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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Céline Collin Bellier (présidente de l'Afes)
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

10/ Lorsque l'article n'a pas été rejeté et que l'auteur a retourné son manuscrit corrigé en tenant compte des avis des lecteurs, le nouveau manuscrit est relu par ses lecteurs initiaux, ainsi que par les responsables de la rédaction qui peuvent proposer d'éventuelles modifications et une mise en forme améliorée des figures et tableaux.

11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

13/ Le Comité de rédaction de EGS se réserve le droit d'adapter ou de modifier la disposition du texte original et de prendre toutes les décisions non explicitement mentionnées dans ce règlement.

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15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
2163 avenue de la Pomme de Pin
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Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Cartographie qualitative de la sensibilité du sol à l’érosion hydrique : cas du bassin versant oued Boukiou (nord ouest de l’Algérie) | p 91-100
Auteurs :
S. Bouguerra, A. Bouanani
Résumé :
L’étude porte sur une analyse des principaux facteurs naturels entrainant le phénomène de l’érosion hydrique des sols dans l’un des bassins versants de l’ouest algérien. La méthodologie se base sur la technique usuelle de cartographie numérique depuis l’acquisition et le traitement d’images satellitaires et des données de la télédétection jusqu’à leur croisement avec d’autres données géographiques dans l’outil SIG (système d’information géographique). Les paramètres à estimer sont liés aux conditions du milieu :sol, relief, occupation du sol. Ainsi, le croisement de ces facteurs selon des règles qualitatives choisies nous a permis d’élaborer une carte décrivant quatre classes de vulnérabilité multifactorielle des sols à l’érosion hydrique : faible (27%), moyenne (36%), forte (23%) et très forte (14%). Les zones très vulnérables à l’érosion se manifestent dans les sols et substrats fragiles à pente raide et/ou subissant une agriculture très extensive où le couvert végétal est peu protecteur. Les résultats de cette étude serviront à hiérarchiser et sélectionner des périmètres particulièrement sensibles à l’érosion des sols pour en décider des différents aménagements antiérosifs à prévoir.

2013 - Volume 20 - Numéro 1

Cartographie du risque d’érosion hydrique à l’échelle parcellaire en soutien à la politique agricole wallonne (Belgique). | p 67-82
Auteurs :
A. Maugnard, C.L. Bielders, L. Bock, G. Colinet, H. Cordonnier, A. Degre, P. Demarcin, A. Dewez, N. Feltz, X. Legrain, N. Pineux, A.I. Mokadem
Résumé :
L’érosion hydrique des sols pose le problème de la protection de la ressource « sol » mais également de la prévention des impacts environnementaux et sociétaux qui y sont associés tels que la dégradation de la qualité des eaux de surface, l’envasement des retenues d’eau et des bassins d’orage ou encore les inondations boueuses. Afin de cibler au mieux les mesures de lutte anti-érosives, il convient d’identifier les parcelles les plus à risque d’érosion. Mettant à profit la disponibilité d’importantes bases de données en matière de climat, sol, topographie, parcellaire et occupation du sol, une procédure automatisée de calcul de l’aléa érosion hydrique potentielle à l’échelle parcellaire, adaptée du modèle RUSLE, a été mise au point pour la Wallonie (Belgique). La carte de l’aléa érosion potentielle montre une sensibilité maximale à l’érosion hydrique en Ardenne et Haute-ardenne, en raison du relief accentué et d’une érosivité plus importante des pluies. Pour les principales zones agro-pédologiques de Wallonie, un suivi des principales cultures (céréales d’hiver, maïs, betterave, pomme de terre, colza, lin) a également été réalisé, permettant d’estimer le facteur cultural C des principales successions culturales et ainsi l’érosion effective. La prise en compte de l’occupation du sol fait cette fois ressortir un aléa maximal dans les Régions (sablo-)limoneuses et le Condroz, en raison des superficies importantes de grandes cultures industrielles. En Ardenne et Haute-Ardenne, l’aléa d’érosion effective est faible en raison d’une couverture végétale dominée par les prairies permanentes. Enfin, sur base de la carte numérique des sols de Wallonie, une classification de la vulnérabilité des sols à l’érosion a été établie à partir du volume de sol exploitable par les racines. La vulnérabilité des sols apparaît élevée sur une majorité du territoire wallon, à l’exception des Régions (sablo-)limoneuses et de la Région jurassique. Un indice d’érosion, calculé comme le rapport de l’érosion potentielle (aléa) sur l’érosion tolérable (vulnérabilité), permet de calculer le risque d’érosion hydrique et, par conséquent, de cibler au mieux les parcelles pour lesquelles l’érosion constitue une menace majeure pour leur valorisation durable. Une gestion appropriée de ces parcelles par un choix judicieux en termes d’occupation du sol (forêt, prairie, rotations culturales) et de pratiques culturales (p.ex., TCSL, inter-cultures) devrait permettre d’y réduire les risques de dégradation des sols par érosion hydrique.

