006 - Volume 13 - Numéro 1

La disparition du paludisme dans la France rurale et la régression des terres humides - Exemple de la sologne | p 53-61
Auteurs :
Pierre-Olivier Fanica
Adresse :
23, rue Numa Gillet
77690 Montigny-sur-Loing
Résumé :
Les médecins constatent en France que les fièvres intermittentes diminuent d`importance à partir du milieu du XIXe siècle et disparaissent quasiment avant la Seconde Guerre mondiale. Cette disparition laisse la classe médicale perplexe. En particulier, dans les vastes régions aux sols bruns humides et acides, elle peut avoir pour origine :
1° L`entretien des réseaux de fossés, de mares permettant l`élimination des eaux superficielles.
2° Développement de l`usage des amendements calcaires (plâtrage, chaulage et marnage) qui permet des gains de rendements dans ces terres acidifiées et carencées. L`élévation du pH des sols améliore la structure des argiles et les rend plus perméables.
3° L`adoption progressive des charrues réversibles permet les labours à plat et plus profonds ainsi que la régression du billonnage, où l`eau stagne dans les sillons.
4° La reforestation de surfaces importantes de landes et de zones marécageuses qui a comme conséquence l`assainissement de ces terres. En été, les arbres évaporent beaucoup plus vite les eaux stagnantes que des zones sans végétation.
De plus, les animaux sont maintenus à l`étable pour obtenir des fumiers. Ils sont préférés par les anophèles et ne constituent pas un réservoir pour les hématozoaires.
En revanche, le drainage, non rentable dans des régions pauvres comme la Sologne, s`est développé lentement et ne semble pas être responsable de la disparition du fléau.
Toutes les évolutions agronomiques mentionnées ci-dessus, bien que moins performantes que le drainage, allaient dans le même sens et leurs effets se sont additionnés.
Sans doute la généralisation de l`utilisation du quinquina et de la quinine a-t-elle permis aussi la diminution de l`inoculum provenant de l`homme et aidé à rompre le cycle infernal de la maladie.

2006 - Volume 13 - Numéro 2

Effet des substitutions d`essences forestières et des amendements sur les propriétés physiques d`un Alocrisol - site expérimental de la forêt de Breuil-Chenue, morvan, France | p 71-88
Auteurs :
G. Levrel et J. Ranger
Adresse :
INRA, Centre de Nancy
Biogéochimie des écosystèmes forestiers
54280 Champenoux
Résumé :
Nous avons étudié l`effet de différents peuplements forestiers sur les caractères physiques et hydriques d`un Alocrisol de la forêt de Breuil (Morvan). Des plantations de hêtre, de Douglas, d`épicéa, et de chêne, ont été substituées à un taillis sous futaie de hêtre et chêne qui constitue la référence `forêt native`. Les plantations sont âgées de 30 ans et seul le facteur espèce varie. De plus, le Douglas et l`épicéa ont reçu ou non une fertilisation/amendement en N, P, K et Ca.
Les sols sous chaque parcelle sont analysés par niveaux de profondeur, tous les 5 cm jusqu`à 15 cm puis tous les 10 cm (jusqu`à 25 cm) et tous les 15 cm (jusqu`à 70 cm).
Deux indicateurs physiques ont été observés en fonction des essences et des traitements :
- la stabilité structurale des sols : les tests ont porté sur leur capacité à résister à l`éclatement par immersion rapide à l`eau, leur résistance à la réhumectation lente, et leur résistance à la déstructuration mécanique.
- la réserve utile (RU) et sa répartition porale. Des échantillons des différents horizons de sol de chaque essence ont été placés dans des extracteurs à plaques, et ont été soumis à des pressions croissantes [pF 2,5 (0,33 bar), pF 3 (1 bar), pF 3,5 (3,3 bars), pF 4,0 (10 bars), et pF 4,2 (15 bars)], ce qui permet d`estimer une répartition de la réserve utile dans des porosités équivalentes.
Les résultats montrent qu`il existe des changements significatifs à la fois sur la stabilité structurale et sur la réserve en eau et sa répartition dans les classes porales. L`effet des couverts forestiers se fait ressentir en surface pour ces deux critères. Le classement des couverts est différent pour les deux propriétés, la stabilité structurale croît du chêne au Douglas en passant par le hêtre, le taillis sous futaie, et l`épicéa. En revanche, les sols sous chêne présentent la RU la plus forte, ceux sous Douglas la plus faible avec une conservation de l`ordonnancement pour les espèces intermédiaires. L`amendement a un effet positif significatif sur les propriétés physiques du sol.
Ces changements occasionnés par les essences et l`amendement du sol, sont liés à des modifications de la qualité des matières organiques des sols et probablement à un changement de nature et d`activité du cortège de micro-organismes. Ceci pourrait expliquer la relation inverse observée entre réserve utile et stabilité structurale pour l`horizon de surface.
Histoire de la fertilisation phosphatée 1762-1914 | p 129-137
Auteurs :
Jean Boulaine - Membre émérite de l`Académie d`Agriculture de France
Adresse :
18, rue Tournefort
75005 Paris
Résumé :
Dès 1762, avant même la connaissance du phosphore Duhamel du Monceau signale par empirisme que les débris d`os et d`ivoire améliorent les sols. C`est au XIXe siècle que les chimistes et les agronomes ont précisé cette action et que l`industrie a fabriqué les superphosphates nécessaires dans les sols neutres et basiques. L`adjonction d`acide sulfurique aux matières premières, os et minerais divers, est pratiquée dès 1817 et devient commune à partir de 1840 (Liebig). Seuls Jean-Baptiste Dumas et Jean-Baptiste Boussingault s`obstineront à prôner la pulvérisation, en se moquant des industriels. À partir de 1880, l`emploi puis l`industrie des superphosphates se répandent rapidement et la France récupère son retard, ce qui ne sera vraiment effectué qu`après la Première Guerre mondiale.

