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Association Française pour l'Étude du Sol

Ardon, Orléans Cedex 2, France

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Revue “Étude et Gestion des Sols”

Étude et Gestion des Sols (EGS) publie des articles en français. Sa vocation première est d'être un lieu d'échange et de transfert en ce qui concerne la science du sol appliquée. Les articles sont soumis à une procédure de relecture critique par des pairs. EGS publie des résultats originaux, des synthèses et des revues bibliographiques, ainsi que des notes techniques et historiques. EGS publie également des numéros ou des dossiers thématiques.
EGS peut aussi publier des articles brefs d'opinion scientifique, contribuant à l'avancée des réflexions sur notre champ d'étude et de recherche.

EGS est désormais (depuis le 1er janvier 2013) entièrement électronique, avec accès libre et gratuit (accès en bas de cette page).
Les nouveaux articles sont publiés dès qu'acceptés et mis en forme, sous la forme de fichiers .pdf. Leur publication est annoncée au fur et à mesure sur notre "liste de diffusion".
Les autres articles antérieurs à 2013 sont également tous téléchargeables.


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Introduction à la revue EGS et comité éditorial

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Dominique Arrouays
RÉDACTEUR EN CHEF : Dominique Arrouays
RÉDACTEURS EN CHEF ADJOINTS : Denis Baize, Dominique Schwartz
SECRÉTARIAT DE RÉDACTION : Florence Héliès, Cédric Laveuf, Jean-Pierre Rossignol

Adresse :
AFES, INRA, Centre de recherches d'Orléans
2163, avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon
F-45075 Orléans Cedex 02, France

Contact Donimique Arrouays

COMITÉ ÉDITORIAL :
D. Angers Agric. Agroalim. Canada, Sainte Foy, Canada
M. Badraoui I.A.V. Hassan II, Rabat, Maroc
W. Blum Univ. Vienne, Autriche
L. Bock Faculté Agronomique de Gembloux, Belgique
A. Bruand ISTO, Université d'Orléans
C. Cheverry ENSA, Rennes
J.L. Chotte IRD, Montpellier
S. Deckers Université de Leuven, Belgique
A. Delaunois Chambre d'Agriculture du Tarn, Albi
B. Delvaux Université de Louvain la Neuve, Belgique
C. Feller IRD, Montpellier
P. Faivre Université de Savoie, Chambéry
N. Filippi EC JRC Ispra, Italie
E. Frossard Institut Fédéral de Technologie, Zurich, Suisse
J.C. Germon INRA, Dijon
M.C. Girard Académie d'Agriculture, Paris
J.M. Gobat Université de Neuchâtel, Suisse
A. Halitim Université de Batna, Algérie
B. Jabiol ENGREF, Nancy
J.L. Julien Laboratoire Départemental de l'Aisne
J.P. Legros AFES, Montpellier
F.‑Macias Vasquez Univ. St-Jacques de Compostelle, Espagne
C. Mathieu Acad. des Sciences d'Outre-Mer, Paris
J.P. Montoroi I.R.D., Bondy
R. Moreau I.R.D., Montpellier
J.L. Morel ENSAIA, Nancy
S. Recous INRA, Laon
G. Richard INRA, Orléans
C. Schvartz ISA, Lille
T. Sterckeman INRA - ENSAIA, Nancy
E. Van Ranst Université de Gand, Belgique
C. Walter Agrocampus Ouest, Rennes

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EGS Instructions aux auteurs

1/ EGS est une revue de l'Association Française pour l'Étude du Sol.

2/ La publication est gratuite. Les articles ne devront, en règle générale, pas excéder 15 pages imprimées (résumés, figures, tableaux, bibliographie
compris). Une page pleine de la revue équivaut à environ 4 000 signes, espaces non compris. Pour certains articles, quelques pages supplémentaires
pourront être acceptées.

3/ Le manuscrit doit être saisi sous traitement de texte, sur format 21 x 29,7 cm. Le texte sera fourni sur support électronique (fichier attaché à un courrier électronique ou CD-Rom), de préférence format Word (DOC ou docx) en double interligne. Les lignes doivent être numérotées de 1 à n du début à la fin du document. Les figures en haute résolution (formats pict, eps, tif, png ou jpg en haute définition ou fichier Excel) et les tableaux originaux (de préférence accompagnés du fichier Excel) doivent être joints.