2013 - Volume 20 - Numéro 2

Six années de suivi du flux d’érosion éolienne sur un sol sableux cultivé au Sahel : Impacts des résidus de culture et de l’encroûtement | p 55-68
Auteurs :
A. Abdourhamane Touré, J.-L. Rajot, Z. Garba, R. Guillon, T. A. Didier,
B. Marticorena, C. Petit et D. Sebag
Résumé :
Au Sahel, l’érosion éolienne se développe particulièrement sur les surfaces cultivées. La présente étude vise : 1) à quantifier les résidusde culture sur les champs traditionnels pour en déterminer leurs impacts sur l’intensité des flux d’érosion éolienne ; 2) à déterminer le rôle de l’érosion éolienne dans le développement des croûtes d’érosion d’horizon B et à déterminer en retour l’impact de cet encroûtement sur le flux d’érosion éolienne ; 3) à tester le rôle que pourraient jouer des aménagements de type bandes enherbées sur des sols nus très sensibles.
Six années de mesures de flux d’érosion éolienne ont été entreprises à Banizoumbou dans le sud-ouest du Niger. Celles-ci ont permis de montrer que les résidus de culture protègent la surface des champs de l’érosion éolienne pendant la saison sèche (janvier – avril) et la diminuent significativement (de plus de 3 fois) au début de la saison des pluies (mai – juillet). Cependant, en dessous d’un seuil de 100 kg.ha-1 de recouvrement par les résidus de culture, l’érosion éolienne intervient pendant toutes les saisons, favorisant du coup le développement des croûtes d’érosion. Celles-ci peuvent modifier les flux d’érosion éolienne en limitant le stock de particules mobilisables.
Par ailleurs, les bandes enherbées ont contribué à baisser les flux d’érosion éolienne sur les sols nus, mais n’ont pas évité le développement des croûtes.
Cartographie du risque d’érosion hydrique à l’échelle parcellaire en soutien à la politique agricole wallonne (Belgique) | p 127-141
Auteurs :
A. Maugnard, C.L. Bielders, L. Bock, G. Colinet, H. Cordonnier, A. Degré, P. Demarcin, A. Dewez, N. Feltz, X. Legrain, N. Pineux et A.I. Mokadem
Résumé :
L’érosion hydrique des sols pose le problème de la protection de la ressource « sol » mais également de la prévention des impacts environnementaux et sociétaux qui y sont associés tels que la dégradation de la qualité des eaux de surface, l’envasement des retenues d’eau et des bassins d’orage ou encore les inondations boueuses. Afin de cibler au mieux les mesures de lutte anti-érosives, il convient d’identifier les parcelles agricoles les plus à risque d’érosion. Mettant à profit la disponibilité d’importantes bases de données en matière
de climat, sol, topographie, parcellaire et occupation du sol, une procédure automatisée de calcul de l’aléa érosion hydrique potentielle à l’échelle parcellaire, adaptée du modèle RUSLE, a été mise au point pour la Wallonie (Belgique). La carte de l’aléa érosion potentielle montre une sensibilité maximale à l’érosion hydrique en Ardenne et Haute-ardenne, en raison du relief accentué et d’une érosivité plus importante des pluies. Pour les principales zones agro-pédologiques de Wallonie, un suivi des principales cultures (céréales d’hiver,
maïs, betterave, pomme de terre, colza, lin) a également été réalisé, permettant d’estimer le facteur cultural C des principales successions culturales et ainsi l’érosion effective. La prise en compte de l’occupation du sol fait cette fois ressortir un aléa maximal dans les Régions (sablo-)limoneuses et le Condroz, en raison des superficies importantes de grandes cultures industrielles. En Ardenne et Haute-Ardenne, l’aléa d’érosion effective est faible en raison d’une couverture végétale dominée par les prairies permanentes. Enfin, sur base de la carte numérique des sols de Wallonie, une classification de la vulnérabilité des sols à l’érosion a été établie à partir du volume de sol exploitable par les racines. La vulnérabilité des sols apparaît élevée sur une majorité du territoire wallon, à l’exception des Régions (sablo-)limoneuses et de la Région jurassique. Un indice d’érosion, calculé comme le rapport de l’érosion potentielle (aléa) sur l’érosion tolérable (vulnérabilité), permet de calculer le risque d’érosion hydrique et, par conséquent, de cibler au mieux les parcelles pour lesquelles l’érosion constitue une menace majeure pour leur valorisation durable. Une gestion appropriée de ces parcelles par un choix judicieux en termes d’occupation du sol (forêt, prairie, rotations culturales) et de pratiques culturales (p.ex., TCSL, inter-cultures)
devrait permettre d’y réduire les risques de dégradation des sols par érosion hydrique.

2013 - Volume 20 - Numéro 3

La protection et la gestion durable des sols face au droit | p 39-62
Auteurs :
J.-P. Plavinet, Y. Coquet
Résumé :
La protection quantitative et qualitative des sols agricoles et forestiers est plus que jamais à l’ordre du jour en tant qu’enjeu international : la prise de conscience de la multifonctionnalité de ces sols, biens rares, susceptibles de disparaître et non aisément reproductibles, a progressé, et l’état du droit en porte témoignage. L’Union européenne et son exigence d’un haut niveau de protection de l’environnement a multiplié les dispositifs juridiques de protection des sols, mais une proposition de directive-cadre sur les sols en date de 2006 est sans suite sept ans plus tard. Cette contribution vise à exposer l'ensemble des mécanismes juridiques relatifs au sol en droit français ainsi que les enjeux juridiques autour de ce blocage à l’attention des scientifiques et professionnels dont l’activité est centrée sur le sol dans les milieux naturels.

