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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Céline Collin Bellier (présidente de l'Afes)
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

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15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
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Recherche : 37 articles sur 31 numéros
Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Analyse de la diversité des sols et des micro-organismes telluriques à l’échelle d'un paysage : approche par cartographie numérique | p 35-52
Auteurs :
C. Swiderski, N.P.A. Saby, C. Ratié, C. Jolivet, D. Arrouays, S. Dequiedt, P.-O. Redon
Résumé :
L’Observatoire pérenne de l’environnement (OPE) de l’ANDRA a mis en œuvre depuis 2007 un réseau d’inventaires et d’observations à long terme des différents milieux de l’environnement sur un territoire de 240 km2 dans les partements de la Meuse et de la Haute-Marne. Un réseau de suivi et d’observation de la qualité des sols a ainsi été mis en place selon un maillage systématique en suivant un protocole d’échantillonnage et d’analyse de type « RMQS » conduit à l’échelle du paysage sur une grille de 1,5 km x 1,5 km. Des prélèvements d’échantillons composites ont été effectués lors de 4 campagnes successives entre 2009 et 2012 sur un total de 127 sites, dont 57 disposaient en plus d’une fosse pédologique. Les propriétés physico-chimiques (texture, carbone, pH, calcaire, azote, CEC, phosphore assimilable, cations échangeables et éléments majeurs totaux) et microbiologiques (structure des communautés microbiennes) ont été analysées dans le but d’établir un état de référence des sols de la zone d’observation. Ces observations ont servi de base à une analyse statistique afin de comprendre la distribution spatiale de la diversité pédologique et des micro-organismes telluriques à l’échelle d’un paysage, et les facteurs qui la pilotent. Pour cela, nous avons eu recours aux techniques de cartographie numérique. Nous avons ainsi couplé des analyses en composantes principales (ACP) sous contraintes spatiales avec des outils de régression et de géostatistique (krigeage universel). Les ACP ont été réalisées sur trois matrices différentes regroupant respectivement les données des principales propriétés pédologiques, les communautés bactériennes et les communautés de champignons toutes deux caractérisées par les empreintes moléculaires issues des analyses de type ARISA. Nous avons ensuite tenté d’expliquer les trois premiers axes de chacune des ACP en les mettant en relation avec des covariables environnementales dont la couverture spatiale est exhaustive sur la zone d’étude. Deux algorithmes ont été testés : les arbres de régressions boostés implémentés dans la librairie « gbm » et dans la librairie Cubist du logiciel de statistique R. Les covariables environnementales retenues sont : (1) les rivées morphométriques issues du MNA à la résolution de 25 mètres (15 variables), (2) l’occupation du sol, (3) le fond géologique (carte géologique à 1/50 000) et (4) les unités cartographiques du sol issues de la carte pédologique à 1/50 000. Enfin, les résidus des moles de régression ont été interpolés par des techniques géostatiques. L’ensemble de la procédure a été valie par validation croisée.
Malgré une relative homogénéité, les propriétés physico-chimiques des sols se distribuent selon la nature géologique et pédologique de la zone ainsi que selon la géomorphologie du paysage (MNA et ses rivées) et l’occupation du sol. La structure génétique des communautés bactériennes et fongiques présente des structures spatiales moyennement marquées à l’échelle du paysage. Les communautés bactériennes s’organisent selon la morphologie du relief (rugosité, orientation des pentes), les unités cartographiques des sols et les structures hydrologiques (distance au plus proche court d’eau). La distribution des communautés fongiques est impactée par la topographie, et les structures hydrographiques. La performance des 6 moles construits mesurée par le R² varie de 0,13 à 0,94. Nos résultats confirment qu’il est possible d’identifier et de hiérarchiser les filtres environnementaux qui pilotent les diversités physico-chimiques et biologiques du sol à l’échelle d’un paysage.
Comportement physique et propriétés des Topovertisols de la région semi-aride de la Tunisie | p 65-76
Auteurs :
H. Ben Hassine, M. Bouraoui, M. Ben Youssef et C. Zidi
Résumé :
Afin d’approfondir les connaissances sur l’un des sols les plus aptes à la production de cultures annuelles pluviales en Tunisie et en vue d’étudier son comportement vis-à-vis de la rétention en eau, cinq vertisols topomorphes (Topovertisols) dont quatre sont situés dans la vallée de l’oued Miliane (Nord-Est de la Tunisie), ont été échantillonnés par tranches de 20 cm sur un mètre de profondeur. Des analyses physico-chimiques ont permis de caractériser la granulométrie, les teneurs en matières organiques et la capacité d’échange cationique. Des échantillons ont été soumis à une analyse du retrait afin de mieux connaître la répartition de l’eau en fonction des différentes composantes de la structure du sol.
Les résultats obtenus confirment l’abondance de la fraction argileuse, la réaction alcaline des solutions, la salinité négligeable et la plus forte richesse des horizons supérieurs en matière organique, malgré des teneurs relativement modestes dans l’ensemble. La capacité d’échange cationique passe souvent 30 cmol.kg-1. La caractérisation du retrait a été discutée sur la base de la connaissance des types d’eaux retenues dans les différents pores (vides) qui se répartissent en eau interpédique (inter-agrégats), structurale (intra-agrégats), plasmique (au sein de la masse d’argile) et résiduelle (adsorbée sur les surfaces des argiles). En premier lieu, la variation de volume des sols consécutive à l’humectation-dessiccation est importante et donc compatible avec les structures vertiques crites in-situ. L’analyse de la courbe de retrait permet d’identifier des points singuliers spécifiques à différents types d’eau et d’organisation du sol. Des relations statistiques ont pu être établies entre la capacité d’échange et l’eau de la fraction argileuse au sens granulométrique. Cette dernière termine largement les propriétés aux différents points singuliers de la courbe de retrait. On peut alors accéder à l’eau utile pour la végétation avec l’avantage d’être obtenue sur des échantillons macroscopiques et non sur de la terre tamisée. Ces vertisols confirment leur statut de réservoirs d’eau pour les cultures annuelles et leur richesse chimique par les fortes proportions de sites d’échange offerts par les colloïdes argileux. Leur faible teneur en matières organiques, qui devraient donner davantage de stabilité à la structure, constitue le point faible pour de tels types de sols. L’abondance des argiles et la présence de carbonates atténueraient cependant ce ficit et favoriseraient la stabilité des agrégats.

2014 - Volume 21 - Numéro 1

Le programme Base de Données des Analyses de Terre (BDAT) : bilan de 20 ans de collecte de résultats d’analyses. | p 141-150
Auteurs :
Saby N.P.A., Lemercier B., Arrouays D., Leménager S., Louis B.P., Millet F., Paroissien J.-B., Schellenberger E., Squividant H., Swiderski C., Toutain B., Walter C., Bardy M.
Résumé :
Le programme Base de Données des Analyses de Terre (BDAT) regroupe depuis vingt ans les résultats d’analyses d’horizons de surface de sols cultivés, effectuées sur l’ensemble du territoire national, à la demande d’agriculteurs, par des laboratoires agréés par le Ministère en charge de l’agriculture. Cet article a pour objectif de présenter les derniers résultats produits par ce programme. Il aborde successivement la présentation de l’organisation du programme, des veloppements méthodologiques connexes et des principaux résultats sur le statut et l’évolution des propriétés des horizons de surface des sols cultivés. A ce jour, la BDAT recense 22 830 147 résultats analytiques provenant de 1 962 238 échantillons récoltés sur la période 1990-2009. L’analyse de ces données permet par exemple de mettre en évidence à l’échelle nationale une forte hétérogénéité spatiale de la richesse en phosphore assimilable, des baisses des teneurs en carbone des sols initialement les plus pourvus et d’une hausse généralisée des pH des sols non calcaires. Cependant, les biais statistiques inhérents à la stratégie d’échantillonnage adoptée peuvent être importants et difficilement quantifiables. Des précautions doivent être prises pour interpréter les résultats issus d’analyses d’une telle base de données. Cependant, le programme BDAT constitue une source d’informations importante sur la variabilité des propriétés des horizons de surface des sols cultivés et les résultats statistiques agrégés sont aujourd’hui librement disponibles sur internet (http://bdat.gissol.fr).

2013 - Volume 20 - Numéro 2

marche statistique pour la sélection des indicateurs par Random Forests pour la surveillance de la qualité des sols. | p 127-136
Auteurs :
S. Taibi-Hassani, J.-C. Thoisy-Dur, P. Lepelletier, J. Bodin, N. Bennegadi-Laurent, J.-J. Bessoule, A. Bispo, J. Bodilis, R. Chaussod, N. Cheviron, J. Cortet, S. Criquet, J. Dantan, S. Dequiedt, O. Faure, C. Gangneux, J. Harris-Hellal, M. Hedde, A. Hitmi, M. Le Guedard, M. Legras, G. Pérès, C. Repinçay, L. Rougé, N. Ruiz, I. Trinsoutrot-Gattin, et C. Villenave
Résumé :
Le volume des données finies dans le programme Bioindicateurs 2 (Ademe) et le très grand nombre de variables biologiques à tester (une centaine) nécessitent des techniques d’analyse telles que les Random Forests qui peuvent s’affranchir du problème de multi-colinéarité pour la sélection d’indicateurs sensibles aux différents facteurs étudiés.
La méthodologie des Random Forests consiste en la sélection des variables les plus discriminantes. Ainsi nous avons recherché la meilleure sélection en étudiant l’ensemble des variables biologiques représentant la Microflore et la Faune. Cette marche a porté sur l’ensemble des indicateurs d’effet issus du programme Bio2, les indicateurs de la flore et d’accumulation (escargot) n’ayant pas été traités. Ces travaux ont été mis en œuvre sur les trois facteurs de discrimination: l’usage des sols, les niveaux de contamination en ETM, et les niveaux de contamination en polluants organiques.
Nous avons ensuite regroupé les variables les plus discriminantes issues de chaque analyse par RF. Une analyse discriminante linéaire a ensuite été mise en œuvre pour chaque facteur en vue d’élaborer un mole prédictif.

