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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

14/ Les articles proposés à EGS doivent être originaux ; tout manuscrit déjà publié en partie doit être explicitement signalé comme tel au début du processus de sélection. L'utilisation ultérieure des documents publiés dans EGS par d'autres que les auteurs est soumise à une autorisation écrite des auteurs et de la revue. Une référence claire devra toujours en mentionner la source.

15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
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CS 40001, Ardon, 45075 Orléans Cedex 02 France
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Recherche : 11 articles sur 11 numéros
Articles de la revue choisie

2013 - Volume 20 - Numéro 1

Apport de la cartographie numérique des sols pour prédire l’hydromorphie et l’extension des zones humides potentielles à l’échelle régionale | p 47-66
Auteurs :
B. Lemercier, M. Lacoste, M. Loum, L. Berthier, A.L. Le Bris et C. Walter
Résumé :
Les outils de la Cartographie Numérique des Sols (CNS) permettent de prédire des propriétés pédologiques sur de vastes étendues à partir d’informations limitées sur les sols et de variables exhaustives traduisant les facteurs de formation des sols. L’objectif de cette étude était d’établir, à l’échelle de la région Bretagne, des cartes de prédiction de l’hydromorphie et des zones humides par apprentissage automatique, et de les valider avec des données indépendantes. La première étape a consisté à établir un modèle basé sur les relations
sol-environnement physique pour prédire l’hydromorphie selon 4 classes. La méthode appliquée est une classification supervisée par arbre stochastique optimisée (algorithme AdaBoost-SAMME implémenté dans la boîte à outil ‘adabag’ du logiciel R). Le modèle a été calibré à partir de 1652 points où l’hydromorphie était connue et de 14 variables environnementales exhaustives sur la région, puis extrapolé à l’ensemble de la zone d’étude (27 360 km²). Dans une seconde étape, l’extension des zones humides potentielles a été dérivée de celle de l’hydromorphie par reclassement des valeurs prédites selon les critères pédologiques de l’arrêté du 1er octobre 2009 relatif à l’identification et à la délimitation des zones humides. Les prédictions ont été validées à partir d’informations pédologiques (données ponctuelles, cartes pédologiques précises numérisées et référentiel régional pédologique de Bretagne à 1/250 000) et d’inventaires de zones humides considérés comme fiables disponibles dans le Finistère.
Les variables qui contribuent le plus au modèle de prédiction de l’hydromorphie sont l’occupation du sol, le matériau parental et la pluviométrie, suivies de la courbure verticale et de la dénivelée au cours d’eau. La précision interne du modèle est satisfaisante : le taux de prédictions correctes calculé à partir des données de calibration est de 77 %, l’indice de Kappa de 70 % et les 4 classes d’hydromorphie sont correctement prédites. La distribution spatiale des sols hydromorphes et des zones humides est très cohérente avec les connaissances préexistantes bien que l’hydromorphie et les zones humides semblent surestimées. Cette surestimation est confirmée par la validation des résultats du modèle par comparaison aux observations ponctuelles indépendantes (n =3 348) et aux cartes des sols précises : les taux de prédictions correctes sont de 55 et 36 % respectivement, et les sols non hydromorphes sont sous-estimés.
Cette étude a permis d’établir une procédure complète de prédiction de l’hydromorphie et de l’extension spatiale des zones humides potentielles à l’échelle d’une région, à une résolution fine et assortie une incertitude. La procédure est répétable et adaptable, ce qui permet d’envisager d’améliorer les performances du modèle, voire de la transposer à d’autres secteurs qui disposeraient de suffisamment de données pédologiques et de variables prédictives exhaustives.