2006 - Volume 13 - Numéro 3

Le Réseau de mesures de la Qualité des sols de France (RmQs) - Etat d`avancement et premiers résultats | p 149-164
Auteurs :
C. Jolivet, D. Arrouays, L. Boulonne, C. Ratié et N. Saby Avec la collaboration technique de Philippe Berché, Didier Laloua, Sébastien Lehmann, Eugénie Tientcheu et Gérald Yart
Adresse :
INRA, Unité Infosol
2163, Avenue de la Pomme de Pin
BP 20619 - ARDON
45166 Olivet Cedex 2
Résumé :
Le Réseau de Mesures de la Qualité des sols est en cours d`installation sur le territoire français. Plus de la moitié des 1 650 sites que comptera ce réseau ont été mis en place et la première campagne de mesures devrait être achevée à la fin de l`année 2008. Les premiers examens des données collectées montrent une représentativité nationale satisfaisante en terme d`occupation des sols et vis-à-vis de quelques variables (textures de surface et teneurs en carbone organique) en comparaison avec les données issues de la Base de Données d`Analyses de Terres. L`analyse des premiers résultats du RMQS montre que ce réseau permet de mettre en évidence des gradients de contamination diffuse en éléments traces métalliques, notamment autour des grandes agglomérations et des pôles industriels. L`analyse et l`interprétation des données qui n`en sont qu`à leurs prémices nécessiteront un fort investissement scientifique, mais d`ores et déjà, la qualité des données collectées laisse présager de grandes potentialités pour le RMQS.
Analyses totales et pseudo-totales d`éléments en traces dans les sols - Principaux résultats et enseignements d`une collecte nationale | p 181-200
Auteurs :
D. Baize(1), N. Saby(1), W. Deslais(1), A. Bispo(2) et I. Feix(2)
Adresse :
(1) Science du Sol et INFOSOL - INRA – Centre d`Orléans – BP 20619 – 45166 Olivet Cedex
(2) ADEME Département Gestion biologique et sols. BP 90406 - 49004 ANGERS Cedex
Résumé :
Dans le cadre de la réalisation des plans d`épandage des boues de stations d`épuration, de très nombreuses analyses d`éléments traces métalliques (ETM) et de sélénium ont été effectuées depuis 1984 sur des échantillons de sols, sur l`ensemble du territoire.
C`est pourquoi, à la demande de l`ADEME, l`INRA d`Orléans a engagé un travail de collecte, d`informatisation et de traitement des données disponibles au plan national. La base de données ainsi constituée (en 1998) est maintenant mise à la disposition du GIS Sol. Elle livre désormais des informations inédites sur les teneurs totales ou pseudo-totales en ETM des sols agricoles français et sur leur répartition dans l`espace.
Huit éléments traces (Cd, Cu, Cr, Hg, Ni, Pb, Se et Zn) ont été analysés dans les horizons de surface de sols agricoles destinés à recevoir des épandages. Plus de 11 300 résultats d`analyses ont ainsi pu être rassemblés, irrégulièrement répartis sur le territoire français, dont une partie seulement a pu être géoréférencée avec précision.
L`ensemble des résultats des traitements statistiques et cartographiques sera publié prochainement sous deux formes : un fichier .pdf d`environ 80 pages ` prêt à imprimer ` et un cédérom comportant la totalité du texte et des illustrations du rapport final (notamment toutes les cartes et tous les cartogrammes).
Le présent article reprend le plan du rapport final. Structuré en onze chapitres, il présente les principales caractéristiques de cette collecte, quelques résultats à titre indicatif et les principaux enseignements qu`il est possible d`en tirer grâce à de bonnes connaissances générales sur la géologie et la pédologie du territoire national.
Utilisation des données sols d`I.G.C.s. en France - Etat des lieux en 2006 | p 237-246
Auteurs :
C. Le Bas et N. Schnebelen
Adresse :
INRA, unité de service InfoSol
Centre de Recherche d`Orléans
BP20619, Olivet cedex
France
Résumé :
Pour favoriser l`utilisation des données d`I.G.C.S., il faut être en mesure d`identifier les utilisateurs, de connaître leurs besoins, de susciter leur intérêt pour les données sols. Un premier état des lieux de l`utilisation des données I.G.C.S. en France avait été réalisé en 2004 sur 92 études. Un deuxième inventaire réalisé en 2006 a permis de recenser 250 études.
L`analyse de ce deuxième inventaire a montré que les maîtres d`ouvrage régionaux doivent faire face à une demande accrue en données sols. Le domaine agricole reste prépondérant mais celui de l`agri-environnement est en augmentation. Cependant, les données sols restent sous-utilisées dans certains domaines tels que l`aménagement du territoire, même si l`on y note une certaine progression. Les principaux utilisateurs des données sols restent les organismes de la profession agricole et les organismes de recherche et d`enseignement, mais leurs parts sont en diminution au profit des administrations et des collectivités territoriales. Les études de plus en plus externes aux maîtres d`ouvrage I.G.C.S. montrent une plus grande demande d`accès direct aux données sols et une moindre utilisation de la modélisation.
La très grande majorité des données sols utilisées sont à moyenne ou à petite échelle, ce qui correspond aussi à la disponibilité des données. L`analyse a également porté sur les études ayant utilisé la base de données géographique des sols de France au millionième.
Si cette base de données a été essentiellement utilisée pour des études trans-régionales ou nationales, elle a également été utilisée dans des études régionales en raison de l`absence de données plus précises. Cela démontre donc le besoin d`avoir des données au 1/250 000 sur l`ensemble des régions françaises.

2006 - Volume 13 - Numéro 4

Le cuivre extrait à l`EDTA dans les sols de France - Probabilités de carences et de toxicités selon la BDAT | p 259-268
Auteurs :
D. Baize(1), N. Saby(1) et C. Walter(2)
Adresse :
(1) INRA, Science du Sol et INFOSOL, BP 20619, 45166 Olivet Cedex
(2) Agrocampus-INRA Rennes, UMR SAS, 65 rue de St Brieuc, CS84215, 35042 Rennes
Résumé :
L`analyse du cuivre extrait par l`action d`une solution d`acétate d`ammonium en présence d`EDTA (CuEDTA) sur un échantillon de terre est faite régulièrement en France. Ces analyses sont demandées par les agriculteurs pour juger des risques de carences en zones pédo-géochimiquement sensibles ou pour estimer l`état de contamination des sols sous vignes.
Grâce aux 174 000 résultats d`analyse rassemblés dans la `base de données des analyses de terre` (BDAT), des cartes ont pu être réalisées, par cantons, pour juger de la répartition des teneurs faibles, supposées signaler des dangers de carences pour les cultures les plus sensibles comme les céréales. D`autres cartes présentent la localisation des teneurs relativement élevées, faisant apparaître nettement les grands secteurs viticoles.
Des indices de pression anthropique ont été définis pour la viticulture (IPAV) et pour l`élevage porcin (IPAP) puis calculés par cantons.
Les valeurs de ces indices ont été confrontées à des valeurs statistiques de CuEDTA (quartiles supérieurs) dans deux régions l`une viticole (Bordelais et aire d`appellation Cognac), l`autre pratiquant l`élevage porcin intensif (sept départements du Grand Ouest). Les corrélations sont bien meilleures pour les indices IPAV que pour les indices IPAP.
La BDAT, malgré ses imperfections (vastes secteurs non renseignés), permet d`avoir une vue d`ensemble sur l`état des sols français en ce qui concerne l`oligo-élément cuivre. Les secteurs où se situent les plus fortes probabilités de carences sont clairement localisés. On constate que les sols agricoles de Bretagne ne connaissent plus ces risques tout en demeurant encore fort éloignés des niveaux admis comme seuils de toxicité.
Une chronoséquence pédologique sur formations alluviales quaternaires siliceuses - Les sols des terrasses de la Basse Vallée du Loir (Anjou - France) | p 305-320
Auteurs :
J.-P. Rossignol(1), G. Moguedet(2), R. Biagi(3) et F. Sème(2)
Adresse :
(1) I.N.H., laboratoire de Science des sols et des substrats, UMR Sagah A462, 2 rue Le Nôtre, 49045 Angers cedex 01
(2) Université Angers, Equipe Paysages et Biodiversité, 2, Bd Lavoisier 49045 Angers Cedex, 49045 Angers cedex 01
(3) Groupe ESA, 55 rue Rabelais, BP 30748, 49007 Angers Cedex 01
Résumé :
Les formations alluviales quaternaires étagées de la basse vallée du Loir, bien qu`étant d`âges différents, sont constituées d`un matériau qui, dans son ensemble, varie peu d`une terrasse à l`autre. Il est en effet hérité pour l`essentiel, qu`il soit fin ou plus grossier, du remaniement des formations mésozoïques et cénozoïques sur lesquelles le cours d`eau est installé depuis sa source.
Si les solums pédologiques sont semblables pour un niveau de terrasse donné et pour une occupation actuelle du sol équivalente, il n`en est pas de même pour les solums de niveau altitudinal différent et donc d`âge différent. Bien qu`étant constitués de matériaux a priori identiques au départ, les sols dérivés ne présentent pas les mêmes caractéristiques, tant du point de vue morphologique que minéralogique ou physico-chimique.
Les sols des terrasses du Loir qui ont enregistrés des pédogénèses successives sont polygénétiques. Plus les sols sont vieux, plus leur évolution a, bien sûr, été importante ; mais surtout cette évolution peut s`intégrer dans le même type de chronoséquence. Ceci permet de proposer un modèle d`évolution quaternaire des formations alluviales siliceuses situées aux moyennes latitudes.