2012 - Volume 19 - Numéro 2

La qualité des sols : associer perceptions et analyses des scientifiques et des viticulteurs | p 79-89
Auteurs :
P. Coll, R. Le Velly, E. Le Cadre et C. Villenave

2012 - Volume 19 - Numéro 3

Evolution des teneurs en carbone organique dans l'horizon de surface des sols cultivés en Alsace : Analyse à partir de la Base de Données de Analyses de Terre | p 179-192
Auteurs :
C. Swiderski, N.P.A. Saby, J.P. Party, J. Sauter, R. Köller, P. Vandijk, B. Lemercier, D. Arrouays
Résumé :
La Base de Données des Analyses de Terre (BDAT) regroupe les résultats d’analyses d'horizons de surface des sols de parcelles agricoles effectuées à la demande des agriculteurs sur l’ensemble du territoire national par les laboratoires agréés par le Ministère en charge de l’agriculture. Les données sont identifiées par le lieu et la date de prélèvement. La base de données permet de suivre la variabilité des caractéristiques de l’horizon de surface des sols cultivés et leur évolution au cours du temps.
Les enjeux agronomiques et environnementaux concernant la matière organique sont majeurs, mais l’évolution de sa teneur dans les sols à l’échelle nationale ou régionale reste encore peu renseignée. L’objectif de ce travail est de mettre en évidence et de quantifier les évolutions temporelles des teneurs en carbone organique dans les sols à partir des 47794 données disponibles dans la BDAT, à l’échelle de la région Alsace, sur une période s’étalant de 1990 à 2009. Des synthèses cartographiques et des statistiques menées sur les données brutes et les données agrégées au niveau cantonal ont permis de mettre en évidence une évolution significative des teneurs en carbone organique pour 28% des cantons (dont 18,5% en diminution). Une procédure de ré-échantillonnage a été mise en place afin de réduire le biais inhérent à la méthode de collecte des analyses.
La BDAT est une source d’informations peu coûteuse et facilement mobilisable. La poursuite de la collecte permettra d’avoir plus de recul et de confirmer ou d’infirmer les tendances d’ores et jà observées. Une piste d’amélioration consisterait en un géoréférencement plus précis des échantillons prélevés afin de pouvoir relier plus aisément les données de la BDAT avec d’autres données du dispositif du Gis Sol (RMQS, BDETM) ou des données sur les facteurs de la pédogenèse.

2011 - Volume 18 - Numéro 4

Une analyse des facteurs de contrôle de la distribution des teneurs en carbone des horizons superficiels des sols de Corse | p 259-269
Auteurs :
Y. Grosset, A.C. Richer de Forges, J. Demartini, N.P.A. Saby, M. P. Martin, J. Meersmans, D. Arrouays

2008 - Volume 15 - Numéro 1

Représentation cartographique nationale d`un Indice cantonal d`Acceptabilité des sols à l`Épandage agricole de boues de stations d`épuration calculé à partir de la Base de Données nationale d`Analyses de Terre | p 37-50
Auteurs :
Ch. Schvartz(1), J. Thorette(2) (3) et S. Follain(1) (4)
Adresse :
1) Institut Supérieur d`Agriculture, 48 boulevard Vauban, 59046 Lille cedex
2) INRA, US 1106, Unité Infosol, 2163 avenue de la Pomme de Pin - CS 40001 - Ardon, 45075 Orléans Cedex 2
3) Institut Français de l`Environnement, 5 route d`Olivet, BP 16105, 45061 Orléans cedex 2
4) INRA -ENSAM, UMR-LISAH - SupAgro, 2 place Viala, 34060 Montpellier cedex 1
Résumé :
L`augmentation prévisible de la production de boues de stations d`épuration pose de façon nouvelle la question de leur gestion. L`épandage agricole de ces boues est encadré par une réglementation précise et limité par les conditions techniques de sa faisabilité agronomique. A partir de ces contraintes, nous avons établi un indice visant à évaluer la faisabilité de cet épandage à l`échelle cantonale. Les informations relatives aux sols ont été tirées de la Base de Donnée nationale d`Analyses de Terre. Chaque indice étant relié à un canton, il a été possible de donner une représentation cartographique nationale de l`information obtenue.
Il apparaît que la restriction principale est induite par la réglementation qui interdit l`épandage lorsque le pH du sol est inférieur à 6. Dans le cas des boues chaulées, ce seuil est abaissé à 5 : le pH n`est alors plus un obstacle et les zone potentiellement favorables sont nettement augmentées. L`épandage des boues est alors directement concurrencé par celui des effluents d`élevage dans les régions où ils sont abondants. L`épandage agricole des boues de STEP est également compliqué par le fait que ces boues sont produites à proximité des zones urbaines et que leur transport vers des territoires plus agricoles est économiquement peu intéressant. Au bilan, il ressort que, si le chaulage est une solution nécessaire à l`établissement d`une filière solide pour la valorisation agricole des boues de STEP, il reste indispensable de mettre en place des filières alternatives complémentaires et d`envisager la gestion des chets organiques de façon globale à l`échelle des territoires.
Cet indice doit toutefois être interprété relativement à son échelle et ne dispense pas d`une expertise à la parcelle préalable à l`épandage.

2008 - Volume 15 - Numéro 3

Evolution du pH et de la CEC de sols du Nord de la France en fonction des doses de chaulage (CaCO3) - Influence du carbone organique | p 161-170
Auteurs :
H. Ciesielski(1), T. Sterckeman(2), J.-Y. Baliteau(3), G. Caria(1), V. Goutiers(1) et J.-P. Willery(1)
Adresse :
1) INRA Laboratoire d`Analyses des Sols, 273, rue de Cambrai, 62000 Arras
2) INPL (ENSAIA)/INRA Laboratoire Sols et Environnement, 2, avenue de la Forêt de Haye, 54505 Vandoeuvre-lès-Nancy
3) Laboratoire SADEF, rue de la station, 68700 Aspach-le- Bas.
Résumé :
L`évolution du statut acido-basique de 35 sols agricoles du Nord de la France consécutive à des apports de carbonate de calcium a été étudiée. Les données utilisées proviennent d`essais réalisés en laboratoire et de mesures effectuées après une période d`incubation de deux mois.
On montre que la termination du carbone minéral solubilisé dans des extraits de sol en présence d`oxalate d`ammonium permet de tecter de faibles quantités de carbonate de calcium, inaccessibles aux méthodes de termination volumétriques classiques à moins d`aménagements drastiques.
Tant que la phase calcaire n`est pas en excès, l`augmentation du pH est reliée aux quantités de carbonate de calcium apportées par une relation qui pour être applicable à l`ensemble des sols examinés, ne fait intervenir que leurs seules teneurs en carbone organique selon :
pH = pH0 + (10/[C]).[CaCO3]ajouté.
Une autre relation est mise en évidence pour crire les variations de la capacité d`échange cationique (CEC) en fonction de celles du pH. Elle conduit à un mole proche de celui proposé précédemment pour estimer les quantités de carbonate de calcium nécessaires pour amener le pH des types de sols étudiés à une valeur donnée.

2008 - Volume 15 - Numéro 4

Influence du pH des sols sur les fractions d`éléments traces extraites* ou diffusées** - (*) Par une solution de CaCl2 - (**) En présence de gels DGT (Diffusive Gradient in Thin films) | p 225-240
Auteurs :
H. Ciesielski(1), J.-C. Fischer(2), A. Guérin-Lebourg(1), N. Proix(1) et C. Gabelle(2)
Adresse :
1) INRA - Laboratoire d`Analyses des Sols, 273 rue de Cambrai, 62000 Arras, France
2) USTL - Laboratoire ` Processus et Bilans des Domaines Sédimentaires `, équipe de Chimie Analytique et Marine, UMR CNRS 8110, Université des Sciences et Technologies de Lille (Lille 1), 59655 Villeneuve d`Ascq Cedex, France
Résumé :
Les quantités d`éléments traces extraites dans les sols par des réactifs chimiques non tamponnés sont fortement influencées par le pH. Cette propriété est mise à profit dans ce travail pour comparer les quantités extraites par une solution de chlorure de calcium aux quantités diffusées au contact de gels DGT (Diffusive Gradient in Thin Films). Pour cela on utilise des sols pollués et non pollués, acides ou proches de la neutralité, ayant subi des apports croissants de carbonate de calcium. Les variations induites par le pH présentent de fortes similitudes pour les deux méthodes et peuvent se crire à l`aide de relations de même nature. Pour l`ensemble des éléments traces étudiés (Cd, Cu, Ni, Pb, Zn) ainsi que pour le manganèse, on a pu améliorer les relations entre les quantités extraites et les quantités diffusées par la prise en compte du pH et de la teneur en carbone organique des sols consirés.