2007 - Volume 14 - Numéro 2

Utilisation du logiciel CLAPAS pour l`aide à la délimitation de pédopaysages - Un test sur la carte des sols de Mirande (Gers, France) | p 135-152
Auteurs :
S. Lehmann(1), J.C. Bégon(2), M. Eimberck(1), J. Daroussin(2), R. Wynns(3) et D. Arrouays(1)
Adresse :
(1) INRA Orléans, Unité InfoSol, BP 20619, F-45166 Olivet cedex 06
(2) INRA Orléans, Unité de Science du Sol, BP 20619, F-45166 Olivet cedex 06
(3) BRGM, BP 6009, F-45060 ORLEANS Cedex 2
Résumé :
L`objectif de ce travail est de tester l`apport du logiciel Clapas (Robbez-Masson, 1994) pour l`aide à la cartographie des sols dans le cadre du programme IGCS. Notre secteur d`étude couvre une surface d`environ 50 000 ha localisée dans la région des coteaux de Gascogne (Gers) (figure 1). Nous rappelons les principes de Clapas (figure 2). A partir de deux secteurs d`apprentissage (figure 8), nous définissons les combinaisons de données numériques (issues de la carte géologique numérisée (figure 3) et des indices dérivés d`un MNT au pas de 50 m) les plus pertinentes pour discriminer des Unités Cartographiques (figures 5 et 6). Nous procédons d`abord à une validation interne de la méthode Clapas au sein des secteurs d`apprentissage. Nous analysons la qualité des résultats à l`aide de cartes de qualité des classements (figure 10), et d`une matrice de confusion avec les unités de la carte de validation (tableaux 3 et 4). Nous procédons à plusieurs itérations en regroupant successivement des unités sur la base de leur confusion (figure 4). Lorsqu`un résultat satisfaisant est atteint (fixé à 75 % de bonne prédiction), nous généralisons la classification à l`ensemble de la zone d`étude. Nous la validons en la comparant à une carte des sols du même secteur au moyen d`une nouvelle matrice de confusion (validation externe). Nous montrons que cette méthode apporte une aide pratique à la délimitation d`unités pédopaysagères à l`échelle du 1:250 000 (figure 12). Nous proposons ensuite quelques voies d`améliorations possibles de la méthode.

2005 - Volume 12 - Numéro 2

Quand l`humus est à l`origine de la pédologie - 2. Avant et après P.E. Müller : évolution des conceptions sur la description et la typologie ` des humus ` | p 123-134
Auteurs :
B. Jabiol(1), Ch. Feller(2) et M. H. Grève(3)
Adresse :
(1) UMR ENGREF-INRA ` Ressources Forêt-Bois `, Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, 14 rue Girardet, CS 4216, 54042 Nancy Cedex.
(2) UR179 SeqBio, IRD, Laboratoire MOST, BP 64501, 34394 Montpellier cedex 5, France.
(3) Danish Institute of Agricultural Sciences, Departments of Agroecology and Crop Physiology and Soil Science, Research Centre Foulum, P.O. Box 50, 8830 Tjele, Danemark.
Résumé :
Avant P.E. Müller la notion d`humus ` couche de sol ` ne fait qu`émerger. Et même si Müller la précise, quasiment même jusqu`à parler d`une succession de couches, et malgré la formalisation et l`interprétation biologique de ces principales couches (L, F, H) par Hesselman en 1926, la première moitié du XXe siècle ne verra guère émerger de typologie claire des formes d`humus au-delà de ce qu`avaient décrit ces précurseurs. Il faudra attendre Kubiena (1953) pour voir établies les bases solides d`une typologie plus complète. Ses travaux sous-tendront ensuite les investigations plus fouillées des équipes, principalement européennes ou canadiennes, qui se sont attachées et s`attachent à caractériser, tant biologiquement que morphologiquement, les formes d`humus, dans la voie tracée par Müller. Le diagnostic et la caractérisation des écosystèmes à l`aide des formes d`humus est un enjeu dont l`actualité dépasse actuellement le simple diagnostic des potentialités forestières, et s`inscrit dans le besoin d`une prédiction de l`évolution de ces écosystèmes. Des typologies harmonisées sont des outils indispensables à ces travaux.