4/ Les textes sont publiés en français. Un 'résumé étendu' en anglais ('extended summary ') précède le texte avec quelques ' Key words '. Il renvoie aux principaux tableaux et figures. Un résumé en français (30 lignes maximum), et quelques mots clés, qui servent à l'indexation, accompagnent aussi le texte. Les résumés présentent clairement le problème étudié, les méthodes utilisées et les conclusions auxquelles on est arrivé. Key words et mots clés doivent être utilisables dans une interrogation de bases de données. Une traduction en espagnol du résumé français est souhaitée. Elle peut être prise en charge par le secrétariat de rédaction. Le secrétariat de rédaction peut également proposer des améliorations en ce qui concerne la rédaction en français.

5/ La page de garde comportera :
a* le titre de la communication ;
b* les noms et prénoms du ou des auteurs ;
c* l'institution à laquelle il(s) appartien(nen)t et les adresses complètes ;
d* l'adresse électronique de l'auteur à qui adresser les correspondances.

L'auteur donnera un titre courant de moins de quarante caractères, ainsi que le titre en anglais.

6/ Les figures et les tableaux seront réduits par les responsables de la revue à la dimension qu'ils estimeront souhaitable. Les titres des tableaux et figures partie entière des nombres sera séparée de la partie décimale par une virgule. Les photographies doivent être contrastées, une échelle donnée sur chaque document. Les illustrations en couleurs seront acceptées uniquement si elles sont indispensables.

7/ Les références bibliographiques citées dans l'article sont reprises en fin de texte, par ordre alphabétique. Les noms des auteurs cités dans le texte seront écrits en caractères minuscules : (Dupont, 2009 ; Dubois et Duchemin, 2009 ;Duchamp et al., 2009) .
La bibliographie sera présentée par ordre alphabétique sur le modèle suivant :

Joseph K.T., 1977 - Clamatrops - Proceedings of the conference on classification and management of tropical soils, Kuala Lumpur, Malaysia, 15to 20 August 1977.
Liang L., Hoffmann A. et Gu B., 2000 - Ligand-induced dissolution and releaseof ferrihydrite colloids. Geochim. Cosmochim. Acta, 64, 12, pp. 2027-2037.


8/ Les manuscrits doivent être envoyés par courriel à Dominique.Arrouays@orleans.inra.fr ou par courrier postal à Dominique Arrouays, AFES - INRA Orléans, Avenue de la Pomme de Pin, CS 40001, Ardon 45075 Orléans cedex 02, France. Les auteurs préciseront leur adresse électronique et leur numéro de téléphone.

9/ Les auteurs peuvent proposer une liste restreinte d'experts susceptibles de relire le manuscrit. Ils peuvent également, en cas de concurrence ou de conflit d'intérêt, signaler des experts qu'ils ne souhaitent pas. Chaque manuscrit est envoyé à deux lecteurs qui remplissent une fiche de lecture. Cette expertise est en principe anonyme, sauf lorsqu'un expert accepte de communiquer son nom aux auteurs. Les deux fiches de lecture et commentaires éventuels sont renvoyés à l'auteur avec une décision de la rédaction : article rejeté, à reécrire entièrement, à modifier en profondeur, à modifier légèrement, accepté.

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11/ Lorsque l'auteur a donné son accord sur les modifications et effectué tous les travaux correspondants, le texte est accepté pour publication.

12/ Une épreuve du texte est ultérieurement envoyée à l'auteur qui a présenté le manuscrit. L'épreuve corrigée doit être retournée dans la semaine suivante, avec l'accord pour payer les pages supplémentaires si c'est le cas. Dès que sa mise en forme définitive est réalisée, l’article est immédiatement publié sous forme d’un fichier .pdf téléchargeable librement et gratuitement sur le site de l’AFES.