2007 - Volume 14 - Numéro 1

Effets du pH sur l`extraction des éléments traces métalliques dans les sols | p 7-30
Auteurs :
H. Ciesielski, A. Guérin-Lebourg et N. Proix
Adresse :
INRA - Laboratoire d`Analyses des Sols
273 rue de Cambrai
62000 Arras
France
Résumé :
Il existe de nombreuses méthodes d`extraction pour caractériser le comportement des éléments traces métalliques (ETM) dans les sols. Si cette diversité atteste de la complexité des applications visées, nutrition des plantes ou pollution des sols, elle complique singulièrement le choix des utilisateurs. L`objet de ce travail est d`apporter des précisions sur le mode d`action de quelques réactifs courants pour en faciliter la sélection, tout en essayant de mieux cerner les mécanismes physico-chimiques mis en œuvre.
Pour cela, nous utilisons des échantillons de sols agricoles non pollués et pollués en Cd, Pb et Zn que nous avons préalablement traités avec des doses croissantes de carbonate de calcium. Cette façon de faire nous permet de mettre en évidence l`influence préponrante sur les quantités extraites du pH du milieu consiré, la valeur de ce dernier résultant du pH initial des échantillons et de la compétition entre deux pouvoirs tampons, celui du sol et celui du réactif d`extraction. Cette observation s`applique à des réactifs aussi différents que des solutions de sels neutres (CaCl2, NH4NO3) ou des solutions complexantes à base de DTPA ou d`EDTA. Dans le premier cas, en provoquant une forte diminution des quantités extraites lorsqu`il augmente, le pH s`avère être un facteur parfois plus discriminant que les teneurs totales pour expliquer les différences observées entre sols pollués et non pollués. Dans le second, hormis certains cas qui pourraient s`expliquer par un effet de compétition entre cations métalliques : une stabilité du pH des extraits entraîne celle des fractions d`ETM mises en solution, une augmentation se traduit par leur diminution et inversement.
On note de fortes analogies de comportement entre le cadmium, le cuivre, le nickel, le plomb et le zinc vis à vis d`un même réactif et, malgré la diversité des protocoles d`extraction utilisés, vis à vis de réactifs différents. On met également en évidence de nombreuses relations entre les quantités extraites, le pH et la teneur en carbonate de calcium des échantillons. Dans ces conditions on peut envisager, au fur et à mesure que le pH évolue, et avant que n`interviennent d`éventuelles réactions de précipitation, des compétitions entre mécanismes de rétention communs à l`ensemble des éléments qui, en se superposant aux modifications éventuelles du statut des espèces minéralogiques présentes, vont terminer les quantités solubilisées.
Au final ce travail précise et renforce les connaissances que nous avons sur le mode d`action des différents réactifs, ce qui devrait en assurer une utilisation plus pertinente, en sachant notamment, qu`ils peuvent parfois donner une image différente d`un même phénomène.
Abstraction faite des zones de précipitation que nos conditions expérimentales ne font qu`effleurer et au sein desquelles chaque élément va évoluer de façon spécifique, notre étude met en évidence de fortes similitudes de comportement avec pour conséquence, la possibilité de pouvoir envisager, à terme, une généralisation. Dans certains cas nous proposons de privilégier le rôle de la matière organique, la compétition avec les protons influençant à la fois la densité des sites d`échange et les réactions de complexation sur la phase solide.

2007 - Volume 14 - Numéro 4

Une analyse des stratégies d`échantillonnage des réseaux de surveillance de la qualité des sols en Europe | p 317-326
Auteurs :
X. Morvan(1,2), A. Richer de Forges(1), D. Arrouays(1), C. Le Bas(1), N. Saby(1), R.J.A. Jones(3), F.G.A. Verheijen(3), P. Bellamy(3), M. Kibblewhite(3), M. Stephens(3), A. Freudenschuss(4), P. Strauss(5), H. Spiegel(6), A. Verdoodt(7), E. Goidts(8), G. Colinet(9), T. Sishkov(10), N. Kolev(10), V. Penizek(11), J. Kobza(11), T. Balström(12), P. Penu(13), T. Köster(14), C. Jolivet(1), R. Baritz(15), C. Kosmas(16), J. Berényi Üveges(17), G. Becher(18), J.P. Renaud(19), A.H. Arnoldussen(20), P. Pavlenda(21), P. Neville(22), P. Michopoulos(23), E. Herzberger(24), P. Simoncic(25), D. Fay(26), V.V. Buivydaite(27), A. Karklins(28), J. Kobza(29), S. Camilleri(30), S. Sammut(30), A. Higgins(31), C. Jordan(31), M. Rutgers(32), J. Niedzwiecki(33), T. Stuczynski(33), M. C. Goncalves (34), R. Dias Mano(35), C. Simota(36), A. Lilly(37), G. Hudson(37), M. Olsson(38), H. Lilja(39), I. Simo Josa(40), M. Zupan(41) et S. Sleutel(42)
Adresse :
(1) INRA, Unité Infosol, US1106, Centre de recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 OLIVET Cedex, France
(2) Université de Reims Champagne-Ardennes, Gegena, EA 3795, CREA, 51100 REIMS, France
(3) Cranfield University, Silsoe Bedfordshire, MK45 4DT UK, United Kingdom
(4) Umweltbundesamt GMBH, Spittelauer Lände 5, 1090 Wien, Austria
(5) Institute for Land and Water Management Research, Federal Agency for Water Management, Pollnbergstraße 1; A-3252 Petzenkirchen, Austria
(6) Austrian Agency for Health and Food Safety; Spargelfeldstraße 191, A-1226 Wien, Austria
(7) Ghent University, Laboratory of Soil Science, Krijgslaan 281 (S8), B-9000 Gent, Belgium
(8) Université Catholique de Louvain, Unité de Géographie, Bâtiment Mercator, Place Pasteur, 3, B-1348 Louvain-la-Neuve, Belgium
(9) Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux, Laboratoire de Géopédologie, Passage des déportés 2, B-5030 Gembloux, Belgique.
(10) Institute of Soil Science Nikola Poushkarov, 7 Shosse Bankya str., 1369, 1080 Sofia, Bulgaria
(11) University of Life Sciences Prague, Department of Soil Science and Geology, Kamycka 129, 165 21 Prague, Czech Republic.
(12) Institute of Geography & Geology, University of Copenhagen, Oster Voldgade 10, DK-1350 Copenhagen K, Denmark
(13) Agricultural Research Centre, Teaduse 4-6, Saku, 75501 Harjumaa, Estonia
(14) Estonian University of Life Sciences, Kreutzwaldi 1, 51014 Tartu, Estonia
(15) Bundesanstalt Fuer Geowissenschaffen Und Rohstoffe, Stilleweg, Hannover, 30655, Germany
(16) Agricultural University of Athens, Laboratory of Soils and Agricultural Chemistry, Iera Odos 75, Athens 11855, Greece
(17) Central Service for Plant Protection and Soil Conservation, H-1118 Budapest, Budaörsi út 141–145, Hungary
(18) Institute for World Forestry, Leuschnerstr. 91, 21031 Hamburg, Germany
(19) Inventaire forestier national, 45290 Nogent-sur-Vernisson, France
(20) Norwegian Forest and Landscape Institute, Raveien 9, N-1431 Aas, Norway
(21) National Forest Centre, T. G. Masaryka st. 22, SK-96092 Zvolen, Slovakia
(22) Coillte, The Irish Forestry Board, Newtownmountkennedy, Co. Wicklow, Ireland
(23) Forest Research Institute of Athens, Terma. Alkmanos, Athens 11528, Greece
(24) Federal Research and Training Centre for Forests, Natural Hazards and Landscape, Seckendorff-Gudent-Weg 8, A-1131 Vienna, Austria
(25) Slovenian Forestry Institute, Vecna pot 2 , SI 1000 Ljubljana, Slovenia
(26) Teagasc – The irish Agriculture and Food Development Authority, Oak Park, Carlow, Ireland
(27) Agronomy Faculty, Lithuanian University of Agriculture, Studentu St. 11, LT-53361, Akademija, Kaunas R., Lithuania
(28) Institute of Soil and Plant Sciences, Latvia University of Agriculture, Liela iela 2, Jelgava, LV 3001, Latvia
(29) Soil Fertility Research Institute, Gagarinova 10, SK-82713, Bratislava, Slovakia
(30) Ministry for Rural Affairs and the Environment, National Agricultural Research & Development Centre, Ghammieri, Marsa, Malta
(31) Agri-Food & Biosciences Institute, Newforge Lane, Belfast BT9 5PX, Northern Ireland, UK
(32) Laboratory for Ecological Risk Assessment, National Institute for Public Health and the Environment (RIVM), P.O. BOX 1, 3720 BA Bilthoven, The Netherlands
(33) Institute of Soil Science and Plant Cultivation – National Research Institute, ul. Czartoryskich 8, 24-100 Pulawy, Poland
(34) Estação Agronómica Nacional, Quinta do Marquês, 2784-505 Oeiras, Portugal
(35) INRB, Laboratory of Agricultural Chemistry Rebelo da Silva (LQARS), Tapada da Ajuda Apartado 3228, P-1301-903 Lisboa, Portugal
(36) Research Institute for Soil Science and Agrochemistry, Bd. Marasti, no. 61, 71331 Bucharest, Romania
(37) Macaulay Institute, Craigiebuckler, Aberdeen, AB15 8QJ, United Kingdom.
(38) Department of Forest Soils, Swedish University of Agricultural Sciences, Box 7001, SE 750 07 Uppsala, Sweden
(39) MTT, Plant Production Research, Soil and Plant Nutrition, 31600 Jokioinen, Finland
(40) Secció d`Avaluació de Recursos Agraris, Departament d`Agricultura, Ramaderia i Pesca, Generalitat de Catalunya, Av. Rovira Roure 191, 25198, Lleida, Spain
(41) University of Ljubljana, Biotechnical Faculty, Agronomy department, Jamnikarjeva 101, 1000 Ljubljana, Slovenia
(42) Ghent University, Department of Soil Management and Soil Care, Coupure Links 653, Gent, Belgium
Résumé :
Dans le cadre du projet ENVASSO (Environmental assessment of soil for monitoring), qui vise à proposer un cadre commun pour l`harmonisation de la surveillance des sols en Europe, nous avons réalisé une synthèse, la plus exhaustive jusqu`à maintenant à notre connaissance, des différentes stratégies d`échantillonnage utilisées par les différents réseaux de suivi de la qualité des sols en Europe. Des réseaux de mesure existent dans les 27 pays européens, la plupart membres de l`Union Européenne, leurs stratégies d`échantillonnage (sélection des sites de surveillance, surface des sites, nombre de sous-échantillons prélevés, pas de temps d`échantillonnage, stratégie d`échantillonnage du sol) sont toutefois très hétérogènes. L`harmonisation des stratégies des réseaux représente donc un problème licat : en effet, la plupart des changements proposés entraînerait la quasi impossibilité de comparer les résultats avec ceux des campagnes de mesure précédentes. Il paraît cependant nécessaire d`harmoniser les réseaux de surveillance européens afin de pouvoir les comparer entre eux. Les propositions formulées vont dans ce sens. Nous estimons que plus de 4000 sites devraient être ajoutés aux sites existants pour obtenir une couverture satisfaisante des sols d`Europe. Nous recommandons que la taille minimale d`un site soit de 100 m², et n`excède en général pas plus de 1 ha. La recommandation faite afin d`harmoniser les réseaux de mesure européens est de prélever au moins 4 sous-échantillons, ce nombre étant à adapter en fonction de la surface du site de surveillance et/ou de la variabilité spatiale intra-site, si celle-ci est connue. Nous conseillons un pas de temps de l`ordre de 10 ans entre deux campagnes de prélèvement. Des recommandations sont également formulées quant à la stratégie verticale d`échantillonnage, la mesure des densités apparentes, la préparation et la conservation des échantillons. Il reste qu`une telle harmonisation demandera un effort consirable à de nombreux pays et il n`est pas certain qu`ils aient tous la capacité de respecter les propositions faites dans le cadre de cette étude. Quoi qu`il en soit, le projet ENVASSO permet d`asseoir une nouvelle base sur laquelle il sera possible de s`appuyer pour parvenir à cette harmonisation.