2006 - Volume 13 - Numéro 3

Modélisation de l`aléa érosif des sols en contexte méditerranéen à l`aide d`un Référentiel Régional Pédologique au 1/250 000 et confrontation aux enjeux locaux | p 201-222
Auteurs :
V. Antoni(1), Y. Le Bissonnais(2), J. Thorette(1), N. Zaidi(3), B. Laroche(3), S. Barthès(4), J. Daroussin(5) et D. Arrouays(3)
Adresse :
(1) IFEN, 5 route d`Olivet - BP 16105 - 45061 Orléans Cedex 2
(2) INRA, LISAH Campus AGRO - 2 place Viala - 34060 Montpellier Cedex 1
(3) INRA, Unité INFOSOL, 2163 Avenue de la Pomme de Pin - BP 20619 Ardon - 45166 Olivet Cedex
(4) Chambre Régionale d`Agriculture du Languedoc-Roussillon, Mas de Saporta, CS 30012, 34875 Lattes
(5) INRA, Unité de Science du Sol, 2163 Avenue de la Pomme de Pin - BP 20619 Ardon - 45166 Olivet Cedex
Résumé :
L`érosion est un des processus majeurs de la dégradation des sols. Il est donc primordial d`appréhender l`aléa érosif pour protéger la ressource sol. Nous avons appliqué un modèle hiérarchique, à l`aide d`un Système d`Information Géographique, pour cartographier l`aléa érosif des sols. Il combine différents paramètres, par ordre d`importance : occupation du sol, battance, pente, érodibilité, hauteur et intensité des pluies. Les facteurs de battance et d`érodibilité sont établis à partir de paramètres issus des bases de données pédologiques par des règles de pédo-transfert. L`étude a porté sur la région du Languedoc-Roussillon, d`une part parce qu`elle est couverte par une base de données pédologiques (BDSol-250) à l`échelle de 1/250 000 et d`autre part parce que la modélisation de l`aléa érosif à l`échelle régionale n`a pas encore fait l`objet d`une étude en milieu méditerranéen. Développée originellement pour d`autres études, cette modélisation a nécessité la définition de nouvelles règles de pédo-transfert appliquées à la BDSol-250 pour tenir compte des spécificités du milieu méditerranéen. Ces règles s`appuient sur le taux de pierrosité, la texture, ainsi que la teneur en matières organiques et en fer des horizons de surface des sols. La modélisation permet de cartographier les zones d`aléa érosif fort qui sont ensuite confrontées aux enjeux urbains, environnementaux (enjeu de qualité de l`eau) et économiques (enjeu viticole) identifiés en région Languedoc-Roussillon.
Quatre indicateurs sont ainsi proposés : l`indicateur ` coulées boueuses ` (spatialisation du nombre de coulées boueuses par communes), l`indicateur ` enjeu urbain ` (combinaison de la densité de population, de l`évolution de la population et de l`artificialisation), l`indicateur de qualité de l`eau (teneurs en Matières en Suspension - MES - dans les eaux de surface), l`enjeu viticole enfin (spatialisation des zonages d`aptitude AOC). La confrontation des zones d`aléa et des zones d`enjeux montre l`intérêt de poursuivre ces investigations pour intégrer le risque érosif dans les politiques de prévention.

2004 - Volume 11 - Numéro 3

Modélisation et cartographie de l`aléa d`érosion des sols à l`échelle régionale - Exemple du département de l`Aisne | p 307-322
Auteurs :
Y. Le Bissonnais(1), N. Dubreuil(1), J. Daroussin(1) et M. Gorce(3)
Adresse :
(1) INRA CR d`Orléans, UR Science du Sol, avenue de la Pomme de Pin, BP 20619, 45160 Olivet, France.
(2) INRA, CR d`Orléans, Unité INFOSOL, avenue de la Pomme de Pin, BP 20619, 45166 Olivet
(3) Chambre d`Agriculture de l`Aisne, 02000 Laon, France.
Résumé :
L`érosion des sols représente un risque important pour les espaces agricoles et les zones situées à l`aval : pertes en terre, coulées de boue, turbidité et pollution des eaux. Au delà de l`érosion bien connue qui existe en montagne et dans les vignobles de coteaux, différents types de phénomènes érosifs ont été mis en évidence plus récemment dans les régions de grande culture : érosion diffuse et érosion de thalweg par concentration du ruissellement produit par de vastes parcelles agricoles imperméabilisées par la battance et le tassement des sols, érosion en rigoles sur des coteaux en culture de printemps. Ces phénomènes d`érosion des sols résultent de l`interaction entre de nombreux paramètres, dont certains sont permanents comme ceux relatifs au sol ou à la topographie, alors que d`autres évoluent dans le temps, comme l`occupation du sol, ou présentent un caractère aléatoire comme les précipitations. Un modèle, de type système expert, a été élaboré pour combiner dans un Système d`Information Géographique les principaux paramètres explicatifs de l`érosion des sols et pour cartographier les risques d`érosion en chaque saison à l`échelle de la France. Un exemple d`application de ce modèle au département de l`Aisne est présenté.
Le résultat cartographique permet de faire un état des lieux de l`aléa érosion sur le département ; il pourrait aussi constituer le point de départ à la mise en oeuvre d`une gestion coordonnée des actions de lutte contre l`érosion des sols. Une réactualisation sera possible, après mise à jour des données CORINE land Cover (2004) ou du RGA. On pourra ainsi comparer l`évolution des surfaces sensibles à l`érosion, et mesurer l`impact potentiel de la modification des paysages.
Les résultats de ce modèle peuvent aussi servir à hiérarchiser et sélectionner des bassins versants particulièrement sensibles à l`érosion des sols qui pourraient servir de références pour simuler, à l`aide de modèles plus fins, différents scénarios d`aménagements et d`événements climatiques extrêmes. Il s`agit donc d`un outil de gestion pour la protection des sols et de l`environnement. Ce type d`application pourrait être envisagé dans l`ensemble des régions dans lesquelles les données cartographiques sur les sols sont disponibles.