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15/ Les textes publiés dans EGS n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

16/ Toute correspondance doit être adressée au rédacteur en chef :
D.Arrouays, AFES,
INRA d'Orléans
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Recherche : 16 articles sur 15 numéros
Articles de la revue choisie

2016 - Volume 23 - Numéro 1

Teneurs naturelles et apports anthropiques en éléments traces dans les sols à l’ouest de l’étang de Berre | p 125-142
Auteurs :
A. Austruy, J. Dron, E. Charbonnier, N. Babaguela, H. Miche, C. Keller, P. Chamaret
Résumé :
Le Territoire Istres-Ouest-Provence, regroupant environ 100 000 habitants, étendu sur 350 km² à l'ouest de l'étang de Berre (France), est un territoire complexe qui présente une forte implantation industrielle. La connaissance des niveaux de pollution des sols de ce territoire est une des priorités des acteurs locaux tant elle pèse sur les décisions d'aménagement. Cette étude vise à évaluer les teneurs naturelles en éléments traces (ET) et leur distribution dans le profil de sol. Pour mener cette étude, 30 sites, représentatifs des 7 milieux naturels ou agricoles prédominants dans la région, ont été échantillonnés. Des analyses des concentrations en ET ainsi que des mesures des principaux paramètres physico-chimiques ont été réalisées dans tous les horizons de sol identifiés pour chaque site. Les résultats ont permis d'évaluer le fond pédogéochimique en ET et ont mis en évidence, dans le nord du territoire, de légères anomalies naturelles en Cu, Cd et Co dans des sols développés dans les alluvions fluviatiles et une anomalie en Pb dans des sols développés sur des calcirudites à Grans. Le calcul des facteurs d'enrichissement a permis d'identifier des zones exposées aux émissions industrielles et routières de la zone industrialo-portuaire (ZIP) notamment sur les communes les plus proches, Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Les principales contaminations de surface observées concernent Pb, Zn et Cu, les polluants métalliques les plus émis par les industries de la zone, notamment la sidérurgie. Ces données doivent permettre à plus long terme de constituer une base de données complète des caractéristiques physico-chimiques et des teneurs en ET dans les sols à l'ouest de l'Etang de Berre.

2013 - Volume 20 - Numéro 2

Impact du Miscanthus sur la biodiversité végétale de sols contaminés par des éléments traces métalliques | p 151-161
Auteurs :
Hayet A., de Foucault B., Douay F., Deram A.
Résumé :
Dans le cadre du programme Phytener, une évaluation de l'influence de la production de Miscanthus giganteus sur la biodiversité végétale de parcelles cultivées a été réalisée afin d'apprécier la viabilité écologique de ce type de culture. Pour ce faire, la flore vasculaire de six parcelles expérimentales, toutes plantées en Miscanthus, a été analysée. Quatre de ces parcelles présentent des sols contaminés à des degrés divers par des éléments traces métalliques (ETM). Les concentrations en ETM des deux autres parcelles avoisinent celles des teneurs agricoles habituelles (TAH). Ces parcelles ont été considérées comme des références dans la démarche. Les résultats montrent que la flore adventice des cultures de Miscanthus se compose essentiellement d'espèces indigènes, communes et peu menacées (niveau de préoccupation mineure). Au niveau communautaire, deux grands types biologiques sont représentés : les annuelles (végétation thérophytique) et les vivaces. Ces communautés d'adventices témoignent des perturbations occasionnées par la plantation de Miscanthus et de l'hétérogénéité locale du milieu. Sur la base des résultats obtenus, la production de Miscanthus ne semble pas exercer d'influence néfaste sur les adventices de culture. En retour, les adventices ne semblent pas nuire au développement de Miscanthus, une fois la période d'implantation réussie. Dans notre contexte, la contamination des sols ne semble pas constituer un obstacle à la colonisation des cultures par les adventices. Les facteurs influant sur la colonisation des cultures par les adventices sont étroitement liés au contexte environnant et à la durée du cycle des cultures. En effet, une hétérogénéité spatiale des paysages à proximité des parcelles permet une meilleure diversité des adventices et un cycle de culture long est favorable à une reprise de la dynamique évolutive de la végétation.