2006 - Volume 13 - Numéro 1

Caractérisation physico-chimique des sols à l`échelle d`une région naturelle à partir d`une compilation de données - Exemple des sols du massif forestier landais | p 7-22
Auteurs :
L. Augusto(1), V. Badeau(2), D. Arrouays(3), P. Trichet(4), J.L. Flot(5), C. Jolivet(3)L. Augusto(1), V. Badeau(2), D. Arrouays(3), P. Trichet(4), J.L. Flot(5), C. Jolivet(3) et D. Merzeau(6)
Adresse :
(1) I. N. R.A., UMR Transfert sol-plante et Cycle des éléments minéraux dans les écosystèmes cultivés. BP 81, 33883 Villenave d`Ornon Cedex, France.
(2) I. N. R.A., UMR Ecologie et Ecophysiologie Forestières. 54280 Champenoux Cedex, France.
(3) I. N. R.A., US InfoSol. Centre de Recherches d`Orléans, BP 20619, 45166 Olivet Cedex, France.
(4) I. N. R.A., UR Ecologie fonctionnelle et physique de l`environnement. 69, route d`Arcachon, 33612 Cestas Cedex, France.
(5) Département Santé des Forêts, Ministère Agriculture, DGFAR. 19 avenue du Maine, 75732 Paris Cedex 15, France.
(6) Institut pour le Développement Forestier - CPFA. Maison de la Forêt, 6 parvis des Chartrons, 33075 Bordeaux Cedex, France
Résumé :
Une compilation des données non publiées dans des revues à comité de lecture et concernant la physico-chimie des sols du massif forestier landais a été réalisée. Au total, ce sont des analyses provenant de 229 profils de sol qui ont été mises en base de données. Le traitement statistique de cette base a permis de mettre en évidence le rôle central de la teneur en carbone de ces sols sur leurs propriétés physico-chimiques (pH ; CEC ; stocks en nutriments). Ce comportement est principalement lié à la quasi absence de phase minérale réactive, ce qui confère alors aux matières organiques du sol l`essentiel des rôles d`échanges ioniques et de stockage de certains nutriments.
La composition des sols distingue assez nettement les régions forestières du massif (Dunes littorales ; Plateau Landais ; Bazadais). Au sein du plateau landais, il existe des différences dans la physico-chimie des sols en fonction de la typologie des stations, mais elles sont relativement peu marquées pour la majorité des variables (comme le C/N) par rapport aux résultats des études antérieures, géographiquement plus ponctuelles.
Ce travail met en évidence
i) la contribution potentiellement intéressante des données non publiées dans des revues à comité de lecture,
ii) la nécessité de vérifier et d`homogénéiser les données selon les différentes méthodologies employées.

2006 - Volume 13 - Numéro 3

Suivi des teneurs en carbone organique et en phosphore extractible dans les sols agricoles de trois régions françaises - Analyse à partir de la Base de Données des Analyses de Terre | p 165-180
Auteurs :
B. Lemercier(1), C. Walter(1), C. Schvartz(2) , N. Saby(3), D. Arrouays(3) et S. Follain(2)
Adresse :
(1) UMR INRA / Agrocampus Rennes Sol, Agronomie et Spatialisation - 65 rue de Saint-Brieuc, CS 84215, 35042 Rennes
(2) ISA, Laboratoire Sols et Environnement - 48 boulevard Vauban, 59046 Lille Cedex
(3) INRA CR d`Orléans, Unité INFOSOL - Avenue de la Pomme de Pin, BP 20619 Ardon, 45166 Olivet Cedex 2
Résumé :
La Base de Données des Analyses de Terre (BDAT) regroupe les résultats d`analyses effectuées sur l`ensemble du territoire national par des laboratoires agréés par le Ministère de l`agriculture, à la demande d`agriculteurs. Les analyses disponibles et valies sont réparties en deux ensembles, selon leur date de réalisation : de 1990 à 1994 et de 1995 à 1999. Une base de données similaire a été constituée en Bretagne à partir d`analyses de terre réalisées entre 1980 et 1985. Ces bases de données constituent une source d`information importante sur la variabilité des caractéristiques des horizons de surface des sols cultivés.
Les enjeux agronomiques et environnementaux autour du carbone organique et du phosphore extractible sont majeurs, mais l`évolution de leurs teneurs dans les sols aux niveaux national ou régional est très peu documentée. L`objectif de ce travail était d`étudier la possibilité de celer et quantifier des variations temporelles des teneurs en ces deux éléments à partir de la BDAT, dans des contextes pédoclimatiques variés. Cette étude a été menée sur les régions Bretagne, Limousin et Nord-Pas-de-Calais. Des traitements statistiques sur les données brutes et sur les données agrégées au niveau cantonal, complétés par des représentations cartographiques, ont permis de mettre en évidence des évolutions significatives des teneurs en carbone organique en Bretagne (diminution), et en phosphore extractible en Bretagne (augmentation) et en Nord-Pas-de-Calais (diminution).
Cependant, les biais statistiques inhérents à la stratégie d`échantillonnage adoptée sont importants et des précautions doivent être prises pour interpréter les résultats d`évolution des caractéristiques chimiques des sols. La mise en place d`une procédure de rééchantillonnage et les effectifs d`analyses très élevés limitent ces biais.
Puisqu`elle est une source d`information relativement peu coûteuse et simple à mobiliser, la BDAT est un outil clé du dispositif national de connaissance et de surveillance des sols, et le seul actuellement opérationnel pour le suivi des caractéristiques chimiques des horizons de surface des sols agricoles à petite échelle. A terme, le géoréférencement précis des prélèvements de terre permettra de relier les données de la BDAT à d`autres sources d`information sur les sols et leur occupation. La BDAT est complémentaire des autres programmes du GIS Sol (cartographie exhaustive des sols à différentes échelles) et de marches expérimentales dans lesquels les sols sont crits précisément et dans leur ensemble.
Analyses totales et pseudo-totales d`éléments en traces dans les sols - Principaux résultats et enseignements d`une collecte nationale | p 181-200
Auteurs :
D. Baize(1), N. Saby(1), W. Deslais(1), A. Bispo(2) et I. Feix(2)
Adresse :
(1) Science du Sol et INFOSOL - INRA – Centre d`Orléans – BP 20619 – 45166 Olivet Cedex
(2) ADEME Département Gestion biologique et sols. BP 90406 - 49004 ANGERS Cedex
Résumé :
Dans le cadre de la réalisation des plans d`épandage des boues de stations d`épuration, de très nombreuses analyses d`éléments traces métalliques (ETM) et de sélénium ont été effectuées depuis 1984 sur des échantillons de sols, sur l`ensemble du territoire.
C`est pourquoi, à la demande de l`ADEME, l`INRA d`Orléans a engagé un travail de collecte, d`informatisation et de traitement des données disponibles au plan national. La base de données ainsi constituée (en 1998) est maintenant mise à la disposition du GIS Sol. Elle livre sormais des informations inédites sur les teneurs totales ou pseudo-totales en ETM des sols agricoles français et sur leur répartition dans l`espace.
Huit éléments traces (Cd, Cu, Cr, Hg, Ni, Pb, Se et Zn) ont été analysés dans les horizons de surface de sols agricoles destinés à recevoir des épandages. Plus de 11 300 résultats d`analyses ont ainsi pu être rassemblés, irrégulièrement répartis sur le territoire français, dont une partie seulement a pu être géoréférencée avec précision.
L`ensemble des résultats des traitements statistiques et cartographiques sera publié prochainement sous deux formes : un fichier .pdf d`environ 80 pages ` prêt à imprimer ` et un cérom comportant la totalité du texte et des illustrations du rapport final (notamment toutes les cartes et tous les cartogrammes).
Le présent article reprend le plan du rapport final. Structuré en onze chapitres, il présente les principales caractéristiques de cette collecte, quelques résultats à titre indicatif et les principaux enseignements qu`il est possible d`en tirer grâce à de bonnes connaissances générales sur la géologie et la pédologie du territoire national.