2002 - Volume 9 - Numéro 2

Mise en valeur des Ferralsols de la région du Cerrado (Brésil) et évolution de leurs propriétés physiques : une étude bibliographique | p 83-104
Auteurs :
L.C. Balbino(1)(2), M. Brossard(3), J-C Leprun(4) et A. Bruand(5)
Adresse :
(1) INRA, Unité de Science du Sol. Centre de Recherche d`Orléans, BP 20619, 45166 Olivet Cedex, France
(2) EMBRAPA Arroz e Feijão, BP 179, 75375-000 Santo Antônio de Goiás, GO, Brésil
(3) IRD/EMBRAPA Cerrados, BP 7091, 71619-970 Brasília, DF, Brésil
(4) IRD, BP 5045, 34032 Montpellier Cedex, France
(5) Institut des Sciences de la Terre d`Orléans (ISTO), Université d`Orléans, BP 6759, 45067 Orléans Cedex 2, France
Résumé :
Le Cerrado recouvre 206 millions d`hectares et représente environ un quart du territoire Brésilien. Cette région correspond originellement à des écosystèmes de type savane tropicale. Le développement de l`agriculture n`y débute réellement qu`à la fin du XIXème siècle, s`accélère au XXème siècle durant les années trente et atteint son maximum entre les années 60 et 80. Aujourd`hui, cette région, où les surfaces affectées à l`activité agricole n`augmentent plus que très lentement, voit sa structure foncière évoluer avec le développement des grandes exploitations et le potentiel agricole de ses sols de plus en plus fréquemment dégradé par des pratiques agricoles extractivistes.
Dans ce contexte, les Ferralsols qui couvrent environ la moitié de la surface du Cerrado constituent un modèle très sensible, leurs propriétés chimiques et physiques pouvant être rapidement affectées par les pratiques agricoles. S`il est bien établi que la fertilité chimique est rapidement affectée par la mise en culture, cela apparaît être nettement moins bien établi pour la fertilité physique. En effet, l`analyse détaillée de la littérature montre que si la gestion de la fertilité chimique des Ferralsols pour de nombreuses cultures repose aujourd`hui sur de nombreux travaux, la gestion de la fertilité physique est en revanche moins bien établie. Les études révèlent que la mise en culture s`accompagne d`une importante et rapide évolution de la porosité en surface qui se traduit fréquemment par une augmentation de la masse volumique alors que celle-ci est faible sous végétation naturelle, en particulier dans les Ferralsols argileux. On observe alors une diminution de la stabilité structurale, un accroissement de la proportion d`argile dispersable dans l`eau, une augmentation de la résistance à la pénétration et une plus faible conductivité hydraulique.
Enfin, si un certain nombre d`études ont bien montré comment évoluaient les propriétés physiques en fonction de l`usage des Ferralsols, il n`en reste pas moins que la qualité des résultats obtenus est encore très inégale et que les études sont très partielles. Il en résulte que ces résultats sont difficilement généralisables à l`ensemble des Ferralsols du Cerrado. Par conséquent, le rôle de l`évolution des propriétés physiques dans celle de l`évolution globale de la fertilité de Ferralsols lorsqu`ils sont mis en culture reste difficile à cerner.

2001 - Volume 8 - Numéro 1

Estimation des quantités de matière organique exogène nécessaires pour restaurer et entretenir les sols limoneux français à un niveau organique donné | p 47-63
Auteurs :
M. Le Villio(1), D. Arrouays(2), W. Deslais(2), J. Daroussin(3), Y. Le Bissonnais(3) et D. Clergeot(1)
Adresse :
(1) CReeD, Zone Portuaire de Limay, 291 Avenue Dreyfous Ducas, 78520 Limay
(2) Unité Infosol, INRA Orléans, 45160 Ardon
(3) Unité de Science du Sol, INRA Orléans, 45160 Ardon
Résumé :
Les phénomènes de dégradation physique des sols que sont la battance et l`érosion diffuse se multiplient en France. Pour les sols de texture limoneuse, la diminution du taux de matière organique à des teneurs inférieures à 2 ou 3 %, souvent observée dans les sols cultivés au cours des dernières décennies est un des paramètres déterminants de cette dégradation.
Face à ce constat, nous avons cherché à chiffrer les quantités de matière organique exogène qu`il serait nécessaire d`apporter pour relever, à un niveau donné, les taux de matière organique des sols sensibles aux phénomènes de battance et d`érosion.
Nous avons réalisé cette estimation pour différents seuils de teneurs en carbone compris entre 1 et 1,5 % et comparé localement, les quantités calculées aux quantités de matière organique exogène disponibles. Parmi celles-ci, les fumiers et les composts d`origine urbaine représentent les sources les plus importantes.
Les premiers résultats font apparaître des déficits de l`offre locale en matière organique exogène, notamment en Picardie, Aquitaine, Ile-de-France, Nord-Pas-De-Calais et Midi-Pyrénées.
Les tests réalisés montrent par ailleurs que les prédictions sont très sensibles, d`une part aux seuils visés et d`autre part à la calibration du modèle (valeurs des coefficients de minéralisation K2).