2012 - Volume 19 - Numéro 3

Les éléments en traces dans les sols agricoles du Nord-Pas-de-Calais | p 163-178
Auteurs :
T. Sterckeman, E. Villanneau, H. Bourennane, F. Douay, H. Ciesielski, D. King et D. Baize
Résumé :
La région Nord - Pas de Calais est une région très densément peuplée qui a été profondément affectée par des industries lourdes, l’exploitation minière du charbon dans le passé et une agriculture intensive, toujours active. Un jeu de données a été constitué en rassemblant des teneurs en éléments en traces mesurées dans le cadre de différentes études menées sur les sols agricoles de la région. Des facteurs d’enrichissements (FE) ont été calculés en chaque site pour 18 éléments en traces et 250 solums en utilisant l’aluminium comme élément géochimique de référence et un horizon profond ou le matériau parental supposé non contaminé par les activités humaines. L’analyse variographique a révélé que seulement huit métaux traces (Bi, Cd, Cu, In, Pb, Sn, Tl, Zn) sont spatialement corrélés, ce qui a permis d’utiliser la simulation séquentielle gaussienne pour la spatialisation de leurs FE. Le Cd montre un net enrichissement (FE le plus souvent compris entre 3 et 10, parfois plus) sur la quasi-totalité du territoire régional tandis que le Zn et le Pb montrent de forts enrichissements localement (FE de 3 à 30) à proximité immédiate d’usines de production de ces métaux (Auby, Noyelles-Godault, Mortagne-du-Nord) ou de grandes agglomérations (Dunkerque, Lille, Valenciennes, Est du bassin minier). Le Bi, le Cu et le Sn montrent des enrichissements modérés (de 1,5 à 3) sur la moitié du territoire régional, principalement autour des plus grandes villes et des usines de production de Pb et Zn. L’indium et le Tl présentent des FE de 1 à 1,5 sur l’ensemble du territoire avec des valeurs plus élevées en certaines zones urbanisées ou industrialisées. Les cartes de spatialisation des FE, rapprochées de celle de l’occupation du territoire par les activités humaines, montrent les origines principalement industrielle, urbaine et routière des enrichissements en Pb et Zn, de même que ceux, nettement plus faibles en Bi, In et Tl. Les enrichissements en Cu, Sn et Cd comporteraient quant à eux une origine agricole plus importante que ceux des précédents éléments. Certains éléments non spatialement corrélés présentent des FE nettement supérieurs à 1 en moyenne. C’est le cas de Hg, Mn, Mo, Sb et Se. Ces enrichissements ont probablement en partie une origine humaine mais l’impossibilité de modéliser leur distribution spatiale n’a pas permis de les relier aux activités anthropiques. Enfin, As, Co, Cr, Ni et V ne semblent pas avoir été apportés dans les sols par les activités humaines, puisqu’ils présentent des FE proches de 1 et, de plus, non reliés à l’occupation du territoire. Pour certains éléments, les quantités apportées par les activités humaines et stockées dans l’horizon de surface ont été estimées. Les plus importantes sont celles du Pb et du Zn, de l’ordre de 60 000 T. Viennent ensuite le Cu, avec environ 15 000 t, le Sn (environ 2 000 t) et le Cd (environ 1 100 t).

2011 - Volume 18 - Numéro 3

Recyclage agricole des déchets organiques dans les sols tropicaux (île de La Réunion) : quel impact sur les transferts d’éléments traces métalliques ? | p 175-185
Auteurs :
E. Doelsch, I. Basile Doelsch, J.Y. Bottero, P. Cazevieille, C. Chevassus-Rosset, F. Feder, J.-M. Garnier, J.-P. Gaudet, S. Legros, C. Levard, A. Masion, G. Moussard, J. Rose et H. Saint Macary