2004 - Volume 11 - Numéro 1

Etude de l`effet à moyen et long terme des systèmes de culture sur la structure d`un sol limoneux-argileux du Nord du Bassin Parisien - Les enseignements de l`essai de longue durée d`Estrées-Mons (80) | p 11-20
Auteurs :
H. Boizard(1), G. Richard(2), P. Defossez(2), J. Roger Estrade(3) et J. Boiffin(2)
Adresse :
(1) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, Estrées-Mons, B.P. 136, 80203 Péronne cedex, France
(2) INRA, Unité d`Agronomie de Laon-Reims-Mons, 02007 Laon Cedex, France
(3) INA P-G, UMR d`Agronomie INRA-INAPG, BP 01, 78850 Thiverval-Grignon, France.
Résumé :
L`étude de l`évolution à moyen et long terme de la structure des sols préoccupe les agriculteurs du Nord du Bassin Parisien. En effet la fréquence parfois élevée des cultures de printemps (betterave, maïs, pomme de terre) dans la succession implique souvent des conditions d`intervention au semis ou à la récolte en conditions humides avec du matériel lourd et puissant. Un essai au champ de longue durée a été mis en place en 1989 à Mons en Chaussée en Picardie pour étudier l`évolution de la structure du sol sous l`effet de systèmes de culture représentatifs de cette région et se caractérisant par des risques de compactage très contrastés. Les trois systèmes de culture comparés comportent un labour annuel. Ils se différencient par la nature de la succession (pois/blé d`hiver/colza/blé d`hiver ou betterave/blé d`hiver/maïs/blé d`hiver) et par les règles de cision concernant les dates d`intervention lors des semis et des récoltes. Le suivi de la structure de la couche labourée est basé sur une approche morphologique permettant de crire la structure de l`horizon labouré tous les ans après implantation de chaque culture de la rotation. Cette description est complétée par une évaluation quantitative de la proportion, dans la couche labourée, d`éléments structuraux dont la porosité structurale est très faible à nulle (état interne ∆). Les résultats présentés dans cet article montrent que cet indicateur est sensible, variant fortement d`une année à l`autre et entre les trois systèmes de culture. Ils suggèrent également que les évolutions observées sont réversibles. Concernant la partie du sol située sous le fond du labour, des observations complémentaires, menées dans le cadre de cet essai, ont montré que le passage répété d`engins de récolte en conditions humides provoquait un tassement de la couche de sol sous-jacente à l`horizon labouré sur une dizaine de centimètres d`épaisseur.

2004 - Volume 11 - Numéro 3

Base de Données des Analyses de Terre : Procédure de collecte et résultats de la campagne 1995-2000 | p 235-254
Auteurs :
N. Saby(1), C. Schvartz(2), C. Walter(3), D. Arrouays(1), B. Lemercier(3), N. Roland(2) et H. Squividant(3)
Adresse :
(1) INRA CR d`Orléans, Unité INFOSOL, Avenue de la Pomme de Pin, BP 20619 Ardon - 45166 Olivet Cedex
(2) ISA, Laboratoire Sols et Environnement, 41, rue du Port - 59046 Lille Cedex
(3) UMR ENSA-INRA SAS, 65, rue de Saint-Brieuc CS 84215 - 35042 Rennes
Résumé :
A partir d`informations transmises par les laboratoires d`analyses de terre agréés par le Ministère en charge de l`Agriculture, une base de données des résultats d`analyses de terre a été constituée. Cette base de données concerne les analyses effectuées sur des échantillons de terre prélevés sur l`ensemble du territoire national entre 1995 et 2000. De telles bases ont jà été constituées au niveau régional depuis les années 80 et au niveau national sur la période 1990-1994.
Dans un premier temps, nous exposons la marche de la collecte qui s`articule autour d`étapes aujourd`hui clairement finies, avec notamment l`explicitation des procédures de validation des résultats d`analyses avant leur intégration à la base de données (validation informatique, analytique et géographique). Plus de 490 000 résultats d`analyses ont ainsi été rassemblés correspondant à plus de 4700 000 terminations. A partir de cet ensemble, une base de données cantonale a été construite par traitement statistique où la distribution de plusieurs terminations agronomiques est crite pour environ 2 800 cantons suffisamment renseignés parmi les 3511 existants.
Dans un deuxième temps, les données sont crites à la fois au niveau national et au niveau cantonal. La représentation cartographique à partir de critères statistiques montre des structures spatiales sur des grandes distances, y compris pour les propriétés à forte variabilité locale. Ces résultats confirment les acquis de la précédente campagne tout en permettant une caractérisation quantitative de ces structures. De plus, cette nouvelle campagne permet d`obtenir une cartographie plus exhaustive du territoire.
Cette marche consiste, par voie d`enquête et à moindres frais, à compiler de nombreux résultats, qui permettent d`obtenir une vision globale de l`ensemble d`un territoire et de gager des tendances. Elle vient en complément de marches expérimentales ou de programmes de cartographie et de surveillance du GIS Sol, mieux à même de caractériser les sols dans leur globalité et de celer leur évolution.

2004 - Volume 11 - Numéro 4

Action combinée des pratiques culturales et des lombriciens sur le sol - Morphologie porale, conductivité hydraulique et communautés lombriciennes suivant trois systèmes de culture | p 393-402
Auteurs :
M. Laman(1), G. Pérès(3), V. Hallaire*(1), P. Curmi(1)(2) et D. Cluzeau(3)
Adresse :
(1) INRA, Unité Sol et Agronomie Rennes Quimper, 65, route de Saint-Brieuc, 35042 Rennes
(2) ENESAD, Département Agronomie et Environnement, Équipe Milieu Physique et Environnement,
26, bd Dr Petitjean, BP 87999, 21036 Dijon Cedex
(3) CNRS, UMR 6553 `Ecobio` - Laboratoire d`Ecologie du Sol et de Biologie des Populations, Station Biologique,
35380 Paimpont
* Auteur correspondant : hallaire@roazhon.inra.fr
Résumé :
L`activité des lombriciens et les pratiques culturales entraînent des modifications de la porosité à différents niveaux d`analyse, notamment celui de la mésoporosité (pores de diamètre équivalent compris entre 30 et 1 000 μm), où l`eau peut être faiblement retenue ou s`écouler lentement. L`évolution de la structure des sols en zone tempérée, est peu crite à ce niveau d`analyse. L`objectif de cette étude est de comprendre, à travers la comparaison de trois systèmes de culture, les effets de communautés lombriciennes naturellement présentes et des pratiques culturales sur les relations entre la morphologie de la mésoporosité et le comportement hydrodynamique de l`horizon de surface d`un sol.
Le dispositif expérimental est composé d`une monoculture de maïs fertilisée au lisier, d`une rotation maïs/raygrass (1 an / 3 ans) en phase prairie également fertilisée au lisier et d`une prairie ancienne pâturée (association raygrass - trèfle blanc). L`horizon 0-10 cm du sol a fait l`objet d`une caractérisation morphologique de la mésoporosité par analyse d`images 2D desolution spatiale 40 μm.pixel-1 et de mesures de la porosité totale. Les courbes de conductivité hydraulique en fonction du potentiel matriciel ont été calculées à partir de mesures d`infiltration à quatre potentiels (-0,05 ; -0,2 ; -0,6 ; et -1,5 kPa) réalisées à la surface du sol à l`aide d`infiltromètres à disque. L`utilisation d`eau teintée au bleu de méthylène a permis d`identifier la porosité fonctionnelle. Les communautés lombriciennes, extraites au terrain, ont été caractérisées par le nombre d`individus, les espèces présentes et la structure écologique fonctionnelle (catégorie écologique couplée au stade de veloppement).
Les pratiques culturales influencent significativement les communautés lombriciennes en termes d`abondance des individus et de diversité fonctionnelle. Dans le maïs, le petit nombre de pores tubulaires est lié à la faible abondance de vers, en particulier des anéciques, et de racines. Dans la prairie pâturée, le tassement par piétinement de bovins affecte les pores d`assemblage d`agrégats. La forte conductivité hydraulique dans la prairie de rotation est due à une diversité lombricienne plus grande que dans le maïs et à l`absence de piétinement par rapport à la prairie pâturée. L`analyse morphologique de la mésoporosité a permi d`expliquer les différences de fonctionnement hydrodynamique mesurées entre les trois parcelles. Des relations entre communautés lombriciennes et propriétés physiques ont été analysées grâce à une méthodologie originale qui prend en compte la diversité des espèces, ainsi que des paramètres morphologiques et physiques correspondant à un niveau d`analyse peu exploré.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Analyse de représentativité de différentes configurations d`un réseau de sites de surveillance des sols | p 7-17
Auteurs :
D. Arrouays(1), J. Thorette(2), J. Daroussin(3) et D. King(3)
Adresse :
(1) INRA, Infosol, 45160 Ardon, France
(2) IFEN, 18 rue des Huguenots, 45000 Orléans, France
(3) NRA, Science du Sol, 45160 Ardon, France
Résumé :
L`objectif de ce travail est de tester différentes configurations d`implantation d`un réseau de surveillance des sols de type systématique. Nous montrons brièvement l`état d`avancement des réseaux de surveillance des sols en France. Nous présentons ensuite les principales stratégies retenues en Europe, en fonction des objectifs poursuivis. Pour finir la densité minimale acceptable d`un réseau systématique, nous générons des grilles de taille croissante (4, 8, 16, 32 km) que nous croisons avec la base de données géographiques des sols de France au 1 :1 000 000 ainsi qu`avec la couverture CORINE Land-Cover, d`occupation des sols. Nous calculons la statistique nationale des surfaces couvertes par les différentes combinaisons Sol/Occupation et nous la comparons avec la même statistique obtenue sur les points des différents réseaux. Nous montrons que la représentativité statistique se grade lorsque l`on passe à des mailles supérieures à 16 x 16 km. De plus, lorsque l`on augmente la taille des cellules, on note une forte hétérogénéité dans leur couverture régionale. Au plan de la représentativité locale, les résultats indiquent également la maille 16x16 comme la densité minimale acceptable.
Évaluation du ficit en matière organique des sols français et des besoins potentiel en amendements organiques | p 65-81
Auteurs :
O. Roussel, E. Bourmeau et Ch. Walter
Adresse :
(1) ORVAL, 169 avenue Georges Clémenceau, F- 92 735 Nanterre CEDEX
(2) UMR Sol, Agronomie, Spatialisation, ENSA-INRA, 65 rue de Saint-Brieuc, F-35 042 Rennes
Résumé :
Le premier objectif de cette étude est de fournir un ordre de grandeur de l`étendue et de la localisation des surfaces que l`on peut juger ficitaires en matière organique.
L`état des lieux présenté ici est basé sur l`utilisation des données issues d`une synthèse nationale des analyses de terre (Schvartz et al., 1997 ; Walter et al., 1997).
Ce ficit est estimé en fonction de l`abaque de Rémy et Marin-Laflèche (1974) qui indique un taux en matière organique souhaitable en fonction de la texture du sol. Par cette méthode, nous estimons les surfaces ficitaires en matière organique comprises entre 6 à 7,7 millions d`hectares de terres arables, sur 19,5 millions d`hectares nationaux. Elles se situent principalement dans le Bassin Parisien, le Centre, le Nord, la Haute Normandie, l`Aquitaine, Midi-Pyrénées, les Haut et Bas Rhin. Le pourtour Méditerranéen et la Vallée du Rhône apparaissent relativement ficitaires mais ces résultats demandent confirmation (Base de données lacunaire sur ces zones et moles peu adaptés à ces régions).
Une estimation des quantités d`amendements organiques nécessaires à un redressement de 10 % (sur 10 ans d`apports) du taux de matière organique sur les surfaces ficitaires a requis la mise en oeuvre de moles simples d`évolution de la matière organique dans les sols : moles de Hénin-Dupuis (1945) et Andriulo et al., (1999). Les résultats indiquent que 3,7 à 5,5 millions de tonnes de matière organique humifiée seraient nécessaires à ce redressement.