2005 - Volume 12 - Numéro 1

Mode de travail du sol, ruissellement et propriétés hydrodynamiques sur un dispositif expérimental de l`Ouest de la France | p 55-68
Auteurs :
D. Heddadj(1), C. Gascuel-Odoux(2), P. Cotinet(1) et Y. Hamon(2)
Adresse :
(1) Station expérimentale de Kerguehennec, Chambre d`agriculture du Morbihan, 56500 Bignan, France.
(2) UMR Sol Agronomie Spatialisation INRA-ENSAR, 65 Route de Saint Brieuc, CS 84215, 35042 Rennes Cedex, France.
Résumé :
Les techniques sans labour sont en plein essor, alors qu`il existe peu de références en France de leur impact sur les caractéristiques hydro-dynamiques des sols et le ruissellement. Un dispositif expérimental en rotation maïs/blé a mis en comparaison, dans le contexte de l`Ouest de la France, un travail du sol avec labour avec deux modalités en non labour depuis quatre ans, l`une en semis direct, l`autre en travail superficiel du sol. Aucune opération de décompaction du sol n`a été réalisée. Chaque modalité comporte trois sous parcelles sur lesquelles le ruissellement de surface a été suivi sur les périodes clés. Les mesures de conductivité hydraulique proche de la saturation et des tests de simulation de pluie complètent ce suivi. La sensibilité des sols au ruissellement est très variable selon les sous parcelles, mais reste globalement faible quelle que soit la modalité. En condition de pluies naturelles et à un événement près, seuls des évènements hivernaux conduisent à du ruissellement durant les quatre années de suivi. Les mesures sous simulation de pluie montrent que la sensibilité des sols au ruissellement est : plus faible en non labour qu`en labour en conditions de printemps, où le ruissellement apparaît contrôlé par les états de surface du sol ; plus forte en non labour qu`en labour en conditions hivernales, où le ruissellement apparaît contrôlé par les propriétés hydrodynamiques et les conditions hydriques du profil de sol. Ces résultats conduisent à préconiser en hiver, dans certaines conditions pédo-climatiques et agronomiques, une gestion attentive des états structuraux du sol en non labour, notamment pour l`application hivernale de pesticides, afin de préserver la qualité des eaux de surface.

2005 - Volume 12 - Numéro 2

Du développement en France des Stations agronomiques à la mise en place du Département de Science du Sol à l`INRA. Rôle pionnier du ` Laboratoire des Sols ` de Versailles sous l`impulsion de A. Demolon et S. Hénin. | p 135-144
Auteurs :
G. Pédro
Adresse :
Académie d`Agriculture de France
18 rue de Bellechasse
75007 Paris
Résumé :
Cette présentation retrace brièvement les principales étapes qui ont marqué en France les études sur les sols en relation avec l`Agronomie et l`Environnement depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Elle met en exergue plus spécialement le rôle déterminant qu`a joué, à propos des recherches dans ce secteur, le ` Laboratoire des Sols ` de Versailles (1934-1974) sous l`impulsion de Albert Demolon, puis de Stéphane Hénin.

2004 - Volume 11 - Numéro 3

Le programme Inventaire Gestion et Conservation des Sols de France | p 187-198
Auteurs :
D. Arrouays(1), R. Hardy(1), N. Schnebelen(1), C. Le Bas(1), M. Eimberck(1), J. Roque(1), E. Grolleau(1), A. Pelletier(1), J. Doux(1), S. Lehmann(1), N. Saby(1), D. King(2), M. Jamagne(2), D. Rat(3) et P. Stengel(4)
Adresse :
(1) INRA, Unité Infosol, Centre de Recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 Olivet Cedex
(2) INRA, Unité de Science du Sol, Centre de Recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 Olivet Cedex
(3) Ministère de l`Agriculture, de l`Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales. DGFAR, 78 rue de Varennes, 75007 Paris
(4) INRA, Direction Scientifique EONAT, 147 rue de l`Université, 75007 Paris
Résumé :
Cet article présente l`historique, la méthode et l`état d`avancement des actions de cartographie systématique des sols de France. Les levés cartographiques, programmés à l`origine par coupure cartographique IGN à 1/100 000, sont maintenant structurés selon un programme multi-échelle permettant l`organisation, le stockage et le transfert de l`information, depuis des échelles parcellaires jusqu`aux échelles régionales. La constitution de bases de données géographiques régionales de précision compatible avec une restitution cartographique à l`échelle du 1/ 250000 est le programme prioritaire. Bien qu`encore en retard par rapport à un certain nombre de ses voisins européens, l`inventaire cartographique des sols de France a connu ces dernières années une progression importante dans le cadre du programme IGCS. De nouvelles régions adhèrent progressivement au programme, ce qui laisse espérer que l`objectif de la couverture exhaustive du territoire pourra être atteint en 2010.
Utilisation des données sols d`I.G.C.S. en France : Un état des lieux | p 299-306
Auteurs :
C. Le Bas(1), S. Barthès(2), I. Boutefoy(3), JL. Fort(4), O. Scheurer(5), S. Darracq(6), JC. Lacassin(7), J. Sauter(8) et C. Schvartz(9)
Adresse :
(1) INRA, CR d`Orléans, Unité INFOSOL, avenue de la Pomme de Pin, BP 20619, 45166 Olivet
(2) Chambre Régionale Languedoc-Roussillon, Maison des agriculteurs, A CS 30012, Mas de Saporta, 34875 Lattes
(3) CRA Rhônes-Alpes, SIRA, 5 rue H. Frenkel 69364 Lyon Cedex 07
(4) Chambre Régionale Poitou-Charentes (Poitiers, France)
(5) Institut Supérieur d`Agriculture, BP 30313, rue Pierre Waguet, 60026 Beauvais
(6) ENESAD CNERTA (Dijon, France)
(7) Société du Canal de Provence, Le Tholonet, BP 100, 13603 Aix-en-Provence
(8) Association pour la Relance Agronomique en Alsace, 2 rue de Rome, 67309 Schiltigheim
(9) Institut Supérieur d`Agriculture, 41 rue du Port, 59046 Lille
Résumé :
Pour favoriser l`utilisation des données d`I.G.C.S., il faut être en mesure d`identifier les utilisateurs, de connaître leurs besoins, de susciter leur intérêt pour les données sols. Un état des lieux de l`utilisation des données I.G.C.S. en France a donc été réalisé par un groupe de travail et une base de données a été développée pour stocker l`information recueillie.
92 demandes ont ainsi été recensées. Leur analyse a montré que les maîtres d`ouvrage régionaux doivent faire face à une demande accrue en données sols, essentiellement pour le domaine de l`agriculture et de l`agri-environnement. On voit apparaître une augmentation et une diversification des demandes externes. Cependant, les données sols restent sous-utilisées dans certains domaines tels que l`aménagement du territoire. Nous avons surtout recensé des demandes portant sur des zones assez vastes avec utilisation de données à moyenne ou à petite échelle. Une constante reste l`implication forte du maître d`ouvrage régional qui dans 80 % des cas, a dû fournir une donnée élaborée, le demandeur n`étant souvent pas en mesure de traiter les données sols lui-même.
Quelques données sur les activités du Service d`Etude des Sols et de la Carte Pédologique de France | p 353-369
Auteurs :
M. Jamagne(1) et J. Boulaine(2)
Adresse :
(1) INRA, Unité Infosol, Centre de Recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 Olivet Cedex
(2) Académie d`Agriculture de France, 18 rue de Bellechasse, 75007 Paris
Résumé :
Cette note retrace brièvement les principales étapes dans les activités du Service d`Etude des Sols et de la Carte Pédologique de France depuis sa création en 1968 jusqu`à la fin des années 90 lorsque les programmes IGCS: Inventaire, Gestion et Conservation des Sols et CPF: Connaissance Pédologique de la France ont pris le relais dans le cadre de la nouvelle unité INFOSOL.
Les différentes périodes d`évolution intervenues y sont décrites : approches cartographiques, stockage et transmission des informations, élaboration des cartes de sols, valorisation des données acquises.
Les recherches associées à ces travaux d`inventaire y sont rappelées, tant dans le domaine fondamental que dans ceux des progrès méthodologiques et des actions plus appliquées.
La participation du Service aux principaux programmes européens, en tant que plate-forme de référence au plan national et international, y est également mentionnée.