2005 - Volume 12 - Numéro 3

Classification agronomique des sols de marais à partir de la relation entre sodicité et stabilité structurale - Application au cas des marais de l`Ouest | p 229-244
Auteurs :
Y. Pons et A. Gerbaud
Adresse :
INRA-SAD
Domaine expérimental
17450 Saint Laurent de la Prée
France
Résumé :
Les marais de l`Ouest, autrefois utilisés principalement pour l`élevage extensif, ont été progressivement drainés et mis en culture à partir des années 70. Le drainage peut cependant être mis en échec par la nature imperméable du terrain, constitué majoritairement d`argiles gonflantes et souvent sodiques. La perméabilité de ces sols dépend du maintien d`une structure de mottes et d`agrégats, dont la stabilité dépend notamment de la sodicité et du taux de calcaire.
Un nouveau protocole de mesure de la dispersion, basé sur le test d`Emerson, fournit un indice de dispersion, noté de 0 à 16, adapté à l`estimation de la stabilité de ce type de sols. Les valeurs de 0 à 5, 6 à 9 et 10 à 16 correspondent respectivement aux sols stables, intermédiaires et instables. On a vérifié la bonne corrélation de l`indice de dispersion avec des caractéristiques agronomiques de parcelles cultivées : état de surface et profondeur de la nappe en hiver.
Par ailleurs l`indice de dispersion est corrélé avec les propriétés chimiques du sol : une analyse de la sensibilité de cet indice aux différents paramètres du sol montre que la sodicité et le taux de calcaire suffisent à expliquer 82 % de sa variabilité. L`indice de dispersion croît avec la sodicité. Le seuil d`instabilité du sol (indice de dispersion ≥ 10) est atteint pour une sodicité supérieure à 25 % en sol calcaire, mais seulement 8 % en sol peu ou non calcaire. La salinité de ces sols étant faible, son effet n`a pas été mis en évidence.
Ces résultats nous ont permis d`améliorer la classification agronomique des sols basée sur la sodicité en prenant en compte la teneur en calcaire. Cette classification peut également être effectuée à l`aide de la mesure de l`indice de dispersion. Cette méthode simple et rapide permet de prévoir les caractéristiques agronomiques (profondeur de la nappe, état de surface) et l`aptitude à la culture des terres des marais de l`Ouest.
Ces résultats devraient s`appliquer dans d`autres régions possédant des sols argileux sodiques déssalés (estuaires, polders). Une classification selon la stabilité structurale pourrait être utile pour les sols où la compacité limite la fertilité, ou bien pour les sols soumis à l`érosion.

2004 - Volume 11 - Numéro 3

Classification des bassins versants alsaciens en fonction de leur sensibilité aux produits phytosanitaires | p 219-234
Auteurs :
R. Koller(1), J. Sauter(1), S. Pierrillas(1) et M. Virot(2)
Adresse :
(1) ARAA, Association pour la Relance Agronomique en Alsace, 2 rue de Rome, BP 30022 Schiltigheim, 67013 Strasbourg Cedex
(2) APRONA, Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d`Alsace, 140 rue du Logelbach, 68000 Colmar
Résumé :
Une classification des bassins versants en fonction de leur sensibilité aux produits phytosanitaires a été réalisée en 2002 pour les 8300 km du territoire alsacien. Son objectif était de hiérarchiser les zones prioritaires pour optimiser le plan de surveillance de la qualité des eaux et la mise en place de programmes d`actions visant à réduire les pollutions des eaux superficielles et souterraines.
L`étude est inspirée en partie de la méthodologie de diagnostic régional proposée par le CORPEN (Comité d`Orientation pour des Pratiques agricoles Respectueuses de l`ENvironnement). Elle repose sur l`élaboration d`un modèle spécifique d`organisation des connaissances concernant la circulation de l`eau et le transfert des produits phytosanitaires, fondé sur l`identification et la compréhension des facteurs qui les commandent. Ce modèle prend en compte des processus jugés pertinents dans le contexte régional. Le travail a porté sur l`analyse de la sensibilité des eaux de surfaces et des eaux souterraines par bassin versant, déterminée à partir de la vulnérabilité (prise au sens d`une aptitude d`une ressource en eau à être atteinte par une pollution) modulée par les phénomènes de dilution potentielle de la pollution par les masses d`eau.
L`analyse s`est appuyée sur l`utilisation d`un système d`information géographique et a été rendue possible grâce à l`existence des différentes couches de données spatialisées descriptives du milieu, en particulier la base de données régionale sur les sols d`Alsace constituée dans le cadre du programme national Inventaire Gestion et Conservation des Sols (IGCS) piloté par le Ministère de l`agriculture et l`INRA. Pour la mise en oeuvre de cette méthode, la principale limite rencontrée a néanmoins été la disponibilité des données nécessaires à l`analyse.
L`analyse a permis la classification des bassins versants. La validation des résultats obtenus est partielle, et la démarche reste soumise à une analyse critique. Ce travail constitue la première étape d`une analyse du risque potentiel de contamination des eaux, qui nécessiterait de disposer d`une connaissance des pratiques relatives à l`usage des produits phytosanitaires. Elle constitue néanmoins d`ores et déjà une incitation à l`action aux échelles locales.