2001 - Volume 8 - Numéro 4

Analyse de la représentativité des cartes pédologiques au 1/100000 pour la connaissance des sols du territoire français | p 247-267
Auteurs :
D. King et N. Saby
Adresse :
INRA -Science du Sol Orléans,
Domaine de Limère
45166 Olivet Cedex France
Résumé :
Dans de nombreux pays, les programmes d`inventaire systématique des sols restent inachevés. C`est le cas du programme ` Connaissance Pédologique de la France ` (CPF) à l`échelle du 1/100000 lancé en 1968 par le Service d`Etude des Sols et de la Carte Pédologique de France. Depuis cette date, 24 cartes ont été publiées et 15 cartes sont en voie d`achèvement, soit environ 15 % de la France.

L`objectif de cet article est d`analyser la représentativité de ces cartes par rapport à l`ensemble du territoire français métropolitain. La méthode consiste à utiliser des couvertures d`information disponibles à l`échelle nationale: base de données des sols de France incluse dans celle d`Europe, carte géologique de France, base de données d`occupation du sol, etc. On examine tout d`abord si les valeurs prises par les variables de ces couvertures à l`échelle de la France sont également présentes au sein des zones limitées par les cartes 1/100000. On calcule les fréquences de distribution de ces valeurs selon leur pourcentage de surface au sein des cartes 1/00000 et sur l`ensemble du territoire. On compare les deux populations à l`aide de tests de x2 et par l`analyse des histogrammes. Enfin, on termine les unités cartographiques à l`échelle nationale absentes et/ou très éloignées des zones étudiées au 1/100000.

Les résultats montrent que les 24 cartes publiées du programme CPF constituent un échantillon assez bien représentatif du territoire. En effet, presque tous les types de sols de la classification FAO?UE reconnus à l`échelle nationale sont présents dans la zone cartographiée au 1/100000 et les proportions des surfaces sont globalement respectées. L`utilisation des autres couches d`information (géologie, occupation du sol...) confirme ces résultats. Par contre, on constate que toutes les Unités Cartographiques de Sols (constituées par la combinaison d`Unités Typologiques de sols) ne sont pas recoupées par les cartes 1/100000 et que certaines d`entre elles sont très éloignées géographiquement de ces cartes. On consire ainsi que 43 % de la surface française est insuffisamment représentée. L`introduction des 15 cartes en cours permet de ramener ce nombre à la valeur de 25 %.

Cette analyse de représentativité d`un programme de cartographie permet d`orienter des travaux ultérieurs: achèvement des cartes en cours, ouverture de nouveaux secteurs dans les zones insuffisamment connues, capitalisation des connaissances acquises, veloppement de méthodes de généralisation spatiale... La méthode proposée n`est pas spécifique du programme CPF et peut s`appliquer à d`autres disciplines et d`autres territoires.

2000 - Volume 7 - Numéro 3

Extractions séquentielles et spéciation des éléments trace métalliques dans les sols naturels - Analyse critique | p 179-189
Auteurs :
S. Cornu(1) et Bl. Clozel(2)
Adresse :
(1) INRA Centre d`Orléans, Unité de Science du sol, Avenue de La Pomme de Pin, BP 20619, 45166 Olivet CEDEX, France
(2) BRGM, Service Environnement et Procédés, av Claude Guillemin, BP 6009, 45060 Orléans CEDEX, France
Résumé :
Selon leur origine, les éléments trace métalliques (ETM) ne se trouvent pas sous la même forme dans les sols. Leur devenir dans l`environnement différera donc. ll est a¡nsi essentiel de façon à ra¡sonner leur impact environnemental, d`avoir accès à la répartition des ETM entre les diverses phases solides constitutives du sol, c`est à dire leur spéciation au sens large. Cependant, à l`heure actuelle, peu de méthodes de spéc¡ation font l`objet d`un consensus au sein de la communauté scientifique. Dans ce qui suit, les principales techn¡ques de spéciation des ETM dans les sols sont présentées; leurs avantages et limites respectives sont discutés. Une attention toute particulière est portée aux extractions chimiques séquentielles sous forme d`une analyse critique des principaux protocoles existants. Enf¡n, nous montrons comment un couplage des différentes méthodes devrait permettre d`affiner l`analyse de la spéciation des ETM dans les sols et notamment d`en finir plus précisément les limites.

1999 - Volume 6 - Numéro 3

Analyse de la distribution verticale et spatiale du calcaire dans les sols de l`Algérie septentrionale | p 201-213
Auteurs :
K. Djili, Y. Daoud et N. Ayache
Adresse :
I.N.A., département de science des sols, 16200 El Harrach, Alger
Résumé :
Une banque informatisée des données pédologiques a été réalisée utilisant le logiciel STIPA. Elle est constituée de 1 116 profils types répartis sur l`ensemble du Nord de l`Algérie. Les calculs montrent que 70 à 80 % des sols sont moyennement à faiblement pourvus en calcaire. Les horizons de profondeur sont plus calcaires que les horizons de sub-surface ou de surface. La spatialisation de 5 classes de calcaire a été réalisée par le logiciel Arc/info. Il en ressort que les faibles teneurs en calcaire sont principalement identifiées dans la frange nord du pays et dans les horizons de surface, et que les teneurs les plus élevées concernent surtout l`intérieur du pays et les horizons de profondeur. Les teneurs moyennes semblent se distribuer indifféremment sur l`ensemble du Nord de l`Algérie et dans le profil. Les calculs statistiques confirment que les teneurs en calcaire sont fortement corrélées avec la latitude ; par contre, la longitude n`a aucun effet sur leur distribution. La distribution verticale et spatiale des teneurs et des formes d`accumulation du calcaire est liée à la répartition des pluies.