2003 - Volume 10 - Numéro 1

Un zonage viticole appliqué, basé sur la méthode des secteurs de référence, en vignoble de Cognac (France) | p 35-42
Auteurs :
C. Cam(1), P. Vital(2), J.-L. Fort(1), Ph. Lagacherie(3) et R. Morlat(4)
Adresse :
(1) Chambre Régionale d`Agriculture Poitou-Charentes
(2) Coopérative Agricole Syntéane, Saintes
(3) UMR ENSAM-INRA Sols et Environnement, Montpellier
(4) Unité expérimentale Vigne et Vin, Centre INRA Angers
Résumé :
Dans les Charentes, en réponse à une crise de production du vignoble destiné à la production de Cognac, un plan de diversification viticole pour des vins de pays de qualité est mis en place. Il nécessite une connaissance des sols et de leurs caractéristiques viticoles pour orienter le choix des types de vins et adapter l`itinéraire technique de production.
Afin de permettre une caractérisation rapide de l`ensemble du vignoble avec des coûts d`investigations limités, des secteurs de références (aires-échantillon d`extension limitée mais représentatives) ont été choisis à l`aide des cartes pédologiques à 1/250000, et précisés par des visites de terrain. Ces secteurs de référence ont fait l`objet d`une cartographie pédologique fine qui a permis de définir les différents types de sol et leur mode d`organisation spatiale. A partir d`observations détaillées et d`analyses effectuées sur des profils représentatifs de chaque type de sol, les potentialités et les contraintes agro-viticoles sont analysées selon une démarche collective associant chargés d`études pédologiques, techniciens locaux, viticulteurs et experts viti-vinicoles. Cette analyse débouche sur des recommandations relatives au choix de cépage, de porte-greffe, de pratiques viticoles susceptibles d`exploiter au mieux la potentialité de chaque type de sol, considéré ici comme unité de terroir. L`extension des résultats à l`ensemble du vignoble est réalisée au moyen de cartes d`extrapolation
associées à des clefs de détermination qui permettent en priorité au technicien viticole mais aussi au viticulteur d`identifier l`unité de sol de chaque parcelle et d`utiliser les recommandations relatives à celle-ci. L`ensemble des résultats obtenus est par ailleurs largement diffusé auprès de tous les acteurs de la filière selon des médias adaptés.
Après trois ans de travail sur cinq secteurs de référence, les résultats sont positifs et la méthode a fait les preuves de son efficacité. Cette approche de la notion de terroir est un élément fédérateur de tous les acteurs viticoles et un élément structurant permettant d`organiser l`acquisition progressive de références propres au vignoble concerné. Dans cette perspective, des réseaux de suivi s`installent. Par ailleurs, la caractérisation des terroirs sera complétée par des études climatiques.

2003 - Volume 10 - Numéro 3

Cartographie des propriétés hydriques des sols à partir de la lithologie et des pentes. Application au bassin versant de la Moine (Maine-et-Loire, France) | p 155-170
Auteurs :
F. Laurent(1) et J.-P. Rossignol(2)
Adresse :
(1) UMR Espaces Géographiques et Sociétés, Université du Maine, avenue Olivier Messiaen, 72085 Le Mans cedex 9
(2) UMR SAGAH (Sciences Agronomiques appliquées à l`Horticulture), Institut National d`Horticulture,
2 rue Le Nôtre, 49045 Angers cedex 01
Résumé :
L`identification des caractéristiques hydriques des sols est nécessaire à l`évaluation des risques de pollution diffuse. Or, ces propriétés des sols sont rarement cartographiées sur des étendues suffisantes pour pouvoir être intégrées dans les outils de diagnostic.
Nous proposons une méthode d`estimation des propriétés hydriques des sols s`appuyant sur des données géologiques et topographiques, aisément accessibles au 1/50 000, sur des sondages à la tarière et sur un traitement au moyen d`un Système d`Information Géographique. La méthode est appliquée à un territoire de 382 km2 du Maine-et-Loire, le bassin versant de la Moine. Les propriétés estimées par des fonctions de pédotransfert (Réserve Utile, profondeur du sol et épaisseur affectée par l`hydromorphie) suivent une loi d`organisation spatiale assez manifeste selon la pente et la lithologie du matériau, comme le confirme une analyse de la variance. L`identification de ces liens sur 753 sondages à la tarière nous conduit à construire des cartes de propriétés des sols. Ces cartes permettent de déterminer des entrées essentielles pour la modélisation de la pollution diffuse.