2003 - Volume 10 - Numéro 2

Utilisation d`un secteur de référence pour désagréger les unités cartographiques complexes d`un référentiel régional pédologique - Un premier essai en plaine viticole héraultaise | p 81-94
Auteurs :
J. Oballos(1) et P. Lagacherie(2)
Adresse :
(1) Universidad de Los Andes, Merida, Venezuela
(2) Laboratoire sur les Interactions Sols, Agrosystèmes et Hydrosystèmes (UMR INRA-ENSAM-IRD LISAH)
2, place Viala, 24060 Montpellier cedex 1
Résumé :
Compte tenu de la complexité des couvertures pédologiques étudiées, les référentiels régionaux pédologiques réalisés en France au 1/250000 délimitent des unités de paysage regroupant plusieurs unités typologiques de sol (UTS). Les propriétés des sols intéressant les utilisateurs étant décrites au niveau de ces UTS, leur non-délimitation des UCS est un frein important à l`utilisation effective des référentiels pédologiques régionaux. Pour surmonter cette difficulté, nous proposons de délimiter les UTS en utilisant des lois ` sols-paysages ` préalablement établies à partir d`une cartographie pédologique détaillée d`un secteur de référence représentatif. Les lois ` sols-paysages ` sont formalisées à partir des données du secteur de référence par construction interactive d`un arbre de classification utilisant une interface informatique aisément utilisable par un pédologue cartographe. Cette démarche a été testée en plaine viticole Héraultaise sur une UCS majeure du référentiel pédologique régional du Languedoc-Roussillon. L`arbre de classification obtenu utilise des variables aisément disponibles sur l`ensemble de l`UCS (distance aux UCS voisines, altitude relative et pente) et permet d`isoler avec une probabilité satisfaisante deux des quatre UTS majeures décrites dans l`UCS étudiée, les deux UTS restantes ne pouvant être localisées qu`en association avec une seconde. Les prédictions obtenues s`avèrent cohérentes avec les superficies respectives des UTS données par le référentiel régional pédologique.

2002 - Volume 9 - Numéro 2

Estimation des propriétés de rétention en eau des sols : Utilisation de classes de pédotransfert après stratifications texturale et texturo-structurale | p 105-126
Auteurs :
A. Bruand(1)(2), P. Pérez Fernández(1)(3), O. Duval(1), P. Quétin(1), B. Nicoullaud(1), H. Gaillard(1), L. Raison(1), J.-F. Pessaud(1) et L. Prud`Homme(1)
Adresse :
(1) INRA, Unité de Science du Sol, Centre de Recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 Olivet cedex.
(2) ISTO, Université d`Orléans, Géosciences, BP 6759, 45067 Orléans cedex 2.
(3) Universidade de Santiago de Compostela, Escuela Politecnica Superior, Campus Universitario, 27002 Lugo, Espagne.
Résumé :
Un programme de mesures des propriétés de rétention en eau des sols a été développé par l`INRA depuis une dizaine d`années afin de constituer un jeu de données qui puisse être utilisé pour tester les fonctions de pédotransfert (FPT) qui ont été proposées dans la littérature, en établir de nouvelles si celles proposées se révèlent non satisfaisantes et dans ce dernier cas, tester les nouvelles FPT. Dans ce contexte général et partant du constat que les FPT proposées ne permettent pas de prédire les propriétés de rétention en eau de façon satisfaisante, cette étude se propose de suivre une autre voie que celle habituellement suivie pour établir un outil d`estimation des propriétés de rétention en eau. Des classes de pédotransfert (CPT) sont proposées par classe de texture ou par classe combinant texture et structure, cette dernière étant renseignée à l`aide de la densité apparente déterminée sur des mottes de dimensions centimétriques. Ainsi, en utilisant soit la texture seule, soit la texture et la densité apparente de motte, on dispose des teneurs en eau massiques à -10, -33, -100, -330, -1000, -3 300 et -15 000 hPa en fonction de l`appartenance de l`horizon à telle ou telle classe de texture ou, telle ou telle classe combinant texture et densité apparente de motte. La qualité de la prédiction a été testée sur un échantillon de validation ; elle a aussi été comparée à celle qui aurait été obtenue si l`on avait utilisé les CPT de Jamagne et al. (1977). Par rapport à ces CPT, les résultats montrent une importante réduction du biais et un accroissement de la précision lorsque l`on utilise les CPT par classe de texture proposées dans cette étude. Lorsque l`on compare les CPT par classes texturales aux CPT par classes texturo-structurales, il n`y a pas d`amélioration notable du biais mais celui-ci était déjà très faible avec les CPT par classes texturales. En revanche, les CPT par classes texturo-structurales, qui permettent de tenir compte à la fois de la texture et de l`état structural du sol, améliorent la précision des prédictions. Pour les CPT par classes texturales, des teneurs en eau volumiques sont déduites des teneurs en eau massiques en utilisant la densité apparente de l`horizon. Les paramètres du modèle de van Genuchten sont donnés pour chaque classe de CPT. Une démarche permettant de prédire les propriétés de rétention en eau d`un horizon est proposée.