1998 - Volume 5 - Numéro 1

Estimation des propriétés de rétention en eau des sols à l`aide de fonctions de pédotransfert (FPT) - Une analyse bibliographique | p 7-28
Auteurs :
G. Bastet, A. Bruand, P. Quétin et I. Cousin
Adresse :
INRA, Unité de Science du Sol - SESCPF. Centre de Recherche d`Orléans, Domaine de Limère, F 45160 Ardon.
Résumé :
L`étude des flux d`eau et de solutés dans les sols à l`échelle d`unité de paysage se heurte à de nombreuses difficultés dont celles relatives à une connaissance insuffisante des propriétés de rétention en eau des sols. Des outils d`estimation de ces propriétés ont par conséquent été veloppés. Cette analyse bibliographique présente les études ayant porté sur l`estimation des propriétés de rétention en eau à l`aide de fonctions de pédotransfert (FPT). Celles-ci ont la forme de relations mathématiques entre une propriété ou un comportement du sol et des caractéristiques de constitution de ce sol. Les travaux ayant concerné les fonctions de pédotransfert peuvent être regroupés en deux grands ensembles selon que l`on estime de façon ponctuelle ou continue les quantités d`eau retenues en fonction du potentiel matriciel. Dans le premier ensemble, les FPT permettent d`estimer la teneur en eau à des valeurs particulières de potentiel matriciel (h), en fonction de caractéristiques des sols. Des FPT ont été veloppées pour un nombre variable de valeurs de h pouvant aller jusqu`à 12 et variant dans ce cas de -40 à - 15 000 hPa. Dans le second ensemble de travaux, des moles que l`on peut regrouper en deux sous-ensembles sont utilisés pour crire l`évolution continue de h en fonction de la teneur en eau (θ). Le premier sous-ensemble est constitué par des moles utilisant une ou plusieurs relations mathématiques paramétrées, lesquelles permettent de crire mathématiquement au mieux l`évolution conjointe de h et de θ. Dans ce cas les FPT permettent d`estimer les paramètres de ces relations. Les moles du second sousensemble sont en revanche basés sur des hypothèses reliant la distribution de taille et l`arrangement des particules élémentaires à la géométrie des pores. Dans ce cas, les moles peuvent le plus souvent être assimilés à des FPT puisqu`ils intègrent dans leur expression mathématique des caractéristiques de la constitution du sol.
Suivant les études, les FPT ont nécessité, pour leur établissement, un nombre d`horizons très variable, mais aussi d`origine et de nature très différentes. De telles différences ont des conséquences importantes sur le mode d`utilisation et sur la qualité des estimations que l`on obtient avec les FPT. Plusieurs auteurs ont d`ailleurs cherché ces dernières années à évaluer l`efficacité d`un certain nombre de FPT en les utilisant pour des sols provenant des Etats-Unis ou d`Allemagne. Les résultats montrent de grandes disparités dans la qualité des estimations. Enfin, face à la complexité sans cesse croissante des FPT, cette analyse bibliographique montre qu`il est possible d`améliorer et de simplifier l`estimation des propriétés de rétention en eau en faisant appel à des critères pédologiques pour établir des règles de stratification préalablement à l`établissement de FPT.

1998 - Volume 5 - Numéro 2

Caractérisation structurale de sols des Cerrados Brésiliens (Savanes) sous différents modes d`utilisation agricole | p 93-105
Auteurs :
P.L. de Freitas(1), Ph. Blancaneaux(2), R. Moreau(3)
Adresse :
(1) EMBRAPA / C N P S - Rua Jardim Botânico, 1024 ; 22460-000, Rio de Janeiro, Brésil.
(2) ORSTOM / EMBRAPA - C N P S - Rua Jardim Botânico, 1024 ; 22460-000, Rio de Janeiro, Brésil.
(3) ORSTOM - 911, av. Agropolis- B.P. 5045 ; 34032, Montpellier, France.
Résumé :
L`évaluation de systèmes de gestion pour la Région des Cerrados Brésiliens doit s`appuyer sur la mise en oeuvre d`approches méthodologiques comme l`analyse morpho-structurale permettant, en particulier, la caractérisation de l`état structural du sol, avec l`identification des différents horizons pédologiques et la caractérisation des unités pédologiques homogènes (UPH), qui résultent de l`activité anthropique et sont directement liées à l`action des outils agricoles. On y consire, sur un même type de sol ferrallitique, quatre situations comprenant une parcelle sous végétation naturelle anthropisée (CER), une parcelle sous pâturage cultivé de longue durée (PAL) et deux parcelles expérimentales sous irrigation (succession maïs/haricot), correspondant l`une à un système de gestion conventionnelle (CCL) et l`autre à un système de gestion par semis direct (PD).
La prise en compte de la différentiation morpho-structurale permet de comprendre et pronostiquer le comportement du sol évoluant sous différents modes d`utilisation agricole et conditions pédoclimatiques. S`agissant de l`espace poral, on constate une augmentation de la densité apparente dans les horizons les plus affectés par le travail du sol pour lesquels, toutefois, grâce aux caractéristiques de micro-agrégation des sols ferrallitiques, la porosité totale se maintient au-dessus de 49 %. C`est surtout la macroporosité grossière qui montre les variations les plus importantes en fonction du système cultural. Ces résultats sont confirmés et précisés par la porosimétrie à mercure.
On observe une correspondance nette entre les courbes de retrait et les caractères morphologiques crits dans les divers horizons et UPH du sol existant sous différents systèmes. On constate, en effet, une cohésion d`assemblage et une cohésion interne des éléments structuraux très élevées en CCL, élevées en PAL ; par contre, si la cohésion interne reste appréciable en PD, la cohésion d`assemblage y est faible. Enfin, en comparant les situations CER et PAL avec les systèmes sous culture annuelle CCL et PD, on constate une stabilité plus faible des macro-agrégats (> 2 mm) dans le dernier cas. La diminution observée entre les deux cas de situation apparaît bien en rapport avec les caractéristiques morphologiques, physiques, chimiques et biologiques des différents systèmes consirés.

1997 - Volume 4 - Numéro 3

Synthèse nationale des analyses de terre réalisées entre 1990 et 1994 | p 191-204
Auteurs :
Ch. Schvartz(1), Ch. Walter(2), Brigitte Claudot(1), Th. Bouédo(3) et P. Aurousseau(3)
Adresse :
(1) ISA, Laboratoire Sols et Environnement - 41, rue du Port - 59046 Lille
(2) ENSA Rennes, Laboratoire de Science du Sol - 35042 Rennes
(3) ENSA Rennes, Laboratoire de Spatialisation Numérique - 35042 Rennes
Résumé :
A partir d`informations transmises par des laboratoires d`analyses de terre, une banque de données d`analyses de terre a été constituée, concernant tout le territoire national.
Dans un premier temps, la faisabilité d`une telle banque de données est analysée. Celle-ci repose d`abord sur l`agrément des différents laboratoires par le Ministère de l`Agriculture, qui implique qu`ils utilisent les mêmes méthodes analytiques. Elle est également basée sur une validation concernant le mode d`expression des résultats et la localisation des lieux de prélèvement des échantillons, identifiée par la commune. Après élimination des données douteuses, nous avons conservé près de 300 000 analyses réalisées entre 1990 et 1994, correspondant à plus de 3 000 000 terminations.
La pertinence d`un traitement d`ensemble de ces informations, recueillies selon une procédure s`apparentant plus à une enquête sans stratification préalable de la population qu`à une prospection pédologique systématique, est ensuite discutée. Ces données présentent l`intérêt, par leur grand nombre, de permettre des approches statistiques, globales ou spatialisées, complémentaires des approches pédologiques habituelles.
Dans un second temps, nous montrons que le canton est l`entité spatiale élémentaire la plus pertinente pour agréger les analyses dans le cadre d`une synthèse nationale. Chaque canton est alors crit à partir de descripteurs statistiques robustes (médianes et quartiles), conduisant à la création d`une banque de données cantonale qui est brièvement crite.
Synthèse nationale des analyses de terre réalisées entre 1990 et 1994 : II. descriptions statistique et cartographique de la variabilité des horizons de surface des sols cultivés | p 205-219
Auteurs :
C. Walter (1), C. Schvartz (2), Brigitte Claudot (2), T. Bouedo (3) et P. Aurousseau (3)
Adresse :
(1) ENSA-INRA Rennes, Laboratoire de Science du Sol, 35042 Rennes, France
(2) ISA Lille, 41 rue du Port, 41000 Lille
(3) ENSA Rennes, Laboratoire de Spatialisation Numérique, 35042 Rennes, France
Résumé :
Une base de données cantonale a été construite par traitement statistique des résultats analytiques portant sur 297 000 échantillons d`horizons de surface de sols cultivés, prélevés en France entre 1990 et 1994. Plusieurs terminations agronomiques usuelles (granulométrie, pH, matière organique, calcaire, CEC, cations échangeables, phosphore extractible, oligo-éléments) sont prises en compte. Leur distribution est crite pour environ 2 000 cantons suffisamment renseignés parmi les 3 511 existants.
Les données sont d`abord crites conjointement aux niveaux national et cantonal pour comparer leur variabilité à ces deux échelles : référée à la variabilité générale, la variabilité intra-cantonale apparaît plus importante pour les propriétés influencées par l`activité humaine que pour les autres. La représentation cartographique à partir de critères statistiques montre néanmoins des structures spatiales de grande portée, y compris pour les propriétés à forte variabilité locale. Ces structures apparaissent liées, selon les propriétés et les régions, à des variations géologiques et/ou pédologiques, à des gradients climatiques, ou encore aux systèmes de production agricole.
L`approche par enquête, fone sur la collecte et l`analyse de données existantes, donne ainsi des indications sur la variabilité de propriétés du sol au sein de vastes territoires ; elle permet également l`étude de son évolution éventuelle par la comparaison de jeux de données acquis à des dates différentes. Il s`agit donc d`un outil de connaissance sur les sols complémentaire des approches expérimentales ou de cartographie pédologique.

1996 - Volume 3 - Numéro 3

Comparaisons entre différentes méthodes d`extraction des sels solubles et des cations échangeables dans un vertisol à gypse de Nouvelle Calédonie | p 193-206
Auteurs :
P. Podwojewski (1) et J. Pétard (2)
Adresse :
(1) Mission Orstom, Apartado 17 11 6596, Quito, Equateur.
(2) Orstom, laboratoire d`analyse des sols cultivés, 911, Avenue Agropolis, B.P. 5045, Montpellier cedex 1.
Résumé :
Différentes méthodes d`extraction des sels solubles et des cations échangeables ont été testées sur un VERTISOL calcimagnésique à gypse de Nouvelle Calédonie. L`extraction des sels solubles par une solution aqueuse ou par un mélange glycérol/eau provoque une dissolution du gypse et les ions Ca++ libérés s`échangent avec une fraction des ions Mg++ et Na+ du complexe d`échange dont les smectites sont les constituants dominants. Ces ions Mg++ et Na+ passent en solution; ils seront surestimés dans la termination des sels solubles et sous-estimés dans celle du complexe d`échange. Par contre, les solutions éthanol/eau ou éthanol/glycol ne provoquent pas de mise en solution du gypse et n`extraient donc que les sels solubles de sodium. Pour l`extraction des cations échangeables dans les horizons sulfatés et carbonatés, la méthode ` T ` (au chlorure d`ammonium en milieu éthanol) est mieux adaptée que la méthode classique ` Acétate ` (à l`acétate d`ammonium en milieu aqueux) et limite l`extraction des ions Mg++ et Ca++ provenant de la dissolution des carbonates.