2003 - Volume 10 - Numéro 4

Le Réseau de Mesures de la Qualité des Sols (RMQS) de France | p 241-252
Auteurs :
D. Arrouays, Cl. Jolivet, L. Boulonne, G. Bodineau, C. Ratié, N. Saby et E. Grolleau
Adresse :
INRA, Unité Infosol
Avenue de la Pomme de Pin
BP 20619 – ARDON
45166 OLIVET Cedex
FRANCE
Résumé :
Un réseau systématique de mesures de la qualité des sols (RMQS) est mis en place en France, à l`initiative du groupement d`intérêt scienfifique Sol (GIS Sol), qui regroupe les ministères en charge de l`agriculture et de l`environnement, l`Ademe, l`Ifen et l`INRA. Les préoccupations concernant la protection de l`environnement, l`adaptation de l`agriculture aux nouveaux contextes politiques et économiques, et les risques concernant la sécurité alimentaire, sont les principaux facteurs qui ont contribué à la prise de conscience de la nécessité d`élaborer des programmes de surveillance des sols. Le RMQS est fondé sur l`installation de sites sur la base d`une grille régulière de plus de 2000 points couvrant le territoire national. Le pas de temps adopté pour le suivi est de 7 à 8 ans. Les échantillons sont conservés au sein d`une pédothèque. Les investissements consentis pour cette opération sont très importants et font l`objet d`une coordination nationale. Cette implication forte de plusieurs partenaires, et les récentes prises de position de la commission européenne sur les sols, permettent d`espérer une pérennisation de cette opération sur le long terme.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Estimation des quantités de matière organique exogène nécessaires pour restaurer et entretenir les sols limoneux français à un niveau organique donné | p 47-63
Auteurs :
M. Le Villio(1), D. Arrouays(2), W. Deslais(2), J. Daroussin(3), Y. Le Bissonnais(3) et D. Clergeot(1)
Adresse :
(1) CReeD, Zone Portuaire de Limay, 291 Avenue Dreyfous Ducas, 78520 Limay
(2) Unité Infosol, INRA Orléans, 45160 Ardon
(3) Unité de Science du Sol, INRA Orléans, 45160 Ardon
Résumé :
Les phénomènes de dégradation physique des sols que sont la battance et l`érosion diffuse se multiplient en France. Pour les sols de texture limoneuse, la diminution du taux de matière organique à des teneurs inférieures à 2 ou 3 %, souvent observée dans les sols cultivés au cours des dernières décennies est un des paramètres déterminants de cette dégradation.
Face à ce constat, nous avons cherché à chiffrer les quantités de matière organique exogène qu`il serait nécessaire d`apporter pour relever, à un niveau donné, les taux de matière organique des sols sensibles aux phénomènes de battance et d`érosion.
Nous avons réalisé cette estimation pour différents seuils de teneurs en carbone compris entre 1 et 1,5 % et comparé localement, les quantités calculées aux quantités de matière organique exogène disponibles. Parmi celles-ci, les fumiers et les composts d`origine urbaine représentent les sources les plus importantes.
Les premiers résultats font apparaître des déficits de l`offre locale en matière organique exogène, notamment en Picardie, Aquitaine, Ile-de-France, Nord-Pas-De-Calais et Midi-Pyrénées.
Les tests réalisés montrent par ailleurs que les prédictions sont très sensibles, d`une part aux seuils visés et d`autre part à la calibration du modèle (valeurs des coefficients de minéralisation K2).

2001 - Volume 8 - Numéro 3

Utilisation de biosurfactants (rhamnolipides) pour le traitement d`un sol sableux contaminé par le pyrène Essais en colonnes de sol | p 181-188
Auteurs :
Bordas F.(1,2) et Lafrance P.(1)
Adresse :
(1) INRS-Eau, Université du Québec - 2800 rue Einstein, C.P. 7500, Sainte-Foy, Québec, Canada, G1V 4C7
(2) Adresse actuelle : Laboratoire des sciences de l`eau et de l`environnement, Université de Limoges.
Faculté des Sciences, 123 avenue Albert-Thomas, 87060 Limoges CEDEX, France
Résumé :
L`utilisation de tensioactifs biologiques est une voie prometteuse pour la dépollution des sols pollués par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La capacité d`un mélange de biosurfactants produits par une souche de Pseudomonas aeruginosa à mettre en solution et à favoriser la migration du pyrène avec l`eau a été étudiée à partir d`expérimentations menées en colonnes de sol artificiellement contaminé. Les biosurfactants étudiés ont montré une faible rétention sur le sol pouvant être attribuée à leur caractère anionique. Pour des concentrations supérieures à la Concentration Micellaire Critique (CMC) effective, une forte mobilisation du pyrène est obtenue après injection de la solution de biosurfactants. Cette mobilisation est rapide (entre 1 et 2 volumes de pore après l`injection) mais elle ne dépasse pas 70 % du pyrène total, ce qui montre la présence d`une fraction de ce HAP difficilement extractible. En conditions dynamiques, la masse de pyrène mobilisé croît de façon linéaire avec la concentration en biosurfactants injectés à partir de la CMC. D`autre part, l`injection de solutions de biosurfactants en concentrations supérieures à la CMC et contenant une concentration en pyrène proche de sa solubilité dans l`eau a montré l`aptitude de ces composés à faciliter le transport du pyrène à travers le sol. De tels résultats montrent le potentiel des biosurfactants dans une optique de dépollution des sols contaminés par les HAP. L`utilisation de solutions de biosurfactants en concentrations supérieures à leur CMC permettrait d`augmenter grandement la mise en solution et la migration du pyrène dans le sol, et cela sans affecter de façon significative la matière organique du sol.
Effets d`un apport de compost de boues de station d`épuration dans un sol d`un vignoble du Sud de la France | p 203-210
Auteurs :
Korboulewsky N.(1), Masson G.(2), Bonin G.(1), Massiani C.(3) et Prone A.(3)
Adresse :
(1) Institut Méditérranéen d`Ecologie et de Paléoécologie (IMEP) -
Laboratoire de Biosystématique et Ecologie Méditerranéenne (L.B.E.M.),
Faculté des Sciences St Jérôme, case 421 bis, 13397 Marseille cedex 20, France
(2) Pôle viticole et oenologique de la Chambre d`Agriculture du Var, 137 av. du Pst Wilson, 85550 Vidauban, France
(3) Laboratoire de Chimie et Environnement, Université de Provence, case 29, 3 pl. V. Hugo, 13331 Marseille cedex 3, France
Résumé :
L`expérimentation a été conduite dans un vignoble de Côtes de Provence. Le compost de boues de station d`épuration a été épandu puis immédiatement enfoui en mars 1999 sur des microparcelles de 50 ceps références à trois doses : 10, 30, 90 t/ha de produit brut. Chaque traitement a été répété trois fois, soit 9 microparcelles amendées plus 3 témoins. Le compost a significativement enrichi le sol en carbone organique et en azote, en particulier les formes assimilables par les végétaux (N-NO3 - et N-NH4 +). Les teneurs du sol en cations échangeables (Ca, Mg, K) semblent augmenter en fonction de la dose, mais seules les parcelles amendées à 90 t/ha sont significativement différentes des témoins. Aucun enrichissement en éléments traces métalliques n`a été noté à la suite de l`amendement. Les paramètres physiques étudiés n`ont pas révélé d`amélioration des propriétés physiques du sol. La production de raisin n`a pas été modifiée, mais la qualité du vin issu des parcelles fortement amendées semble diminuer, alors qu`un amendement plus modéré donne un vin de qualité très satisfaisante.
Des investigations plus précises sur le vin sont en cours, et un suivi sur la deuxième année est prévu afin d`étudier la cinétique de minéralisation du compost et son impact sur le développement de la vigne.

2001 - Volume 8 - Numéro 4

Analyse de la représentativité des cartes pédologiques au 1/100000 pour la connaissance des sols du territoire français | p 247-267
Auteurs :
D. King et N. Saby
Adresse :
INRA -Science du Sol Orléans,
Domaine de Limère
45166 Olivet Cedex France
Résumé :
Dans de nombreux pays, les programmes d`inventaire systématique des sols restent inachevés. C`est le cas du programme ` Connaissance Pédologique de la France ` (CPF) à l`échelle du 1/100000 lancé en 1968 par le Service d`Etude des Sols et de la Carte Pédologique de France. Depuis cette date, 24 cartes ont été publiées et 15 cartes sont en voie d`achèvement, soit environ 15 % de la France.