2001 - Volume 8 - Numéro 3

Modèle de répartition géoécologique du Cesium-137 à la suite de l`accident du réacteur nucléaire de Tchernobyl Contribution à la protection des sols en Sarre | p 189-202
Auteurs :
Kastenholz U., Kubiniok J. et Kunkel R.(1)
Adresse :
(1) Physische Geographie und Umweltforschung - Universität des Saarlandes D-66041 Saarbrücken
Résumé :
Le 137Cs est un isotope radioactif artificiel, largement dispersé à travers la planète par les essais nucléaires atmosphériques réalisés à la fin des années 1950. En Europe, l`accident du réacteur nucléaire de Tchernobyl en 1986 est à l`origine de dépôts significatifs. De son fait, en plus des 3,0 à 4,4 kBq/m2 provenant des essais atomiques, entre 0 et 10 kBq/m2 ont été déposés selon l`importance des précipitations. Les connaissances du comportement du 137Cs dans l`écosystème de la région Sarre-Lor-Lux se limitaient jusqu`à aujourd`hui à l`étude du transfert plantes - animaux - homme. Le comportement du 137Cs dans les sols de la région, en particulier la façon dont il se distribue dans chaque compartiment du paysage, était peu expliqué. Par l`analyse de profils pédologiques sélectionnés en Sarre, des taux de migration en profondeur de l`isotope compris entre 0,25 cm/an et 1,0 cm/an ont pu être déterminés. Les causes de ces variations sont à rechercher dans les différents processus pédogénétiques de chaque type de sol. La profondeur maximale de pénétration du 137Cs dans le sous-sol atteint 40 cm, ce qui implique une contamination potentielle de la partie supérieure des nappes dans le cas de couvertures pédologiques fissurées peu épaisses, ou dans le cas de nappes phréatiques peu profondes, par exemple en lit majeur de cours d`eau. Ces réflexions - reposant sur les résultats ici présentés - proviennent du programme d`observation continue des sols du Ministère de la Protection de l`Environnement de la Sarre (Landesamt für Umweltschutz des Saarlandes). Parallèlement à la répartition en profondeur de l`isotope, le dépôt latéral joue un rôle déterminant pour le modèle de répartition géoécologique du 137Cs. L`érosion des sols labourés sur les sites étudiés constitue un phénomène déterminant. Les analyses menées à travers quatre différentes unités paysagères de la Sarre démontrent une perte parfois supérieure à 50 t ha-1an-1. En considérant un taux annuel de reconstitution des sols de 1,6 t ha-1an-1, de telles valeurs paraissent inacceptables d`un point de vue écologique et pour une utilisation respectueuse des sols. Les processus géomorphologiques très actifs sur les versants conduisent à une accumulation de 137Cs en pied de versant. Les eaux stagnantes (mares, bras morts, zones abritées du lit mineur) constituent également, en tant que zones de dépôt de sédiment, d`autres zones d`accumulation de 137Cs - certes moins significatives par rapport à la superficie totale concernée. Les teneurs de 137Cs y atteignent 500 Bq/kg - très supérieures à la concentration sur le sol terrestre, de 10 - 20 Bq/kg. La connaissance de ces zones de dépôt et de leurs rôles locaux sur les différents écosystèmes demeure incomplète.

2001 - Volume 8 - Numéro 4

Érosion hydrique des sols dans les milieux méditerranéens : une revue bibliographique | p 231-245
Auteurs :
R. Bou Kheir(1), M.CI. Girard(2), M. Khawlie(1) et C. Abadallah(1)
Adresse :
(1) Centre National de Télédétection / Conseil National de la Recherche Scientifique, B. P. 11?8281, Beyrouth, Liban.
(2) Institut National Agronomique Paris Grignon, UFR Dynamique des Milieux et Organisations spatiales, 78850 Grignon
Résumé :
Cet article examine l`érosion hydrique des sols, processus majeur de dégradation des terrains en zone méditerranéenne, qui constitue une des clés de la désertification (UNEP,1994). II analyse les différents facteurs influençant l`érosion hydrique des sols dans la zone méditerranéenne et montre la nécessité de prendre en compte des variables telles que la pierrosité, les formes karstiques et les divers impacts de l`homme sur le milieu (carrières, serres, urbanisation, etc.).Les modèles d`érosion hydrique les plus utilisés dans la région méditerranéenne font appel à de nombreuses variables qu`il est difficile d`obtenir quand on s`intéresse à un espace de type régional dépassant de loin l`échelon parcellaire. On présente des critères observés sur le terrain (pédicules, buttes de sol résiduel, etc ...) qui peuvent servir d`indicateurs de divers degrés d`érosion, du ruissellement, des rigoles et des mouvements en masse pour les modèles spatialisés.Enfin, on indique les possibilités d`utilisation de la télédétection pour une connaissance spatialisée des facteurs de différenciation de l`érosion: occupation du sol, couvert végétal, pente, matériaux et sol, et pour un suivi diachronique de l`érosion sur de grands champs spatiaux. Cependant, pour valider les modèles, il faut adjoindre à la télédétection des études de terrain.Pour répondre aux questions des décideurs, les modèles doivent se contenter principalement des données existantes et être susceptibles de fournir des résultats spatialisés. L`intérêt de l`utilisation des SIG et de la télédétection tient aux possibilités de sortie des cartes et de mise à jour des données concernant l`érosion hydrique.