2008 - Volume 15 - Numéro 1

Mobilité des éléments traces dans un Anthroposol développé sur des sédiments de curage fortement contaminés - 1 - Migration à l`échelle du profil | p 7-18
Auteurs :
P. Bataillard(1, 2), B. Girondelot(1, 3), V. Guérin(1, 2), A. Laboudigue(1, 4), J. Lions(1,2) et J. van der Lee(5)
Adresse :
1) CNRSSP, BP 537, 930, boulevard Lahure, 59500 Douai, France
2) BRGM, 3, avenue Claude Guillemin, BP 36009, 45060 Orléans Cedex 2, France
3) ADEME - Nord Pas de Calais, 20, rue du Prieuré, 59500 Douai, France
4) ENSMD, 930, boulevard Lahure, 59500 Douai, France
5) ENSMP-CIG, 35, rue St-Honoré, 77300 Fontainebleau, France
Résumé :
Le maintien d`une profondeur d`eau suffisante des voies de navigation nécessite leur curage régulier. Le devenir le plus fréquent matériaux dragués est la mise en dépôt à proximité du lieu d`extraction. Jusqu`à il y a une vingtaine d`année celle-ci se faisait sans précaution particulière. Ainsi, dans certaines régions industrialisées, des matériaux contaminés en divers polluants organiques et inorganiques ont été déposés sur des sols perméables. Dans le nord de la France, l`un de ces sites est à l`heure actuelle particulièrement préoccupant en raison d`un niveau de contamination exceptionnel en divers éléments (Pb, Zn, Cd, As, Se…). L`altération météorique de ce sédiment de curage depuis sa mise en dépôt en 1976 conduit à la formation d`un Anthroposol au fonctionnement pédologique mal connu. Les potentialités de transfert des polluants vers la nappe de la craie ne sont donc pas appréhendées à l`heure actuelle. Au cours de ce travail, des observations de terrain, suivies de caractérisations au laboratoire, ont été entreprises pour comprendre les processus pédogénétiques impliqués dans la transformation du sédiment et en déduire leur impact sur la mobilisation des polluants au cours du temps. Les observations de terrain jusqu`à un mètre de profondeur environ ont montré que le matériau très contaminé constitue la couche de surface d`un profil complexe dont la structure en couche est en grande partie due à la succession dans le temps des phases de dépôt. La couche de surface présente des fentes quasi verticales de largeur parfois centimétrique qui sont des passages préférentiels des eaux météoriques. Il en découle un gradient d`altération d`échelle décimétrique entre la paroi de la fente et l`intérieur du solide induit par les passages préférentiels des fluides météoriques oxydants. Une analyse fine des teneurs en éléments de deux matériaux correspondant à des degrés d`altération différents, couplée à un traitement statistique des données obtenues, a permis de mettre en évidence un départ de près de 60 % du Cd et 20 % du Zn du matériau initial après environ 25 ans d`altération. Au contraire, un enrichissement d`un facteur trois en As a été constaté dans le matériau altéré au contact des fentes par rapport à son homologue peu altéré. Il s`accompagne d`une augmentation des concentrations en fer de l`ordre de 35 %. Les néoformations associant Fe et As, identifiées localement, sont des pièges efficaces pour As puisque cet élément n`est que peu présent dans les couches sous-jacentes. En définitive, les données recueillies indiquent que le matériau est en cours d`altération. Il constitue une source d`éléments toxiques dont certains sont mobilisables par un simple échange ionique.

2008 - Volume 15 - Numéro 3

Détection de valeurs anomaliques d`éléments traces métalliques dans les sols à l`aide du Réseau de Mesure de la Qualité des Sols | p 183
Auteurs :
E. Villanneau(1), C. Perry-Giraud(1), N. Saby(1), C. Jolivet(1), F. Marot(2), D. Maton(3), A. Floch-Barneaud(4), V. Antoni(5) et D. Arrouays(1)
Adresse :
1) INRA, unité INFOSOL, 2163 avenue de la Pomme de Pin, CS 40001 Ardon, 45075 Orléans Cedex 2
2) ADEME, département Sites et Sols pollués, 20 avenue du Grésillé, BP 90406, 49004 Angers Cedex 01
3) BRGM, service Environnement industriel et Procédés Innovants, 3 avenue Claude Guillemin, BP 36009, 45060 Orléans Cedex 2
4) NERIS, unité Déchets et Sites Pollués, Parc technologique ALATA, BP 2, 60550 Verneuil en Halatte
5) IFEN, 5 route d`Olivet, BP 16105, 45061 Orléans Cedex 2
Résumé :
Les éléments traces dans les sols peuvent avoir deux origines : naturelle ou anthropique. À défaut de pouvoir strictement déterminer, dans la plupart des cas, l`une ou l`autre des origines, il est possible de déterminer le cumul du fond pédogéochimique et d`une éventuelle contamination diffuse communément appelé ` bruit de fond ` et nommé ici de manière plus appropriée ` teneurs habituelles `. La limite supérieure de ces teneurs habituelles est établie à l`aide de vibrisses calculées localement et permettant de determiner des anomalies ponctuelles. Les données du Réseau de Mesure de la Qualité des Sols ont servi de base au calcul de la vibrisse de Tukey. Dans le cas des quatre éléments principalement présentés dans ce travail (plomb, zinc, cuivre, cadmium totaux et extractibles), les fortes vibrisses témoignent soit de valeurs naturellement fortes (cadmium dans les calcaires jurassiques), soit de contaminations diffuses d`origine anthropique (plomb et zinc autour des grandes agglomérations). Les vibrisses permettent d`établir un indicateur détectant une teneur en un
élément trace ayant une valeur suspecte tout en tenant compte du contexte local.