L`objectif de cet article est d`analyser la représentativité de ces cartes par rapport à l`ensemble du territoire français métropolitain. La méthode consiste à utiliser des couvertures d`information disponibles à l`échelle nationale: base de données des sols de France incluse dans celle d`Europe, carte géologique de France, base de données d`occupation du sol, etc. On examine tout d`abord si les valeurs prises par les variables de ces couvertures à l`échelle de la France sont également présentes au sein des zones délimitées par les cartes 1/100000. On calcule les fréquences de distribution de ces valeurs selon leur pourcentage de surface au sein des cartes 1/00000 et sur l`ensemble du territoire. On compare les deux populations à l`aide de tests de x2 et par l`analyse des histogrammes. Enfin, on détermine les unités cartographiques à l`échelle nationale absentes et/ou très éloignées des zones étudiées au 1/100000.

Les résultats montrent que les 24 cartes publiées du programme CPF constituent un échantillon assez bien représentatif du territoire. En effet, presque tous les types de sols de la classification FAO?UE reconnus à l`échelle nationale sont présents dans la zone cartographiée au 1/100000 et les proportions des surfaces sont globalement respectées. L`utilisation des autres couches d`information (géologie, occupation du sol...) confirme ces résultats. Par contre, on constate que toutes les Unités Cartographiques de Sols (constituées par la combinaison d`Unités Typologiques de sols) ne sont pas recoupées par les cartes 1/100000 et que certaines d`entre elles sont très éloignées géographiquement de ces cartes. On considère ainsi que 43 % de la surface française est insuffisamment représentée. L`introduction des 15 cartes en cours permet de ramener ce nombre à la valeur de 25 %.

Cette analyse de représentativité d`un programme de cartographie permet d`orienter des travaux ultérieurs: achèvement des cartes en cours, ouverture de nouveaux secteurs dans les zones insuffisamment connues, capitalisation des connaissances acquises, développement de méthodes de généralisation spatiale... La méthode proposée n`est pas spécifique du programme CPF et peut s`appliquer à d`autres disciplines et d`autres territoires.

1999 - Volume 6 - Numéro 1

Comparaison de différentes méthodes d`estimation de la réserve en eau utile des sols (R.U.) dans le périmètre de l`O.G.A.F. - Environnement de la zone de Migennes (Yonne) | p 41-54
Auteurs :
G. Trouche (1) et P. Morlon (2)
Adresse :
(1) ENESAD, Sciences et Techniques Agronomiques - INRA, Systèmes Agraires et Développement
(2) INRA, Systèmes Agraires et Développement, 26 Bd Dr Petitjean, BP 1607, 21036 Dijon cedex
Résumé :
La pollution diffuse des nappes phréatiques par les nitrates d`origine agricole dépend des propriétés hydriques des sols. Les sols à faible réserve en eau cumulent une fréquente surfertilisation par les agriculteurs à cause de l`irrégularité des rendements et une lixiviation hivernale plus précoce et complète. Dans l`étude pour l`OGAF-environnement (Opération Groupée d`Aménagement Foncier) dans la région de Migennes (Yonne), nous avons cartographié la réserve en eau utile des sols (RU) dans un S.I.G. Mais, ne disposant pas directement des valeurs de RU dans les deux études pédologiques déjà existantes sur la zone, nous avons utilisé pour l`estimer des Fonctions de pédotransfert (FPT) basées sur des équations de régression (Gras, Osty) ou sur les classes texturales (Station de l`Aisne, Station de Rothamsted). Par comparaison avec les fourchettes indiquées dans l`une des études pédologiques, les valeurs de R.U. obtenues sont globalement surestimées, surtout avec la première méthode citée. Des valeurs issues de mesures, pour un échantillon de sols, montrent que le remaniement des échantillons conduit également à la surestimation de la R.U. Par contre l`estimation de la densité apparente, utilisée pour passer de l`humidité massique à l`humidité volumique, intervient peu dans cette estimation, lorsque l`on considère la R.U. de l`ensemble du profil.

1999 - Volume 6 - Numéro 2

Anomalies naturelles en Cadmium dans les sols de France | p 85-104
Auteurs :
D. Baize (1), W. Deslais (1) et M. Gaiffe (2)
Résumé :
A ce jour, de nombreuses anomalies naturelles en cadmium ont été détectées en France. Cet article en fait un premier inventaire, étudie leur répartition spatiale et approfondit la recherche des origines précises de ces anomalies. Localement, on peut mesurer des teneurs en cadmium très supérieures au seuil de 2 mg/kg sans avoir à invoquer une ` pollution ` anthropogène, même si une étude de la qualité des récoltes produites sur ces sols anomaliques présente un intérêt certain.
Deux populations ont été d`abord étudiées. L`une comporte 1 310 horizons supérieurs et profonds, prélevés sous culture ou sous forêt, parfaitement identifiés en ce qui concerne leur localisation, leur matériau parental et leur pédogenèse. L`autre est constituée de 11414 échantillons de surface de sols cultivés, provenant de 86 départements. Sur les 10 650 analyses de cadmium total, 8 530 sont correctement localisées en coordonnées géographiques, mais les informations relatives aux sols et aux roches sousjacentes sont pauvres ou absentes.
Le traitement de ces deux jeux de données montre que les anomalies en cadmium sont le plus souvent associées à l`existence de roches calcaires du Jurassique ou du Crétacé en Poitou Charentes, Berry, Bourgogne, Champagne et Jura, certains faciès de calcaires semblant être fréquemment associés aux anomalies (calcaires bioclastiques, crayeux, récifaux, oolithiques).
Pour vérifier l`hypothèse du rôle essentiel des faciès des calcaires sousjacents, des études plus détaillées ont été menées sur trois secteurs sélectionnés en Basse Bourgogne et dans le Jura. L`origine géogène des anomalies en cadmium y est confirmée ainsi que l`influence majeure des faciès, eux mêmes indicateurs des conditions de sédimentation. Des analyses de la teneur en cadmium de plusieurs échantillons de roches ont été réalisées et comparées à des résultats obtenus antérieurement par des auteurs helvétiques dans le Jura suisse. La teneur en Cd dans ces roches jurassiques varie très largement entre 0,02 et 8,15 mg/kg. Il semble que les sédiments néritiques et littoraux, liés à une activité biologique intense, présentent fréquemment des anomalies en cadmium.
L`origine géogène du cadmium est certaine, mais ce cadmium hérité est susceptible de transferts importants au sein des couvertures pédologiques, transferts qui seuls peuvent expliquer l`extrême variabilité spatiale observée aujourd`hui, y compris selon l`axe vertical. Pour un horizon, on doit envisager : - des pertes par lessivage vertical ou latéral, surtout en sols acides, proportionnelles aux flux d`eau traversant les sols ou y circulant ; - des apports latéraux, toujours possibles s`il y a un amont ; - et le recyclage biogéochimique ` sur place ` (absorption racinaire en profondeur, décomposition des organes végétaux aériens en surface).
Des études détaillées sont menées actuellement sur des toposéquences dans le haut Jura.