2000 - Volume 7 - Numéro 1

Erosion et conservation, après récupération, des sols volcaniques indurés de l`Equateur et du Mexique | p 25-35
Auteurs :
G. de Noni(1) C. Prat(1), P. Quanin(2), M. Viennot(1) et C. Zebrowski(1)
Adresse :
(1) IRD - 911 , av Agropolis, BP 5045 - 34032 Montpell¡er cedex 1
(2) 5, rue Boileau - 21000 Dijon
A Claude, à N¡cole et à la fam¡lle Zebrowski.
Résumé :
Les sols volcaniques indurés, appelés cangahua en Equateur et tepetate au Mexique, couvrent des surfaces importantes. lls sont stériles en l`état pour l`agriculture aussi doivent-ils être ameublis puis émiettés en éléments plus fins pour constituer un sol et être mis en culture, Néanmoins, les travaux d`ameublissement rendent le matériau pulvérulent et très érodible. Grâce à une gamme assez large de traitements traditionnels et améliorés, dont les effets ont été suivis sous pluies simulées (parcelle d`essai de 1 m2) et sous pluies naturelles (parcelles expérimentales de 44, 100 et 1000 m2 et parcelles paysannes de 419 et 1800 m2), il a été possible de caractériser le comportement à l`érosion de la cangahua et du tepetate ameublis.
Si les résultats obtenus montrent un certain nombre de similitudes de comportement entre tepetate et cangahua lorsqu`ils sont indurés, ameublis et non cultivés, des différences apparaissent cependant sous cultures. En Equateur et sur pentes fortes, le ruissellement et l`érosion sont faibles sous cultures traditionne¡les (maïs et avoine) et quasi nuls lorsque sont util¡sées des techniques simples de conservatìon. Au Mexique sur des pentes inférìeures et également sous cultures traditionnelles (maïs, blé, orge), même si l`érosion reste modérée, les pertes en eau avoisinent 10 % ce qui est encore trop pour un total pluviométr¡que de l`ordre de 600 mm/an.
Globalement dans les deux pays, si l`action locale des paysans est posit¡ve pour lutter contre l`érosion, ¡l semble nécessaire cependant de poursuivre les recherches dans le domaine de la gestion et de l`économie de I`eau, notamment au Mexique.

2000 - Volume 7 - Numéro 3

Erosion hydrique en Haute-Garonne vue à travers la sédimentation dans les retenues collinaires - Etat des lieux et perspectives d`action | p 231-247
Auteurs :
Cl. Mathieu et M. Subra-Durand
Adresse :
Ecole Supérieure d`Agr¡culture Purpan - 75, voie du Toec - 31076 Toulouse Cedex
Résumé :
Depuis une trentaine d`années, le développement des cultures irriguées dans le sud-ouest de la France et particulièrement en Haute-Garonne a conduit à la construction de très nombreuses retenues collinaires.
Dans celte région du Bassin Aquitain, une très grande partie du paysage est constitué de coteaux argilo-calcaires occupés par des cultures céréalières et protéagineuses développées en openfields. Si l`érosion en nappe est peu visible, l`érosion ravinante est souvent très marquée après les épisodes orageux de printemps.
Ainsi depuis le début des années 1990, il a fallu se résoudre à admettre qu`un certain nombre de ces retenues se remplissent de sédiments par l`érosion des terres amont. La présente étude recense l`¡mportance du phénomène, en décrit l`origine et les causes et préconise un ensemble de mesures et de moyens pour protéger les retenues de l`envasement dans le cadre d`une pratique globale d`aménagement au niveau des bassins versants.