2000 - Volume 7 - Numéro 2

Typologie des formes d`humus peu actives - Validation par des critères macro- et micromorphologiques, biologiques et chimiques | p 133-154
Auteurs :
B. Jabiol(1), A. Höltermann(2), J.-C. Gégou(4), J.-F. Ponge(3) et A. Brêthes(4)
Adresse :
(1) Ecole Nat¡onale du Génie Rural des Eaux et des Forêts, CS 4216, F , 54042 Nancy Cédex
(2) Institut für Forstökonomie, Tennenbacherstr. 4 - Unìvers¡tät Albert Ludwi,- 79106 Freiburg im Breisga
(3) Muséum Nat¡onal d`Histo¡re Naturelle, Laboratoire d`Ecologie, 4, avenue du Petit Château, 91800 Brunoy
(4) Off¡ce National des Forêts, Sect¡on Technique lnterrégionale Ouest, BP 23, 45760 Boigny-Sur-Bionne
Résumé :
L`object¡f de ce travail est d`étudier la morphologie et le fonctionnement biologique de formes d`humus peu actives à horizon OH afin d`en préciser la typologie.
Sur 30 placettes situées sur des matériaux acides en Région Centre (France), nous avons décrit précisément les horizons O et A et prélevé des échantillons pour lames minces et analyses chimiques.
Après une analyse en composantes principales faite sur les variables macromorphologjques seules, l`ensemble des données a été utilisé pour interpréter les résultats.
ll a été montré que parmi ces humus peu actifs il existait encore des différences morphologiques notables liées à l`act¡v¡té de groupes animaux différents. Ceci nous a permis de préciser les critères distinctifs des groupes typologiques utilisés depuis quelques années: i)dysmulls à activ¡té encore notable de vers anéciques, à horizon A grumeleux, horizon OH possible mais peu épais et très discont¡nu; ii)hémimoders et moders à forte activité de vers épigés, de diplopodes et d`isopodes, à A très Iocalement encore grumeleux et OH peu épais; iii) dysmoders à forte activité de diplopodes ou d`isopodes, A nettement massif ou particuìaire et OH épais; iv) hémimors à activité exclus¡ve d`enchytréides, à transition OH/A brutale, OF épais mais OH d`épaisseur varìable; aucun mor sans act¡vité animale n`a été rencontré dans l`échantillon.