2008 - Volume 15 - Numéro 4

Influence du pH des sols sur les fractions d`éléments traces extraites* ou diffusées** - (*) Par une solution de CaCl2 - (**) En présence de gels DGT (Diffusive Gradient in Thin films) | p 225-240
Auteurs :
H. Ciesielski(1), J.-C. Fischer(2), A. Guérin-Lebourg(1), N. Proix(1) et C. Gabelle(2)
Adresse :
1) INRA - Laboratoire d`Analyses des Sols, 273 rue de Cambrai, 62000 Arras, France
2) USTL - Laboratoire ` Processus et Bilans des Domaines Sédimentaires `, équipe de Chimie Analytique et Marine, UMR CNRS 8110, Université des Sciences et Technologies de Lille (Lille 1), 59655 Villeneuve d`Ascq Cedex, France
Résumé :
Les quantités d`éléments traces extraites dans les sols par des réactifs chimiques non tamponnés sont fortement influencées par le pH. Cette propriété est mise à profit dans ce travail pour comparer les quantités extraites par une solution de chlorure de calcium aux quantités diffusées au contact de gels DGT (Diffusive Gradient in Thin Films). Pour cela on utilise des sols pollués et non pollués, acides ou proches de la neutralité, ayant subi des apports croissants de carbonate de calcium. Les variations induites par le pH présentent de fortes similitudes pour les deux méthodes et peuvent se décrire à l`aide de relations de même nature. Pour l`ensemble des éléments traces étudiés (Cd, Cu, Ni, Pb, Zn) ainsi que pour le manganèse, on a pu améliorer les relations entre les quantités extraites et les quantités diffusées par la prise en compte du pH et de la teneur en carbone organique des sols considérés.

2007 - Volume 14 - Numéro 1

Effets du pH sur l`extraction des éléments traces métalliques dans les sols | p 7-30
Auteurs :
H. Ciesielski, A. Guérin-Lebourg et N. Proix
Adresse :
INRA - Laboratoire d`Analyses des Sols
273 rue de Cambrai
62000 Arras
France
Résumé :
Il existe de nombreuses méthodes d`extraction pour caractériser le comportement des éléments traces métalliques (ETM) dans les sols. Si cette diversité atteste de la complexité des applications visées, nutrition des plantes ou pollution des sols, elle complique singulièrement le choix des utilisateurs. L`objet de ce travail est d`apporter des précisions sur le mode d`action de quelques réactifs courants pour en faciliter la sélection, tout en essayant de mieux cerner les mécanismes physico-chimiques mis en œuvre.
Pour cela, nous utilisons des échantillons de sols agricoles non pollués et pollués en Cd, Pb et Zn que nous avons préalablement traités avec des doses croissantes de carbonate de calcium. Cette façon de faire nous permet de mettre en évidence l`influence prépondérante sur les quantités extraites du pH du milieu considéré, la valeur de ce dernier résultant du pH initial des échantillons et de la compétition entre deux pouvoirs tampons, celui du sol et celui du réactif d`extraction. Cette observation s`applique à des réactifs aussi différents que des solutions de sels neutres (CaCl2, NH4NO3) ou des solutions complexantes à base de DTPA ou d`EDTA. Dans le premier cas, en provoquant une forte diminution des quantités extraites lorsqu`il augmente, le pH s`avère être un facteur parfois plus discriminant que les teneurs totales pour expliquer les différences observées entre sols pollués et non pollués. Dans le second, hormis certains cas qui pourraient s`expliquer par un effet de compétition entre cations métalliques : une stabilité du pH des extraits entraîne celle des fractions d`ETM mises en solution, une augmentation se traduit par leur diminution et inversement.
On note de fortes analogies de comportement entre le cadmium, le cuivre, le nickel, le plomb et le zinc vis à vis d`un même réactif et, malgré la diversité des protocoles d`extraction utilisés, vis à vis de réactifs différents. On met également en évidence de nombreuses relations entre les quantités extraites, le pH et la teneur en carbonate de calcium des échantillons. Dans ces conditions on peut envisager, au fur et à mesure que le pH évolue, et avant que n`interviennent d`éventuelles réactions de précipitation, des compétitions entre mécanismes de rétention communs à l`ensemble des éléments qui, en se superposant aux modifications éventuelles du statut des espèces minéralogiques présentes, vont déterminer les quantités solubilisées.
Au final ce travail précise et renforce les connaissances que nous avons sur le mode d`action des différents réactifs, ce qui devrait en assurer une utilisation plus pertinente, en sachant notamment, qu`ils peuvent parfois donner une image différente d`un même phénomène.
Abstraction faite des zones de précipitation que nos conditions expérimentales ne font qu`effleurer et au sein desquelles chaque élément va évoluer de façon spécifique, notre étude met en évidence de fortes similitudes de comportement avec pour conséquence, la possibilité de pouvoir envisager, à terme, une généralisation. Dans certains cas nous proposons de privilégier le rôle de la matière organique, la compétition avec les protons influençant à la fois la densité des sites d`échange et les réactions de complexation sur la phase solide.