1998 - Volume 5 - Numéro 3

Spatialisation et cartographie des risques érosifs à l`échelle d`un bassin versant agricole par un radio-isotope (137Cs) | p 171-180
Auteurs :
L. Mabit (1), Cl. Bernard (2), M.R. Laverdière (3) et S. Wicherek (1)
Adresse :
(1) Centre de Biogéographie-Ecologie, UMR180 CNRS, ENS Fontenay-Saint-Cloud - Le Parc, 92211 Saint-Cloud, France
(2) MAPAQ, Centre de recherche et d`expérimentation en sols - 2700 rue Einstein, Sainte-Foy (QC), Canada, G1P 3W8
(3) Université Laval, Département des Sols, Sainte-Foy (QC), Canada, G1K 7P4
Résumé :
L`érosion des sols et la qualité de l`eau sont deux problématiques imbriquées et indissociables. Outre les pollutions urbaines et industrielles, les pollutions diffuses agricoles contribuent à une dégradation des hydrosystèmes, ce qui entraîne une limitation coûteuse de leurs divers usages originels. La mesure de l`érosion hydrique des sols par des radio-traceurs a été initiée au début des années 1970. En raison de ses prédispositions (propriétés physico-chimiques, comportement environnemental) et de sa diffusion mondiale, le césium-137 (137Cs) fut l`un des plus usités pour inventorier l`état de dégradation des sols. Les auteurs ont utilisé cette méthode d`investigation sur un bassin versant agricole en France, dans le Soissonnais (Vierzy). Un bilan érosif interne et externe a été établi. L`importance des processus érosifs a été estimée, spatialisée, et cartographiée. La réalisation d`une telle cartographie des zones à risques des agrosystèmes peut aider à la conservation et à la gestion des ressources couplées eau/sol.
Apport de la recherche à la lutte antiérosive | p 181-194
Auteurs :
E. Roose et G. De Noni
Adresse :
ORSTOM, Laboratoire de Comportement des Sols Cultivés, BP 5045, 34032 Montpellier
Résumé :
Les Processus d`érosion sont aussi vieux que le monde et les premiers vestiges de lutte antiérosive remontent à 7 000 ans. En effet très tôt, l`homme a été obligé de développer des stratégies empiriques de gestion des eaux et de la fertilité des sols pour faire face à la pression démographique. Plus récemment, pour répondre aux crises économiques et sociales traduisant de fortes pressions foncières, se sont développées des techniques d`extension de l`agriculture à des zones fragiles et des stratégies modernes de lutte antiérosive tournées essentiellement vers l`équipement d`une petite hydraulique rurale (RTM, CES, DRS) par les agents du pouvoir central.
Par contre, la recherche scientifique n`a débuté qu`il y a un siècle et n`a pris un réel essor que depuis 1930 aux USA et 1954 en Àfrique. Une sorte de décalage a donc toujours existé entre les tentatives de lutte antiérosive et la recherche. Bien que depuis 60 ans, les mesures sur les facteurs de l`érosion aient été multipliées, on constate que les progrès de la connaissance n`ont pas toujours entraîné des bénéfices dans le domaine de la lutte antiérosive où le nombre d`échecs reste trop élevé. Les recherches se sont trop souvent limitées aux processus de dégradation sans accompagner les programmes de conservation des sols ni développer des moyens rentables de restauration de la productivité des sols, ce qui a contribué à entretenir ce décalage.
Une nouvelle stratégie participative, la GCES, a été développée pour répondre positivement aux problèmes de gestion durable des eaux de surface, de la biomasse et de la fertilité des sols. Les premiers résultats obtenus en Algérie et en Equateur sont encourageants et laissent la place à tout un champ de recherche.

1996 - Volume 3 - Numéro 1

États de surface, structure hydrographique et érosion en rigole de bassins versants cultivés du Nord de la France | p 53-70
Auteurs :
B. Ludwig(1), A.V. Auzet(2), J. Boiffin(1), F. Papy(3), D. King(4) et J. Chadoeuf(5)
Adresse :
(1) INRA - Unité d`Agronomie de Laon Péronne, rue Fernand Christ, F 02007 LAON cedex
(2) CEREG - URA 95 CNRS, 3 rue de l`Argonne, F 67083 STRASBOURG cedex
(3) INRA - SAD, F-78850 THIVERNAL-GRIGNON
(4) INRA - Unité de Science du Sol, S.E.S.C.P.F., Avenue de la Pomme de Pin, F 45160 ARDON
(5) INRA - Unité de Biométrie d`Avignon, Domaine St Paul, Site Agroparc, F 84914 AVIGNON Cedex 9
Résumé :
La variabilité de l`érosion en rigole issue d`un ruissellement concentré a été analysée en fonction des caractéristiques topographiques, pédologiques et agraires de 33 bassins versants élémentaires cultivés (BVE). D`une superficie comprise entre 3 et 95 ha, ces BVE ont été sélectionnés dans le Nord de la France et étudiés au cours de quatre périodes hivernales (de 1988/89 à 1991/92). La variation des taux d`érosion, c`est-à-dire du volume des rigoles rapporté à la surface du BVE, est forte (0 à 11.7 m3/ha) et est corrélée à l`aire des zones présentant un état structural superficiel propice au ruissellement. Ces zones sont identifiées d`après le stade d`évolution des croûtes de battance, l`importance des traces de roue et la rugosité. Les coefficients de ruissellement mesurés à l`exutoire de trois bassins versants sont également corrélés à la proportion du BVE occupée par ces zones.
Pour une meilleure compréhension de l`érosion en rigole, une analyse de la structure hydrographique des BVE a été réalisée. Cette structure hydrographique se compose d`un réseau de collecteurs du ruissellement qui est constitué par des motifs linéaires topographiques ou agraires. Ce réseau est découpé en segments, caractérisés par leur longueur, leur pente, la sensibilité du sol à l`incision et l`aire contributive au ruissellement connectée au segment. La fréquence de présence d`une incision le long d`un segment est fortement corrélée à la pente et à l`aire contributive au ruissellement. Pour les segments présentant une incision, la section incisée de la rigole est corrélée à l`aire contributive au ruissellement, à la pente et à la sensibilité du sol à l`incision. Le taux d`érosion en rigole estimé au niveau du BVE, en tenant compte de cette structure hydrographique, est étroitement corrélé avec les taux d`érosion mesurés. On montre ainsi que la position spatiale relative des aires contributives au ruissellement et du réseau des collecteurs est déterminante vis à vis des risques d`érosion en rigole. La modélisation de ce type d`érosion devrait intégrer un sous-modèle décrivant cette structure hydrographique, ainsi que son évolution au cours du temps sous l`effet du climat et des pratiques agricoles.