1999 - Volume 6 - Numéro 3

Note technique - Le suivi de la qualité des sols en France, la contribution de l`Observatoire de la Qualité des Sols | p 215-230
Auteurs :
S. Martin(1), D. Baize(2), M. Bonneau(3), R. Chaussod(4), H. Ciesielski(5), J.-P. Gaultier(6), P. Lavelle(7), J.-P. Legros(8), A. Leprêtre(9) et T. Sterckeman(5)
Adresse :
(1) DIREN Ile-de-France, 18 avenue Carnot, 94234 Cachan cedex, France
(2) INRA, Unité de Science du Sol/SESCPF, Ardon, 45160 Olivet, France
(3) INRA, Unité Microbiologie et Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers, Champenoux, 54280 Seichamps, France
(4) INRA, Unité de Science du Sol, 17 rue Sully, B.P. 1540, 21034 Dijon cedex, France
(5) INRA, Laboratoire d`Analyses des Sols, 273 rue de Cambrai, 62000 Arras, France
(6) INRA, Unité de Science du Sol, Route de Saint Cyr, 78026 Versailles cedex, France
(7) ORSTOM, Laboratoire d`Ecologie des Sols Tropicaux, 72 route d`Aulnay, 93143 Bondy cedex, France
(8) INRA, Unité de Science du Sol, place Viala, 34060 Montpellier cedex, France
(9) Université de Lille 1, SN3, Laboratoire d`Ecologie Numérique, 59655 Villeneuve d`Ascq cedex, France
Résumé :
De nombreuses activités humaines causent aux sols des dégradations. En général, celles-ci restent longtemps discrètes mais s`avèrent irréversibles à l`échelle humaine. A l`inverse, les nouvelles méthodes d`agriculture durable sont susceptibles de protéger et même de restaurer la qualité des sols.
C`est pourquoi, en 1985, le ministère de l`Aménagement du Territoire et de l`Environnement a créé pour la France l`Observatoire de la Qualité des Sols (OQS), avec l`appui scientifique de l`Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).
L`OQS repose sur un réseau de sites. Ces sites sont, à leur création, décrits en détail (contexte géographique et historique, étude pédologique, fond pédogéochimique local). Ensuite, tous les cinq ans environ, sont mesurées les propriétés chimiques et physico-chimiques classiques des sols et leurs teneurs en éléments-traces métalliques.
L`OQS a impliqué l`élaboration :
1. De stratégies d`échantillonnage qui permettent d`estimer des changements à long terme de la qualité des sols en s`affranchissant le plus possible de l`hétérogénéité spatiale du milieu, des fluctuations saisonnières et des incertitudes liées aux mesures.
2. D`indicateurs de qualité des sols.
3. D`une base de données adaptée à un contexte scientifique.
Pour le futur, nous recommandons une évolution de l`OQS dans trois directions principales : (1) une extension géographique, (2) un développement thématique et (3) un renforcement du dialogue avec les utilisateurs.

1999 - Volume 6 - Numéro 4

Variabilité verticale de la composition granulométrique des limons de Petite Beauce (France) | p 185-195
Auteurs :
P. Chéry(1)(3), O. Lavialle(2), H. Bourennane(3), D. King(3), A. Bruand(3)
Adresse :
(1) Ecole Nationale d`Ingénieur des Travaux Agricoles de Bordeaux, Laboratoire Sols et Paysages, 1 cours du Général de Gaulle, BP 201, 33175 Gradignan Cedex
(2) Ecole Nationale d`Ingénieur des Travaux Agricoles de Bordeaux, Laboratoire Analyse de Scènes Naturelles, 1 cours du Général de Gaulle, BP 201, 33175 Gradignan Cedex
(3) Institut National de la Recherche Agronomique, Centre de Recherche d`Orléans, Unité de Science du Sol - SESCPF, BP 20619, 45166 Olivet Cedex
Résumé :
En Petite Beauce, les matériaux limono-argileux à argilo-limoneux (limons de Beauce) présentent fréquemment une augmentation de la teneur en argile avec la profondeur. L`actuelle couverture pédologique s`étant développée dans ces matériaux, une telle différenciation granulométrique peut résulter soit de processus pédologiques, soit de processus sédimentaires. L`origine de cette différenciation n`ayant pas été clairement établie, l`objectif de cette étude est de la discuter sur la base d`un ensemble d`analyses granulométriques.
La composition granulométrique de 138 horizons a été déterminée au laboratoire. Ces horizons étaient issus de 40 fosses pédologiques réparties sur un secteur d`environ 2 500 ha. Les résultats ont montré l`existence de deux groupes d`horizons caractérisés par des teneurs moyennes en argile de 31,5 et 37,2 %, et limon grossier de respectivement 29,8 et 23,8 %. Ces teneurs ainsi que le rapport LF/LG sont significativement différentes entre les deux groupes d`horizons au seuil de 1 %. Lorsqu`il y a localement superposition d`horizons appartenant à ces deux groupes, les horizons les moins argileux sont toujours situés au-dessus de ceux qui sont le plus argileux. La distribution verticale se fait donc toujours dans le même ordre.
De tels résultats indiquent que la différence de teneur en argile a pour origine deux apports successifs de sédiments éoliens ; il s`agit par conséquent d`une discontinuité d`origine sédimentaire.
Note de synthèse - Inventaire cartographique et surveillance des sols en France page - Etat d`avancement et exemples d`utilisation | p
Auteurs :
D. King, M. Jamagne, D. Arrouays, M. Bornand, J.C. Favrot, R. Hardy, C. Le Bas, P. Stengel

1997 - Volume 4 - Numéro 1

Variabilité intraparcellaire de quelques propriétés des sols sableux des Landes de Gascogne (France) - Conséquences sur la stratégie d`échantillonnage agronomique | p 5-16
Auteurs :
D. Arrouays(1), Isabelle Vion(2), Cl. Jolivet(1), Dominique Guyon(3), A. Couturier(1) et J. Wilbert(1)
Adresse :
(1) INRA, Unité de Science du Sol, SESCPF, 45160 Ardon, France
(2) Inter-Etudes-Aménagement, Parc Technologique de La Pardieu, 63063 Clermont-Ferrand Cedex 1, France
(3) INRA, Laboratoire de Bioclimatologie, BP 81, 33883 Villenave d`Ornon Cedex, France
Résumé :
Sur une parcelle maïsicole des Landes de Gascogne, on étudie la variabilité intraparcellaire de quelques propriétés de sols sableux. On réalise des prélèvements selon un carroyage systématique et des déterminations des taux de matière organique, du pH, et des teneurs en K2O et P2O5. On étudie la variabilité de ces caractères selon des techniques statistiques classiques et selon des techniques géostatistiques. Les résultats mettent en évidence la très forte variabilité des paramètres K2O et P2O5, qui peuvent être considérés comme aléatoirement distribués à l`échelle étudiée. Les teneurs en matière organique et le pH présentent, par contre, une structure spatiale qui autorise leur cartographie intraparcellaire par krigeage. On développe ensuite les conséquences de ces variabilités aléatoires ou structurées sur la possibilité de modulation des apports en fonction de l`existence ou non de zones d`isoteneurs, et sur la stratégie d`échantillonnage à adopter pour un suivi à long terme de l`évolution de ces paramètres. On montre qu`il est possible de moduler les apports de chaux sur la parcelle afin d`éviter des chaulages excessifs ou trop faibles. A l`opposé, il apparaît impossible de délimiter des zones d`isoteneurs en K2O et en P2O5, suffisamment vastes pour être fertilisées différemment. De plus, on montre que le nombre d`échantillons à prélever pour un suivi temporel de ces caractéristiques doit être beaucoup plus élevé que celui retenu dans les pratiques agronomiques conventionnelles.
Variations de la densité des sols des hêtraies du nord-est de la France en relation avec leurs caractéristiques physico-chimiques | p 43-52
Auteurs :
J-L. Dupouey, Anne Thimonier et P. Behr
Adresse :
Unité d`Écophysiologie forestière, Équipe Phytoécologie, INRA - Nancy, 54280 Champenoux
Résumé :
Dans le cadre d`une étude de l`évolution des stocks de carbone et d`azote des sols de hêtraies du nord-est de la France, nous avons été amenés à mesurer puis modéliser la densité apparente de la terre fine de 93 horizons prélevés dans 37 sites. Le but de ce travail était d`étudier la possibilité de remplacer les mesures directes de densité dans ces milieux, longues et difficiles, en particulier en sols caillouteux, par les estimations obtenues à partir d`un modèle statistique utilisant des paramètres physico-chimiques du sol. La comparaison des méthodes de mesure de la densité au cylindre et à la paraffine indique une valeur systématiquement supérieure pour cette dernière (0,18 de plus), mais une répétabilité égale des deux méthodes (±0,07 à 5% d`erreur). Les modèles de densité obtenus font apparaître comme variables déterminantes le taux de carbone, la pierrosité, la profondeur et, de façon moins nette, l`état du complexe absorbant alors que la texture ne semble pas montrer d`effet significatif. Ils sont améliorés en séparant en 2 lots horizons superficiels et profonds. L`écart-type de l`erreur (0,12) et le pourcentage de variance expliquée (82%) permettent d`utiliser ces modèles en l`absence de mesures directes. Les écarts entre nos mesures de densité et les prévisions d`un autre modèle établi précédemment pour l`Angleterre sont faibles, du moins pour les horizons superficiels, ce qui renforce cette conclusion.