2007 - Volume 14 - Numéro 2

Référentiel Pédo-Géochimique du Nord-Pas de Calais - Méthode et principaux résultats | p 153-168
Auteurs :
T. Sterckeman(1), F. Douay(2), D. Baize(3), H. Fourrier(2), N. Proix(4) et C. Schvartz(2)
Adresse :
(1) INPL(ENSAIA)/INRA, Laboratoire Sols et Environnement, BP 172, 54505 Vandoeuvre-lès-Nancy Cedex, France
(2) ISA, Laboratoire Sols et Environnement, 48, boulevard Vauban, 59046 Lille Cedex, France
(3) INRA, Unité de Science du Sol, BP 20619, 45166 Olivet cedex, France
(4) INRA, Laboratoire d`Analyses des Sols, 273, rue de Cambrai, 62000 Arras, France
Résumé :
Le Référentiel Pédo-Géochimique (RPG) est le résultat d`un inventaire géochimique des sols du Nord-Pas de Calais, réalisé selon une approche typologique. Ces sols sont issus uniquement de matériaux sédimentaires. Les concentrations totales en Al, Fe et en 18 éléments en traces, ainsi que les paramètres pédologiques habituels, ont été mesurés dans les échantillons de 271 horizons de surface et 487 de profondeur issus de 22 types de roches et de formations superficielles. Les facteurs d`enrichissement calculés par rapport à Al ou Fe montrent que les matériaux parentaux sont enrichis en presque tous les éléments en traces au regard de la croûte continentale supérieure. Les roches calcaires du Carbonifère, du Crétacé et du Jurassique sont particulièrement enrichies en Cd, probablement par substitution du métal au Ca de la calcite. Dans les horizons profonds, les éléments les moins mobiles géochimiquement (Bi, Co, Cr, Cu, In, Ni, Pb, Sn, Tl, V, Zn, dont le potentiel ionique, Z/r, se situe entre 3 et 7) sont associés à la fraction < 2 μm. Les éléments plus mobiles (As, Cd, Hg, Mn, Mo, Sb, Se) sont moins, voire non corrélés à cette fraction. Le cadmium est particulièrement associé au manganèse. Le mercure, Pb, Sb et surtout Se montrent de fortes affinités pour la matière organique. Les horizons de surface sont enrichis en tous les éléments en traces, à l`exception de Co, Cr et Ni. Cet enrichissement est essentiellement dû aux contaminations anthropiques, la matière organique agissant comme un puits vis-à-vis des éléments exogènes. Rapporter les teneurs en éléments en traces à celles en Al ou Fe permet de réduire la variation du fond pédo-géochimique liée au matériau parental. De ce fait, la distribution des ratios [élément en traces]/([Al] ou [Fe]) donne une estimation du fond pédo-géochimique qui peut être appliquée à tous les sols du Nord-Pas de Calais.