1999 - Volume 6 - Numéro 4

Variabilité verticale de la composition granulométrique des limons de Petite Beauce (France) | p 185-195
Auteurs :
P. Chéry(1)(3), O. Lavialle(2), H. Bourennane(3), D. King(3), A. Bruand(3)
Adresse :
(1) Ecole Nationale d`Ingénieur des Travaux Agricoles de Bordeaux, Laboratoire Sols et Paysages, 1 cours du Général de Gaulle, BP 201, 33175 Gradignan Cedex
(2) Ecole Nationale d`Ingénieur des Travaux Agricoles de Bordeaux, Laboratoire Analyse de Scènes Naturelles, 1 cours du Général de Gaulle, BP 201, 33175 Gradignan Cedex
(3) Institut National de la Recherche Agronomique, Centre de Recherche d`Orléans, Unité de Science du Sol - SESCPF, BP 20619, 45166 Olivet Cedex
Résumé :
En Petite Beauce, les matériaux limono-argileux à argilo-limoneux (limons de Beauce) présentent fréquemment une augmentation de la teneur en argile avec la profondeur. L`actuelle couverture pédologique s`étant développée dans ces matériaux, une telle différenciation granulométrique peut résulter soit de processus pédologiques, soit de processus sédimentaires. L`origine de cette différenciation n`ayant pas été clairement établie, l`objectif de cette étude est de la discuter sur la base d`un ensemble d`analyses granulométriques.
La composition granulométrique de 138 horizons a été déterminée au laboratoire. Ces horizons étaient issus de 40 fosses pédologiques réparties sur un secteur d`environ 2 500 ha. Les résultats ont montré l`existence de deux groupes d`horizons caractérisés par des teneurs moyennes en argile de 31,5 et 37,2 %, et limon grossier de respectivement 29,8 et 23,8 %. Ces teneurs ainsi que le rapport LF/LG sont significativement différentes entre les deux groupes d`horizons au seuil de 1 %. Lorsqu`il y a localement superposition d`horizons appartenant à ces deux groupes, les horizons les moins argileux sont toujours situés au-dessus de ceux qui sont le plus argileux. La distribution verticale se fait donc toujours dans le même ordre.
De tels résultats indiquent que la différence de teneur en argile a pour origine deux apports successifs de sédiments éoliens ; il s`agit par conséquent d`une discontinuité d`origine sédimentaire.

1998 - Volume 5 - Numéro 3

Communication présentée au symposium n° 42 du 16è Congrès Mondial de l`IUSS. Montpellier, 1998. Réflexions sur les classifications des sols | p 201-205
Auteurs :
Ph. Duchaufour
Adresse :
Académie d`Agriculture de France, 18, rue de Bellechasse, 75007 Paris
Résumé :
La classification des sols se heurte à deux difficultés majeures : (1) le sol n`est pas un objet défini ; il s`insère dans un ` continuum écologique `; (2) la hiérarchie des unités oblige à faire des choix difficiles entre les caractères de base et leur importance relative. Trois types de classification ont été passées en revue : (1) les classifications hiérarchisées, qui n`évitent pas ces deux difficultés ; (2) les référentiels classiques, qui ne les corrigent que partiellement ; (3) les référentiels de type ` fuzzy ` (flou), qui sont plus proches de la réalité, mais n`évitent pas le risque de confusion, car l`utilisateur doit faire certains choix. La World Reference Base paraît être un compromis satisfaisant, dans la mesure où elle est logique, flexible et facile à utiliser.

1997 - Volume 4 - Numéro 1

Caractérisation des sols et paysages des garrigues méditerranéennes | p 27-42
Auteurs :
M. Bornand(1), J.M. Robbez-Masson(1), A. Donnet(1) et B. Lacaze(2)
Adresse :
(1) ENSA. M-INRA. - U.F.R.Science du Sol - Place Viala - 34060 Montpellier Cedex 01
(2) CEFE-CNRS -1919 route de Mende - BP 50551 - 34033 Montpellier Cedex 01
Résumé :
Les garrigues calcaires méditerranéennes sont des milieux présentant une grande hétérogénéité dans les caractéristiques des sols et une extrême variabilité dans leur distribution spatiale. Une typologie des sols et des paysages est établie dans des écosystèmes ; elle met particulièrement l`accent sur les relations pouvant exister entre les couvertures pédologiques et végétales. Sur cette base, une cartographie détaillée des sols et des paysages est réalisée au sein d`aires d`extension limitée représentatives de la diversité de ces espaces naturels : elle sert de référence locale de terrain pour réaliser une extrapolation spatiale des données à de vastes territoires. Pour ce faire, une procédure de traitements et d`analyse d`images satellitaires a été utilisée, basée sur le principe d`une classification tenant compte du voisinage spatial. Une confrontation est alors réalisée entre l`image classique obtenue et les cartes découlant de la prospection directe de terrain. Celle-ci permet d`évaluer la pertinence et les insuffisances des hypothèses émises au départ sur les relations sol-végétation. Des améliorations de la démarche sont alors proposées pour une meilleure discrimination des unités.

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