1995 - Volume 2 - Numéro 1

Évolution des stocks de carbone des sols après forestation : Analyse spatio-temporelle à l`échelle d`un paysage pédologique | p 29-38
Auteurs :
D. Arrouays(1), J.L. Kicin(2), Ph. Pélissier(3), I. Vion(4)
Apport de l`interprétation visuelle des images satellitaires pour l`analyse spatiale des sols. Un exemple dans la région de Love | p 7-24
Auteurs :
M.-C. Girard
Adresse :
Institut National Agronomique Paris-Grignon - UER Dynamique des Milieux et Organisations spatiales - 78 850 Grignon
Résumé :
L`objectif de cette étude est de présenter une méthode d`utilisation de la télétection dans la cartographie des sols. L`interprétation des données de télétection en vue de l`étude des sols se fait de deux manières : a) directe à partir des valeurs des réflectances, ce qui permet de tecter la rugosité, la couleur, des classes de matière organique, de calcaire etc., b) indirecte en finissant des lois chorologiques (lois d`organisation de la distribution des sols) dans les pédopaysages(ensembles des horizons pédologiques et des éléments paysagiques qui y sont liés).
La méthode employée est fone sur une interprétation visuelle des images satellitaires Infra-Rouge Couleur (fig. 1) - qui se fait en fonction du comportement spectral des sols (fig. 3), de manière systématique en se basant sur une fiche de description des plages (fig. 2). Ensuite une classification des 635 plages crites sur près de 2 5OO km2 est effectuée en utilisant une méthode statistique supervisée : DIMITRI (fig. 4). Une première carte a été construite avec 9 unités cartographiques (hors texte 1, et tab. 1 et 2) en utilisant 9 variables relatives à l`occupation du sol et aux états de surface des sols, une seconde avec 17 unités se basant sur 29 variables comportant, en plus, des variables relatives à la morphologie (hors texte 2).
On a comparé alors cette seconde carte avec une carte de pédopaysages. Celle-ci a été établie à partir de nombreuses cartes pédologiques d`échelles diverses, pour une synthèse au 1/250.000 dans le cadre du programme français «Inventaire Gestion et Conservation des Sols». La comparaison, faite par une grille de points kilométriques (tab. 3), fait apparaître un accord de 53,7 % quand on prend toutes les régions y compris celles qui sont sous forêt. Cet accord est de 73,8 % pour les régions où la surface du sol est directement perceptible sur image satellitaire.
Une analyse des contours des plages cartographiques obtenues par télétection satellitaire montre que, si on diminue l`information sémantique de 82 % , on ne perd que : moins de 8 % des unités cartographiques par rapport à la carte établie par synthèse du terrain (tab. 4), et que : moins de 18 % des limites des plages (tab. 5 et fig. 5 et 6). L`opération est donc significativement avantageuse pour établir une segmentation pédologique de la zone à étudier.
Variabilité spatiale et risques d`erreurs dans l`analyse des horizons holorganiques forestiers | p 73-84
Auteurs :
B. Williot
Adresse :
Laboratoire de Géographie Physique (Pierre Birot), U.R.A. 141, C.N.R.S., 1, Place Aristide Briand, 92195 Meudon.
Résumé :
Cette étude a porté sur les horizons holorganiques de six peuplements de pins sylvestres (Pinus sylvestris L.), afin de terminer les erreurs d`estimation possibles quant à leur poids à l`hectare, leurs concentrations et leurs stocks d`éléments, dans le cas où l`on utilise un nombre d`échantillons trop faible et surtout lorsque l`échantillonnage est fait à partir d`une seule fosse pédologique. Sur chaque peuplement, nous avons limité une surface homogène d`un demi-hectare dans laquelle nous avons prélevé 25 échantillons individuels de 900 cm2 chacun, regroupés ensuite en cinq grappes de cinq échantillons. A St. Bonnet-le-Château (Loire), à titre d`exemple, nous avons analysé les 25 échantillons séparément. L`analyse a terminé : les poids des horizons OL+OF et OH, la part de C, N, Ca, Mg et K dans ces horizons ainsi que leurs concentrations. Pour les poids, les coefficients de variation (C.V.) dans les 25 prélèvements faits à St. Bonnet sont très élevés : 77 % pour OL+OF et 54 % pour OH. Et cette variabilité reste très importante sur les quatre autres peuplements terminés par grappe de cinq échantillons, méthode qui a dû réduire les écarts, pourtant la moitié des C.V. de l`ensemble des peuplements reste > 30 % et suivant le site la différence entre les valeurs minimales et maximales varie de 5,1 à 27,4 t/ha. Pour l`horizon OH, la moyenne des C.V. tourne autour de 93 %. Les concentrations analysées sur le mélange de cinq échantillons individuels peuvent varier de 1 à 2,5 pour un élément donné. La variabilité de la minéralomasse est encore plus élevée. Un faible échantillonnage peut engendrer des erreurs d`estimation allant de 10 kg/ha à 15 600 kg/ha, suivant l`élément et le site concernés. Deux marches nous semblent indispensables pour éviter ces erreurs : 1) faire de nombreux sondages, avant de choisir les lieux de prélèvement, sondages accompagnés d`une description de l`épaisseur et de la morphologie des horizons, ce qui permettrait de connaître la variabilité réelle et les caractéristiques représentatives de ces horizons ou 2) d`augmenter sensiblement le nombre des prélèvements et de les analyser individuellement.

1995 - Volume 2 - Numéro 3

La base de données géographique des sols de France | p 153-172
Auteurs :
M. Jamagne(1), R. Hardy(1), D. King(1) et M. Bornand(2)
Adresse :
(1) Institut National de la Recherche Agronomique. Service d`Etude des Sols et de la Carte Pédologique de France. Centre de Recherche d`Orléans. F45160 Olivet.
(2) Institut National de la Recherche Agronomique. Unité de Science du Sol. Place Viala. F34060 Montpellier.
Résumé :
L`objectif de cette note est de montrer le type d`information disponible sur l`ensemble des sols du territoire français à partir d`une base de données géographique des sols de France mise en place récemment à l`Unité de Science du Sol de l`INRA d`Orléans, et issue d`une collaboration entre de nombreux pédologues français.
Une première partie se rapporte à l`historique des données et crit tout d`abord brièvement la base de données géographique des sols de France issue des travaux de coordination effectués au niveau européen. Les informations principales ayant servi à l`élaboration de la base de données sont alors abores : réalisation d`inventaires cartographiques et programmes de recherches ayant servi de support à l`élaboration d`une synthèse au millionième.
La deuxième partie concerne la structure de la base de données. Les principaux ensembles de gestion informatique sont évoqués : - métadonnées, correspondant aux données acquises et aux connaissances générales ; - données descriptives des objets géographiques : horizons, Unités Typologiques de Sols (UTS), Unités Cartographiques de Sols (UCS), Unités de Fonctionnement de Sols, Moles d`Organisation Spatiale,... ; - données ponctuelles correspondant aux profils pédologiques représentatifs. L`état d`avancement des travaux aux plans national et européen est évoqué.
La troisième partie se rapporte aux possibilités d`extraction et de traitement des données. Sont abors successivement les méthodes d`extraction, les règles de pédotransfert et le croisement de données spatialisées.
La quatrième partie concerne la restitution des données, comprenant les possibilités de sorties cartographiques informatiques, ainsi que la fiabilité de ces représentations incluant les notions de pureté et de niveau de confiance.
Une dernière partie traite enfin des orientations et perspectives, et met en évidence tout l`intérêt de la marche : structuration rationnelle des connaissances, absence de pertes d`information, possibilités d`intégration des éléments antérieurement acquis, mise à disposition rapide des données aux utilisateurs,...et ceci tant au plan national qu`européen.
Il s`agit en fait d`une base de données emboîtée selon plusieurs niveaux d`échelle qui s`élabore progressivement, en vue de proposer les informations nécessaires aux différents gestionnaires de l`espace rural.

1994 - Volume 1 - Numéro 1

Analyses de sols et gestion de l`espace - Plaidoyer pour leur cadrage géomorphopédologique dans les projets, expertises et services de conseil | p 23-33
Auteurs :
L. Bock
Adresse :
UER des Sciences du Sol et de la Ter¡e . Faculté des Sciences Agronomiques . 5030 Gembloux . Belgique
Résumé :
Partant du constat d`une pad, qu`il règne une cetaine confusion sur ce qu`on peut attendre d`une analyse de sol (au sens typologique comme au sens agronomique) et d`autre part, qu`il est fod peu fait appel, dans ce domaine, aux acquis de la pédologie et des cartes de sols, la présente contribution veut, dans une première partie, poser les choix sur le terraln, attacher toute ì`attention nécessaire à l`échantillonnage, lnsister sur la valeur explicative des paramètres, souligner l`importance d`adapter les menus d`analyses aux objectifs et aux contextes rencontrés, discuier pour l`essentiel des modes opératoires les plus couramment admis, suggérer une présentation structurée des résultats.
Dans une seconde parlie, quelques exemples sont tirés d`études qui toutes tentent de mettre en relation les apports de l`analyse avec les données de la pédologie et de l`occupaton des terres que ce soit sur la base de la Carte des Sols de Belgique ou d`une expérience de projet au Fouta Djalon (Guinée).
Les conclusions font notamment appel aux réseaux, aux systèmes de référence et à la pr¡se en compte de fonctions de production ou d`impact.

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