1996 - Volume 3 - Numéro 3

L`érosion hydrique à l`échelle de la parcelle et d`un petit bassin versant après incendie de forêt dans le Massif des Maures | p 179-192
Auteurs :
Cl. Martin(1), avec la collaboration d`E. Béguin(1), Michèle Levant(2) et J. Quillard(2)
Adresse :
(1) CAGEP - URA 903 du CNRS, Institut de Géographie de l`Université de Provence, 29 Avenue Robert Schuman, 13621 Aix-en-Provence cedex 1.
(2) Centre de Géomorphologie du CNRS, 24 Rue des Tilleuls, 14000 Caen.
Résumé :
Des mesures de l`érosion ont été réalisées à l`exutoire du bassin versant du Rimbaud (1,46 km2) et sur une parcelle expérimentale (75,2 m2 ; longueur : 12 m ; pente 19 %) à la suite de l`incendie de forêt d`août 1990.
Sur la parcelle, l`érosion s`est traduite par un entraînement sélectif de la matière organique (dont une partie sous forme de cendres au cours de la première année) et de particules fines. La revégétalisation de la parcelle et la constitution d`un pavage ont limité l`érosion en 1993-94.
La correspondance n`est pas bonne entre les pertes, annuelles ou mensuelles, du bassin versant et celles de la parcelle. Il faut voir en cela, à côté d`un effet d`échelle, la conséquence de la revégétalisation hétérogène du bassin versant (particulièrement lente sur la parcelle). En dépit du décapage de certains bas de versant effectué par les forestiers de l`ONF à la fin de l`été 1991 pour préparer des plantations, les pertes de terre ont été faibles en 1991-92. L`impact de ces travaux s`est toutefois marqué par la persistance de transports solides en 1992-93.

1995 - Volume 2 - Numéro 1

Mesurer la stabilité structurale des sols pour évaluer leur sensibilité à la battance et à l`érosion | p 43-56
Auteurs :
Y. Le Bissonnais(1), C. Le Souder(2)
Adresse :
(1) Institut National de la Recherche Agronomique, Service d`Étude des Sols et de la Carte Pédologique de France, Centre de Recherche d`Orléans, 45160 Olivet, France
(2) Institut Technique des Céréales et des Fourrages, 91720 Boigneville, France
Résumé :
La battance et la sensibilité à l`érosion des sols cultivés résultent essentiellement de la désagrégation des mottes de terre et du détachement de particules sous l`action des pluies. La mesure de la stabilité structurale devrait donc pouvoir permettre une évaluation rapide de la sensibilité des sols à la battance et à l`érosion hydrique. On peut distinguer quatre principaux mécanismes de désagrégation qui dépendent des conditions physico-chimiques de l`interaction eau-sol et des caractéristiques des sols. Après un rappel sur ces mécanismes, cet article analyse leurs relations avec la battance et l`érosion puis décrit les caractéristiques des principales méthodes existant. On propose, à partir de cette analyse, un cadre méthodologique cohérent permettant d`évaluer la stabilité structurale des sols en relation avec la battance et l`érosion, ainsi que l`influence de traitements ou amendements des sols sur cette stabilité structurale. Un exemple d`application de cette méthode à l`étude de l`effet d`un conditionneur de sol sur la stabilité structurale est présenté.

1995 - Volume 2 - Numéro 3

Contrôle du ruissellement, de l`érosion et des pertes de phosphore par les résidus de culture, sous pluie simulée | p 173-182
Auteurs :
N. Koro(1), C. Bernard(2) et M. R. Laverdière(3)
Adresse :
(1) Direction des Forêts et de la Protection de l`environnement, Service du Reboisement et de la Conservation des sols, B.P. 447, N`Djamena, Tchad
(2) Ministère de l`Agriculture, des Pêcheries et de l`Alimentation du Québec, Service des Sols, 2700 rue Einstein, Sainte-Foy (QC), Canada, G1P 3W8
(3) Université Laval, Département des Sols Sainte-Foy (QC), Canada, G1K 7P4
Résumé :
Cette étude visait à évaluer, pour deux sols à texture contrastée, l`effet de quatre niveaux de résidus de culture (0, 500, 1 000 et 2 000 kg ha-1) sur le ruissellement, l`érosion et la perte de phosphore par ruissellement superficiel. Trois pluies artificielles, de même intensité, ont été appliquées aux 24 unités expérimentales, permettant de réaliser les mesures sous trois niveaux croissants d`humidité initiale du sol. Le volume d`eau ruisselée et les pertes de sol ont augmenté avec la séquence des pluies, mais diminué avec l`augmentation de la quantité de résidus laissés à la surface. La présence de quantités croissantes de résidus s`est traduite par une réduction des pertes de phosphore total, mais aussi par une augmentation des pertes de phosphore dissous, si bien que la réduction des pertes de phosphore biodisponible n`a atteint que 60 à 70% de celles de phosphore total. Cette étude tend donc à démontrer que le maintien de résidus à la surface du sol est très efficace pour le contrôle de l`érosion. Le gain environnemental escomptable de cette pratique, en termes de réduction des pertes de phosphore total et biodisponible, est réel mais moins important que la réduction de la perte de sol.

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