2006 - Volume 13 - Numéro 3

Analyses totales et pseudo-totales d`éléments en traces dans les sols - Principaux résultats et enseignements d`une collecte nationale | p 181-200
Auteurs :
D. Baize(1), N. Saby(1), W. Deslais(1), A. Bispo(2) et I. Feix(2)
Adresse :
(1) Science du Sol et INFOSOL - INRA – Centre d`Orléans – BP 20619 – 45166 Olivet Cedex
(2) ADEME Département Gestion biologique et sols. BP 90406 - 49004 ANGERS Cedex
Résumé :
Dans le cadre de la réalisation des plans d`épandage des boues de stations d`épuration, de très nombreuses analyses d`éléments traces métalliques (ETM) et de sélénium ont été effectuées depuis 1984 sur des échantillons de sols, sur l`ensemble du territoire.
C`est pourquoi, à la demande de l`ADEME, l`INRA d`Orléans a engagé un travail de collecte, d`informatisation et de traitement des données disponibles au plan national. La base de données ainsi constituée (en 1998) est maintenant mise à la disposition du GIS Sol. Elle livre désormais des informations inédites sur les teneurs totales ou pseudo-totales en ETM des sols agricoles français et sur leur répartition dans l`espace.
Huit éléments traces (Cd, Cu, Cr, Hg, Ni, Pb, Se et Zn) ont été analysés dans les horizons de surface de sols agricoles destinés à recevoir des épandages. Plus de 11 300 résultats d`analyses ont ainsi pu être rassemblés, irrégulièrement répartis sur le territoire français, dont une partie seulement a pu être géoréférencée avec précision.
L`ensemble des résultats des traitements statistiques et cartographiques sera publié prochainement sous deux formes : un fichier .pdf d`environ 80 pages ` prêt à imprimer ` et un cédérom comportant la totalité du texte et des illustrations du rapport final (notamment toutes les cartes et tous les cartogrammes).
Le présent article reprend le plan du rapport final. Structuré en onze chapitres, il présente les principales caractéristiques de cette collecte, quelques résultats à titre indicatif et les principaux enseignements qu`il est possible d`en tirer grâce à de bonnes connaissances générales sur la géologie et la pédologie du territoire national.

2005 - Volume 12 - Numéro 1

Estimation des apports agricoles et des retombées atmosphériques en éléments en traces et majeurs grâce à un essai de longue durée (dispositif Dehérain à Grignon). | p 9-24
Auteurs :
D. Baize(1) et S. Bourgeois(2)
Adresse :
(1) INRA - Orléans - Science du Sol - BP 20619. 45166 Olivet Cedex
(2) INA Paris-Grignon - Agronomie et Environnement. 78850 Thiverval - Grignon
Résumé :
Des échantillons de sols prélevés depuis 1938 sur le dispositif Dehérain à Grignon ont été analysés. Les teneurs en 13 éléments en traces ou majeurs ont été déterminées pour quatre dates différentes et trois traitements distincts. L`objectif était d`estimer les flux d`apports correspondant à une agriculture normale et les retombées atmosphériques sur 61 ans. Les labours ayant été approfondis deux fois, des raisonnements en stocks s`imposent mais se heurtent aux incertitudes sur les masses volumiques apparentes des prélèvements du passé. Les stocks calculés pour le mercure sont déjà extrêmement élevés en 1938, puis croissent et ensuite décroissent fortement. L`origine du mercure demeure mystérieuse. Les seules certitudes concernent le flux de phosphore apporté par la fertilisation (+ 167 g.m-2 en 61 ans) et les quantités de cadmium, de zinc et de plomb des retombées atmosphériques qui ont pu être estimées respectivement à 0,049 - 1,54 et 4,0 g.m-2 sur 61 ans. Ces valeurs sont compatibles avec les résultats d`autres études similaires.

1997 - Volume 4 - Numéro 2

Teneurs totales en éléments traces dans les sols agricoles de Seine-et-Marne | p 77-94
Auteurs :
D. Baize et H. Paquereau
Adresse :
Science du Sol - I.N.R.A. - Orléans. - Domaine de Limère - 45160 Ardon
Résumé :
A l`occasion de plans d`épandage de boues de stations d`épuration urbaines, la norme AFNOR NF U 44 041 rendue d`application obligatoire, exige l`analyse préalable de 8 éléments traces dans l`horizon labouré du sol agricole où est envisagé l`épandage. Prenant l`exemple du département de Seine-et-Marne, secteur soumis à une forte `pression` de la part de l`agglomération parisienne toute proche, cet article montre comment on peut traiter cette masse de données `dormantes` et quelles connaissances peuvent en être extraites facilement, malgré l`imperfection de l`échantillonnage. La population étudiée correspond à une entité administrative, le département. Malgré la multiplicité des sols et matériaux parentaux rassemblés dans cette population, des traitements simples ont permis de distinguer une sous-population de `sols limoneux`, de proposer des `seuils de contamination` et de faire apparaître des secteurs légèrement contaminés par des pratiques d`épandage déjà anciennes (composts d`ordures ménagères).

1996 - Volume 3 - Numéro 4

Les éléments traces métalliques et la qualité des sols. Impact à moyen et à long terme | p 297-306
Auteurs :
P. Chassin, D. Baize, Ph. Cambier et T. Sterckeman

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