1996 - Volume 3 - Numéro 1

États de surface, structure hydrographique et érosion en rigole de bassins versants cultivés du Nord de la France | p 53-70
Auteurs :
B. Ludwig(1), A.V. Auzet(2), J. Boiffin(1), F. Papy(3), D. King(4) et J. Chadoeuf(5)
Adresse :
(1) INRA - Unité d`Agronomie de Laon Péronne, rue Fernand Christ, F 02007 LAON cedex
(2) CEREG - URA 95 CNRS, 3 rue de l`Argonne, F 67083 STRASBOURG cedex
(3) INRA - SAD, F-78850 THIVERNAL-GRIGNON
(4) INRA - Unité de Science du Sol, S.E.S.C.P.F., Avenue de la Pomme de Pin, F 45160 ARDON
(5) INRA - Unité de Biométrie d`Avignon, Domaine St Paul, Site Agroparc, F 84914 AVIGNON Cedex 9
Résumé :
La variabilité de l`érosion en rigole issue d`un ruissellement concentré a été analysée en fonction des caractéristiques topographiques, pédologiques et agraires de 33 bassins versants élémentaires cultivés (BVE). D`une superficie comprise entre 3 et 95 ha, ces BVE ont été sélectionnés dans le Nord de la France et étudiés au cours de quatre périodes hivernales (de 1988/89 à 1991/92). La variation des taux d`érosion, c`est-à-dire du volume des rigoles rapporté à la surface du BVE, est forte (0 à 11.7 m3/ha) et est corrélée à l`aire des zones présentant un état structural superficiel propice au ruissellement. Ces zones sont identifiées d`après le stade d`évolution des croûtes de battance, l`importance des traces de roue et la rugosité. Les coefficients de ruissellement mesurés à l`exutoire de trois bassins versants sont également corrélés à la proportion du BVE occupée par ces zones.
Pour une meilleure compréhension de l`érosion en rigole, une analyse de la structure hydrographique des BVE a été réalisée. Cette structure hydrographique se compose d`un réseau de collecteurs du ruissellement qui est constitué par des motifs linéaires topographiques ou agraires. Ce réseau est découpé en segments, caractérisés par leur longueur, leur pente, la sensibilité du sol à l`incision et l`aire contributive au ruissellement connectée au segment. La fréquence de présence d`une incision le long d`un segment est fortement corrélée à la pente et à l`aire contributive au ruissellement. Pour les segments présentant une incision, la section incisée de la rigole est corrélée à l`aire contributive au ruissellement, à la pente et à la sensibilité du sol à l`incision. Le taux d`érosion en rigole estimé au niveau du BVE, en tenant compte de cette structure hydrographique, est étroitement corrélé avec les taux d`érosion mesurés. On montre ainsi que la position spatiale relative des aires contributives au ruissellement et du réseau des collecteurs est déterminante vis à vis des risques d`érosion en rigole. La modélisation de ce type d`érosion devrait intégrer un sous-modèle décrivant cette structure hydrographique, ainsi que son évolution au cours du temps sous l`effet du climat et des pratiques agricoles.

1995 - Volume 2 - Numéro 3

La base de données géographique des sols de France | p 153-172
Auteurs :
M. Jamagne(1), R. Hardy(1), D. King(1) et M. Bornand(2)
Adresse :
(1) Institut National de la Recherche Agronomique. Service d`Etude des Sols et de la Carte Pédologique de France. Centre de Recherche d`Orléans. F45160 Olivet.
(2) Institut National de la Recherche Agronomique. Unité de Science du Sol. Place Viala. F34060 Montpellier.
Résumé :
L`objectif de cette note est de montrer le type d`information disponible sur l`ensemble des sols du territoire français à partir d`une base de données géographique des sols de France mise en place récemment à l`Unité de Science du Sol de l`INRA d`Orléans, et issue d`une collaboration entre de nombreux pédologues français.
Une première partie se rapporte à l`historique des données et décrit tout d`abord brièvement la base de données géographique des sols de France issue des travaux de coordination effectués au niveau européen. Les informations principales ayant servi à l`élaboration de la base de données sont alors abordées : réalisation d`inventaires cartographiques et programmes de recherches ayant servi de support à l`élaboration d`une synthèse au millionième.
La deuxième partie concerne la structure de la base de données. Les principaux ensembles de gestion informatique sont évoqués : - métadonnées, correspondant aux données acquises et aux connaissances générales ; - données descriptives des objets géographiques : horizons, Unités Typologiques de Sols (UTS), Unités Cartographiques de Sols (UCS), Unités de Fonctionnement de Sols, Modèles d`Organisation Spatiale,... ; - données ponctuelles correspondant aux profils pédologiques représentatifs. L`état d`avancement des travaux aux plans national et européen est évoqué.
La troisième partie se rapporte aux possibilités d`extraction et de traitement des données. Sont abordés successivement les méthodes d`extraction, les règles de pédotransfert et le croisement de données spatialisées.
La quatrième partie concerne la restitution des données, comprenant les possibilités de sorties cartographiques informatiques, ainsi que la fiabilité de ces représentations incluant les notions de pureté et de niveau de confiance.
Une dernière partie traite enfin des orientations et perspectives, et met en évidence tout l`intérêt de la démarche : structuration rationnelle des connaissances, absence de pertes d`information, possibilités d`intégration des éléments antérieurement acquis, mise à disposition rapide des données aux utilisateurs,...et ceci tant au plan national qu`européen.
Il s`agit en fait d`une base de données emboîtée selon plusieurs niveaux d`échelle qui s`élabore progressivement, en vue de proposer les informations nécessaires aux différents gestionnaires de l`espace rural.

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